30 sept. 2012

Mesure / Medida

Foto: Colo                                                                                                     


Caracol; mínima cinta métrica con que mide el campo Dios.

Escargot; minime mètre ruban avec quoi Dieu mesure la campagne

José Carrera Andrade. Poète équatorien 1903-1978



 

26 sept. 2012

Aux îles Canaries II / En las islas Canarias II


 
Sept îles d'origine volcanique, les Canaries. Non, leur nom ne vient pas de ces charmants plumés mais, apparemment, de Cane, chien...une race de grands chiens autochtones, ici.
Ces îles n'ont bien entendu pas toujours appartenu aux Espagnols. (si le coeur vous en dit lisez toute leur histoire :http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Canaries)
Avant le XVº, elles étaient habitées par les guanches, d'origine berbère. Car ces îles, spécialement Lanzarote, se trouvent à un jet de pierre du sud du Maroc. J'y reviendrai dans mon prochain billet.

                                        
Carte sur tissu XVIº
Siete islas de origen volcánico, las Canarias. No, su nombre no viene de los encantadores plumados, sino, al parecer, de Cane, perro...una raza autóctona de perros grandes. Para verlos, aquí.
Esas islas no pertenecieron desde siempre, claro está, a España: antes del siglo XV, estaban habitadas por los guanches, de origen berebere. Esas islas, especialmente Lanzarote, se encuentran a tiro de piedra del sur de Marruecos. Volveré a este tema la semana próxima.
La plupart des touristes y recherchent les plages, les vagues pour le surf, la douceur du climat, rarement trop chaud ou trop froid, je me souviens de m' y être baignée dans l'océan un 25 décembre...mais, si le paysage est aride et rocailleux au niveau de la mer, ces îles montagneuses possèdent des trésors de végétation dans les hauteurs. Les très nombreuses réserves naturelles disséminées sur les îles sont de merveilleux endroits d'excursion. En cliquant ici, vous pourrez les admirer.
La mayor parte de los turistas buscan las playas, los olas para el surf, el clima suave, raras veces demasiado cálido o frío, me acuerdo haberme bañado en el océano un 25 de diciembre...pero, si el paisaje es árido y rocoso al nivel del mar, esas islas montañosas poseen tesoros de vegetación en las alturas. Las numerosas reservas naturales diseminadas en las islas son maravillosos lugares para el excursionismo. 
 
Parque natural de Tamabada Gran Canaria

Comme promis, une poétesse locale, Victoria Bridoux 1835-1862 et un extrait de “Je veux partir!”
Si moderne...
Como prometido, una poetisa, Victoria Bridoux 1835-1862, y un fragmento de “¡Quiero partir!

Tan moderno...
Je veux partir!

  Je ressens un malaise indéfinissable
l'air que je respire m'asphyxie...
Le cœur a une corde sensible,
et à la sentir vibrer, je deviens folle!!

  C'est un désir sans couleur, sans nom:
C'est la vaine inquiétude d'une pensée;
jamais l'homme ne pourra comprendre
toute l'angoisse qu'en moi je ressens!


  En contemplant la mer, qui doucement gémit,
je tends mes bras avec profond chagrin,
et de peine s'évanouit l'âme
à chercher dans le monde cette chose perdue!


  Je voudrais voler, voler légère
laissant derrière monts, Iles, vergers,
et découvrir de loin un autre rivage,
tel une douce corbeille d’œillets...
(trad: Colo) 

Manolo Millares - Puerto de la luz 1952 


                                    (source: http://www.absolutmalaga.com/espacios-intimos-coleccion-ramirez-navarro/)   

 ¡Quiero partir!

 


  Yo siento un malestar indefinible

el aire que respiro me sofoca..

Hay una cuerda al corazón sensible

¡¡y al sentirla vibrar, me vuelvo loca!!

   Es un anhelo sin color, sin nombre:
Es la vana inquietud de un pensamiento;
¡mas comprender jamás pudiera el hombre
toda la angustia que en mi pecho siento!

   Al contemplar el mar, que gime en calma,
tiendo mis brazos con dolor profundo,
¡y se desmaya de pesar el alma
por buscar algo que perdió en el mundo!


   Yo quisiera volar, volar ligera
dejar montes atrás,Islas,vergeles,
y divisar lejana otra ribera,
cual blando canastillo de claveles...




23 sept. 2012

Coup de coeur / Flechazo



(Clic pour agrandir)

 Une quincaillerie à Alaró, Mallorca          Una ferretería en Alaró.


18 sept. 2012

Aux îles Canaries 1 / En las islas Canarias

À l'aube d'un jour blanc / En el amanecer de un día blanco


Depuis le temps que Espaces Instants existe, ici mais ailleurs auparavant, jamais nous n'avons débarqué sur les îles Canaries. L'année que j'y ai passée, ma première en Espagne juste après la mort de Franco, m'a laissé des souvenirs glissés dans le fond d'un tiroir, un dossier consciemment « oublié ».
Pas par la faute des îles ni de leurs habitants, mais par celle d'un dur apprentissage de la langue, des coutumes et la découverte de ce qui pour moi s'assimilait au tiers-monde. Je n'y étais pas préparée.
Alors trois billets vont rétablir cette injustice. À chaque fois une poétesse et un artiste.
Desde que existe Espaces Instants, aquí pero en otros sitios antes, nunca hemos desembarcado en las islas Canarias. El año que pasé allí, para mi el primero en España, justo después de la muerte de Franco, me dejó unos recuerdos metidos en el fondo de un cajón, un expediente conscientemente «olvidado».
No por culpa de las islas ni de sus habitantes, sino por la de un duro aprendizaje de la lengua, de las costumbres y del descubrimiento de lo que para mí se asimilaba al tercer mundo. No estaba preparada.
Tres entradas van a reparar esa injusticia. Cada vez una poetisa y un artista.



Toi du haut du balcon... Josefina de la Torre (1907-202)

Toi du haut du balcon de ton silence
moi dans la barque sans cap de mon mal,
tous deux perdus sur le même chemin,
toi qui attends ma voix et moi qui attends.

Esclave toi de l'horizon inutile,
enchaînée moi à mon passé.
Pas une silhouette de navire dans ta pupille
ni boussole et timon pour mes bras.

Debout sur la haute balustrade marine
en vain tu attendrais ma venue.
Je devrais arriver sur l'écume
à l'aube d'un jour blanc.

Mais le haut balcon de ton silence
oublia le signal pour mon navire.
Et je me perdis dans le brouillard de ta rencontre
-comme un oiseau aveugle- pour toujours.
(Trad: Colo)

Andrés Delgado


Tú en el alto balcón... Josefina de la Torre

Tú en el alto balcón de tu silencio,
yo en la barca sin rumbo de mi daño,
los dos perdidos por igual camino,
tú esperando mi voz y yo esperando.

Esclavo tú del horizonte inútil,
encadenada yo de mi pasado.
Ni silueta de nave en tu pupila,
ni brújula y timón para mis brazos.

En pie en el alto barandal marino
tú aguardarías mi llegada en vano.
yo habría de llegar sobre la espuma
en el amanecer de un día blanco.

Pero el alto balcón de tu silencio
olvidó la señal para mi barco.
Y me perdí en la niebla de tu encuentro
–como un pájaro ciego– por los años.



11 sept. 2012

Transformation

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Fable de Samaniego (1745-1801)
Les fourmis

Ce qu'aujourd'hui sont les fourmis,
Étaient les hommes d'antan:
De leurs biens propres et de ceux d'autrui
Ils faisaient leur provision.
Jupiter, qui depuis des siècles
Observait cette passion,
N'en pouvant plus,
En fourmis les transforma:
Ils changèrent de forme;
Et d'habitudes? Jamais.(Trad: Colo)

Photo, Colo

Las hormigas 
Lo que hoy las hormigas son, 
Eran los hombres antaño:
De lo propio y de lo extraño 
Hacían su provisión. 
Júpiter, que tal pasión 
Notó de siglos atrás,
No pudiendo aguantar más, 
En hormigas los transforma: 
Ellos mudaron de forma; 
¿Y de costumbres? Jamás.
Fábulas, Samaniego



7 sept. 2012

Un pied, léger, au Japon / Un pie, lígero, en Japón

 


Mine Kawakami, pianiste, compositrice, est une muscienne tout à fait spéciale. Elle traverse, transporte la musique classique en innovant. Quelques légères touches de jazz, des silences, un joué minimaliste, intime.
Née au Japon en 1969, elle a fait ses études de musique à Munich et Madrid, enseigné un an à Cuba, et vit entre le Japon et Córdoba, Espagne.
Je l'ai découverte il y a peu dans une émission de radio: ici.

Elle parle parfaitement l'espagnol et s'est prêtée au jeu de réaliser des improvisations au piano; des idées, de sentiments mais aussi...le vin de la Rioja par exemple, magique.



Mine Kawakami, pianista y compositora es una artista muy especial. Atraviesa, trasporta la música clásica, innovando. Algunos toques de jazz, silencios, una manera de tocar minimalista, íntima.
Nacida en Japón en 1969, estudió música en Munich y Madrid, enseñó un año en Cuba, y vive entre Japón y Córdoba.
La descubrí hace poco en una emisión de la cadena Ser: aquí.
Habla perfectamente español y se prestó al juego de improvisar al piano ideas, sentimientos, ¡hasta del vino Rioja! ¡Mágico!


Son dernier CD s'appelle O Meu Camiño, un album composé de 10 pièces pour piano seul inspiré du Chemin de Saint-Jacques jusqu'à arriver à Compostelle. Il constitue comme un portrait, une description musicale des beautés rencontrées.
Le piano peut exprimer une infinité de sons possibles, de rythmes et de tons. Je désire que mes compositions et ma façon de jouer transmettent l'émotion que peuvent provoquer les arbres dans la jungle, le son du vent ou la voix de la terre” (Mine Kawakami)
Su último CD se llama O Meu Camiño, un álbum compuesto de 10 piezas para piano solo inspirado en el Camino hasta Santiago de Compostela. Constituye como un retrato, una descripción musical de las bellezas encontradas.
"El piano puede expresar infinidad de posibles sonidos, ritmos y tonos. Deseo que mis composiciones y mi forma de tocar transmitan lo conmovedor que pueden resultar los arboles en la jungla, el sonido del viento o la voz de la tierra" (Mine Kawakami).

Je vous laisse l'écouter. D'abord ce morceau “Santiago de Compostela”.
Primero os dejo escuchar esta pieza.


 

Si cela vous a plu, voici un site où vous pourrez en écouter d'autres. J'aime beaucoup “Ave María Stella”.
Si os ha gustado, podéis escuchar más piezas del CD aquí. Me gusta mucho “Ave María Stella”


Danièle, toi qui y seras peut-être, son prochain récital, et pour célébrer les échanges culturels entre le Japon et l'Espagne, aura lieu dans le temple Kiyomizu Dera de Kyoto le 29 septembre
El próximo 29 de septiembre dará un recital en el precioso templo Kiyomizu Dera (清水寺) de Kyoto para conmemorar el intercambio cultural entre España y Japón.


 

4 sept. 2012

Douceur / Dulzura


Dimanche matin, tôt. Il pleuvine.
Que font les habitants, près de la mer?
Une grande douceur, une mer calme.
Et trois hommes, trois âges.

Domingo por la mañana, pronto. Llovizna.
¿Qué hacen los habitantes, cerca del mar?
Una gan dulzura, un mar en calma.
Y tres hombres, tres edades.






¿Qué es en definitiva el mar?
¿por qué seduce? ¿por qué tienta?
suele invadirnos como un dogma
y nos obliga a ser orilla.
El mar Mario Benedetti

Qu'est finalement la mer?
Pourquoi séduit-elle, tente-t-elle?
Elle nous envahit comme un dogme
et nous oblige à être rivage. (trad Colo)
La mer Mario Benedetti




Ahora,
tiempo, te enrollo,
te deposito en mi
caja silvestre
y me voy a pescar
con tu hilo largo
los peces de la aurora!
Oda a la edad Pablo Neruda

Maintenant
temps, je t'enroule,
te dépose dans ma
boîte sylvestre
et je m'en vais pêcher
avec ton long fil
les poissons de l'aurore. (trad Colo)

Ode à l'âge Pablo Neruda






Le vieillard ne regarde plus que les bateaux prenant le large et qui ne le rendront pas...” JEA
Grand merci à vous.
El anciano ya no mira mas que los barcos alejándose sin esperanza de retorno...”

Aujourd'hui 4 septembre vous trouverez également, et par hasard, de la douceur:
- Ici  http://lesilesindigo.hautetfort.com/
- Ici http://interferences2.blogspot.com.es/
- Ici aussi: http://www.obni.net/dotclear2/?

1 sept. 2012

Coupes et files / Cortes e hileras


Ciel jaune-pluie / Cielo amarillo-lluvia

 Excellente nouvelle: il a plu et il pleuvine.
Hier, après des mois bleus, chauds et secs, il a tonné et « diluvié ». Coupures de courant.
Excelente noticia : ha llovido y llovizna.
Ayer, después de meses azules, cálidos y secos, ha tronado y diluviado. Cortes de luz.
Incendies : c'était à La Gomera, à Madrid, en Galice, aujourd'hui autour de Malaga. Ne pourrait-on procéder, pour un jour, à une immersion ibérique ?
Les orages passés, aujourd'hui nous disons un adieu soulagé aux feux, plus de cent sur l'île cet été.
Et un bonjour mitigé à la rentrée...celle des fourmis pour l'instant. Ces délicates détestent se mouiller les pattes, c'est sûr; il suffit d'une aile de papillon ou de mouche traînant quelque part pour qu'une colonne noire fort et agitée apparaisse. Couper les files.

Incendie Bendinat, Mallorca (Noticias Terra)

Incendios : fue en La Gomera, en Madrid, en Galicia, hoy alrededor de Málaga. ¿No se podría proceder, por un día, a una inmersión ibérica ?
Tras las tormentas, hoy decimos un adiós aliviado a los fuegos, más de cien en la isla este verano.
Y un buenos días mitigado al retorno.... de las hormigas en este momento. Esas delicadas odian mojarse las patas, está claro ; basta con un ala de mariposilla o de mosca escondida en alguna parte para que una columna negra y agitada aparezca. Cortar hileras.

Les premiers orages sont un signal pour les jeunes du village: ils abandonnent la piscine municipale et commencent à détester l'idée de l'école.
Préparatifs.
Je le vois bien, on ne recouvre plus ici les livres de papier bleu, mais les étiquettes restent obligatoires. Le nom de l'élève partout: souvenirs du plumier, costume de gymnastique, boîte à tartines...bref on finissait pas haïr son propre nom.
Une fleur, un insecte, un nuage ne pourraient-ils pas me représenter?
Tu rêves encore ma fille...”
Ma mère n'était pas du genre fantaisiste et la directrice encore moins.
Las primeras tormentas son una señal para los jóvenes del pueblo : abandonan la piscina municipal y empiezan a odiar la idea de escuela.
Preparativos.
Lo veo bien, ya no se forran los libros con papel azul, pero las etiquetas siguen siendo obligatorias. El nombre del alumno omnipresente: recuerdos de estuches, traje de gimnasia, tarteras...una acababa por detestar su propio nombre.
¿Una flor, un insecto, una nube podrían representarme ?
« Otra vez soñando hija mía... »
A mi madre no se le daba bien la fantasía y a la directora menos.


Mais revenons à notre ciel moutonné de gris, si beau après ce bleu permanent.
Aucune tristesse à l'idée d'un week-end pluvieux : un lourd cadeau m'est arrivé par la poste, « L'ordre libertaire » de Michel Onfray. Plus de 500 pages. De quoi voir filer les jours, l'automne.
Pero volvamos a nuestro cielo aborregado, tan bonito después de ese azul permanente.
Ninguna tristeza a la idea de pasar un fin de semana lluvioso : un regalo de peso me llegó por correos, “El orden libertario” de Michel Onfray, un análisis de la filosofía, de la vida de A. Camus. Más de 500 páginas. Materia para pasar los días, el otoño.

25 août 2012

Inactifs? / ¿Inactivos?



Travail et emploi ne sont pas synonymes dans nos pays où seuls ceux qui ont un emploi sont considérés comme des travailleurs.

«L'emploi ne dit rien du travail, il délimite son champ. L'emploi confère un statut, y compris à ceux qui en cherchent un et ne l'ont pas encore trouvé ou l'ont perdu»

Cette distinction n'a pas toujours existé et l'emploi que nous connaissons est récent.

«Après la suppression des corporations et du compagnonnage en 1791, il a fallu plus d'un siècle et demi pour construire un ordre qui insère le contrat de travail dans un faisceau de droits et de couverture des risques du travail, l'emploi public dans un statut achevé. Le travail indépendant lui-même n'a pas échappé à cette insertion dans un système donnant accès à un minimum de protection sociale et de droits à la retraite. Parce qu'ils attribuent des droits autant qu'ils définissent des devoirs ou des contraintes, ces différents statuts tendent à inclure autant qu'à exclure»

Je reste sur ce dernier mot «exclure»: former des bataillons de plus en plus nombreux de "marginaux" qui n'ont, soit-disant, pas de rôle à jouer, ne font partie d'aucun engrenage, ne sont pas conviés à faire, ensemble avec les autres, fonctionner la société.

Donc, et d'après ce récent concept où seul l'emploi est travail et ceux qui en possèdent un représentent la population active, il faut en déduire que tous les autres sont inactifs!!! C'est très fort et de multiples exemples de travailleurs-sans-emploi nous passent immédiatement par la tête.

Helping grandpa. Frederick Morgan


Trabajo y empleo no son sinónimos en nuestros países donde solo aquellos que tienen un empleo están considerados como trabajadores.

«El empleo no dice nada del trabajo, tan solo delimita su cuadro. El empleo confiere un estatus en el que están incluidos aquellos que lo buscan y no lo han encontrado todavía»

Esta distinción no siempre ha existido y el empleo que hoy conocemos es reciente.

«Después de la supresión de las corporaciones y los gremios en 1791, fue necesario más de siglo y medio para construir un orden que incluyera el contrato de trabajo dentro de un manojo de derechos, la cobertura de los riesgos del trabajo y el empleo publico en un estatuto acabado. El mismo trabajo autónomo no ha escapado a esta inserción en un sistema con un mínimo de protección social y con derecho a la jubilación. Puesto que atribuyen derechos tanto como definen deberes o limitaciones, esos diferentes estatutos tienden a incluir como a excluir»

Me quedo en esa ultima palabra « excluir »: formar batallones de marginados cada vez más numerosos que no tienen, según parece, ningún papel, no forman parte de ningún engranaje, no están convidados a hacer, junto a los demás, funcionar la sociedad.
A partir de este concepto reciente según el cual solo el empleo es trabajo y aquellos que tienen uno representan la población activa, hay que deducir que todos los demás son inactivos !!! Demasiado fuerte. Múltiples ejemplos de trabajadores sin empleo nos pasan inmediatamente por la cabeza.

Eso nos dice con talento Pablo Neruda ; escribir poesía es un trabajo.

C'est bien ce que nous dit avec tant de talent Pablo Neruda; écrire de la poésie est un travail.

A mis obligaciones  Pablo Neruda

Cumpliendo con mi oficio
piedra con piedra, pluma a pluma,
pasa el invierno y deja
sitios abandonados,
habitaciones muertas:
yo trabajo y trabajo,
debo substituir
tantos olvidos,
llenar de pan las tinieblas,
fundar otra vez la esperanza.

Accomplissant mon travail
pierre à pierre, plume à plume,
passe l'hiver et laisse
des lieux abandonnés,
des chambres mortes:
je travaille et travaille,
je dois substituer
tant d'oublis,
remplir de pain les ténèbres,
à nouveau fonder l'espoir.

(...)

A todos tengo que dar algo
cada semana y cada día,
un regalo de color azul,
un pétalo frío del bosque,
y ya de mañana estoy vivo
mientras los otros se sumergen
en la pereza, en el amor,
yo estoy limpiando mi campana,
mi corazón, mis herramientas.

Tengo rocío para todos.

À tous je dois donner quelque chose
chaque semaine et chaque jour,
un cadeau de couleur bleue,
un pétale froid de la forêt,
et dès le matin je suis vivant
tandis que les autres se submergent
dans la paresse, dans l'amour,
moi je nettoie ma campagne,
mon coeur, mes outils.

Pour tous j'ai de la rosée.
(Trad: Colo)

19 août 2012

Jupe-éventail / Falda-abanico



Le réseau ferroviaire est fort limité sur mon île, Mallorca.
Alors les trains, je les assiège sans modération quand je voyage seule à l'étranger, une semaine par an. Les trajets sont pour moi des transitions silencieuses et nécessaires entre les visites, les rencontres.
La red de ferrocarril es muy limitada en mi isla, Mallorca.
Por eso los trenes, los ocupo sin moderación cuando viajo sola en el extranjero, una vez al año. Los trayectos son para mí unas transiciones silenciosas y necesarias entre las visitas, los encuentros.

La semaine dernière régnait une chaleur épuisante dans les wagons. Les trains du nord accueillaient les sueurs et odeurs de l’humanité dont je fais bien sûr partie. Ici pas de priorités, ni de places réservées, ni personne pour faire respecter je ne sais quels privilèges. C’est ce qui me plaît tant.
La semana pasada reinaba un calor agotador en los vagones. Los trenes del norte acogían los sudores y olores de la humanidad de la cual formo parte, claro. Aquí no hay prioridades, ni asientos reservados, ni nadie para hacer respetar no sé qué privilegios. Es lo que tanto me gusta.

Les marches d’accès aux wagons sont hautes et une entraide est indispensable.
 Nous embarquons à 15h30. Une jeune femme avec un bébé de sept mois et une poussette, un employé mallette-thermos vide, quatre jeunes gens chargés d’énormes sacs à dos et torses nus, une dame opulente et moi. Le train se met en marche, chacun guette les petites fenêtres rectangulaires, mais pas un souffle pour sécher les gouttes sur nos visages.
Rêves d’air conditionné, d’un ventilateur, d’un éventail…
C’est à ce moment que la dame bien en chair écarte les jambes et secoue lentement, de haut en bas, son ample jupe.
Un peu de fraîcheur par là doit faire du bien me fait remarquer d’un clin œil amusé la jeune femme.
En effet.
Botero
Los escalones de acceso a los vagones son altos y la ayuda mutua es indispensable.
Embarcamos a las 15h30. Una mujer joven con un bebé de siete meses y un cochecito, un empleado maleta-termo vacía, cuatro jóvenes cargados de enormes mochilas y pecho descubierto, una señora opulenta y yo.
El tren se pone en marcha, cada uno acecha las ventanitas rectangulares, pero ni un soplo para secar las gotas en nuestros rostros.
Sueños de aire acondicionado, de ventilador, de un abanico...
Es en este momento que la dama muy rellena aparta las piernas y sacude, lentamente, de arriba hacia abajo, su amplia falda.
Un poco de fresco por allí debe ser agradable me hace notar de un guiño alegre la dama joven.
En efecto.