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17 nov. 2025

Pluies / Lluvias

 

Aujourd'hui il pleut ici; ces gouttes ont pris une autre vie après la lecture du poème. Quand on y met des mots, du rythme, du talent... 

Alors je republie ce poème( 1º publication 2018). 



Ida Vitale

Gouttes

Se blessent et se fondent-elles?
Déjà elles ne sont plus la pluie.
Coquines à la récré,
petits chats d'un royaume transparent,
elles courent, libres, sur vitres et rampes,
seuils de leur limbe,
elles se suivent, se poursuivent,
peut-être vont-elles, de solitude en noces,
se fondre et s'aimer.
Imaginant une autre mort.
(Trad:Colo)


Gotas


¿Se hieren y se funden?
Acaban de dejar de ser la lluvia.
Traviesas en recreo,
gatitos de un reino transparente,
corren libres por vidrios y barandas,
umbrales de su limbo,
se siguen, se persiguen,
quizá van, de soledad a bodas,
a fundirse y amarse.
Trasueñan otra muerte.

23 mars 2025

Audacieux / Atrevidos

 Lorsque la pluie cessa hier midi, sur la terrasse deux "moi j'ose tout, et toi?".

Cuando cesó la lluvia ayer a mediodía, en la terraza dos "yo me atrevo a todo, ¿y tú?".

 


1 févr. 2025

Ëcrire le mot amour, pluie / Escribir la palabra amor, lluvia

 Pluie  Juan Gelman
 

aujourd'hui il pleut beaucoup, beaucoup,
on pourrait croire qu'on veut laver le monde.
mon voisin d'à côté regarde la pluie
et pense écrire une lettre d'amour/
une lettre à la femme qui partage sa vie
qui prépare ses repas lave son linge fait l'amour avec lui
           
et ressemble à son ombre/
mon voisin jamais ne dit de mots d'amour à sa femme/
il entre à la maison par la fenêtre et non par la porte/
par une porte on entre en beaucoup d'endroits/
au travail, à la caserne, à la prison, dans tous les bâtiments du monde/
            
mais non au monde/
ni dans une femme/ni dans l'âme/
c'est-à-dire/ dans ce tiroir ou ce navire ou cette pluie que nous appelons ainsi/
comme aujourd'hui/qu'il pleut beaucoup/
et que cela pèse d'écrire le mot amour/
parce que l'amour est une chose et le mot amour autre chose/
et que seule l'âme sait où les deux se rencontrent/
et quand/et comment/mais que peut expliquer l’âme/
c'est pourquoi mon voisin ressent des orages dans la bouche 

                              des mots qui font naufrage/
des mots qui ne savent pas qu'il pourrait faire soleil
parce qu'ils naissent et meurent la nuit même de l'amour/
et qui laissent dans la pensée des lettres qui ne seront jamais écrites/
comme le silence qu'il y a entre deux roses/
ou comme moi/qui écris des mots
dédiés à mon voisin qui regarde la pluie/
à la pluie/
à mon cœur exilé/ 

 
Ce poème figure dans le livre "Isso" publié par l'Université de Brasilia en 2004
http://jean.dif.free.fr/Textes/Nl20051.html




Lluvia Juan Gelman
 
hoy llueve mucho, mucho,
y pareciera que están lavando el mundo
mi vecino de al lado mira la lluvia
y piensa escribir una carta de amor/
una carta a la mujer que vive con él
y le cocina y le lava la ropa y hace el amor con él
y se parece a su sombra/
mi vecino nunca le dice palabras de amor a la
mujer/
entra a la casa por la ventana y no por la puerta/
por una puerta se entra a muchos sitios/
al trabajo, al cuartel, a la cárcel,
a todos los edificios del mundo/ pero no al mundo/
ni a una mujer/ni al alma/
es decir/a ese cajón o nave o lluvia que llamamos así/
como hoy/que llueve mucho/
y me cuesta escribir la palabra amor/
porque el amor es una cosa y la palabra amor es otra cosa/
y sólo el alma sabe dónde las dos se encuentran/
y cuándo/y cómo/
pero el alma qué puede explicar/
por eso mi vecino tiene tormentas en la boca/
palabras que naufragan/
palabras que no saben que hay sol porque nacen y
mueren la misma noche en que amó/
y dejan cartas en el pensamiento que él nunca
escribirá/
como el silencio que hay entre dos rosas/
o como yo/que escribo palabras para volver
a mi vecino que mira la lluvia/
a la lluvia/
a mi corazón desterrado/

19 janv. 2021

Un coeur triste / Un corazón triste

Coeur dans la nuit

José Ángel Buesa (Cuba, 1910-1982)


Une fenêtre ouverte, La pluie. Et un lointain souvenir.

Une rue vide. Seulement une rue et le vent.

Cœur dans la nuit sans personne qui partage un rêve.

La pluie, un homme seul. Et la douleur des roses qui sont mortes.

La vie passe. C’est la vie, et non le temps qui passe.

C’est ainsi. Et c’est égal. Le reste est un long silence.

(Trad:Colo)

"Callejón después de la lluvia / Alley After Rain" © Gus (Fine Art)

 

 

Corazón en la noche

José Ángel Buesa (Cuba, 1910-1982)

Una ventana abierta. La lluvia. Y un lejano recuerdo.
Una calle vacía. Nada más que una calle y el viento.
Corazón en la noche sin que nadie comparta un sueño.
La lluvia, un hombre solo. Y el dolor de las rosas que han muerto.
La vida está pasando. La vida es lo que pasa no el tiempo.
Eso es así. Y no importa. Lo demás es un largo silencio.


Pas gai le poème de la semaine, les poètes ont des moments comme ça….

Triste el poema de esta semana, los poetas tienen momentos así…

 

                         
                           "Que llueva / Let it Rain" © Gus (Fine Art)


La pluie me fait penser aux photos de cet homme (qui signe Gus) que je vois souvent amener sa petite fille à la garderie, on se salue, toujours. J’ignorais jusqu’à présent qu’il était photographe, et renommé, pourtant dans notre petit village tout est censé se savoir, non?

La lluvia me hace pensar en las fotos de ese hombre (que firma Gus) que a menudo veo llevando a su hija a la guardería y nos saludamos, siempre. Hasta ahora ignoraba que era fotógrafo, de renombre, sin embargo en nuestro pequeño pueblo se supone que todo lo sabemos, ¿verdad?

 

                           "Oscuridad / Darkness" © Gus (Fine Art)

 

 

                          "El gran bosque / The Great Forest" © Gus (Fine Art)


Voilà quelques unes de ses photos, vous pouvez en admirer beaucoup plus ici:

Hé aquí unas fotos pero podéis ver muchas más aquí: 

https://elhurgador.blogspot.com/2020/01/gus-fotografia-fotomanipulacion.html

Et là /Y allí: https://carretedigital.com/gus-fine-art-el-fotografo-del-mes/



26 nov. 2018

De solitude en noces / De soledad a bodas


Nous avons tous vu et regardé des gouttes d’eau couler le long d’une vitre. Souvent distraitement, un peu moroses peut-être.

Aujourd'hui il pleut ici; ces gouttes ont pris une autre vie après la lecture du poème. Quand on y met des mots, du rythme, du talent...


Ida Vitale

Gouttes

Se blessent et se fondent-elles?
Déjà elles ne sont plus la pluie.
Coquines à la récré,
petits chats d'un royaume transparent,
elles courent, libres, sur vitres et rampes,
seuils de leur limbe,
elles se suivent, se poursuivent,
peut-être vont-elles, de solitude en noces,
se fondre et s'aimer.
Imaginant une autre mort.
(Trad:Colo)


Gotas


¿Se hieren y se funden?
Acaban de dejar de ser la lluvia.
Traviesas en recreo,
gatitos de un reino transparente,
corren libres por vidrios y barandas,
umbrales de su limbo,
se siguen, se persiguen,
quizá van, de soledad a bodas,
a fundirse y amarse.
Trasueñan otra muerte.

30 sept. 2015

Pluie dans le patio / Lluvia en el patio


Dans les pays asiatiques il n'y a que deux saisons: la sèche et l'humide.
Cette mousson si attendue, indispensable à la vie, causant parfois des catastrophe aussi.
En los países asiáticos sólo hay dos estaciones: la seca y la húmeda. Ese monzón tan esperado, indispensable para la vida, causando a veces desastres también.

J'y pense ce matin en regardant la campagne inondée; les oiseaux se bousculent dans les immenses flaques, et j'imagine les semences se gorgeant goulûment d'eau.
Pienso en ello esta mañana mirando al campo inundado; los pájaros se atropellan en los inmensos charcos, y me imagino las simientes llenándose de agua con gula.

Voici cette semaine un poème de J.L. Borges avec ce vers intraduisible et génial:
 Esta semana un poema de Borges y este verso tan conseguido:
" Y el curioso color del colorado."

Pluie, patio, père...
Lluvia, patio, padre...

"La pluie"

Brusquement le soir s'est éclairé
car déjà tombe la pluie fine.
Elle tombe ou tomba. La pluie est une chose
qui bien sûr survient dans le passé

Celui qui l'entend tomber a retrouvé
Le temps où le sort heureux
Lui révéla une fleur appelée rose
et la curieuse couleur qu'est le carmin.

Cette pluie qui aveugle les vitres
Réjouira dans des quartiers perdus
Les noirs raisins d'une treille en un certain

Patio qui n'existe plus. Le soir
Mouillé m'apporte la voix, la voix désirée
De mon père qui revient et qui n'est pas mort.

(trad: Colo)

"Comme beaucoup, je tiens qu'un poème est intraduisible, mais qu'il peut être recréé dans une autre langue (je sais bien qu'en bonne logique, il suffirait d'un seul vers bien traduit pour réfuter cette assertion). Tout dépend, bien sûr, de ce qu'on entend par "bien traduit". Pour moi, je suis nominaliste; je me méfie des affirmations abstraites, et je préfère m'en tenir aux cas particuliers."
Jorge Luis Borges


"La lluvia"

Bruscamente la tarde se ha aclarado
Porque ya cae la lluvia minuciosa.
Cae o cayó. La lluvia es una cosa
Que sin duda sucede en el pasado.

Quien la oye caer ha recobrado
El tiempo en que la suerte venturosa
Le revelo una flor llamada rosa
Y el curioso color del colorado.

Esta lluvia que ciega los cristales
Alegrara en perdidos arrabales
Las negras uvas de una parra en cierto

Patio que ya no existe. La mojada
Tarde me trae la voz, la voz deseada
De mi padre que vuelve y que no ha muerto






19 mai 2015

D'amour et de pluie / De amor y lluvia










Pluie  Juan Gelman
 
aujourd'hui il pleut beaucoup, beaucoup,
on pourrait croire qu'on veut laver le monde.
mon voisin d'à côté regarde la pluie
et pense écrire une lettre d'amour/
une lettre à la femme qui partage sa vie
qui prépare ses repas lave son linge fait l'amour avec lui
et ressemble à son ombre/
mon voisin jamais ne dit de mots d'amour à sa femme/
il entre à la maison par la fenêtre et non par la porte/
par une porte on entre en beaucoup d'endroits/
au travail, à la caserne, à la prison, en tous les bâtiments du monde/
mais non au monde/
ni dans une femme/ni dans l'âme/
c'est-à-dire/en ce tiroir ou ce navire ou cette pluie que nous appelons ainsi/
comme aujourd'hui/qu'il pleut beaucoup/
et que cela pèse d'écrire le mot amour/
parce que l'amour est une chose et le mot amour autre chose/
et que seule l'âme sait où les deux se rencontrent/
et quand/et comment/  mais que sait-on de l'âme/
c'est pourquoi mon voisin ressent des perturbations dans sa bouche  des mots qui font naufrage/
des mots qui ne savent pas qu'il pourrait faire soleil
parce qu'ils naissent et meurent la nuit même de l'amour/
et qui laissent dans la pensée des lettres qui ne seront jamais écrites/
comme le silence qu'il y a entre deux roses/
ou comme moi/qui écris des mots
dédiés à mon voisin qui regarde la pluie/
à la pluie/
à mon coeur exilé/ 
Ce poème figure dans le livre "Isso" publié par l'Université de Brasilia en 2004
http://jean.dif.free.fr/Textes/Nl20051.html



Lluvia Juan Gelman
hoy llueve mucho, mucho,
y pareciera que están lavando el mundo
mi vecino de al lado mira la lluvia
y piensa escribir una carta de amor/
una carta a la mujer que vive con él
y le cocina y le lava la ropa y hace el amor con él
y se parece a su sombra/
mi vecino nunca le dice palabras de amor a la
mujer/
entra a la casa por la ventana y no por la puerta/
por una puerta se entra a muchos sitios/
al trabajo, al cuartel, a la cárcel,
a todos los edificios del mundo/ pero no al mundo/
ni a una mujer/ni al alma/
es decir/a ese cajón o nave o lluvia que llamamos así/
como hoy/que llueve mucho/
y me cuesta escribir la palabra amor/
porque el amor es una cosa y la palabra amor es otra cosa/
y sólo el alma sabe dónde las dos se encuentran/
y cuándo/y cómo/
pero el alma qué puede explicar/
por eso mi vecino tiene tormentas en la boca/
palabras que naufragan/
palabras que no saben que hay sol porque nacen y
mueren la misma noche en que amó/
y dejan cartas en el pensamiento que él nunca
escribirá/
como el silencio que hay entre dos rosas/
o como yo/que escribo palabras para volver
a mi vecino que mira la lluvia/
a la lluvia/
a mi corazón desterrado/

13 mars 2015

Plus amusant / Más divertido

s'amuser sous la pluie

"Je fais parfois semblant d'être normale mais je m'ennuie....Alors je redeviens moi, ce qui est plus amusant!"



Vous nous rejoignez? platch, ploutch...
¿Os juntáis a nosotras?

Bon week-end, ¡Buen fin de semana!

(image trouvée sur l'excellent blog - en español- http://micasaesmimundo.blogspot.com.es/)

25 déc. 2013

Soleil de pluie / Sol de lluvia




La femme et le paysage    Stefan Zweig

Jusqu'au plus loin qu'atteignait ma vue je trouvais la même attente qu'il y avait en moi, des fissures s'étaient ouvertes dans la terre qui maintenant s'élargissaient comme de petites bouches assoiffées; pore à pore elles s'ouvraient et répandaient, cherchant de la fraîcheur, le plaisir froid, bouleversant de la pluie, et moi je sentais quelque chose de pareil dans mon propre corps. Sans que j'en sois consciente, mes doigts se crispèrent comme si je pouvais saisir les nuages et les entraîner d'un coup vers un monde évanoui...” (Trad.Colo)

La mujer y el paisaje    Stefan Zweig

«Hasta donde alcanzaba la vista encontraba la misma expectación que había en mí, se habían abierto grietas en la tierra que ahora se ensanchaban como si fueran pequeñas bocas sedientas; poro a poro se abrían y se expandían buscando frescor, el placer frío, estremecedor de la lluvia, y yo experimentaba algo semejante en mi propio cuerpo. Sin que fuera consciente de ello, mis dedos se crisparon como si pudieran agarrar las nubes y arrastrarlas de una vez hasta este mundo desfallecido...»

22 mai 2013

De saison? / ¿De temporada?


Que los pájaros no se pierdan detrás del mar (Extractos)
Que les oiseaux ne se perdent pas derrière la mer (Extraits)

SONIA TIRANTI (Paraguay)


Llueve. En el antes, en la memoria del tiempo, queda escondida. Ensucia los
pasos; sus pasos. Zurce los labios del viento, para no escuchar.

Il pleut. Dans l'avant, dans la mémoire du temps, elle reste cachée. 
Elle salit les
pas; ses pas. Elle recoud les lèvres du vent, pour ne pas écouter. 
 


      III
 
Silencio, no cubras mis ojos.
Un pétalo cae.
Se aquieta, en sus manos. 
 
Silence, ne couvre pas mes yeux.
Un pétale tombe.
Il s'apaise, dans ses mains.

       IV
 
Caminé, sobre el barro.
Tanto tiempo,
que el viento
cansado ya de mi respiración,
decidió besarme.

Je marchai, sur la boue.
Si longtemps,
que le vent
fatigué de ma respiration,
décida de m'embrasser.



VII
Risas sueltas en el vacío.
Palomas en el aire.
Una palabra sola.
Acurrucada, Tristeza, quebró la sombra
.

Rires épars dans le vide.
Colombes en l'air.
Un seul mot.
Blottie, Tristesse, brisa l'ombre. 


IX
 
Esta noche, todas las flores del jardín
desaparecieron.
Llueve.
Su nombre no tiene sentido en mi alma.

Cette nuit, toutes les fleurs du jardin
ont disparu.
Il pleut.
Son nom n'a pas de sens dans mon âme.

Gaston Bussière Nymphe 1941
X
 
Madre teje eternamente pétalos.
Adorna mis cabellos.
Cubre mis senos con ellos.
Madre, con amorosa ternura, canta canciones.
(¿de donde saldrán las voces,
todas las voces, Silencio?) 
 
Mère tisse éternellement des pétales.
Elle orne mes cheveux.
Elle en recouvre mes seins.
Mère, avec amoureuse tendresse, chante des chants.
(d'où sortent les voix,
toutes les voix, Silence?)

Trad: Colo


30 sept. 2012

Mesure / Medida

Foto: Colo                                                                                                     


Caracol; mínima cinta métrica con que mide el campo Dios.

Escargot; minime mètre ruban avec quoi Dieu mesure la campagne

José Carrera Andrade. Poète équatorien 1903-1978



 

4 sept. 2012

Douceur / Dulzura


Dimanche matin, tôt. Il pleuvine.
Que font les habitants, près de la mer?
Une grande douceur, une mer calme.
Et trois hommes, trois âges.

Domingo por la mañana, pronto. Llovizna.
¿Qué hacen los habitantes, cerca del mar?
Una gan dulzura, un mar en calma.
Y tres hombres, tres edades.






¿Qué es en definitiva el mar?
¿por qué seduce? ¿por qué tienta?
suele invadirnos como un dogma
y nos obliga a ser orilla.
El mar Mario Benedetti

Qu'est finalement la mer?
Pourquoi séduit-elle, tente-t-elle?
Elle nous envahit comme un dogme
et nous oblige à être rivage. (trad Colo)
La mer Mario Benedetti




Ahora,
tiempo, te enrollo,
te deposito en mi
caja silvestre
y me voy a pescar
con tu hilo largo
los peces de la aurora!
Oda a la edad Pablo Neruda

Maintenant
temps, je t'enroule,
te dépose dans ma
boîte sylvestre
et je m'en vais pêcher
avec ton long fil
les poissons de l'aurore. (trad Colo)

Ode à l'âge Pablo Neruda






Le vieillard ne regarde plus que les bateaux prenant le large et qui ne le rendront pas...” JEA
Grand merci à vous.
El anciano ya no mira mas que los barcos alejándose sin esperanza de retorno...”

Aujourd'hui 4 septembre vous trouverez également, et par hasard, de la douceur:
- Ici  http://lesilesindigo.hautetfort.com/
- Ici http://interferences2.blogspot.com.es/
- Ici aussi: http://www.obni.net/dotclear2/?

29 nov. 2011

Croquer un soupir / Dibujar un suspiro

A part les doux appels de la pluie, tout était silencieux; elle lisait, le chien, couché sur le canapé interdit, dormait, paisible.

Soudain un long soupir.

Qui?

Excepto las dulces llamadas de la lluvia, todo estaba en silencio; ella leía, el perro, tumbado en el sofá prohibido, dormía, apacible.

De repente un largo suspiro.

¿Quién?

Oubliant l’obligation de passer inaperçu et pouvoir ainsi prolonger son confortable somme, ce souffle lui avait échappé.

Bien-être ? Ennui ?

Elle écarta, peut-être à tort, l’idée d’un mal d’amour ou de mélancolie.

Olvidándose de la obligación de pasar desapercibido y poder así prolongar su confortable sueño, ese soplo le había escapado.

¿Bienestar? ¿Aburrimiento?

Descartó, tal vez sin razón, la idea de un mal de amores o de melancolía.

Musique de la pluie ; notes, silences, soupirs.

Música de la lluvia; notas, silencios, suspiros.


Le soupir entendu semblait plutôt léger….El suspiro parecía mas bien ligero….

CLARA MONTES - A PIÉ VAN MIS SUSPIROS poème d’Antonio Gala


A pié van mis suspiros
camino de mi bien.

Antes de que ellos lleguen
yo llegaré.

Abierta ten la puerta
y abierta el alma ten.

Antes de que ellos lleguen
yo llegaré.

Mi corazón con alas
mis suspiros a pié...
mis suspiros
mis suspiros a pié. (..)

À pied vont mes soupirs

chemin de mon bien


Avant qu’ils n’arrivent

J’arriverai.


Tiens la porte ouverte

et ouverte l’âme aussi.


Avant qu’ils n’arrivent

J’arriverai.


Mon cœur avec des ailes

Mes soupirs à pied…

Mes soupirs

Mes soupirs à pied. (...)



Tant de soupirs, exaspérés ou satisfaits. Quand, pourquoi soupirons-nous ? Y faisons-nous attention, parfois ?

Tantos suspiros, exasperados o satisfechos. ¿Cuándo, por qué suspiramos? ¿A veces les prestamos atención a esos suspiros?

Envoyé par Hélder, grand merci!


1 juin 2011

Jouait mon âme.../ Jugaba mi alma....

Orages, coupures de courant, pluies.

Cabrioles d’escargots, absence des libellules acrobates.

Alors, simplement deux nocturnes, merveilleux, de F. García Lorca cette semaine.

Tormentas, cortes de luz, lluvias.

Cabriolas de caracoles, ausencia de las libélulas acróbatas.

Entonces, simplemente, dos nocturnos, maravillosos, de F. García Lorca esta semana.

NOCTURNOS

Un brazo de la noche

entra por mi ventana.


Un gran brazo moreno

con pulseras de agua.


Sobre un cristal azul

jugaba al río mi alma.


Los instantes heridos

por el reloj…pasaban.

NOCTURNES

Un bras de la nuit

entre par ma fenêtre.


Un grand bras brun

avec des bracelets d’eau.


Sur une vitre bleue

jouait mon âme à être fleuve.


Les instants blessés

par l’horloge…passaient. (Trad. Colo)




Asomo la cabeza

por mi ventana, y veo

cómo quiere cortarla

la cuchilla del viento.


En esta guillotina

invisible, yo he puesto

la cabeza sin ojos

de todos mis deseos.


Y un olor de limón

llenó el instante inmenso,

mientras se convertía

en flor de gasa el viento.


Je passe la tête

par ma fenêtre, et je vois

comment veut la couper

la lame du vent.


Sur cette guillotine

invisible, j’ai mis

la tête sans yeux

de tous mes désirs.


Et une odeur de citron

emplit l’instant immense,

tandis que se transformait

en fleur de gaze le vent. (Trad Colo)


Foto 1: http://bouh.wordpress.com/tag/femme/

Foto 2: http://vietnamblog.danthony.org/?2008/07/24/154-fenetre-sur-la-pluie