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14 juil. 2025

Entre eux / Entre ellos

 

 

Le mur


il ne sait rien de la mer



La mer


elle ne sait rien du mur



Entre eux


le va-et-vient du vent
 

 

extrait de Komboloï, Werner Lambersy 

 



Photo Colo, Nord de Mallorca



La pared
no sabe nada del mar

El mar
no sabe nada de la pared

Entre ellos
el vaivén del viento

(Trad, Colo) 

 

Bonne semaine!


¡Qué tengáis una buena semana!

 

9 juil. 2025

Un peu de tout, la vie en été / Un poco de todo, la vida en verano

 

Balade quotidienne avant que le soleil ne rende le plaisir de vivre par trop chaleureux.

Paseo cotidiano antes que el sol convierta el placer de vivir demasiado caluroso.





Trois femmes et un chien, groupe d'âges disparates. Nous rencontrons pas mal de gens qui profitent de la relative fraîcheur du matin. Marche lente dans la campagne, rien ou presque ne nous échappe. V, la plus âgée, s'arrête souvent pour parler des choses de la terre, de la vie dans le village de sa jeunesse. Son père était berger de moutons, elle raconte si bien la vie d'alors.


Tres mujeres y un perro, grupo de edades variadas. Nos encontramos con bastante gente que aprovecha el relativo frescor de la mañana. Paseo lento por el campo, nada o casi nada se nos escapa. V, la mayor, se para a menudo para hablar de cosas de la tierra, de la vida en el pueblo de su juventud. Su padre era pastor de ovejas, cuenta tan bien la vida entonces.


De nombreux papillons cette année, des hirondelles à foison, et l'autre jour ces cochons qui ont à peine daigné ouvrir un œil à notre passage.

Hay numerosos conejos este año, golondrinas en abundancia y, el otro día, esos cerdos que apenas se dignaron a abrir un ojo a nuestro paso.



Sommeil de porcs / Sueño de cerdos Mallorca Foto Colo




Cette semaine, à l'ombre, j'ai lu ce poème qui résume si bien nos petites peurs et nos grands courages.

Esta semana, a la sombra, leí este poema que resume tan bien nuestros pequeños miedos y nuestras grandes valentías.





Valiente / Courageux



GRACIA IGLESIAS LODARES (Madrid 1977)




 Il avait peur des pas

des portes entrouvertes

des rideaux

des pieds des sphinx

de la langue des chats



Il était effrayé par les rires des vieux

et par les photos d'enfants en cravate

par les ours en peluche

par les mouettes au cinéma

des années soixante



Il craignait surtout de

voir pleurer son père

de parcourir un couloir

de se couper avec du papier

et de mourir chaque nuit



Mais il était si courageux

qu'il regardait dans les yeux

et qu'il épanchait son âme

et disait je t'aime

 
et c'était vrai.

(Trad:Colo)


 

Le daban miedo las pisadas

las puertas entreabiertas

las cortinas

los pies de las esfinges

la lengua de los gatos.


Le asustaban la risa de los viejos

y las fotos de niños con corbata

los osos de peluche

las gaviotas de cine

de los años sesenta.


Temía sobre todo

ver llorar a su padre

recorrer un pasillo

cortarse con papel

y morir cada noche.


Pero era tan valiente

que miraba a los ojos

y derramaba el alma

y decía te amo

y era cierto.


 Billet repris en partie de celui publié il y a 10 ans. Il est des choses qui ne changent pas....

22 oct. 2024

Sans souliers / Sin zapatos

 

Ce poème m'a fait penser à ma très vieille amie, Margarita, qui était analphabète.
Este poema me hizo pensar en mi amiga, muy mayor, Margarita, que era analfabeta.

Antònia Vicens nació en Santanyí (Mallorca) en 1941. Es novelista y poeta.
Née à Santanyí (Mallorca) en 1941, elle est romancière et poète.

Sorolla, el viejo pescador


 
Il avait toujours mal aux pieds

Les pieds le faisaient toujours souffrir
mon père.
C’est en boitant qu’il parcourait tous les magasins de chaussure
à la recherche de souliers confortables qui l’aideraient
à supporter le poids de toutes les blessures
déchirements et coupures
que la mer lui avait faits.
Il n’en trouva jamais. Il a dû s’en aller
pieds nus avec sa montre et son couteau
à couper le pain, à couper les larmes, dans la poche de la veste et
la figure blanche comme l’écume des vagues
tant de fois surfées.

Toujours il me le disait:
Je n’ai pas eu d’enfance.

Il ne se l’ôtait pas de la tête:
J’ai appris à écrire mon nom à la guerre

Sifflaient les balles glissaient les étoiles
de sang quand j’ai appris à écrire mon nom.
Je ne voulais pas être un aide-maçon quelconque

Et ma mère disait :
C’est un bel homme. Dommage
qu’il ne sache pas écrire. Toi
tu dois aller à l’école Antonia.Tu
ne dois pas être une ignorante comme ton père, ma fille.

Et le bleu de ses yeux se répandait sur ses joues quand,
diluvienne,
elle pleurait son absence.
(Traduction Colo) 

Alexander Ignatius Roche, the old fisherman


LOS PIES SIEMPRE LE DOLÍAN


Los pies siempre le dolían
a mi padre.
Cojeando recorría todas las zapaterías
buscando unos zapatos bastante cómodos que lo ayudaran
a sobrellevar el peso de  todos los daños
los desgarros y los cortes
que el mar le había hecho.
Nunca los encontró. Tuvo que marcharse
descalzo con el reloj de pulsera y el cuchillo
de rebanar pan de rebanar lágrimas en el bolsillo de la chaqueta y
una cara blanca como la espuma de las olas
que tantas veces montó.

Me lo decía siempre:
No tuve infancia.

No se lo sacaba de la cabeza:
Aprendí a escribir mi nombre en el frente.

Chillaban balas se deslizaban estrellas
de sangre cuando yo aprendía a escribir mi nombre.
No quería ser un peón cualquiera.

Y decía mi madre:
Es un hombre apuesto. Lástima
que no sepa escribir. Tú
tienes que ir a la escuela Antònia. No
tienes que ser un ignorante como tu padre hija.

Y el azulete de los ojos se le esparcía por las mejillas cuando
diluviana
lloraba su ausencia.

*
Traducción de Carlos Vitale*

L'original en catalan.

ELS PEUS SEMPRE LI FEIEN MAL /// Els peus sempre li feien mal / al pare. / Ranquejant recorria totes les sabateries / cercant unes sabates prou còmodes que l’ajudessin / a dur el pes de tots els traus / els treps i els talls / que la mar li havia fet. / No les va trobar mai. Va haver d’anar-se’n / descalç amb el rellotge de polsera i el ganivet / de llescar pa de llescar llàgrimes dins la butxaca del gec i / una cara blanca com l’escuma de les ones / que tantes vegades va muntar. / M’ho deia sempre: / No vaig tenir infància. / No s’ho treia del cap: / Vaig aprendre a escriure el meu nom al front. / Giscaven bales lliscaven estrelles / de sang quan jo aprenia a escriure el meu nom. / No volia ser un peó qualsevol. / I deia la mare: / És un home plantós. Llàstima / que no sàpiga escriure. Tu / has d’anar a l’escola Antònia. No / has de ser una ignorant com ton pare filla. / I el blavet dels ulls se li escampava per les galtes quan / diluviana / plorava la seva absència.

 
(reprise du billet de 2018)

26 sept. 2024

Cycles de vie /Ciclos de vida

 

Vous souvenez-vous de ce fruit inconnu, le melon-poire ?

Et bien il a mûri, nous l’avons goûté. Est-ce le climat d’ici qui est différent de celui de l’Amérique du sud? 



 

Enfin voilà: la texture ressemble à celle de la poire, mais le goût, très peu sucré, fade, ne nous a rappelé ni le melon, ni le concombre. Bref, un coup dans l’eau…

De l’eau il en est tombé un peu, mais l’humidité est telle en ce moment que tout prolifère: la petite route qui mène à notre cul de sac est abondamment fleurie maintenant, ça c’est côté agréable, l’autre est que les moustiques pullulent, des légions, vraiment.

 




  Mais la nature est bien faite, les hirondelles, des centaines d’entre elles, ont accouru. Il paraît que chacune mange 1.700 insectes par jour, ce qui nous arrange bien en ce moment...

 

https://www.aquila-art.com/products/triptych-swallows-print-picture

Sur les fils, elles guettent les nuées de moustiques, il faut se nourrir mais surtout bien nourrir les jeunes nées cet été, afin qu’elles puissent réaliser la migration jusqu’au golf de Guinée, 5000 km, où elles passeront l’hiver.


Manger, être mangé, survivre. Voilà quelques nouvelles d'ici. 

Bonne semaine.


13 sept. 2024

Enfin ! / ¡Por fin !

 Après un mois d'août torride, voici ce matin nuages et fraîcheur, peut-être même 

quelques gouttes de pluie, on ne peut rêver mieux.

Voici une photo du sommet du Galatzo, la montagne derrière chez nous.


Después de un mes de agosto abrasador, he aquí esta mañana nubes y frescor, tal vez 

unas gotas de lluvia, no se puede soñar nada mejor.

Aquí una foto de la cima del Galatzo, la montaña detrás de nuestra casa.




La femme et le paysage    Stefan Zweig

Jusqu'au plus loin qu'atteignait ma vue je trouvais la même attente qu'il y avait en moi, des fissures s'étaient ouvertes dans la terre qui maintenant s'élargissaient comme de petites bouches assoiffées; pore à pore elles s'ouvraient et répandaient, cherchant de la fraîcheur, le plaisir froid, bouleversant de la pluie, et moi je sentais quelque chose de pareil dans mon propre corps. 
Sans que j'en sois consciente, mes doigts se crispèrent comme si je pouvais saisir les nuages et les entraîner d'un coup vers un monde évanoui...” (Trad.Colo)

La mujer y el paisaje    Stefan Zweig

«Hasta donde alcanzaba la vista encontraba la misma expectación que había en mí, se habían abierto grietas en la tierra que ahora se ensanchaban como si fueran pequeñas bocas sedientas; poro a poro se abrían y se expandían buscando frescor, el placer frío, estremecedor de la lluvia, y yo experimentaba algo semejante en mi propio cuerpo. 
Sin que fuera consciente de ello, mis dedos se crisparon como si pudieran agarrar las nubes y arrastrarlas de una vez hasta este mundo desfallecido...»

4 sept. 2024

"Voyager pour peindre" "Viajar para pintar" est le titre de l'expo.

Dimanche matin, 9h10, il ne fait pas encore trop chaud et nous sommes seuls dans la salle d’exposition du Musée de Mallorca.
L’idéal pour admirer les quelques tableaux peints par Sorolla durant l’été 1919 à Mallorca.
 
Il les a réalisés pour son plaisir, “ libre de toute commande, Sorolla peint pour lui-même”; la plupart des tableaux ne sont d’ailleurs pas signés, peut-être même pas vraiment terminés.
Il s’était installé à Cala San Vicente et a choisi le même côté de la calanque à différents moments de la journée. Le côté appelé “El Cavall Bernat”, avec un peu d’imagination on y voit la tête d’un cheval.

Peintre de la lumière.



(click pour agrandir)








Pour ceux qui le connaissent peu, cette vidéo de l’exposition à Paris en 2016 est fort intéressante. 

 

18 juin 2024

De livres et de clubs / De libros y clubs

 

                      " J'y suis entré plusieurs fois, mais ils ont toujours la même chose: des livres."

 


 

  Voilà qu'ont eu lieu les dernières réunions des deux clubs de lecture auxquels je participe, pour des raisons un peu différentes.


Le premier se passe dans mon village, à la bibliothèque, et les livres, choisis par le Consell ( gouvernement local), nous sont prêtés. Les réunions ont lieu plus ou moins tous les deux mois et sont encadrées par une dame qui donne une introduction souvent biographique et lance des thèmes ou sujets de discussions. Nous sommes en général 8 à 10 femmes (non, les hommes n’en sont pas exclus !).

Toutes les femmes sont du village, presque toutes à la retraite, elles aiment beaucoup lire, n’ont pas de formation littéraire mais une grande sensibilité pour tout ce qui concerne l’humain.

Souvent des anecdotes locales, de l’île, s’y mêlent, c’est animé et joyeux. Je me souviens de l’une d’elle, ex-couturière, qui nous a raconté les mariages, les toilettes d’antan au village, ce n’était pas triste !

J’y participe avec plaisir, même quand le livre n’est pas vraiment folichon, cela me permet aussi de créer des liens avec elles. Et de parler majorquin (elles sont très patientes avec moi), tout se passe dans leur langue, bien évidemment. 

 

                                                          Edward Penfield


Le second est à Palma (14 km d’ici) dans une librairie. La dame qui fait la liste des livres de l’année et anime les réunions est professeure de littérature à l’Université et nous fait lire, découvrir des auteurs de tous pays, jamais des romans récents.

Ici nous devons nous procurer les livres ( qui, par hasard, sont présentés sur une table lors des réunions, héhé).

Entre 10 et 15 personnes y participent, d’horizons différents. Alors ici on analyse les œuvres, le style, etc...et ça discute ferme. Très intéressant d’écouter, de partager différents points de vue, surtout qu’il y a une variété d’âges, entre 30 et 74 ans, hommes et femmes. Alors bien sûr la compréhension et les réactions sont diverses.

À la lecture de “Olive, enfin” (dont le titre en Espagnol est fort beau, Luz de febrero, lumière de février), de Elizabeth Strout, les jeunes femmes d’une trentaine d’années et le monsieur de 71 ans n’avaient évidemment pas la même approche de Bernie (le nouveau compagnon âgé d’Olive), qui a des difficultés physiques, souffre de solitude, et a des problèmes de prostate.

Ce livre, par son humanité, m’a profondément touchée. L’automne de nos vies, de celle d’Olive…

 

Alors voici quelques livres-clubs, parmi ceux traduits en français, lus et aimés en 2023-2024:


Le jardin de verre, Tatiana Tibuleac

L’amour d’Erika Ewald, Stefan Zweig

Passage des miracles, Naguib Mahfu

Trust Hernán Diaz

Hedda Gabler, Henrik Ibsen

La petite fille de monsieur Linh, Philippe Claudel







17 janv. 2024

Chronique d'un noyau

  Il paraît que ce n’est pas aisé, mais le résultat dépasse de loin toutes mes 

espérances. Aux innocentes les mains pleines. 


Donc, il y a une quarantaine d’années, et comme des millions personnes j’imagine, après avoir mangé un avocat, j’ai mis le noyau sur un verre d’eau. Peu à peu des racines en sont sorties, le noyau s’est ouvert en deux, une tige puis deux feuilles. Puis plus.



 

Planté dans un pot, il est devenu si grand que j’ai fait un trou dans la terre juste devant la maison, histoire de le surveiller de près.



Les gens d’ici disent, enfin pensent, que le climat de l’île ne convient pas à ce type d’arbres.

Regardez-le, je me demande comment il serait si c’était le cas…. Madre mía. Il est devenu gigantesque, envahit le toit (on est obligés de le raccourcir), mais donne une ombre bienvenue à la façade, au petit étang, et produit entre 70 et 80 kilos d’avocats par an.

 


 

Bon, il ne nous rend pas toujours la vie facile, parfois ils sont haut perchés…



L’énorme avantage de ce fruit c’est qu’il ne mûrit que plusieurs jours après sa cueillette, ce qui permet de faire un roulement. Entre novembre et avril nous en mangeons, je dirais tous les jours, un par jour chacun. Et puis nous en offrons, un cadeau facile pour nous, très apprécié des amis.


Des dizaines d’oiseaux, des moineaux surtout et des tourterelles, y nichent ou dorment, ce qui , en été, nous éveille tôt.

Le vent dans l´épais feuillage, une musique apaisante. 

Histoire d'un arbre.... 


NB: Les photos ne sont pas de moi, glanées sur la Toile et très ressemblantes à ma réalité, pour une raison qui m'échappe, les miennes, prises avec mon téléphone, ne veulent plus être publiées sur mon blog, grrrrr! 

Si l'un d''entre vous est sur Blogspot et a une idée....

5 juil. 2023

Un tour du terrain / Una vuelta al terreno

 

Ah là, là. Rien n’est jamais simple en agriculture ; il a pas mal plu, c’est inhabituel, fin mai et début juin. Les grincheuses, je veux parler des tomates bien sûr, n’ont pas aimé ça du tout. Elles essaient de se rattraper...jusqu’au prochain caprice.




 

 

 

 

 

 

 

 

Par contre certaines fleurs, les concombres et haricots ont adoré ces pluies. 


 

Des kilos de concombres, qu’en faire ? En offrir, mais il faut choisir à qui car les Majorquins n’en mangent pas, ce n'est pas dans leur culture alimentaire. 

J’en fais, ce qui est vraiment bienvenu en été, des soupes froides comme celle-ci, très simple.

Peler 2 concombres, les couper en morceaux. Y ajouter du sel, du poivre, 2-3- gousse d’ail écrasé, une petite boite de soja cuisine, un jus de citron, 4 feuilles de menthe et de l’eau à volonté.

Passer le tout au mixer pour en faire une soupe fine. Mettre au réfrigérateur plusieurs heures, ou la veille c’est encore mieux.

Voilà les pommes de terre rangées, dans l’obscurité. L’ail est tressé. Bonnes choses de faites.

Les oignons blancs ont une grosse bedaine, un embonpoint bienvenu !



Absolument indisciplinées, les tiges des courgettes s’en vont en balade là où ça leur chante, au contraire des sages raisins que nous ensachons pour leur éviter bestioles et maladies.




Au pied des lavandes, les plantes d'aubergines, en retard cette année.



Mangerons-nous des fruits du grenadier ? Chaque année des promesses, puis la plupart s’ouvrent, éclatent, sèchent, bouuuh.



Pour finir, voilà quelques fleurs des pays chauds et secs qui donnent de la couleur au jaune paille. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet arbuste est un Abelia. Perenne, il ne demande aucun soin, fleurit puis devient rouge-ocre

Cet arbuste est un Abelia. Perenne, il ne demande aucun soin, fleurit puis devient rouge-ocre

                   Les fleurs de fenouil sauvage m'enchantent et nos lapins adorent croquer les tiges...Derrière c'est un laurier aux feuilles comestibles.






7 août 2022

Pause chaleur

 Le cerveau en bouillie, les doigts qui s'emmêlent sur le clavier...il est temps de 

faire une pause. Non pas que je parte où que ce soit, ni le potager, ni les arbres, ni

les poules/lapins/chien ne le permettent. 

Tous souffrent, on se soulage mutuellement, du moins on essaye...



À bientôt, prenez soin de vous aussi !

2 août 2022

Les années '70 et '80 d'Annie Ernaux

 

Samedi dernier le festival de cinéma Atlàndida de Mallorca avait programmé “The super 8 years” réalisé par Annie Ernaux et son fils, David Ernaux Briot. 

 Belle surprise pour moi, Annie Ernaux et son fils étaient présents et ont répondu à quelques questions sur la réalisation de ce documentaire. 


                                    Devant la cathédrale de Palma (La Seu)


“En revoyant nos films super huit pris entre 1972 et 1981, il m’est apparu que ceux-ci constituaient non seulement une archive familiale mais aussi un témoignage sur les loisirs, le style de vie et les aspirations d’une classe sociale, dans la décennie qui suit 1968. Ces images muettes, j'ai eu envie de les intégrer dans un récit croisant l'intime, le social et l'histoire, de rendre sensible le goût et la couleur de ces années-là." Annie Ernaux


Elle n’y commente pas les images mais raconte sa vie, celle de la France, celle du monde, leur évolution à tous durant ces années. Ils voyagent, vont au Chili, en Albanie, en Russie...

On comprend comment peu à peu son couple se délite, son malaise croissant, puis la parution de son premier livre qu’elle a écrit en cachette “Les armoires vides”, puis “La femme gelée”.

 



Jamais elle n’a oublié “sa race” comme elle le dit dans le film, sa classe sociale.


On note des chansons de l’époque comme “Le sud” de Nino Ferrer” ou “L’été indien” de Joe Dassin, l’affaire des bijoux de Bocassa et Giscard d’Estaing, ou l’assassinat de Allende qu’ils avaient rencontré au Chili.

 

Ce film a eu le prix du Festival de Cannes et, si mes informations sont bonnes, il sortira en salle en France vers novembre.


J’y suis allée avec mon mari et ma fille qui, tous deux, comprennent bien le français; une chance car , s’il y avait des sous-titres en espagnol, ils ont pu apprécier la beauté du texte et la diction si agréable à l’oreille d’Annie Ernaux.

Si certains critiques l’ont trouvé fade ou monotone, nous on a adoré.



4 mars 2022

Inattendue

 

                     Foto I. Pampín, gracias !


Là, entre les fraisiers et les oignons encore endormis, cette robuste plante de 

bourrache a décidé que cet endroit lui plaisait; elle fleurit depuis début 

février. 

Inattendue, je ne me lasse pas de l'admirer.

Les très nombreuses fleurs d'un bleu couleur ciel pâle ou violet foncé

mettent une note poétique dans le potager, gaîté et douce saveur de concombre

 dans les salades. 

Les feuilles, étonnamment velues, douces à caresser.  

Pourvu qu'aucun lapin... 



Foto I. Pampín.

16 févr. 2021

Nourritures terrestres / Alimentos terrenales

 

Gabriela Mistral ne m’en voudra pas, vous non plus j’espère, si je postpose le billet sur elle.

Les travaux du potager m’accaparent, comme à chaque printemps. Oui, il est arrivé ici et il s’agit de ne pas rater le moment idéal pour certaines plantations.

Avant ça, il faut remettre en état le terrain qui n’en a fait qu’à sa tête pendant des mois.


Alors je vais vous montrer ce que nous mangeons en ce moment, ce qui est déjà fait et...ce qu’il reste à faire !!!

Zut, on ne peut pas voyager, mais je vous inviterais bien, histoire de bavarder en désherbant ou retournant la terre, plantant des patates…

J’ai pris ces photos aujourd’hui, 16 février, sous un ciel gris.


Gabriela Mistral no me lo reprochará, vosotros tampoco espero, si pospongo la entrada sobre ella.

Los trabajos de la huerta me acaparan, al igual que a cada primavera. Sí, aquí ya ha llegado y se trata de no perder el momento ideal para algunas plantaciones.

Pero antes hay que cuidar de la tierra que hizo lo que quería durante meses.

Entonces os voy a enseñar lo que comemos en este momento, lo que ya está hecho...y lo que queda por hacer !!!

Si os apetece echarnos un mano...

Saqué esas fotos hoy, el 15 de febrero, bajo un cielo gris.

 

Choux et laitues tout l'hiver, les fèves commencent à compléter nos assiettes



Nous avons planté des oignons et de l'ail frais


 




Bientôt au menu artichauts et fraises





 


 

 

 

 

 

 

 

Le terrain est en terrasses, il reste du boulot !

Mini pause de blog donc, à bientôt.