Terminons ce mois de chaleurs, de sueurs inhabituelles et si épuisantes physiquement et moralement par ce beau poème. En espérant que août sera plus aimable....
Près de la mer
Tout
est silence. Sous la treille
gît
le lévrier, terrassé par la chaleur.
L'abeille retourne à la
fleur, l'oiseau au nid,
et la cigale nous invite au sommeil.
Le
chèvrefeuille qui s'agrippe au balcon
répand un doux parfum
d'oubli ;
Et,
au loin, s'entend la plainte
d'une peine andalouse portée par
la guitare.
Sur
la mer des épis, dans les vagues d'or,
les coquelicots embrasés
figurent
des cœurs entourés de flammes...
Et
la sueur, de ses gouttes scintillantes,
ceint tes boucles,
dorées comme le soleil,
d'une royale couronne de diamants !
Trad: Colo

Sorolla
María en la playa de Zarauz, 1910

Sorolla
María en la playa de Zarauz, 1910
Junto al mar
Francisco Villaespesa
Todo
en silencio está. Bajo la parra
yace el lebrel por el calor
rendido.
Torna a la flor la abeja, el ave al nido,
y a
dormir nos invita la cigarra.
La
madreselva que al balcón se agarra,
vierte como un suave olor a
olvido;
y a lo lejos escúchase el quejido
de una pena
andaluza, en la guitarra.
Del
mar de espigas en las áureas olas
fingen las encendidas
amapolas
corazones de llamas rodeados…
¡Y
el sudor, con sus gotas crepitantes,
ciñe a tus bucles, como el
sol dorados,
una regia corona de diamantes!
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