26 juil. 2026

Calme sous la chaleur / Calma bajo el calaor

Terminons ce mois de chaleurs, de sueurs inhabituelles et si épuisantes physiquement et moralement par ce beau poème. En espérant que août sera plus aimable....



Près de la mer

Francisco Villaespesa

Tout est silence. Sous la treille
gît le lévrier, terrassé par la chaleur.
L'abeille retourne à la fleur, l'oiseau au nid,
et la cigale nous invite au sommeil.

Le chèvrefeuille qui s'agrippe au balcon
répand un doux parfum d'oubli ;
Et, au loin, s'entend la plainte
d'une peine andalouse portée par la guitare.

Sur la mer des épis, dans les vagues d'or,
les coquelicots embrasés figurent
des cœurs entourés de flammes...

Et la sueur, de ses gouttes scintillantes,
ceint tes boucles, dorées comme le soleil,
d'une royale couronne de diamants !

Trad: Colo

 

Sorolla

María en la playa de Zarauz, 1910

Colección particular


Junto al mar



Francisco Villaespesa



Todo en silencio está. Bajo la parra
yace el lebrel por el calor rendido.
Torna a la flor la abeja, el ave al nido,
y a dormir nos invita la cigarra.


La madreselva que al balcón se agarra,
vierte como un suave olor a olvido;
y a lo lejos escúchase el quejido
de una pena andaluza, en la guitarra.


Del mar de espigas en las áureas olas
fingen las encendidas amapolas
corazones de llamas rodeados…


¡Y el sudor, con sus gotas crepitantes,
ciñe a tus bucles, como el sol dorados,
una regia corona de diamantes!


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