29 févr. 2024

Possibles futurs / Posibles futuros

 

La mer, la terre

Vont devoir

À partir du matin


Servir de miroir

Au soleil.


El mar, le tierra

Deberán

A partir de la mañana


Servir de espejo

Al sol.


 

Patience, patience,

Les étoiles!


On a de quoi s’occuper

Sans vous.


¡Paciencia, paciencia

Las estrellas!


Tenemos otros menesteres

Sin vosotras.

 

 

Extraits de “Possibles futurs” Guillevic.

Trad. en español, Colo

24 févr. 2024

Changement de ton (Goya lll) / Cambio de tono (Goya lll)

 Voici le dernier billet sur Goya. Non point que j'en aie fait le tour; je voulais simplement, parce que je me suis passionnée, montrer des aspects moins connus de sa peinture.

Après ces deux premiers billets où son œuvre est agréable, douce et belle, voici que le ton change: il devient féroce, sarcastique...que s'est-il passé?

Devenu peintre officiel du Roi, de la cour, un énorme succès (il a peint environ 200 portraits de nobles et familles), il est subitement atteint d'une maladie grave (on ignore encore exactement laquelle) et est devenu complètement sourd. 


Rage et désespoirs du peintre.
Changements d'humeur, de vision de la vie aussi. Solitude.
 
Et voici une série de 80 gravures, en 1799, Los Caprichos où il ridiculise la société dans laquelle il vit, avec une prédilection pour le clergé, ceux qui maintiennent l'ordre et les superstitions, les nobles...leur contenu est satyrique, irrévérencieux et audacieux. L'inquisition sévit et il s'en prend à elle, bien sûr. 
Il critique l'école qui transforme les enfants en ânes, vous verrez que les ânes sont un peu partout dans la société. 

J'en ai choisi quelques uns. (clic pour agrandir)




Ils sont déjà plumés



Personne ne nous a vus

                                  VOLAVERUNT





                                       L'élève en saura plus






Aquí va la última entrada sobre Goya. No es que haya dado una visión general de su obra, simplemente quería, porque me apasioné, enseñar algunos aspectos menos conocidos de su pintura.

Después de las dos primeras entradas donde su obra es agradable, dulce y bella, cambia el tono: se vuelve feroz, sarcástico...¡qué pasó?

Nombrado pintor oficial del rey, de la Corte, un gran éxito (pintó unos 200 retratos de nobles y familias), padece una enfermedad grave (todavía se ignora cual) y se volvió completamente sordo.

Rabia y desesperanzas del pintor.
Cambios de humor, de visión de la vida también. Soledad.
Realiza 80 grabados, en 1799, Los Caprichos donde ridiculiza la sociedad en la cual vive, con una predilección por el clero, los que mantienen el orden, las supersticiones, los nobles...su contenido es satírico, irreverencioso y audaz.

Elegí algunos.

20 févr. 2024

Une coupole, un miracle (Goya ll) / Una cúpula, un milagro (Goya ll)

 

 C'est un ermitage, d'une architecture simple et sobre; l'extérieur quoique joli n'est 

pas vraiment singulier.


Goya était jeune, plein de fougue et de projets quand on lui commanda la décoration murale, des fresques narrant la vie de Saint Antoine et surtout de la coupole de cette église appelée “Saint Antoine de la Floride”. (Madrid)

La coupole, de 6 mètres de diamètre, représente un des miracle de saint Antoine de Padoue dont l'histoire est la suivante....(je vous la raconte parce que j'aime les histoires et la magie!).

 

(Clic pour agrandir, ça vaut la peine, oui, oui)


Un défunt, transporté par les anges à Lisbonne, par la grâce divine, répond aux questions du juge et confirme l'innocence du père du saint qui avait été accusé de meurtre.

La figure du défunt, les parents du saint et le saint lui-même sur un rocher sont représentés dans la coupole. On y voit aussi le paysage, ce qui donne une illusion de ciel ouvert. Les madrilènes, le peuple observent le miracle...une forte impression de réalisme non?


 
Goya réalisa le travail en six mois, de août à décembre 1798.




Es una ermita, con una arquitectura simple y sobria, el exterioraunque bonito, no llama mucho la atención.
Goya era joven, lleno de fogosidad y de proyectos cuando le encomendaron la decoración mural, frescos narrando la vida de San Antonio y sobre todo la cúpula de esa iglesia llamada “San Antonio de la Florida” (Madrid)

La cúpula, de seis metros de diámetro, representa uno de los milagros de San Antonio de Padua. La historia es la siguiente (os la cuento porque me gustan las historias y la magia!)
 
Un difunto, trasportado por los ángeles a Lisboa, por la gracia divina, responde a las preguntas del juez y confirma la inocencia del padre del santo que había sido acusado de crimen.
La figura del difunto, los padres del santo y del mismo santo subido a una roca están representados en la cúpula. También se ve el paisaje, lo que da la ilusión de cielo abierto. Los madrileños, el pueblo observan el milagro...une fuerte impresión de realismo, ¿no?

Goya realizó el trabajo en seis meses, de agosto a diciembre de 1798.

15 févr. 2024

Je ne me lasse pas de Goya / No me canso de Goya

 Loin de moi l'idée de faire un cours sur Goya (Saragosse 1746-Bordeaux, France, 1828) et son œuvre, si multiple et variée.

Selon les époques de sa vie, à la cour, pendant la guerre ou l' exil, ses peintures ont pris des tons différents, parfois doux et champêtres, puis sarcastiques, violents et cruels lors du soulèvement à Madrid contre l'armée française. Plusieurs billets sont donc prévus.
 
Nous commencerons en douceur.
 
En 2014 Le Prado présentait une expo, qui a l'air superbe, Goya en Madrid” , surtout des “cartons pour tapis” qui l'ont rendu célèbre.
Joie, enfants, jeux et fêtes...
 
(reprise, en partie, de billets d'il y a 10 ans)

 
A orillas del Manzanares


El pelele   
 
Lejos de mí la idea de dar una clase sobre Goya (Fuendetodos, provincia de Zaragoza, 30 de marzo de 1746-Burdeos, Francia, 16 de abril de 1828) y su obra, tan múltiple y variada.
Según las épocas de su vida, en la corte, durante la guerra, en el exilio, sus obras han tomado diferentes tonos, a veces dulces y campestres, luego sarcásticos o violentos y crueles cuando el levantamiento de Madrid contra el ejercito francés. Empezaremos suavemente.
En 2014 El Prado presentaba una exposición que parece maravillosa, “Goya en Madrid”, sobre todo cartones para tapices que le han hecho celebre.
Alegría, niños, juegos y fiestas ...

Las lavanderas

Muchachos jugando a soldados

Los Jugadores de naipes


PS. cliquez sur Goya en Madrid pour en voir plus, tout savoir!!!

11 févr. 2024

L'espace du chant

 

Certains trocs sont plus intéressants que d’autres, le dernier m’enchante: des amandes grillées de Majorque en échange de livres de poésie.

Ainsi viennent d’arriver deux recueils de Guillevic, Eugène. Superbes.

En ce dimanche voici trois très courts poèmes de la partie intitulée Le chant.


Le chant

Ouvre ses espaces

En dehors de l’espace.


                                               ………


Si le chant

N’épouse pas le silence

Alors il n’est pas.


………

                                   Marc Chagall, Le violoniste bleu 1947


Le chant

Insinue toujours


Qu’il est là

Pour le salut de ceux

Auxquels il se donne.


Art poétique, Guillevic, Le chant, p324,329 Poésie / Gallimard


8 févr. 2024

Égaré ? ¿Extraviado ?

 

Par un jour gris, une visite...

En un día gris, una visita...

 

                                           ......


Caracol; mínima cinta métrica con que mide el campo Dios.Escargot; minime mètre ruban avec quoi Dieu mesure la campagne.
 
José Carrera Andrade. Poète équatorien 1903-1978

2 févr. 2024

Cet autre moi / Ese otro yo

Juan Ramón Jimenéz, vous savez, l'auteur de Platero et moi (Platero y yo), était un poète sensible, mélancolique et solitaire, qui a passé sa vie à cultiver la beauté des mots. 

Le poème d'aujourd'hui, lu et relu depuis des années, simple et profond, a de multiples sens, on peut y voir un alter ego par exemple. 

 

Je ne suis pas moi

 Juan Ramón Jiménez

Je ne suis pas moi.
Je suis celui
qui va à mes côtés sans le voir
que, parfois, je vais voir
et que parfois j’oublie.
Celui qui se tait, serein, quand je parle
celui qui, doucement, pardonne quand je hais
celui qui se promène où je ne suis pas
celui qui restera debout après ma mort.

 

                            Yolanda Ibañez 2018


Yo no soy yo

Juan Ramón Jiménez


Soy este
que va a mi lado sin yo verlo,
que, a veces, voy a ver,
y que, a veces olvido.
El que calla, sereno, cuando hablo,
el que perdona, dulce, cuando odio,
el que pasea por donde no estoy,
el que quedará en pie cuando yo muera

 



28 janv. 2024

Couleurs

 

Le dernier billet était, sous la plume de Marie Laugery, dédié à l’hiver, à la

neige.

Toujours d’elle aujourd’hui, deux courts extraits de son recueil “Lumières”, qui

correspondent bien plus à ce que je vis.


Enfleurages

En jaune et rouge

 les lauriers roses enflamment

les terres du Sud


Séduits quelques soleils blancs

s’y déposent

touchés par la grâce

fille

des terres du Sud


 



Calme bleu

Pourquoi la Méditerranée ?

- elle a dissous dans ses eaux

sa moisson de lavande.

Marie Laugery

Lumières


Édition Le Solitaire, p 61-64

21 janv. 2024

Hiver / invierno

 

Un beau cadeau de Noël ou des Rois Mages ces deux recueils de poèmes dont  “À 

l’aube du vent”. Merci beaucoup Maïté.




Empreintes d’hiver    

Marie Laugery



La brume a remplacé l’espace

Sans repère

Le ciel s’est perdu


La saison habite un nuage

Le temps d’un sommeil blanc


Immobiles

Les branches dessinent le froid

En bouquet de cristal

Le soleil a mis ses yeux gris

Pour un regard de givre

Délicat

S’essaime en flocons le silence

Paroles d’étoiles.

Édition Le Solitaire, p. 29

 


https://www.naturephotographie.com/portfolios/noir-et-blanc/des-arbres-blancs-en-hiver/


Huellas de invierno


La niebla ocupó el espacio

Sin mojón

El cielo se perdió

La estación habita una nube

el tiempo de un sueño blanco

Inmóviles

Las ramas dibujan el frío

En ramos de cristal

El sol ha puesto sus ojos grises

Para una mirada de escarcha

Delicado

Se dispersa en copos de nieve el silencio

Palabras de estrellas.


Trad: Colo

17 janv. 2024

Chronique d'un noyau

  Il paraît que ce n’est pas aisé, mais le résultat dépasse de loin toutes mes 

espérances. Aux innocentes les mains pleines. 


Donc, il y a une quarantaine d’années, et comme des millions personnes j’imagine, après avoir mangé un avocat, j’ai mis le noyau sur un verre d’eau. Peu à peu des racines en sont sorties, le noyau s’est ouvert en deux, une tige puis deux feuilles. Puis plus.



 

Planté dans un pot, il est devenu si grand que j’ai fait un trou dans la terre juste devant la maison, histoire de le surveiller de près.



Les gens d’ici disent, enfin pensent, que le climat de l’île ne convient pas à ce type d’arbres.

Regardez-le, je me demande comment il serait si c’était le cas…. Madre mía. Il est devenu gigantesque, envahit le toit (on est obligés de le raccourcir), mais donne une ombre bienvenue à la façade, au petit étang, et produit entre 70 et 80 kilos d’avocats par an.

 


 

Bon, il ne nous rend pas toujours la vie facile, parfois ils sont haut perchés…



L’énorme avantage de ce fruit c’est qu’il ne mûrit que plusieurs jours après sa cueillette, ce qui permet de faire un roulement. Entre novembre et avril nous en mangeons, je dirais tous les jours, un par jour chacun. Et puis nous en offrons, un cadeau facile pour nous, très apprécié des amis.


Des dizaines d’oiseaux, des moineaux surtout et des tourterelles, y nichent ou dorment, ce qui , en été, nous éveille tôt.

Le vent dans l´épais feuillage, une musique apaisante. 

Histoire d'un arbre.... 


NB: Les photos ne sont pas de moi, glanées sur la Toile et très ressemblantes à ma réalité, pour une raison qui m'échappe, les miennes, prises avec mon téléphone, ne veulent plus être publiées sur mon blog, grrrrr! 

Si l'un d''entre vous est sur Blogspot et a une idée....