26 mai 2026

Toujours continuer / Seguir siempre

  

Secreto Secret



José Agustín Goytisolo


Antes yo no sabía
por qué debemos todos
-día tras día-

seguir siempre adelante
hasta como se dice
que el cuerpo aguante.

Ahora lo sé.
Si te vienes conmigo
te lo diré.

                                             Le secret. Fernand-Edmond-Jean-Marie Khnopff

 (peintre, dessinateur, photographe et graveur symboliste belge né à Grembergen  en 1858 et mort à Bruxelles en 1921).


Autrefois, je ne savais pas

 pourquoi nous devons tous

— jour après jour —

 


toujours continuer d’avancer

jusqu’à ce que le corps tienne,

comme on dit.

 

 Maintenant, je le sais.

Si tu viens avec moi,

 je te le dirai.

Trad.Colo 

21 mai 2026

Manger / Comer

Aujourd'hui je republie cet article qui date d'il y a exactement 10 ans,  et toujours, si pas plus, d'actualité. Hélas. 

Pour nous qui cultivons, élevons poules et lapins, la nourriture, la cuisine, occupent une place essentielle. Ah, le goût d'une sauce - tomates maison !

 

https://www.eneljardin.com/2013/01/la-huerta-en-enero.html

Vivre sans manger

Elvira Lindo El País (http://elpais.com/elpais/2015/05/26/estilo/1432661730_752325.html)

(Trad: Colo)


Il est de plus en plus fréquent de partager sa table avec des gens qui considèrent leur devoir de vous informer des nutriments que contient chaque aliment sur votre assiette. Si tu commandes des sardines ils te rappellent leur haut contenu en Oméga-3; s'il s'agit de brocolis comment contourner ses propriétés anti cancérigènes; si on mange avec du thé (de plus en plus fréquent) on célèbre son potentiel antioxydant et diurétique; si la salade contient des noix on commente le pouvoir énergétique et les bontés cardiovasculaires; si c'est du saumon il faut rappeler à chaque bouchée qu'on est en train de donner un coup de pied au mauvais cholestérol; (…). Moi, je le confesse, tout ça me dépasse.

Je m'indigne devant cette tendance à juger les aliments en effaçant tout aspect hédoniste et social; ces derniers exercent sûrement une influence plus décisive sur le bien-être que le stricte récit de leurs propriétés.

Je lis que les super créatifs de Sylicon Valley sont enthousiasmés par de petites poudres appelées Soylent qui, mélangées à de l'eau, évitent de passer par cette terrible épreuve qu'est manger un plat comme il faut. Soylent est un composant nutritif qui fut crée en 2003 par un ingénieur software dans le but d'épargner de l'argent et de ne perdre de temps ni dans la préparation du repas ni dans cette demi-heure perdue où on le déguste. Ce régime, qui se prend à la paille et permet à l'exécutif de ne pas quitter son ordinateur des yeux, n'est pas accepté par la science comme un substitut de la nourriture mais il y a des “branchés” qui l'adoptent avec enthousiasme.

Je considère que cela constitue un manque de respect envers ceux qui n'ont rien à se mettre sous la dent.

 

 

https://www.elconfidencial.com/tecnologia/2015-01-19/soylent-la-comida-del-futuro-aun-tiene-mucho-por-demostrar_623364/
                                             







Vivir sin comer


Elvira Lindo El País (http://elpais.com/elpais/2015/05/26/estilo/1432661730_752325.html )


Cada vez es más frecuente compartir mesa con personas que consideran que han de informarte de los nutrientes que contiene cada alimento que hay sobre el plato. Si pides sardinas te recuerdan su alto contenido en Omega-3; si la cosa va de brocoli cómo obviar sus propiedades anti cancerígenas; si se come con té (cada vez más frecuente) se celebra su potencial antioxidante y diurético; si la ensalada lleva nueces se comenta el poder energético y las bondades cardiovasculares; si se trata de salmón hay que recordar que con cada bocado estamos dándole la patada al colesterol malo; (...)
Yo, lo confieso, no puedo con tanto.
Me indigna esa tendencia a juzgar los alimentos borrando cualquier aspecto hedonista o social, que finalmente seguro que ejerce una influencia más decisiva en el bienestar que la relación estricta de sus propiedades. Leo que los creativos guays de Sylicon Valley están entusiasmados con unos polvitos llamados Soylent que mezclados con agua le evitan a uno el mal trago de comerse un plato como Dios manda. Soylent es un compuesto nutritivo que fue diseñado en 2003 por un ingeniero de
software con el fin de ahorrar dinero y no perder tiempo ni en la preparación de comida ni en esa media hora preciosa que se va en consumirla. Esta dieta, que se toma con pajita y permite al ejecutivo no apartar la mirada del ordenador, no está aceptada por la ciencia como un sustitutivo de la comida pero hay modernetes que la están abrazando con entusiasmo. Considero que no es más que una falta de respeto hacia aquellos que no tienen comida que llevarse a la boca.

 


9 mai 2026

La main pense à voix haute / La mano piensa en vox alta

  

Certains d’entre vous le connaissaient, d’autres l'ont découvert la semaine dernière, voici un autre poème de ce poète Mexicain que j’apprécie, Octavio Paz.



Intérieur      Octavio Paz

Pensées en guerre
veulent briser mon front

Par des chemins d’oiseaux
avance l’écriture

La main pense à voix haute
le mot en appelle un autre

Sur la feuille où j’écris
vont et viennent les êtres que je vois

Le livre et le cahier
replient les ailes et reposent

On a déjà allumé les lampes
tel un lit, l’heure s’ouvre et se ferme

Les bas rouges et le visage clair
vous entrez toi et la nuit

(Trad.Colo)

 


 

«Interior»

Pensamientos en guerra
quieren romper mi frente

Por caminos de pájaros
avanza la escritura

La mano piensa en voz alta
una palabra llama a otra

En la hoja en que escribo
van y vienen los seres que veo

El libro y el cuaderno
repliegan las alas y reposan

Ya encendieron las lámparas
la hora se abre y cierra como un lecho

Con medias rojas y cara pálida
entran tú y la noche

Octavio Paz

3 mai 2026

Tout est espace / Todo espacio

  

Hier et toujours c’est le Mexicain Octavio Paz et ses vers qui m’ont séduite, 

emmenée danser dans l’espace ; instants magiques.

Ayer y siempre el Mejicano Octavio Paz y sus versos me han seducido, llevado a 

bailar en el espacio; instantes mágicos.

 

Puig de Sa Tudossa https://pekesmallorca.com/2022/03/02/puig-de-sa-tudossa/



 

Vent

Octavio Paz

Chantent les feuilles,
dansent les poires sur le poirier ;
tourne la rose,
rose du vent, pas du rosier.

Nuages et nuages
flottent endormis, algues de l’air ;
tout l’espace
tourne avec eux, force de personne.

Tout est espace ;
vibre la tige du coquelicot
et l’un, nu,
vole dans le vent dos de la vague.

Rien je suis,
corps qui flotte, lumière, houle ;
tout est au vent,
et le vent est de l’air toujours en voyage.


(Trad. Colo)

 

Viento

Octavio Paz


Cantan las hojas,
bailan las peras en el peral;
gira la rosa,
rosa del viento, no del rosal.


Nubes y nubes
flotan dormidas, algas del aire;
todo el espacio
gira con ellas, fuerza de nadie.


Todo es espacio;
vibra la vara de la amapola
y una desnuda
vuela en el viento lomo de ola.


Nada soy yo,
cuerpo que flota, luz, oleaje;
todo es del viento
y el viento es aire siempre de viaje.

 

 

28 avr. 2026

Par ici.../ Por aquí

  

Pendant l’époque des plantations, en tout plus de 300 plantes de tomates, poivrons, concombres, oignons etc., des tas de choses se sont passées tant dans mon village que sur l’île ou dans la maison.

Durante la época de las plantaciones, en total más de 300 plantas de tomates, pimientos, pepinos, cebollas, etc., han pasado muchas cosas tanto en mi pueblo como en la isla o en la casa.



 


Il y a eu un marathon cycliste international, 312km, 8.500 coureurs qui ont parcouru le nord de l’île.

Toutes les routes étaient bloquées, les gens chez eux un samedi, pas trop contents. De plus ils n’apportent rien à tous les villages qu’ils traversent, si ce n’est des images fugaces de coureurs lancés à toute allure.

Hubo un maratón ciclista internacional, 312 km, 8.500 corredores que recorrieron el norte de la isla.
Todas las carreteras estaban bloqueadas, la gente en sus casas un sábado, no demasiado contenta. Además, no aportan nada a todos los pueblos que atraviesan, salvo imágenes fugaces de corredores lanzados a toda veloci


Fuente: Última hora

 


Il y a eu Sant Jordi, le 23 avril, jour du livre. Ici au village ce fut ce dimanche, j’y suis arrivée à l’ouverture. Un chouette stand, une variété intéressante.

Hubo Sant Jordi, el 23 de abril, día del libro. Aquí en el pueblo fue ese domingo; llegué a la apertura. Un bonito puesto, una variedad interesante.



 

Il y a eu mon anniversaire et j’ai reçu, entre autres, un livre inattendu: une bande dessinée graphique de la vie de Jane Austen. Si le titre en est Patchwork, c’est qu’avec sa mère et sa soeur elles avaient patiemment réalisé un couvre-lit.

También fue mi cumpleaños y recibí, entre otras cosas, un libro inesperado: una novela gráfica sobre la vida de Jane Austen. Si el título es Patchwork, es porque, junto con su madre y su hermana, habían realizado pacientemente una colcha.


 


 

 Je vous laisse avec une photo prise par I.P. sur les montagnes derrière chez nous. 

 


 

13 avr. 2026

La contemplation des choses / La contemplación de las cosas

       Cette plante, une crassula capitella, toute chétive l’an dernier, s’est étoffée ce 

printemps.

Assise sur la terrasse je m’attarde à admirer sa perfection géométrique. 






 

Et de là, à mesurer notre imperfection.

Ce qui me fait penser aux statues grecques, si parfaites. Et à cet essai de Fernando Pessoa, j’ignore s’il est traduit en français, “Sur la littérature et l’art”, dont voici un extrait.



"El fin del arte es imitar perfectamente la Naturaleza. Este principio elemental es justo si no olvidamos que imitar a la Naturaleza no quiere decir copiarla, pero sí imitar sus procesos. Así, la obra de arte debe tener las características de un ser natural, de un animal; debe ser perfecta como son ―y cada vez lo vemos mejor según la ciencia progresa― los seres naturales; […] Así, notémoslo, la idea de perfección no es, como pensaba Platón, griego decadente, una idea venida del ideal; la idea de perfección nace de la contemplación de las cosas, de la Materia y de la perfección que la Naturaleza pone en los seres que produce..."

Fernando Pessoa
Sobre literatura y arte


"Le but de l’art est d’imiter parfaitement la Nature. Ce principe élémentaire est juste si nous n’oublions pas qu’imiter la Nature ne signifie pas la copier, mais imiter ses processus. Ainsi, l’œuvre d’art doit avoir les caractéristiques d’un être naturel, d’un animal ; elle doit être parfaite comme le sont — et nous le voyons de mieux en mieux à mesure que la science progresse — les êtres naturels ; […] Ainsi, remarquons-le, l’idée de perfection n’est pas, comme le pensait Platon, Grec décadent, une idée venue de l’idéal ; l’idée de perfection naît de la contemplation des choses, de la Matière et de la perfection que la Nature met dans les êtres qu’elle produit..." (Trad:Colo)

7 avr. 2026

Chanter / Cantar

     Federico García Lorca - "Clamor" “Clameur”

 

Dans les tours

jaunes

sonnent les cloches.


Sur les vents

jaunes

s’égrènent les coups de cloches.


Sur un chemin va

la mort, couronnée

de fleurs d’oranger fanées.


Chante et chante

une chanson

sur sa vihuela blanche,

et chante et chante et chante.


Dans les tours jaunes

cessent les cloches.


Le vent avec la poussière

fait des arcs d’argent. 

Trad:Colo 


Vihuela: Instrument de musique espagnol à cordes pincées ou frottées, de la même famille que le luth et la guitare, et comportant une caisse plate de taille variable et échancrée, souvent percée de plusieurs petites rosaces.

 

 
 
" Sandra Hurtado-Ros chante au piano accompagnée par Claire Masson au violoncelle, Mathilde Sérié à la trompette et Gildas Becquet à la contrebasse.
 

En las torres
amarillas
doblan las campanas.

Sobre los vientos
amarillos
se abren las campanadas.

Por un camino va
la muerte, coronada
de azahares marchitos.

Canta y canta
una canción
en su vihuela blanca,
y canta y canta y canta.

 En las torres amarillas
cesan las campanas.

El viento con el polvo
hace proras de plata.






 

27 mars 2026

M.Malló, oeuvres diverses / Obras diversas

    Vingt cinq ans d’exil

Maruja Mallo a vécu à Buenos Aires pendant pratiquement tout son exil, qui a duré vingt-cinq ans. (Je vous rappelle que la dictature a duré 40 ans)

Installée en Argentine, Mallo s’est rapidement intégrée aux milieux intellectuels d’Amérique latine : elle a donné des conférences, organisé des expositions et collaboré à la revue d’avant-garde Sur, pour laquelle écrivait également Jorge Luis Borges.

Au cours de ces années, elle a voyagé à travers l’Argentine, le Chili et l’Uruguay, et a réalisé plusieurs expositions au Brésil, à Paris et à New York. Elle a exploré les plages du Chili, et été émerveillée par la nature exubérante des plages de Punta del Este et Punta Ballena.

En mars 1947, elle a voyagé à New York, où elle a rencontré et s’est liée d’amitié avec Andy Warhol, et en 1948, son œuvre Cabeza de Negra a remporté le premier prix pictural de la IIe Exposition new-yorkaise.

Je vous ai déjà raconté dans le billet précédent qu’à son retour en Espagne, on l’avait oubliée…

Voici un choix d’œuvres d’elle qui me plaisent. 

 

                                             1948

Instalada en Argentina, Mallo se integró rápidamente en los círculos intelectuales de América Latina: dio conferencias, organizó exposiciones y colaboró con la revista de vanguardia Sur, en la que también escribía Jorge Luis Borges.

Durante esos años, viajó por Argentina, Chile y Uruguay, y realizó varias exposiciones en Brasil, París y Nueva York. Exploró las playas de Chile y quedó maravillada por la naturaleza exuberante de las playas de Punta del Este y Punta Ballena.

En marzo de 1947, viajó a Nueva York, donde conoció y entabló amistad con Andy Warhol, y en 1948 su obra Cabeza de Negra obtuvo el primer premio de pintura en la II Exposición neoyorquina.

Ya les conté en la entrada anterior que, a su regreso a España, había sido olvidada…

Aquí tienen una selección de sus obras que me gustan







                                           Celle-ci m'enchante, harmonie dans le mouvement, musique !

 

 

Naturaleza Viva

 



 


Viajeros del éter

 

D'autres tableaux ici entre autres https://www.wikiart.org/es/maruja-mallo

 

 


 

 

 

22 mars 2026

Maruja Mallo

  

Libre, une femme libre, c’est ce que j’ai lu partout. Née en Galice en 1902, elle part à Madrid étudier à l’Académie Royale des Beaux Arts où elle se lie d’une grande amitié avec Salvador Dali, Académie qu’elle abandonnera car trop “·corsetée” pour son caractère.

Autoportrait avec un manteau d'algues


Mais elle était déjà connue et respectée dans le groupe de la Génération de ‘27 en tant que peintre.

Et connue pour ses nuits de fête et de poésie surréaliste avec Dali, Lorca (ils était très bons amis) ou Rafaël Albertí avec lequel elle eut une “romance”.

Buñuel par contre ne la supportait pas, “peut être pour sa défense de l’amour libre et de l’égalité entre les genres.”.

Libre jusqu’aux fesses, elle a toujours dormi avec qui elle voulut et comme elle le voulut. D´égal à égal, sans dépendances ni drames”. Elle semblait quand même avoir une préférence pour les poètes: Miguel Hernández et Pablo Neruda ont figuré au nombre de ses conquêtes.

D’autres comme Paul Éluard, Andy Warhol ou André Breton l’admiraient profondément.

Dans les années ‘20 Madrid avait encore des couleurs aimables. Elle peint des fêtes populaires, au delà du folklore, elle cherche une expression du monde, una autre authenticité. Et peint des femmes libres...

 http://reflexionesdemialterego.com/maruja-mallo-una-de-las-grandes-olvidadas/



Dans les années ‘30, Rafael Albertí était son amant, elle peint des œuvres sombres (pas à cause de lui je suppose...)


 


Maruja Mallo crée un surréalisme d’épis de blé, de petits chevaux, d’épouvantails, de formes humaine et géométriques.

Là, elle part à Paris où elle expose dans une galerie, Picasso et Miró viennent la voir et André Breton lui achète un tableau. Elle est au centre des choses de l’art, enchantée. Elle peint deux séries deux séries, fort différentes du reste: “Arquitecturas minerales y vegetales (1933) y Arquitecturas rurales (1933-35)

 




Mais arrive 1934, la Guerre civile, avant de s’exiler (vous pouvez imaginer qu’elle n’était appréciée par les dictateurs) elle réalise sa dernière œuvre de l’Espagne d’alors, une série de peintures “La religion du travail”, œuvre mythique. 



http://reflexionesdemialterego.com/maruja-mallo-una-de-las-grandes-olvidadas/


 

Fin de la première partie. 

Libre, una mujer libre: eso es lo que he leído en todas partes. Nacida en Galicia en 1902, se trasladó a Madrid para estudiar en la Real Academia de Bellas Artes, donde entabló una gran amistad con Salvador Dalí. Abandonaría la Academia por considerarla demasiado “encorsetada” para su carácter.

Pero ya era conocida y respetada dentro del grupo de la Generación del 27 como pintora.
Y también por sus noches de fiesta y de poesía surrealista con Dalí, Lorca (eran muy buenos amigos) o Rafael Alberti, con quien mantuvo un “romance”.

Buñuel, en cambio, no la soportaba, “quizá por su defensa del amor libre y de la igualdad entre los géneros”.
“Libre hasta las cachas, siempre durmió con quien quiso y como quiso. De igual a igual, sin dependencias ni dramas”. Aun así, parecía tener preferencia por los poetas: Miguel Hernández y Pablo Neruda figuraron entre sus conquistas.

Otros, como Paul Éluard, Andy Warhol o André Breton, la admiraban profundamente.

En los años 20, Madrid aún tenía colores amables. Pintaba fiestas populares; más allá del folclore, buscaba una expresión del mundo, otra autenticidad.
(cuadro)

En los años 30, Rafael Alberti era su amante; pintaba obras oscuras.
(cuadro cloacas)

Maruja Mallo crea un surrealismo de espigas de trigo, pequeños caballos, espantapájaros, formas humanas y geométricas.

Entonces viaja a París, donde expone en una galería; Picasso y Miró van a verla y André Breton le compra un cuadro. Está en el centro del mundo artístico, encantada. Pinta dos series muy diferentes del resto: “Arquitecturas minerales y vegetales” (1933) y “Arquitecturas rurales” (1933-35).
(cuadros)

Pero llega la Guerra Civil; antes de exiliarse (puedes imaginar que no era apreciada por los dictadores), realiza su última obra en la España de entonces: una serie de pinturas titulada “La religión del trabajo”, una obra mítica.

Fin de la primera parte.

 

17 mars 2026

Une question de couvre-tête / Una cuestión de sombreros

 

Los sinsombrero. 

https://cadenaser.com/nacional/2022/12/07/por-que-ya-no-hablan-de-nosotras-las-cartas-de-las-artistas-olvidadas-de-la-generacion-del-27-cadena-ser/ 


Les sanschapeau

Tiens, me suis-je dit en lisant une référence à ces personnes, de quoi s’agit-il ?

 Un jour, dans le Madrid des années 1920, Margarita Manso, Maruja Mallo, Federico García Lorca et Salvador Dalí se promenèrent sur la Puerta del Sol en retirant leur chapeau en public. Ce geste provocateur visait à rompre avec la norme et à libérer les idées et les préoccupations. Jorge Luis Borges l’a évoqué dans son article « Les intellectuels sont opposés à l’habitude de porter un chapeau ».

L’une de ces femmes qui fut protagoniste de l’anecdote, Maruja Mallo, l’explique de la manière suivante :

« Un jour, Federico, Dalí, Margarita Manso et moi avons eu l’idée d’enlever nos chapeaux parce que nous disions qu’il semblait que nous étions en train de congestionner nos idées, et en traversant la Puerta del Sol on nous a jeté des pierres en nous insultant de toutes sortes de noms. »

En pleine dictature de Miguel Primo de Rivera, ce geste — enlever son chapeau — les transforma en rebelles, en particulier les femmes. Se passer du chapeau signifiait ne pas se conformer au rôle que la femme occupait à ce moment-là.


 

Ces informations me mènent à deux constatations: il y a donc seulement 100 ans, aller tête nue en ville était puni en Espagne dictatoriale. 

Et aujourd’hui c’est une autre culture qui est punie si elle se la couvre…

Ensuite,-on n’est pas vraiment étonnés n’est-ce pas?-, les deux femmes, Margarita Manso et Maruja Mallo, deux artistes, sont peu ou pas connues.

Alors les deux billets suivants leur seront consacrés. M.Mallo a eu droit récemment a quelques expositions, M.Manso pas, à ce que je sache.



Los sinsombrero



Un día, en el Madrid de los años 20, Margarita Manso, Maruja Mallo, Federico García Lorca y Salvador Dalí, pasearon por la Puerta del Sol quitándose el sombrero en público. Esta actitud transgresora pretendía romper la norma y liberar las ideas y las inquietudes. El mismo Jorge Luis Borges lo evocó en su artículo “Los intelectuales son contrarios a la costumbre de usar sombrero”.

Una de estas mujeres que protagonizó la anécdota, Maruja Mallo, la explica de la siguiente manera:

Un día se nos ocurrió a Federico, a Dalí, a Margarita Manso y a mí quitarnos el sombrero porque decíamos que parecía que estábamos congestionando las ideas, y atravesando la Puerta del Sol nos apedrearon llamándonos de todo”.

En plena dictadura de Miguel Primo de Rivera, este gesto, quitarse el sombrero, los convirtió en rebeldes, especialmente a las mujeres. Prescindir del sombrero implicaba no conformarse con el papel que tenía la mujer en ese momento.

Estas informaciones me llevan a dos conclusiones: hace solo 100 años, ir con la cabeza descubierta en la ciudad estaba castigado en la España dictatorial. Y hoy en día es otra cultura la que es castigada si se la cubre…

Después, no nos sorprende realmente, ¿verdad? Las dos mujeres, Margarita Manso y Maruja Mallo, son poco o nada conocidas.

Así que las dos siguientes publicaciones estarán dedicadas a ellas. M. Mallo ha tenido recientemente algunas exposiciones; M. Manso, que yo sepa, no.