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28 janv. 2026

Fleurs d'hiver


   

Si l’amandier fleurit en hiver c’est pour que les abeilles le pollinisent et qu’ainsi il ait le temps de former l’amande avant la chaleur sèche de l’été. Pour l’heure le fruit aura grandi et sera assez mûr pour ne plus rien avoir besoin de la terre.

Un arbre courageux donc qui prend le risque de geler plutôt que celui de la sécheresse certaine de l’été.

Les premières fleurs, une joie attendue avec impatience et sourire.

Comme l’écrit Marie Bonheur du Jour,

 “après les mimosas ce seront les amandiers qui fleuriront
et bouleverseront les cœurs comme une autre tempête.
Il y a toujours des tempêtes.”

http://bonheurdujour.blogspirit.com/archive/2026/01/28/jour-de-tempete-3385126.html





21 janv. 2024

Hiver / invierno

 

Un beau cadeau de Noël ou des Rois Mages ces deux recueils de poèmes dont  “À 

l’aube du vent”. Merci beaucoup Maïté.




Empreintes d’hiver    

Marie Laugery



La brume a remplacé l’espace

Sans repère

Le ciel s’est perdu


La saison habite un nuage

Le temps d’un sommeil blanc


Immobiles

Les branches dessinent le froid

En bouquet de cristal

Le soleil a mis ses yeux gris

Pour un regard de givre

Délicat

S’essaime en flocons le silence

Paroles d’étoiles.

Édition Le Solitaire, p. 29

 


https://www.naturephotographie.com/portfolios/noir-et-blanc/des-arbres-blancs-en-hiver/


Huellas de invierno


La niebla ocupó el espacio

Sin mojón

El cielo se perdió

La estación habita una nube

el tiempo de un sueño blanco

Inmóviles

Las ramas dibujan el frío

En ramos de cristal

El sol ha puesto sus ojos grises

Para una mirada de escarcha

Delicado

Se dispersa en copos de nieve el silencio

Palabras de estrellas.


Trad: Colo

16 mai 2012

Un vent si cruel et délicat / Un viento tan cruel y delicado


LE LECTEUR DE JULES VERNE” de Almudena Grandes. (Épisodes d'une guerre interminable) Je crois que ce roman est traduit en français, mais je ne possède que le volume en espagnol.
Nino, 9 ans et fils de garde civil, vit dans un village de la Sierra Sur de Jaen; un garçon qui n'oubliera jamais l'été 1947, moment où il fait une rencontre qui changera sa vie... Un roman dur et délicat à la fois, passionnant aussi qui se déroule durant l'après-guerre civile. Je vous le recommande vivement.

Voici la première page du roman, elle me semble de toute beauté:

« Les gens disent qu'en Andalousie il fait toujours beau, mais dans mon village, en hiver, nous mourions de froid.
   Avant la neige, et par traîtrise, arrivait le gel. Quand les jours étaient encore longs, quand le soleil de midi chauffait toujours et que nous descendions jouer à la rivière, les après-midi, l'air soudain s'aiguisait et devenait plus propre, et puis le vent, un vent si cruel et délicat qu'on aurait dit qu'il était fait de cristal, un cristal aérien et transparent qui descendait de la sierra en sifflant, sans lever la poussière des rues. Alors, à la frontière de n'importe quelle nuit d'octobre, de novembre avec un peu de chance, le vent nous rattrapait avant de rentrer chez nous, et nous savions que le « bon temps » était fini. (...)
   Dans mon village, l'hiver commençait quand le vent le voulait, quand il lui prenait le caprice de nous poursuivre dans les rues et de nous égratigner le visage de ses ongles de cristal comme s'il avait de vieux comptes à régler avec nous, une dette qui ne se soldait pas jusqu'à l'aube, car il continuait à vrombir sans repos de l'autre côté des portes, des fenêtres fermées, pour cesser soudain, comme empiffré de sa propre furie, à cette heure où même les insomniaques dorment déjà.
   Et dans ce calme rusé et discret, malgré les livres et les calendriers, et bien que ce n'était sur aucune affiche, la première gelée tombait sur nous.
Après, tout était hiver. » (…)
(Trad : Colo)
Site en français : http://www.books.fr/best-seller/la-guerre-sans-fin/qualification_id=9/


EL LECTOR DE JULIO VERNE” de Almudena Grandes es una novela que cuenta la historia de un niño de 9 años, Nino, hijo de guardia civil, en un pueblo de la sierra de Jaen. Un niño que jamás olvidará el verano 1947 cuando hizo un encuentro que cambiará su vida... Una novela dura y delicada a la vez, apasionante, que tiene lugar durante la post- guerra civil.




La novela empieza por una página que me pareció magistral:

La gente dice que en Andalucía siempre hace buen tiempo, pero en mi pueblo, en invierno, nos moríamos de frío.
    Antes que la nieve, y a traición, llegaba el hielo. Cuando los días todavía eran largos, cuando el sol del mediodía aún calentaba y bajábamos al río a jugar por las tardes, el aire se afilaba de pronto y se volvía más limpio, y luego el viento, un viento tan cruel y delicado como si estuviera hecho de cristal, un cristal aéreo y transparente que bajaba silbando de la sierra sin levantar el polvo de las calles. Entonces, en la frontera de cualquier noche de octubre, noviembre con suerte, el viento nos alcanzaba antes de volver a casa, y sabíamos que lo bueno había acabado. (…)
   En mi pueblo, el invierno empezaba cuando quería el viento, cuando al viento se le antojaba perseguirnos por las calles y arañarnos la cara con sus uñas de cristal como si tuviera alguna vieja cuenta que ajustar con nosotros, una deuda que no se saldaba hasta la madrugada, porque seguía zumbando sin descanso al otro lado de las puertas, de las ventanas cerradas, para cesar de repente, como empachado de su propia furia, a esa hora en la que hasta los desvelados duermen ya. Y en esa calma artera y sigilosa, a despecho de los libros y calendarios, aunque no estuviera escrito en ningún cartel, la primera helada caía sobre nosotros. Después, todo era invierno.”(...)

Os recomiendo esta lectura, dura a la par que delicada.

Explicación de la novela por la autora: http://www.almudenagrandes.com/
Foto: Fuensanta de Martos, pueblo de la novela / Village du roman