Loin
de moi l'idée de faire un cours sur Goya (Saragosse 1746-Bordeaux,
France, 1828) et son œuvre, si multiple et variée.
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| El pelele |
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| Las lavanderas |
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| Muchachos jugando a soldados |
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| Los Jugadores de naipes |
Loin
de moi l'idée de faire un cours sur Goya (Saragosse 1746-Bordeaux,
France, 1828) et son œuvre, si multiple et variée.
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| Los Jugadores de naipes |
Certains trocs sont plus intéressants que d’autres, le dernier m’enchante: des amandes grillées de Majorque en échange de livres de poésie.
Ainsi viennent d’arriver deux
recueils de Guillevic, Eugène. Superbes.
En ce dimanche voici trois très courts poèmes de la partie intitulée Le chant.
Le chant
Ouvre ses espaces
En dehors de l’espace.
………
Si le chant
N’épouse pas le silence
Alors il n’est pas.
………
Marc Chagall, Le violoniste bleu 1947
Le chant
Insinue toujours
Qu’il est là
Pour le salut de ceux
Auxquels il se donne.
Art poétique, Guillevic, Le chant, p324,329 Poésie / Gallimard
Par un jour gris, une visite...
En un día gris, una visita...
......
Juan Ramón Jimenéz, vous savez, l'auteur de Platero et moi (Platero y yo), était un poète sensible, mélancolique et solitaire, qui a passé sa vie à cultiver la beauté des mots.
Le poème d'aujourd'hui, lu et relu depuis des années, simple et profond, a de multiples sens, on peut y voir un alter ego par exemple.
Juan Ramón Jiménez
Je
ne suis pas moi.
Je suis celui
qui va à mes côtés sans
le voir
que, parfois, je vais voir
et que parfois
j’oublie.
Celui qui se tait, serein, quand je parle
celui
qui, doucement, pardonne quand je hais
celui qui se promène où
je ne suis pas
celui qui restera debout après ma mort.
Yolanda Ibañez 2018
Yo no soy yo
Juan Ramón Jiménez
Soy
este
que va a mi lado sin yo verlo,
que, a veces, voy a
ver,
y que, a veces olvido.
El que calla, sereno, cuando
hablo,
el que perdona, dulce, cuando odio,
el que pasea por
donde no estoy,
el que quedará en pie cuando yo muera
Le dernier billet était, sous la plume de Marie Laugery, dédié à l’hiver, à la
neige.
Toujours d’elle aujourd’hui, deux courts extraits de son recueil “Lumières”, qui
correspondent bien plus à ce que je vis.
Enfleurages
En jaune et rouge
les lauriers roses enflamment
les terres du Sud
Séduits quelques soleils blancs
s’y déposent
touchés par la grâce
fille
des terres du Sud
…
Calme bleu
Pourquoi la Méditerranée ?
- elle a dissous dans ses eaux
sa moisson de lavande.
Marie Laugery
Lumières
Édition Le Solitaire, p 61-64
Un beau cadeau de Noël ou des Rois Mages ces deux recueils de poèmes dont “À
l’aube du vent”. Merci beaucoup Maïté.
Empreintes d’hiver
La brume a remplacé l’espace
Sans repère
Le ciel s’est perdu
…
La saison habite un nuage
Le temps d’un sommeil blanc
…
Immobiles
Les branches dessinent le froid
En bouquet de cristal
…
Le soleil a mis ses yeux gris
Pour un regard de givre
…
Délicat
S’essaime en flocons le silence
Paroles d’étoiles.
Édition Le Solitaire, p. 29
https://www.naturephotographie.com/portfolios/noir-et-blanc/des-arbres-blancs-en-hiver/
Huellas de invierno
La niebla ocupó el espacio
Sin mojón
El cielo se perdió
…
La estación habita una nube
el tiempo de un sueño blanco
…
Inmóviles
Las ramas dibujan el frío
En ramos de cristal
…
El sol ha puesto sus ojos grises
Para una mirada de escarcha
…
Delicado
Se dispersa en copos de nieve el silencio
Palabras de estrellas.
Trad: Colo
Il paraît que ce n’est pas aisé, mais le résultat dépasse de loin toutes mes
espérances. Aux innocentes les mains pleines.
Donc, il y a une quarantaine d’années, et comme des millions personnes j’imagine, après avoir mangé un avocat, j’ai mis le noyau sur un verre d’eau. Peu à peu des racines en sont sorties, le noyau s’est ouvert en deux, une tige puis deux feuilles. Puis plus.
Planté
dans un pot, il est devenu si grand que j’ai fait un trou dans la
terre juste devant la maison, histoire de le surveiller de près.
Les gens d’ici disent, enfin pensent, que le climat de l’île ne convient pas à ce type d’arbres.
Regardez-le, je me demande comment il serait si c’était le cas…. Madre mía. Il est devenu gigantesque, envahit le toit (on est obligés de le raccourcir), mais donne une ombre bienvenue à la façade, au petit étang, et produit entre 70 et 80 kilos d’avocats par an.
Bon, il ne nous rend pas toujours la vie facile, parfois ils sont haut perchés…
L’énorme avantage de ce fruit c’est qu’il ne mûrit que plusieurs jours après sa cueillette, ce qui permet de faire un roulement. Entre novembre et avril nous en mangeons, je dirais tous les jours, un par jour chacun. Et puis nous en offrons, un cadeau facile pour nous, très apprécié des amis.
Des dizaines d’oiseaux, des moineaux surtout et des tourterelles, y nichent ou dorment, ce qui , en été, nous éveille tôt.
Le vent dans l´épais feuillage, une musique apaisante.
Histoire d'un arbre....
NB: Les photos ne sont pas de moi, glanées sur la Toile et très ressemblantes à ma réalité, pour une raison qui m'échappe, les miennes, prises avec mon téléphone, ne veulent plus être publiées sur mon blog, grrrrr!
Si l'un d''entre vous est sur Blogspot et a une idée....
Être artiste
JORGE EDUARDO EIELSON (Lima, 1924-Milán, 2006)
C’est convertir un objet quelconque
En un objet magique
C’est convertir le malheur
L’idiotie et les ordures
En un voile lumineux
C’est souffrir jour et nuit
D’une maladie éblouissante
C’est savourer le futur
Flairer l’immensité
Palper la solitude
C’est regarder regarder regarder
C’est écouter le chant de Giotto
Le sanglot de Van Gogh
Le cri de Picasso
Le silence de Duchamp
C’est défier la raison
L’époque
La mort
(...)
C’est caresser des armes de combat
Comme si elles étaient des tubes de couleurs
C’est caresser des tubes de couleurs
Comme s’ils étaient des oiseaux vivants
(...)
C’est jouer jouer jouer
C’est se couvrir la tête de bleu outre-mer
C’est se couvrir le cœur de rouge écarlate
C’est jouer sa vie pour un coup de pinceau
C’est s’éveiller tous les jours
Devant une toile vide
Et ne rien peindre
(Trad: Colo)
SER ARTISTA
Es
convertir un objeto cualquiera
En un objeto mágico
Es
convertir la desventura
La imbecilidad y la basura
En un
manto luminoso
Es padecer día y noche
De una enfermedad
deslumbrante
Es saborear el futuro
Oler la
inmensidad
Palpar la soledad
Es mirar
mirar mirar mirar
Es escuchar el canto de Giotto
El sollozo
de Van Gogh
El grito de Picasso
El silencio de Duchamp
Es
desafiar a la razón
A la época
A la muerte
(…)
Es
acariciar armas de combate
Como si fueran tubos de colores
Es
acariciar tubos de colores
Como si fueran pájaros vivos
(…)
Es jugar
jugar jugar jugar
Es cubrirse la cabeza de azul ultramar
Es
cubrirse el corazón de rojo escarlata
Es jugarse la vida por
una pincelada
Es despertar todos los días
Ante una tela
vacía
Es no pintar nada
JORGE EDUARDO EIELSON (Lima, 1924-Milán, 2006)
Quel meilleur moment que Reyes, la fête des Rois, celle des enfants, tellement
importante en Espagne que le 6 janvier, est férié.
Maruja Mallo, Espagne, 1902-1995
Rois pour Rois Mages
Un jeudi matin
le roi Melchior se trouvait
en train d’écrire la lettre
aux Roi de l’Amour.
Et il disait:
Oh mon aimé Roi Gaspard,
toi qui es mon préféré.
M’apporteras-tu un remède d’amour
pour un monde si blessé?
Puis, un vendredi soir,
après l’heure du dîner,
écrivit sa nouvelle lettre
au roi Melchior, Balthazar.
Et il lui demandait, aimant,
qu’il apporte, s’il te plaît,
un remède miracle
pour guérir la douleur.
Et le roi Balthazar, pensant
à ce qu’il pouvait demander,
écrivit à son roi mage
à peu près ceci:
Oh mon aimé roi Melchior,
tu sais combien je t’aime,
pourrais-tu apporter, s’il te plaît,
des branches de romarin,
des livres de couleurs,
un ballon avec un cœur
et une boîte de semences,
semences d’une fleur nouvelle ?
Elles doivent être de fleur de rêve.
Elles doivent être de fleur d’amour.
Elles doivent être de fleur de vie.
De fleur de rêves en fleur.
Et, heureux, répondirent
le jour dit les Rois Mages
et les trois Rois, les trois,
tous eurent des cadeaux.
La magie ne traîne pas,
tu l’appelles et elle vient.
(Trad: Colo)
Un jueves por la mañana
se encontraba el rey Melchor
escribiéndoles la carta
a los Reyes del Amor.
Y decía:
Oh mi amado Rey Gaspar,
tú que eres mi preferido
¿Me traerás cura de amor
para un mundo tan herido?
Luego, un viernes por la noche,
tras la hora de cenar,
escribió su carta nueva
al rey Melchior, Baltasar.
Y le pedía, amoroso,
que trajera, por favor,
una cura milagrosa
para sanar el dolor.
Y el rey Baltasar, pensando
qué le podía pedir,
escribía a su rey mago
diciéndole algo así:
Oh, mi amado rey Melchor,
tú sabes cómo te quiero
¿podrías traerme, porfa,
unas ramas de romero,
unos libros de colores,
un globo con corazón
y una caja de semillas,
semillas de nueva flor?
Han de ser de flor de sueños.
Han de ser de flor de amor.
Han de ser de flor de vida,
De flor de sueños en flor.
Y respondieron felices
en su día los Reyes Magos
y los tres Reyes, los tres,
todos tuvieron regalos.
La magia no se entretiene.
Tú la llamas y ella viene.
Bonne fête des Rois / Felices Reyes
soient...
Que l'année vous soit souriante !