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3 mai 2026

Tout est espace / Todo espacio

  

Hier et toujours c’est le Mexicain Octavio Paz et ses vers qui m’ont séduite, 

emmenée danser dans l’espace ; instants magiques.

Ayer y siempre el Mejicano Octavio Paz y sus versos me han seducido, llevado a 

bailar en el espacio; instantes mágicos.

 

Puig de Sa Tudossa https://pekesmallorca.com/2022/03/02/puig-de-sa-tudossa/



 

Vent

Octavio Paz

Chantent les feuilles,
dansent les poires sur le poirier ;
tourne la rose,
rose du vent, pas du rosier.

Nuages et nuages
flottent endormis, algues de l’air ;
tout l’espace
tourne avec eux, force de personne.

Tout est espace ;
vibre la tige du coquelicot
et l’un, nu,
vole dans le vent dos de la vague.

Rien je suis,
corps qui flotte, lumière, houle ;
tout est au vent,
et le vent est de l’air toujours en voyage.


(Trad. Colo)

 

Viento

Octavio Paz


Cantan las hojas,
bailan las peras en el peral;
gira la rosa,
rosa del viento, no del rosal.


Nubes y nubes
flotan dormidas, algas del aire;
todo el espacio
gira con ellas, fuerza de nadie.


Todo es espacio;
vibra la vara de la amapola
y una desnuda
vuela en el viento lomo de ola.


Nada soy yo,
cuerpo que flota, luz, oleaje;
todo es del viento
y el viento es aire siempre de viaje.

 

 

14 juil. 2025

Entre eux / Entre ellos

 

 

Le mur


il ne sait rien de la mer



La mer


elle ne sait rien du mur



Entre eux


le va-et-vient du vent
 

 

extrait de Komboloï, Werner Lambersy 

 



Photo Colo, Nord de Mallorca



La pared
no sabe nada del mar

El mar
no sabe nada de la pared

Entre ellos
el vaivén del viento

(Trad, Colo) 

 

Bonne semaine!


¡Qué tengáis una buena semana!

 

1 juin 2022

Tout simple / Muy simple

 

 
 
Photo Colo, Nord de Mallorca
 

 

 
Le mur
il ne sait rien de la mer

La mer
elle ne sait rien du mur

Entre eux
le va-et-vient du vent
 
La pared
no sabe nada del mar

El mar
no sabe nada de la pared

Entre ellos
el vaivén del viento

(Trad, Colo) 
 

 extrait de Komboloï, Werner Lambersy

3 janv. 2020

Communiquer / Comunicar


 
 
Photo Colo, Nord de Mallorca
 

 
Le mur
il ne sait rien de la mer

La mer
elle ne sait rien du mur

Entre eux
le va-et-vient du vent
 
La pared
no sabe nada del mar

El mar
no sabe nada de la pared

Entre ellos
el vaivén del viento

(Trad, Colo) 
 
extrait de Komboloï, Werner Lambersy
 
(Billet en partie repris d'un précédent, il y a des lunes..)

28 mars 2018

Plumes au vent / Plumas al viento


Le vent dans un poème de / El viento en un poema de

 Carmen Boullosa (Mexico 1954)




 No eres la pluma...(Tu n'es pas la plume...)


No eres la pluma 
que al aire se inclina,
ni el cuello tibio del ganso,
ni la piel del tímido durazno:
eres el injerto de toda esa ternura
en la fuerza del monte,
en el salto de un felino acorralado.

Tu n’es pas la plume
qui au vent s’incline
ni le tiède cou de l’oie,
ni la peau de la timide pêche:
tu es la greffe de toute cette tendresse
dans la force de la forêt,
dans le saut d’un félin traqué.
(Trad: Colo)

Un vent, bien moins doux et poétique, la bourrasque Hugo, et ses dégâts le week-end dernier... 
Un viento, mucho menos suave y poético, la borrasca Hugo, y sus daños el fin de semana pasado...

 
Foto AH, IP, gracias!


24 janv. 2016

Entre eux / Entre ellos


Bonne journée!

¡Qué tengáis un buen día!


Photo Colo, Nord de Mallorca



Le mur
il ne sait rien de la mer

La mer
elle ne sait rien du mur

Entre eux
le va-et-vient du vent

La pared
no sabe nada del mar

El mar
no sabe nada de la pared

Entre ellos
el vaivén del viento

(Trad, Colo) 



extrait de Komboloï, Werner Lambersy

17 mars 2013

Gris dimanche / Domingo gris

Capdepera, Mallorca mars 2013

Le vacarme des vagues,
du vent,
a couvert ses mots.
Quels étaient-ils?

El estruendo de las olas, 
del viento, 
ha tapado sus palabras.
¿Qué decía?


16 mai 2012

Un vent si cruel et délicat / Un viento tan cruel y delicado


LE LECTEUR DE JULES VERNE” de Almudena Grandes. (Épisodes d'une guerre interminable) Je crois que ce roman est traduit en français, mais je ne possède que le volume en espagnol.
Nino, 9 ans et fils de garde civil, vit dans un village de la Sierra Sur de Jaen; un garçon qui n'oubliera jamais l'été 1947, moment où il fait une rencontre qui changera sa vie... Un roman dur et délicat à la fois, passionnant aussi qui se déroule durant l'après-guerre civile. Je vous le recommande vivement.

Voici la première page du roman, elle me semble de toute beauté:

« Les gens disent qu'en Andalousie il fait toujours beau, mais dans mon village, en hiver, nous mourions de froid.
   Avant la neige, et par traîtrise, arrivait le gel. Quand les jours étaient encore longs, quand le soleil de midi chauffait toujours et que nous descendions jouer à la rivière, les après-midi, l'air soudain s'aiguisait et devenait plus propre, et puis le vent, un vent si cruel et délicat qu'on aurait dit qu'il était fait de cristal, un cristal aérien et transparent qui descendait de la sierra en sifflant, sans lever la poussière des rues. Alors, à la frontière de n'importe quelle nuit d'octobre, de novembre avec un peu de chance, le vent nous rattrapait avant de rentrer chez nous, et nous savions que le « bon temps » était fini. (...)
   Dans mon village, l'hiver commençait quand le vent le voulait, quand il lui prenait le caprice de nous poursuivre dans les rues et de nous égratigner le visage de ses ongles de cristal comme s'il avait de vieux comptes à régler avec nous, une dette qui ne se soldait pas jusqu'à l'aube, car il continuait à vrombir sans repos de l'autre côté des portes, des fenêtres fermées, pour cesser soudain, comme empiffré de sa propre furie, à cette heure où même les insomniaques dorment déjà.
   Et dans ce calme rusé et discret, malgré les livres et les calendriers, et bien que ce n'était sur aucune affiche, la première gelée tombait sur nous.
Après, tout était hiver. » (…)
(Trad : Colo)
Site en français : http://www.books.fr/best-seller/la-guerre-sans-fin/qualification_id=9/


EL LECTOR DE JULIO VERNE” de Almudena Grandes es una novela que cuenta la historia de un niño de 9 años, Nino, hijo de guardia civil, en un pueblo de la sierra de Jaen. Un niño que jamás olvidará el verano 1947 cuando hizo un encuentro que cambiará su vida... Una novela dura y delicada a la vez, apasionante, que tiene lugar durante la post- guerra civil.




La novela empieza por una página que me pareció magistral:

La gente dice que en Andalucía siempre hace buen tiempo, pero en mi pueblo, en invierno, nos moríamos de frío.
    Antes que la nieve, y a traición, llegaba el hielo. Cuando los días todavía eran largos, cuando el sol del mediodía aún calentaba y bajábamos al río a jugar por las tardes, el aire se afilaba de pronto y se volvía más limpio, y luego el viento, un viento tan cruel y delicado como si estuviera hecho de cristal, un cristal aéreo y transparente que bajaba silbando de la sierra sin levantar el polvo de las calles. Entonces, en la frontera de cualquier noche de octubre, noviembre con suerte, el viento nos alcanzaba antes de volver a casa, y sabíamos que lo bueno había acabado. (…)
   En mi pueblo, el invierno empezaba cuando quería el viento, cuando al viento se le antojaba perseguirnos por las calles y arañarnos la cara con sus uñas de cristal como si tuviera alguna vieja cuenta que ajustar con nosotros, una deuda que no se saldaba hasta la madrugada, porque seguía zumbando sin descanso al otro lado de las puertas, de las ventanas cerradas, para cesar de repente, como empachado de su propia furia, a esa hora en la que hasta los desvelados duermen ya. Y en esa calma artera y sigilosa, a despecho de los libros y calendarios, aunque no estuviera escrito en ningún cartel, la primera helada caía sobre nosotros. Después, todo era invierno.”(...)

Os recomiendo esta lectura, dura a la par que delicada.

Explicación de la novela por la autora: http://www.almudenagrandes.com/
Foto: Fuensanta de Martos, pueblo de la novela / Village du roman
  


1 juin 2011

Jouait mon âme.../ Jugaba mi alma....

Orages, coupures de courant, pluies.

Cabrioles d’escargots, absence des libellules acrobates.

Alors, simplement deux nocturnes, merveilleux, de F. García Lorca cette semaine.

Tormentas, cortes de luz, lluvias.

Cabriolas de caracoles, ausencia de las libélulas acróbatas.

Entonces, simplemente, dos nocturnos, maravillosos, de F. García Lorca esta semana.

NOCTURNOS

Un brazo de la noche

entra por mi ventana.


Un gran brazo moreno

con pulseras de agua.


Sobre un cristal azul

jugaba al río mi alma.


Los instantes heridos

por el reloj…pasaban.

NOCTURNES

Un bras de la nuit

entre par ma fenêtre.


Un grand bras brun

avec des bracelets d’eau.


Sur une vitre bleue

jouait mon âme à être fleuve.


Les instants blessés

par l’horloge…passaient. (Trad. Colo)




Asomo la cabeza

por mi ventana, y veo

cómo quiere cortarla

la cuchilla del viento.


En esta guillotina

invisible, yo he puesto

la cabeza sin ojos

de todos mis deseos.


Y un olor de limón

llenó el instante inmenso,

mientras se convertía

en flor de gasa el viento.


Je passe la tête

par ma fenêtre, et je vois

comment veut la couper

la lame du vent.


Sur cette guillotine

invisible, j’ai mis

la tête sans yeux

de tous mes désirs.


Et une odeur de citron

emplit l’instant immense,

tandis que se transformait

en fleur de gaze le vent. (Trad Colo)


Foto 1: http://bouh.wordpress.com/tag/femme/

Foto 2: http://vietnamblog.danthony.org/?2008/07/24/154-fenetre-sur-la-pluie

18 mai 2011

On the rocks

Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe,
Et de l'enfant qui chante il emporte la voix.
O vent ! que vous courbez à la fois de brins d'herbe !

Et que vous emportez de chansons à la fois !

Victor Hugo, Promenade dans les rochers II (extrait, mais lisez le poème entier ici)

El viento acuesta los juncos sobre la magnífica roca,

Y del niño que canta la voz arrastra.

¡Oh viento! ¡Cuántas briznas de hierba curvas a la vez!

¡Y cuántas canciones a la vez te llevas!

Victor Hugo, Paseo por las rocas II (extracto) Trad.Colo…no rima, ¡lo siento!

Dimanche matin gris-pluie. Direction centre-sud, à Cap Blanc, le nom est le même en majorquin qu’en français, en espagnol c’est Cabo Blanco.

Un endroit si spécial, solitaire, bordé d’une falaise qui de loin semble blanche, où se dresse un phare blanc, où volent et nichent de nombreuses mouettes, mais surtout où le vent souffle avec force, quasi en permanence. Les quelques arbustes existants sont penchés, l’écume a creusé des trous dans la roche qui couvre le sol.

Et curieusement, à notre enchantement, nous découvrons en regardant de près que de minuscules plantes, fleurs et lichens ont réussi à s’installer dans des sortes de mini baignoires laissées par la mer. S’agenouiller, admirer...

On dirait des jardins lilliputiens, habilement agencés.

Domingo por la mañana, gris-lluvia. Dirección centro-sur, a Cabo Blanco, Cap Blanc en mallorquín.

Un lugar tan especial, solitario, bordeado por un barranco que de lejos parece blanco, donde domina un faro blanco, donde vuelan y anidan multitud de gaviotas, pero sobre todo donde sopla, casi siempre, con fuerza el viento. Los pocos arbustos existentes están encorvados y la espuma del mar ha cavado hoyos en la roca que cubre el suelo.

Y curiosamente, para nuestro encanto descubrimos, al mirar de cerca, que unas plantas minúsculas, flores y líquenes han conseguido instalarse en unas mini bañeras dejadas por el mar. Arrodillarse y admirar...

Parecen unos jardines liliputienses, hábilmente agenciados.

Photos...clic pour agrandir: 1) Tania (merci!) 2-3) Colo

6 avr. 2011

Rencontre de vents / Encuentro de vientos


“Toda cultura nace de la mezcla, del encuentro, de los choques. Por el contrario, a raíz del aislamiento mueren las civilizaciones” Octavio Paz

"Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. À l'inverse, c'est de l'isolement que meurent les civilisations" Octavio Paz


(Photo Colo et illuminée par JEA, mille mercis! Cliquez pour agrandir)


Hier et toujours c’est le Mexicain Octavio Paz et ses vers qui m’ont séduite, emmenée danser dans l’espace ; instants magiques.

Ayer y siempre el Mejicano Octavio Paz y sus versos me han seducido, llevado a bailar en el espacio; instantes mágicos.

Viento Octavio Paz

Cantan las hojas,
bailan las peras en el peral;
gira la rosa,
rosa del viento, no del rosal.

Nubes y nubes
flotan dormidas, algas del aire;
todo el espacio
gira con ellas, fuerza de nadie.

Todo es espacio;
vibra la vara de la amapola
y una desnuda
vuela en el viento lomo de ola.

Nada soy yo,
cuerpo que flota, luz, oleaje;
todo es del viento
y el viento es aire siempre de viaje.

Vent

Chantent les feuilles,
dansent les poires sur le poirier ;
tourne la rose,
rose du vent, pas du rosier.

Nuages et nuages
flottent endormis, algues de l’air ;
tout l’espace
tourne avec eux, force de personne.

Tout est espace ;
vibre la tige du coquelicot
et l’un, nu,
vole dans le vent dos de la vague.

Rien je suis,
corps qui flotte, lumière, houle ;
tout est au vent,
et le vent est de l’air toujours en voyage.
(Trad. Colo)

Extrait d’une interview d’Octavio Paz datant du 2 septembre 1992 dans le journal belge Le Soir.

- De quelle époque datent vos premiers poèmes?


- J'inventais des poèmes quand j'étais enfant mais je ne les écrivais pas de manière délibérée: des imitations, c'est normal! Aristote dit que l'homme est surtout l'animal capable d'imiter. C'est ce qui nous permet d'apprendre, et la création commence comme un pastiche: il faut l'accepter ainsi, même chez Mozart.
Après vient la transgression.
Et l'amour de la transgression. Ce «passage à travers» n'a pas la même importance pour tout le monde, peut-être pas pour moi, alors qu'elle en a eu tant pour les surréalistes. J'aimais beaucoup la transgression sur le plan moral, philosophique, politique, ce qu'on appelle la subversion, mais, au point de vue littéraire, je suis plus attaché à une idée de perfection, au sens de rendre perfectible.

Les amis de Breton aimaient la poésie dans une sorte de spontanéité alors que, moi, je crois que la poésie doit pouvoir résister à l'érosion du temps, qu'elle doit se couler dans la forme d'un poème.

José Cuneo (pintor paraguayo) Suburbios.


Extracto de una entrevista a Octavio Paz del 2 de septiembre 1992 en el periódico belga Le Soir.

¿De qué época datan sus primeros poemas?

Inventaba poemas cuando era niño, pero no los escribía de forma deliberada: imitaciones, ¡es normal! Aristóteles dice que el hombre es sobre todo capaz de imitar. Es lo que nos permite aprender, y la creación empieza como un plagio, hay que aceptarlo así, incluso con Mozart.

Luego viene la trasgresión.

Y el amor de la trasgresión. Ese “tránsito” no tiene la misma importancia para todo el mundo, tal vez no para mí, y sin embargo tanta para los surrealistas. Me gustaba mucho la trasgresión en el plano moral, filosófico, político, lo que se llama la subversión, pero, desde el punto de vista literario, estoy más ligado a una idea de perfección, en el sentido de volverse perfectible.

A los amigos de André Breton les gustaba la poesía como un tipo de espontaneidad mientras que, yo, creo que la poesía debe poder resistir a la erosión del tiempo, que debe moldearse en la forma de un poema. (Trad. Colo)

25 mars 2011

D'île en île, le vent / De isla en isla, el viento

Le vent s’amuse-t-il à voyager d’île en île emportant avec lui espérances et tristesses ?

Hiromi le croit.

Hiromi et sa famille qui vivent sur mon île depuis longtemps, qui ont la tête sous les décombres de la leur.

Hiromi me raconte, elle peint beaucoup pour l’instant.

Elle me parle de Haïti aussi.

Iles, îles.

¿Se divierte el viento al viajar de isla en isla llevando consigo esperanzas y tristezas?

Lo cree Hiromi.

Hiromi y su familia que viven en mi isla desde hace tiempo, que tienen la cabeza bajo los escombros de la suya.

Hiromi me cuenta, pinta mucho en estos momentos.

También me habla de Haití.

Islas, islas.



Une chanson de Laura López Castro, les paroles en espagnol ici. La musique est belle aussi, écoutez!



Mon corps au vent
Laura López Castro

Trad. Colo

Arrive la nuit et par ma fenêtre

Entre un vent qui m’apporte tristesse

Noire ombre

Qui se couche lentement sur moi

Battements qui semblent accrus

Par l’obscurité


Mes yeux clos surveillent l’intérieur

Essayent de calmer le battement

J’essaye d’échapper à cette triste réalité

Que le sommeil me mène ailleurs


J’offre mon sommeil au vent

J’offre mon sommeil à la mer

Je voyage avec l’espoir

A la recherche de la vérité


J’offre mon temps au vent

J’offre mon âme à la mer

Je voyage avec l’espoir

A la recherche de la vérité


Arrive la nuit et par ma fenêtre

Entre un vent qui m’apporte tristesse

J’offre mon temps au vent

J’offre mon sommeil à la mer

Voyageant avec l’espoir

A la recherche de la vérité

…..

(Répétitions)

Bonne nuit ma vérité (bis)