Foto: Colo
Caracol; mínima cinta métrica con que mide el campo Dios.
Escargot; minime mètre ruban avec quoi Dieu mesure la campagne
José Carrera Andrade. Poète équatorien 1903-1978
30 sept. 2012
26 sept. 2012
Aux îles Canaries II / En las islas Canarias II
Sept
îles d'origine volcanique, les Canaries. Non, leur nom ne vient pas
de ces charmants plumés mais, apparemment,
de Cane, chien...une race de grands chiens autochtones, ici.
Ces
îles n'ont bien entendu pas toujours appartenu aux Espagnols. (si le
coeur vous en dit lisez toute leur histoire :http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Canaries)
Avant le XVº,
elles étaient habitées par les guanches, d'origine berbère. Car
ces îles, spécialement Lanzarote, se trouvent à un jet de pierre
du sud du Maroc. J'y reviendrai dans mon prochain billet.
![]() |
| Carte sur tissu XVIº |
Siete
islas de origen volcánico, las Canarias. No, su nombre no viene de
los encantadores plumados, sino, al parecer, de Cane, perro...una
raza autóctona de perros grandes. Para verlos, aquí.
Esas
islas no pertenecieron desde siempre, claro está, a España: antes
del siglo XV, estaban habitadas por los guanches, de origen berebere.
Esas islas, especialmente Lanzarote, se encuentran a tiro de piedra
del sur de Marruecos. Volveré a este tema la semana próxima.
La plupart des
touristes y recherchent les plages, les vagues pour le surf, la
douceur du climat, rarement trop chaud ou trop froid, je me souviens
de m' y être baignée dans l'océan un 25 décembre...mais, si le paysage
est aride et rocailleux au niveau de la mer, ces îles montagneuses
possèdent des trésors de végétation dans les hauteurs. Les très
nombreuses réserves naturelles disséminées sur les îles sont de
merveilleux endroits d'excursion. En cliquant ici, vous pourrez les
admirer.
La
mayor parte de los turistas buscan las playas, los olas para el surf,
el clima suave, raras veces demasiado cálido o frío, me acuerdo
haberme bañado en el océano un 25 de diciembre...pero, si el paisaje es
árido y rocoso al nivel del mar, esas islas montañosas poseen
tesoros de vegetación en las alturas. Las numerosas reservas naturales diseminadas en las islas son maravillosos lugares para el
excursionismo.
![]() |
| Parque natural de Tamabada Gran Canaria |
Comme promis, une
poétesse locale, Victoria Bridoux 1835-1862 et un extrait de “Je
veux partir!”
Si moderne...
Como
prometido, una poetisa, Victoria Bridoux 1835-1862, y un fragmento de
“¡Quiero partir!
Tan moderno...
Je veux partir!
Je ressens un malaise
indéfinissable
l'air que je respire m'asphyxie...
Le cœur a une corde sensible,
et à la sentir vibrer, je deviens folle!!
l'air que je respire m'asphyxie...
Le cœur a une corde sensible,
et à la sentir vibrer, je deviens folle!!
C'est un désir sans couleur, sans
nom:
C'est la vaine inquiétude d'une pensée;
jamais l'homme ne pourra comprendre
toute l'angoisse qu'en moi je ressens!
C'est la vaine inquiétude d'une pensée;
jamais l'homme ne pourra comprendre
toute l'angoisse qu'en moi je ressens!
En contemplant la mer, qui doucement gémit,
je tends mes bras avec profond chagrin,
et de peine s'évanouit l'âme
à chercher dans le monde cette chose perdue!
je tends mes bras avec profond chagrin,
et de peine s'évanouit l'âme
à chercher dans le monde cette chose perdue!
Je voudrais voler, voler légère
laissant derrière monts, Iles, vergers,
et découvrir de loin un autre rivage,
tel une douce corbeille d’œillets...
laissant derrière monts, Iles, vergers,
et découvrir de loin un autre rivage,
tel une douce corbeille d’œillets...
(trad: Colo)
![]() | |||||||||||
| Manolo Millares - Puerto de la luz 1952 |
¡Quiero partir!
| Yo siento un malestar indefinible | |
| el aire que respiro me sofoca.. | |
| Hay una cuerda al corazón sensible | |
| ¡¡y al sentirla vibrar, me vuelvo
loca!! |
| Es un anhelo sin color, sin nombre: |
| Es la vana inquietud de un pensamiento; |
| ¡mas comprender jamás pudiera el hombre |
| toda la angustia que en mi pecho
siento! |
| Al contemplar el mar, que gime en calma, |
| tiendo mis brazos con dolor profundo, |
| ¡y se desmaya de pesar el alma |
| por buscar algo que perdió en el mundo! |
| Yo quisiera volar, volar ligera |
| dejar montes atrás,Islas,vergeles, |
| y divisar lejana otra ribera, |
| cual blando canastillo de claveles... |
Libellés :
excursions,
îles Canaries,
Manolo Millares,
parques naturels,
peinture,
Poésie,
victoria bridoux
23 sept. 2012
18 sept. 2012
Aux îles Canaries 1 / En las islas Canarias
À l'aube d'un jour blanc / En el amanecer de un día blanco
Depuis
le temps que Espaces Instants existe, ici mais ailleurs auparavant, jamais nous n'avons débarqué sur les îles Canaries.
L'année que j'y ai passée, ma première en Espagne juste après la
mort de Franco, m'a laissé des souvenirs glissés dans le fond d'un
tiroir, un dossier consciemment « oublié ».
Pas
par la faute des îles ni de leurs habitants, mais par celle d'un dur
apprentissage de la langue, des coutumes et la découverte de ce qui
pour moi s'assimilait au tiers-monde. Je n'y étais pas préparée.
Alors
trois billets vont rétablir cette injustice. À chaque fois une
poétesse et un artiste.
Desde
que existe Espaces Instants, aquí pero en otros sitios antes,
nunca hemos desembarcado en las islas Canarias. El año que pasé
allí, para mi el primero en España, justo después de la muerte de
Franco, me dejó unos recuerdos metidos en el fondo de un cajón, un
expediente conscientemente «olvidado».
No
por culpa de las islas ni de sus habitantes, sino por la de un duro
aprendizaje de la lengua, de las costumbres y del descubrimiento de
lo que para mí se asimilaba al tercer mundo. No estaba preparada.
Tres
entradas van a reparar esa injusticia. Cada vez una poetisa y un
artista.
Toi du haut du balcon...
Josefina de la Torre (1907-202)
Toi du haut du balcon de ton silence
moi dans la barque sans cap de mon mal,
tous deux perdus sur le même chemin,
toi qui attends ma voix et moi qui attends.
Esclave toi de l'horizon inutile,
enchaînée moi à mon passé.
Pas une silhouette de navire dans ta pupille
ni boussole et timon pour mes bras.
Debout sur la haute balustrade marine
en vain tu attendrais ma venue.
Je devrais arriver sur l'écume
à l'aube d'un jour blanc.
Mais le haut balcon de ton silence
oublia le signal pour mon navire.
Et je me perdis dans le brouillard de ta rencontre
-comme un oiseau aveugle- pour toujours.
(Trad: Colo)
![]() |
| Andrés Delgado |
Tú en el alto balcón...
Josefina de la Torre
Tú en el alto balcón de tu silencio,
yo en la barca sin rumbo de mi daño,
los dos perdidos por igual camino,
tú esperando mi voz y yo esperando.
Esclavo tú del horizonte inútil,
encadenada yo de mi pasado.
Ni silueta de nave en tu pupila,
ni brújula y timón para mis brazos.
En pie en el alto barandal marino
tú aguardarías mi llegada en vano.
yo habría de llegar sobre la espuma
en el amanecer de un día blanco.
Pero el alto balcón de tu silencio
olvidó la señal para mi barco.
Y me perdí en la niebla de tu encuentro
–como un pájaro ciego– por los años.
Tú en el alto balcón de tu silencio,
yo en la barca sin rumbo de mi daño,
los dos perdidos por igual camino,
tú esperando mi voz y yo esperando.
Esclavo tú del horizonte inútil,
encadenada yo de mi pasado.
Ni silueta de nave en tu pupila,
ni brújula y timón para mis brazos.
En pie en el alto barandal marino
tú aguardarías mi llegada en vano.
yo habría de llegar sobre la espuma
en el amanecer de un día blanco.
Pero el alto balcón de tu silencio
olvidó la señal para mi barco.
Y me perdí en la niebla de tu encuentro
–como un pájaro ciego– por los años.
Andrés Delgado website:
http://www.andresdelgado.es/Paginas/inicio.php
Foto:
http://www.gobiernodecanarias.org/cultura/actividades/andresdelgadoalbuqcc/andresdelgadoalbuqcc.html
Libellés :
Andrés Delagdo,
îles Canaries,
Josefina de la Torre,
peinture,
Poésie
11 sept. 2012
Transformation
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Autres citations : Fourmi - Citations - Dicocitations ™ - Citation
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos
Autres citations : Fourmi - Citations - Dicocitations ™ - Citation
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos
Autres citations : Fourmi - Citations - Dicocitations ™ - Citation
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Autres citations : Fourmi - Citations - Dicocitations ™ - Citation
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos
Autres citations : Fourmi - Citations - Dicocitations ™ - Citation
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos
Autres citations : Fourmi - Citations - Dicocitations ™ - Citation
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas? Fable de Samaniego (1745-1801)
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas? Fable de Samaniego (1745-1801)
Les fourmis
Ce
qu'aujourd'hui sont les fourmis,
Étaient
les hommes d'antan:
De
leurs biens propres et de ceux d'autrui
Ils
faisaient leur provision.
Jupiter,
qui depuis des siècles
Observait
cette passion,
N'en
pouvant plus,
En
fourmis les transforma:
Ils
changèrent de forme;
Et
d'habitudes? Jamais.(Trad: Colo)
| Photo, Colo |
Las hormigas
Lo que hoy las hormigas son,
Eran los hombres antaño:
De lo propio y de lo extraño
Hacían su provisión.
Júpiter, que tal pasión
Notó de siglos atrás,
No pudiendo aguantar más,
En hormigas los transforma:
Ellos mudaron de forma;
¿Y de costumbres? Jamás.
Fábulas, Samaniego
Libellés :
fable,
las hormigas,
Les fourmis,
Samaniego
7 sept. 2012
Un pied, léger, au Japon / Un pie, lígero, en Japón
Pour
Danièle.( http://haikuduvidetdelaplenitude.blogspot.com.es/ )
Mine
Kawakami, pianiste, compositrice, est une muscienne tout à fait
spéciale. Elle traverse, transporte la musique classique en
innovant. Quelques légères touches de jazz, des silences, un joué
minimaliste, intime.
Née
au Japon en 1969, elle a fait ses études de musique à Munich et
Madrid, enseigné un an à Cuba, et vit entre le Japon et Córdoba,
Espagne.
Je
l'ai découverte il y a peu dans une émission de radio: ici.
Elle
parle parfaitement l'espagnol et s'est prêtée au jeu de réaliser
des improvisations au piano; des idées, de sentiments mais
aussi...le vin de la Rioja par exemple, magique.
Mine
Kawakami, pianista y compositora es una artista muy especial.
Atraviesa, trasporta la música clásica, innovando. Algunos toques
de jazz, silencios, una manera de tocar minimalista, íntima.
Nacida
en Japón en 1969, estudió música en Munich y Madrid, enseñó un
año en Cuba, y vive entre Japón y Córdoba.
La
descubrí hace poco en una emisión de la cadena Ser: aquí.
Habla
perfectamente español y se prestó al juego de improvisar al piano
ideas, sentimientos, ¡hasta del vino Rioja! ¡Mágico!
Son
dernier CD s'appelle O Meu Camiño, un album composé de 10 pièces
pour piano seul inspiré du Chemin de Saint-Jacques jusqu'à arriver
à Compostelle. Il constitue comme un portrait, une description
musicale des beautés rencontrées.
“Le
piano peut exprimer une infinité de sons possibles, de rythmes et de
tons. Je désire que mes compositions et ma façon de jouer
transmettent l'émotion que peuvent provoquer les arbres dans la
jungle, le son du vent ou la voix de la terre” (Mine Kawakami)
Su
último CD se llama O Meu Camiño, un álbum compuesto de 10 piezas
para piano solo inspirado en el Camino hasta Santiago de Compostela.
Constituye como un retrato, una descripción musical de las bellezas
encontradas.
"El
piano puede expresar infinidad de posibles sonidos, ritmos y tonos.
Deseo que mis composiciones y mi forma de tocar transmitan lo
conmovedor que pueden resultar los arboles en la jungla, el sonido
del viento o la voz de la tierra" (Mine Kawakami).
Je
vous laisse l'écouter. D'abord ce morceau “Santiago de
Compostela”.
Primero
os dejo escuchar esta pieza.
Si
cela vous a plu, voici un site où vous pourrez en écouter d'autres.
J'aime beaucoup “Ave María Stella”.
Si
os ha gustado, podéis escuchar más piezas del CD aquí. Me gusta
mucho “Ave María Stella”
Danièle,
toi qui y seras peut-être, son prochain récital, et pour célébrer
les échanges culturels entre le Japon et l'Espagne, aura lieu dans
le temple Kiyomizu
Dera de Kyoto le 29 septembre
El
próximo 29 de septiembre dará un recital en el precioso templo
Kiyomizu
Dera (清水寺)
de Kyoto para conmemorar el intercambio cultural entre España y
Japón.
Libellés :
improvisations,
MIne Kawakami,
piano,
Saint Jacques de Compostelle
4 sept. 2012
Douceur / Dulzura
Dimanche matin, tôt. Il pleuvine.
Que font les habitants, près de la mer?
Une grande douceur, une mer calme.
Et trois hommes, trois âges.
Domingo por la mañana, pronto. Llovizna.
¿Qué hacen los habitantes, cerca del mar?
Una gan dulzura, un mar en calma.
Y tres hombres, tres edades.
¿Qué
es en definitiva el mar?
¿por qué seduce? ¿por qué tienta?
suele invadirnos como un dogma
y nos obliga a ser orilla.
¿por qué seduce? ¿por qué tienta?
suele invadirnos como un dogma
y nos obliga a ser orilla.
El
mar Mario Benedetti
Qu'est
finalement la mer?
Pourquoi
séduit-elle, tente-t-elle?
Elle
nous envahit comme un dogme
et
nous oblige à être rivage. (trad Colo)
La
mer Mario Benedetti
Ahora,
tiempo, te enrollo,
te deposito en mi
caja silvestre
y me voy a pescar
con tu hilo largo
los peces de la aurora!
tiempo, te enrollo,
te deposito en mi
caja silvestre
y me voy a pescar
con tu hilo largo
los peces de la aurora!
Oda
a la edad Pablo Neruda
Maintenant
temps,
je t'enroule,
te
dépose dans ma
boîte
sylvestre
et
je m'en vais pêcher
avec
ton long fil
les
poissons de l'aurore. (trad Colo)
Ode
à l'âge Pablo Neruda
“Le
vieillard ne regarde plus que les bateaux prenant le large et qui ne
le rendront pas...” JEA
Grand merci à vous.
“El
anciano ya no mira mas que los barcos alejándose sin esperanza de
retorno...”
Aujourd'hui 4 septembre vous trouverez également, et par hasard, de la douceur:
- Ici http://lesilesindigo.hautetfort.com/
- Ici http://interferences2.blogspot.com.es/
- Ici aussi: http://www.obni.net/dotclear2/?
- Ici http://lesilesindigo.hautetfort.com/
- Ici http://interferences2.blogspot.com.es/
- Ici aussi: http://www.obni.net/dotclear2/?
1 sept. 2012
Coupes et files / Cortes e hileras
| Ciel jaune-pluie / Cielo amarillo-lluvia |
Excellente
nouvelle: il a plu et il pleuvine.
Hier,
après des mois bleus, chauds et secs, il a tonné et « diluvié ».
Coupures de courant.
Excelente
noticia : ha llovido y llovizna.
Ayer,
después de meses azules, cálidos y secos, ha tronado y diluviado.
Cortes de luz.
Incendies :
c'était à La Gomera, à Madrid, en Galice, aujourd'hui autour de
Malaga. Ne pourrait-on procéder, pour un jour, à une immersion
ibérique ?
Les
orages passés, aujourd'hui nous disons un adieu soulagé aux feux,
plus de cent sur l'île cet été.
Et
un bonjour mitigé à la rentrée...celle des fourmis pour l'instant.
Ces délicates détestent se mouiller les pattes, c'est sûr; il
suffit d'une aile de papillon ou de mouche traînant quelque part
pour qu'une colonne noire fort et agitée apparaisse. Couper les
files.
![]() |
| Incendie Bendinat, Mallorca (Noticias Terra) |
Incendios :
fue en La Gomera, en Madrid, en Galicia, hoy alrededor de Málaga.
¿No se podría proceder, por un día, a una inmersión ibérica ?
Tras
las tormentas, hoy decimos un adiós aliviado a los fuegos, más de
cien en la isla este verano.
Y
un buenos días mitigado al retorno.... de las hormigas en este
momento. Esas delicadas odian mojarse las patas, está claro ;
basta con un ala de mariposilla o de mosca escondida en alguna parte
para que una columna negra y agitada aparezca. Cortar hileras.
Les
premiers orages sont un signal pour les jeunes du village: ils
abandonnent la piscine municipale et commencent à détester l'idée
de l'école.
Préparatifs.
Je
le vois bien, on ne recouvre plus ici les livres de papier bleu, mais
les étiquettes restent obligatoires. Le nom de l'élève partout:
souvenirs du plumier, costume de gymnastique, boîte à
tartines...bref on finissait pas haïr son propre nom.
Une fleur, un insecte, un nuage ne pourraient-ils pas me représenter?
Une fleur, un insecte, un nuage ne pourraient-ils pas me représenter?
“Tu
rêves encore ma fille...”
Ma mère n'était pas du genre fantaisiste et la directrice encore moins.
Ma mère n'était pas du genre fantaisiste et la directrice encore moins.
Las
primeras tormentas son una señal para los jóvenes del pueblo :
abandonan la piscina municipal y empiezan a odiar la idea de escuela.
Preparativos.
Lo
veo bien, ya no se forran los libros con papel azul, pero las
etiquetas siguen siendo obligatorias. El nombre del alumno
omnipresente: recuerdos de estuches, traje de gimnasia,
tarteras...una acababa por detestar su propio nombre.
¿Una
flor, un insecto, una nube podrían representarme ?
« Otra
vez soñando hija mía... »
A
mi madre no se le daba bien la fantasía y a la directora menos.
Mais
revenons à notre ciel moutonné de gris, si beau après ce bleu
permanent.
Aucune
tristesse à l'idée d'un week-end pluvieux : un lourd cadeau
m'est arrivé par la poste, « L'ordre libertaire » de
Michel Onfray. Plus de 500 pages. De quoi voir filer les jours,
l'automne.
Pero
volvamos a nuestro cielo aborregado, tan bonito después de ese azul
permanente.
Ninguna
tristeza a la idea de pasar un fin de semana lluvioso : un
regalo de peso me llegó por correos, “El orden libertario” de
Michel Onfray, un análisis de la filosofía, de la vida de A. Camus.
Más de 500 páginas. Materia para pasar los días, el otoño.
25 août 2012
Inactifs? / ¿Inactivos?
Travail
et emploi ne sont pas synonymes dans nos pays où seuls ceux qui ont
un emploi sont considérés comme des travailleurs.
«L'emploi
ne dit rien du travail, il délimite son champ. L'emploi confère un
statut, y compris à ceux qui en cherchent un et ne l'ont pas encore
trouvé ou l'ont perdu»
Cette
distinction n'a pas toujours existé et l'emploi que nous connaissons
est récent.
«Après
la suppression des corporations et du compagnonnage en 1791, il a
fallu plus d'un siècle et demi pour construire un ordre qui insère
le contrat de travail dans un faisceau de droits et de couverture des
risques du travail, l'emploi public dans un statut achevé. Le
travail indépendant lui-même n'a pas échappé à cette insertion
dans un système donnant accès à un minimum de protection sociale
et de droits à la retraite. Parce qu'ils attribuent des droits
autant qu'ils définissent des devoirs ou des contraintes, ces
différents statuts tendent à inclure autant qu'à exclure»
Je
reste sur ce dernier mot «exclure»: former des bataillons de plus
en plus nombreux de "marginaux" qui n'ont, soit-disant, pas de rôle à
jouer, ne font partie d'aucun engrenage, ne sont pas conviés à
faire, ensemble avec les autres, fonctionner la société.
Donc,
et d'après ce récent concept où seul l'emploi est travail et ceux
qui en possèdent un représentent la population active, il faut en
déduire que tous les autres sont inactifs!!! C'est très fort et de
multiples exemples de travailleurs-sans-emploi nous passent
immédiatement par la tête.
![]() |
| Helping grandpa. Frederick Morgan |
Trabajo y empleo no son
sinónimos en nuestros países donde solo aquellos que tienen un
empleo están considerados como trabajadores.
«El
empleo no dice nada del trabajo, tan solo delimita su cuadro. El
empleo confiere un estatus en el que están incluidos aquellos que lo
buscan y no lo han encontrado todavía»
Esta
distinción no siempre ha existido y el empleo que hoy conocemos es
reciente.
«Después
de la supresión de las corporaciones y los gremios en 1791, fue
necesario más de siglo y medio para construir un orden que incluyera
el contrato de trabajo dentro de un manojo de derechos, la cobertura
de los riesgos del trabajo y el empleo publico en un estatuto
acabado. El mismo trabajo autónomo no ha escapado a esta inserción
en un sistema con un mínimo de protección social y con derecho a la
jubilación. Puesto que atribuyen derechos tanto como definen deberes
o limitaciones, esos diferentes estatutos tienden a incluir como a
excluir»
Me
quedo en esa ultima palabra « excluir »: formar
batallones de marginados cada vez más numerosos que no tienen, según
parece, ningún papel, no forman parte de ningún engranaje, no están
convidados a hacer, junto a los demás, funcionar la sociedad.
A
partir de este concepto reciente según el cual solo el empleo es
trabajo y aquellos que tienen uno representan la población activa,
hay que deducir que todos los demás son inactivos !!! Demasiado
fuerte. Múltiples ejemplos de trabajadores sin empleo nos pasan
inmediatamente por la cabeza.
Eso
nos dice con talento Pablo Neruda ; escribir poesía es un
trabajo.
C'est
bien ce que nous dit avec tant de talent Pablo Neruda; écrire de la
poésie est un travail.
A mis obligaciones Pablo Neruda
Cumpliendo
con mi oficio
piedra con piedra, pluma a pluma,
pasa el invierno y deja
sitios abandonados,
habitaciones muertas:
yo trabajo y trabajo,
debo substituir
tantos olvidos,
llenar de pan las tinieblas,
fundar otra vez la esperanza.
piedra con piedra, pluma a pluma,
pasa el invierno y deja
sitios abandonados,
habitaciones muertas:
yo trabajo y trabajo,
debo substituir
tantos olvidos,
llenar de pan las tinieblas,
fundar otra vez la esperanza.
Accomplissant
mon travail
pierre
à pierre, plume à plume,
passe
l'hiver et laisse
des
lieux abandonnés,
des
chambres mortes:
je
travaille et travaille,
je
dois substituer
tant
d'oublis,
remplir
de pain les ténèbres,
à
nouveau fonder l'espoir.
(...)
A
todos tengo que dar algo
cada semana y cada día,
un regalo de color azul,
un pétalo frío del bosque,
y ya de mañana estoy vivo
mientras los otros se sumergen
en la pereza, en el amor,
yo estoy limpiando mi campana,
mi corazón, mis herramientas.
Tengo rocío para todos.
cada semana y cada día,
un regalo de color azul,
un pétalo frío del bosque,
y ya de mañana estoy vivo
mientras los otros se sumergen
en la pereza, en el amor,
yo estoy limpiando mi campana,
mi corazón, mis herramientas.
Tengo rocío para todos.
À
tous je dois donner quelque chose
chaque
semaine et chaque jour,
un
cadeau de couleur bleue,
un
pétale froid de la forêt,
et
dès le matin je suis vivant
tandis
que les autres se submergent
dans
la paresse, dans l'amour,
moi
je nettoie ma campagne,
mon
coeur, mes outils.
Pour
tous j'ai de la rosée.
(Trad: Colo)
Libellés :
mes obligations,
Neruda,
Travail-emploi
19 août 2012
Jupe-éventail / Falda-abanico
Le
réseau ferroviaire est fort limité sur mon île, Mallorca.
Alors
les trains, je les assiège sans modération quand je
voyage seule à l'étranger, une semaine par an. Les trajets sont pour moi des
transitions silencieuses et nécessaires entre les visites, les
rencontres.
La
red de ferrocarril es muy limitada en mi isla, Mallorca.
Por
eso los trenes, los ocupo sin moderación cuando
viajo sola en el extranjero, una vez al año. Los trayectos son para mí unas
transiciones silenciosas y necesarias entre las visitas, los
encuentros.
La
semaine dernière régnait une chaleur épuisante dans les wagons.
Les trains du nord accueillaient les sueurs et odeurs de l’humanité
dont je fais bien sûr partie. Ici pas de priorités, ni de places
réservées, ni personne pour faire respecter je ne sais quels
privilèges. C’est ce qui me plaît tant.
La
semana pasada reinaba un calor agotador en los vagones. Los trenes
del norte acogían los sudores y olores de la humanidad de la cual
formo parte, claro. Aquí no hay prioridades, ni asientos reservados,
ni nadie para hacer respetar no sé qué privilegios. Es lo que tanto
me gusta.
Les
marches d’accès aux wagons sont hautes et une entraide est
indispensable.
Nous
embarquons à 15h30. Une jeune femme avec un bébé de sept mois et
une poussette, un employé mallette-thermos vide, quatre jeunes gens
chargés d’énormes sacs à dos et torses nus, une dame opulente et
moi. Le train se met en marche, chacun guette les petites fenêtres
rectangulaires, mais pas un souffle pour sécher les gouttes sur nos
visages.
Rêves
d’air conditionné, d’un ventilateur, d’un éventail…
C’est
à ce moment que la dame bien en chair écarte les jambes et secoue
lentement, de haut en bas, son ample jupe.
Un
peu de fraîcheur par là doit faire du bien me fait remarquer d’un
clin œil amusé la jeune femme.
En
effet.
![]() |
| Botero |
Los
escalones de acceso a los vagones son altos y la ayuda mutua es
indispensable.
Embarcamos
a las 15h30. Una mujer joven con un bebé de siete meses y un
cochecito, un empleado maleta-termo vacía, cuatro jóvenes cargados
de enormes mochilas y pecho descubierto, una señora opulenta y yo.
El
tren se pone en marcha, cada uno acecha las ventanitas rectangulares,
pero ni un soplo para secar las gotas en nuestros rostros.
Sueños
de aire acondicionado, de ventilador, de un abanico...
Es
en este momento que la dama muy rellena aparta las piernas y sacude,
lentamente, de arriba hacia abajo, su amplia falda.
Un
poco de fresco por allí debe ser agradable me hace notar de un guiño alegre la dama joven.
En
efecto.
Inscription à :
Articles (Atom)







