25 janv. 2012

Herbiers de F. Garcia Lorca / Herbarios, Lorca

En 2011 pas moins de cinq billets, tous fort différents, ont été consacrés ici au maestro Garcia Lorca.

Vous avez ainsi pu lire un texte en prose où il nous parle de son enfance; pleurer avec les lézards qui ont perdu leur anneau de mariage; vous immerger dans ses poèmes «Nocturnes»; humer la brume d'automne et les rêves perdus et finalement, il y a peu, la magnifique Romance de la Peine Noire, vous vous en souvenez? (clic sur les mots si l'envie vous prend de les relire!)

En 2011 no menos de cinco notas, muy diferentes, han sido dedicadas aquí al maestro Garcia Lorca.

Así habéis podido leer un texto en prosa donde nos habla de su infancia; llorar con los lagartos que han perdido su anillo de boda; hundiros en sus poemas «Nocturnos»; oler la bruma de otoño y los sueños perdidos y finalmente, hace poco, el magnífico Romance de la Pena Negra, ¿os acordaís?

Aujourd’hui, dans une catégorie par lui appelée Herbiers, ces textes un peu mystérieux et pleins d'imagination; herbiers des rêves, des bruits…

Hoy, en una categoría por él llamada Herbarios, estos textos un poco misteriosos y llenos de imaginación: herbarios de los sueños, de los ruidos…


lll


En grand secret, un ami

me montre l’herbier des bruits.


(Chut…silence!

La nuit pend du ciel!)


À la lumière d'un port perdu

arrivent les échos de tous les siècles.


(Chut...silence!

La nuit oscille dans le vent!)


(Chut...silence!

De vieilles colères s'enroulent à mes doigts.


1927 (Trad:Colo)

lll


En mucho secreto, un amigo

me enseña el herbario de los ruidos.


(¡Chist...silencio!

¡La noche cuelga del cielo!)


A la luz de un puerto perdido

vienen los ecos de todos los siglos.


(¡Chist...silencio!

¡La noche oscila en el viento!)


(¡Chist...silencio !

Viejas iras se enroscan en mis dedos.


1927


ÉCOLE

Maitre

Quelle jeune fille se marie

avec le vent?


Enfant

La jeune fille de tous

les désirs


Maitre

Que lui offre

le vent?


Enfant

Tourbillons d'or

et cartes superposées.


Maitre

Elle lui offre quelque chose?


Enfant

Son cœur ouvert.


Maitre

Dites comment elle s'appelle.


Enfant

Son nom est un secret.

(la fenêtre de l'école a un rideau d'étoiles brillantes) Trad: Colo

1927

ESCUELA


Maestro

¿Qué doncella se casa

con el viento?


Niño

La doncella de todos

los deseos.


Maestro

¿Qué le regala

el viento?


Niño

Remolinos de oro

y mapas superpuestos.


Maestro

Ella ¿le ofrece algo?


Niño

Su corazón abierto.


Maestro

Decid cómo se llama.


Niño

Su nombre es un secreto.

(La ventana del colegio tiene una cortina de luceros.)

Photo: Colo / sculpture: Julio Gonzalez, danzarina despeinada

20 janv. 2012

La douleur d'autrui / El dolor ajeno

Rouge avec des lettres blanches, la boîte est en vente dans les pharmacies en Espagne.

Médicaments contre la douleur d'autrui”

6 bonbons menthe-eucaliptus sans sucre 1€

Médecins sans Frontières

Roja con letras blancas, la caja está en venta en las farmacias en España.

«Pastillas contra el dolor ajeno»

6 caramelos mentol-eucalipto sin azúcar 1€

Médicos sin fronteras


Cette campagne lancée par MSF, comment y être indifférents?

La douleur des autres...

Sur le prospectus, de forme et présentation égales à celles de nos médicaments, cette note:

Dans le premier monde, si tu as mal quelque part, il y a des médicaments pour soulager presque chaque douleur. Mais...Que se passe-t-il si ce qui te fait souffrir est la douleur d'autrui? La douleur de ceux qui n'ont pas de médicaments pour soigner leur souffrance? N'est-ce pas magnifique que, nous qui avons des pilules pour presque tout, puissions en prendre une pour calmer la douleur de ceux qui n'en ont pas?”

Esta campaña lanzada por MSF, ¿cómo quedarse indiferentes a ella?

En el prospecto, de forma y presentación igual a las de nuestras medicinas, esta nota:

« En el primer mundo, si te duele algo, hay pastillas para mitigar casi cualquier dolor. Pero...¿Qué pasa si lo que te duele es el dolor ajeno, el dolor de los que no tienen pastillas para curar su sufrimiento? No es genial que, nosotros que tenemos pastillas para casi todo, podamos tomar una para calmar el dolor de los que no tienen? »

6 bonbons qui correspondent à 6 maladies, curables ou rares sur notre continent, mais bien vivantes ailleurs: la maladie du sommeil, la malaria, la tuberculose, le sida infantile, le Kala azar, la maladie de Chagas.


6 caramelos que corresponden a 6 enfermedades, curables o raras en nuestro continente, pero bien vivas en otras partes : la enfermedad del sueño, la malaria, la tuberculosis, el sida infantil, el Kala azar, la enfermedad de Chagas.

De nombreuses personnalités médiatiques de tout bord ont participé à la campagne comme le chanteur très populaire Alejandro Sanz , et aussi ici sur la vidéo, prenant «un médicament»: Andrés Iniesta, Pilar Bardem, Andreu Buenafuente, Pau Donés, Cayetana Guillén Cuervo, Estopa, Xabi Alonso, Fernando Tejero, Eduard Punset, Edurne Pasaban, Manel Fuentes, Ferrán Adría, Nuria Espert, Juan José Millas.

Numerosas personalidades mediáticas de varias aéreas han participado a la campaña como el cantante muy popular Alejandro Sanz y, también aquí en el vídeo, tomándose una «medicina»...(ver arriba)

La participation qui m'a le plus touchée est celle du directeur de cinéma Luís García Berlanga:

La participación que más me conmovió es la del director de cine Luís García Berlanga.

Voici le site officiel (en español): http://www.pastillascontraeldolorajeno.com

Et la vidéo de lancement de MSF:

Il me tenait à cœur d'en parler ici.

Me sentía inclinada a hablar de eso aquí.

15 janv. 2012

Pour cheminer en chantant... / Para caminar cantando...

Les amandiers commencent à fleurir; entre amis et amours, excursions et livres, musique et rêves, je vous propose aujourd'hui un poème de Pablo Neruda.

Empiezan a florecer los almendros; entre amigos y amores, excursiones y libros, música y sueños, os propongo hoy un poema de Pablo Neruda.

DE tant aimer et marcher naissent les livres.
S'ils n'ont ni baisers ni régions
et s'ils n'ont des hommes à profusion,
s'ils n'ont femme à chaque goutte,
faim, désir, colère, chemins,
ils ne servent ni de bouclier ni de cloche:
ils sont sans yeux et ne pourront les ouvrir,
ils auront la bouche morte d'enseignement.

J'ai aimé les génitaux branchages
et entre sang et amour j'ai creusé mes vers,
en terre dure j'ai planté une rose
disputée entre le feu et la rosée

C'est pourquoi j'ai pu cheminer en chantant.
(Trad: Colo)


La même photo" avec les nuances
d'un pays de lisières..." Merci JEA!


DE tanto amar y andar salen los libros.
Y si no tienen besos y regiones
y si no tienen hombres a manos llenas,
si no tienen mujer en cada gota,
hambre, deseo, cólera, caminos,
no sirven para escudo ni campana:
están sin ojos y no podrán abrirlos,
tendrán la boca muerta del precepto.

Amé las genitales enramadas
y entre sangre y amor cavé mis versos,
en tierra dura establecí una rosa
disputada entre el fuego y el rocío.

Por eso pude caminar cantando.



Foto: I. Pampín y A.H gracias.

11 janv. 2012

Dernier souffle / Último aliento


Tout a une fin, hélas...après 13 ans à mes côtés, mon ordinateur a dit son dernier mot.
Oh, je ne lui reproche rien, loin de là, mais je me sens un peu perdue sans lui, sans vous.

Heureusement qu' au vu de ma détresse, un voisin....mais je ne vais pas (trop) abuser de sa gentillesse, je voulais juste que vous le sachiez.
Patience...
À bientôt, amicalement.

Todo tiene un fin...después de 13 años a mi lado, mi ordenador ha dicho su última palabra.
No le reprocho nada, ni mucho menos, pero me encuentro un poco perdida sin él, sin vosotros.

Por suerte, y viendo mi apuro, un vecino...pero no voy a abusar (demasiado) de su amabilidad, sólo quería que lo supierais.
Paciencia....
¡Hasta pronto!, un abrazo.

4 janv. 2012

Clowns, le rouge et le blanc / Payasos, el rojo y el blanco

Les clowns…souvenirs d’enfance, de rires. Spectacles de fin d’année.
Mais aussi, comme l’écrit Michel Tournier dans un court texte intitulé « Le rouge et le blanc » inclus dans Des clés et des serrures (1979), un duo qui nous ressemble, qui est nous, à différents moments de notre vie.
Los payasos… recuerdos de infancia, de risas. Espectáculos de fin de año.
Pero también, como lo escribe Michel Tournier en un texto corto titulado “El rojo y el blanco” un dúo que se parece a nosotros, que es nosotros en diferentes momentos de nuestra vida.


“Ils font équipe sur la piste du cirque, mais ils sont bien différents.
Le blanc, habillé de soie, poudré à frimas, un sourcil relevé très haut sur son front comme un point d’interrogation, chaussé de fins escarpins vernis, les mollets cambrés dans des bas arachnéens, a toute l’élégance hautaine d’un seigneur.
La trogne poivrote et le nez en pomme de terre du rouge, sa large bouche, ses yeux ahuris, sa démarche embarrassée par ses énormes croquenots, tout trahit chez lui le niais, le rustaud, la tête de Turc sur laquelle vont pleuvoir les coups et les lazzis.

« Hacen equipo en la pista de circo, pero son muy diferentes.
El blanco, vestido de seda, ligeramente empolvado, una ceja levantada en alto, en la frente como un punto de interrogación, calzado de finos escarpines de charol, las pantorrillas combadas en unas medias arácneas, tiene toda la elegancia altiva de un señor.
La jeta de borracho y la nariz en forma de patata del rojo, su boca ancha, sus ojos estupefactos, su andar patoso por los enormes zapatos, todo en él suena a necio, a palurdo, a cabeza de turco sobre la cual van a llover los golpes y las burlas.

Car ces deux clowns incarnent deux esthétiques tout opposées du rire.
Le blanc cultive l’insolence, le persiflage, l’ironie, le propos à double sens. C’est un maître du second degré. Il fait rire les autres, d’un autre de préférence, le clown rouge, l’auguste.
Mais lui garde ses distances, il reste intact, hors d’atteinte, le rire qu’il déchaîne ne l’éclabousse pas, c’est une douche destinée au rouge, qui est là pour encaisser.
Ce rouge s’offre à tous les coups en poussant son discours, son accoutrement et sa mimique au comble du grotesque. Il n’a pas le droit d’être beau, spirituel, ni même pitoyable, cela nuirait à la sorte de rire qu’il a pour fonction de soulever. (…)

Esos dos payasos encarnan dos estéticas totalmente opuestas de la risa.
El blanco cultiva la insolencia, la guasa, la ironía, el propósito con doble sentido. Es un maestro del segundo grado. Hace reír a los demás, de otro preferentemente, el payaso rojo, el augusto. Pero él guarda sus distancias, queda intacto, fuera de alcance; la risa que provoca no le salpica, es una ducha destinada al rojo, que está allí para encajar.
Ese rojo se ofrece a todos los golpes llevando su discurso, su atuendo y su mímica al colmo de lo grotesco. No tiene derecho a ser guapo, agudo ni siquiera lastimoso, eso perjudicaría al tipo de risa que su función le obliga a provocar. (…)


Aussi bien ces deux personnages symbolisent-ils deux attitudes devant la vie, et tous, tant que nous sommes, nous décidons à chaque moment d’être blanc ou rouge face aux situations de l’existence.
Nous pouvons nous frapper la poitrine- soit pour nous accuser, soit par défi orgueilleux-, attirer sur nous les regards et les cris, nous désigner à l’admiration ou à la vindicte des foules. C’est le parti pris rouge d’un Rousseau ou d’un Napoléon, de tous les gens de théâtre et de tous les tyrans.
Au contraire, le parti blanc d’un Voltaire ou d’un Talleyrand fait les témoins sarcastiques de leur temps, les diplomates, les calculateurs, tous ceux qui veulent observer et manœuvrer sans s’exposer, gagner sans mettre en jeu leur liberté, leurs biens ni leur personne. »

Así esos dos personajes simbolizan dos actitudes delante de la vida, y todos nosotros, decidimos en cada momento ser blanco o rojo frente a las situaciones de la existencia.
Podemos golpearnos el pecho – sea para acusarnos, sea por desafío orgulloso-, atraer hacia nosotros las miradas o la vindicta de la muchedumbre. Es la resolución de un Rousseau o de un Napoleón, de toda la gente de teatro y de todos los tiranos.
Por el contrario, el partido blanco de un Voltaire o de un Talleyrand les hace los testigos sarcásticos de su época, los diplomáticos, los calculadores, todos los que quieren observar y maniobrar sin exponerse, ganar sin poner en juego su libertad, sus bienes, ni su persona.”
Traducción: Colo

Grand merci JEA!


Photos: 1) Les Fratellinis, Albert, François, Paul
2) Lil Sad Clown by Aihibed Magana

28 déc. 2011

Belle année! ¡Feliz año!

Entre ombres et soleil, se frayer un chemin en eaux troubles...
Entre sol y sombras, abrirse un camino en aguas turbias...
(clic pour agrandir les photos)


Faire route en bonne compagnie...Hacer camino en buena compañía....



L'esprit, si léger....La mente, tan ligera...


...s'amusera en vol. ...se divertirá volando.

Je vous souhaite une année aimable.
Os deseo un año amable.



Ce ne sont PAS des canards mais des oies me signale Sylvia Curruca (voir son commentaire).
NO son patos sino ocas me señala Sylvia Curruca.

Photos: Colo

25 déc. 2011

Le Noël de Barbara / La Navidad de Bárbara

Envoyée par Hélder, cette chanson; une histoire, des histoires de Noël...., grand merci!
Enviada por Hélder, esta canción; una historia, historias de Navidad...¡muchísimas gracias!



18 déc. 2011

Vague au bout de son errance / Ola al final de su andanza

Pour une fin d'année voluptueuse, recherche de poèmes sensuels, délicatement érotiques.
Partir vers le Sud, le Maghreb, et découvrir, enchantée, la poésie de Mohammed Dib.

Para un fin de año voluptuoso, búsqueda de poemas sensuales, delicadamente eróticos.
Dirigirme hacia el Sur, el Magreb, y descubrir, encantada, la poesía de Mohammed Dib.


Horizon féminin


gestes
de même longueur
dans le présent
et l'après
de même fraîcheur
dans l'espoir
et l'après
de même lenteur
dans la fatigue
et l'après

Horizonte femenino

gestos

igual de largos

en el presente

y el después

igual de frescos

en la esperanza

y el después

igual de lentos

en la fatiga

y el después

(Trad: Colo)

Les marches de la mer

rien ne sera dit
porté par le désir
jusqu'aux lèvres

ce murmure
plus monte la marée
sonne l'hallali

mêmes hanches mêmes reins
vague au bout de son errance
vive à vanner

ô rivages pour abus tendres
et la main première conviée
d'un vœu à tirer ce feu

Los peldaños de la mar

nada será dicho

llevado por el deseo

hasta los labios


ese murmullo

más sube la marea

suena el hallali*


las mismas caderas el mismo talle

ola al final de su andanza

viva a reventar


oh riveras para abusos tiernos

y la mano primera convidada

de un deseo de disparar ese fuego

(Trad: Colo)


"L'air qu'il fait entendre sur son clavecin est une musique intérieure qui parle au cœur"
Jean Déjeux, dans Hommage à Mohammed Dib
"El aire que deja oír en su clavicordio es una música interior que habla al corazón"

Illustration: Picasso, 1932, Femme nue couchée ou la dormeuse

**Hallali: toque de acoso, término de caza cuando el ciervo está acorralado.

10 déc. 2011

La moitié du fardeau / La mitad de la carga



Le cheval et l’âne--- Jean de La Fontaine

En ce monde il se faut l'un l'autre secourir :
si ton voisin vient à mourir,
c'est sur toi que le fardeau tombe.

Un âne accompagnait un cheval peu courtois,
Celui-ci ne portant que son simple harnois,
Et le pauvre baudet si chargé qu'il succombe.
Il pria le cheval de l'aider quelque peu :
Autrement il mourrait devant qu'être à la ville.
«La prière, dit-il, n'en est pas incivile :
Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.»
Le cheval refusa, fit une pétarade :
Tant qu'il vit sous le faix mourir son camarade,
Et reconnut qu'il avait tort.
Du baudet, en cette aventure,
On lui fit porter la voiture,
Et la peau par-dessus encor.

El caballo y el asno – Jean de La Fontaine

En este mundo hay que ayudarse unos a otros
si muere tu vecino,
caerá sobre ti su carga.


Iba un asno en compañía de un caballo descortés.

No llevaba éste más que sus arneses,

Y el pobre jumento tal carga que más no podía.

Rogó al caballo ayuda, aunque poca fuese;

Si no, antes de llegar al pueblo reventaría.

“No pido mucho, le decía,

La mitad de mi carga para ti no es nada”

Negose el caballo con el mayor desprecio;

Más bien pronto vio morir a su camarada,

Y conoció cuán mal obrado había.

Del borrico hubo de llevar la carga

Y el pellejo del difunto por añadidura.

(Trad. MAH, muchas gracias)

**Ces dessins m'ont été envoyés par une amie, ils sont signés mais je n'arrive pas à déchiffrer le nom de leur auteur.

Esos dibujos me han sido mandados por una amiga, están firmados pero no consiguo descifrar el nombre de su autor.

Grâce à JEA et à ses habilités technologiques, voici la signature, grand merci à vous!





Envoyé par Hélder, grand merci!

Juan de la Cruz, muerto hace hoy 420 años:
«El que cargado cae,
dificultosamente se levantará cargado.»

Jean de la Croix, mort il y a juste 420 ans :
«Celui qui tombe chargé d’un pesant fardeau se relève difficilement avec sa charge.»

6 déc. 2011

"Inventrices" / Inventoras

Quelques unes… / Algunas…

- Non, je ne vois pas, à part Marie Curie aucun nom, désolé(e).
- Moi non plus.
(Chez BOL, un bel hommage à Marie Curie)

-No, no veo, salvo Marie Curie, ningún nombre, lo siento.
-Yo tampoco.

Chercher, inventer, les femmes l’ont toujours fait, mais ce n’est qu’en 1790 qu’elles ont pu déposer légalement un brevet à leur nom aux Etats-Unis, et encore pas dans tous les États. C’était alors sous le nom de leurs pères, maris, frères…qu’apparaissaient leurs inventions.

Le 15 mai 1809 est une grande date : Mary Dixon Kies est la première américaine (Connecticut) à obtenir un brevet à son nom pour un processus qui permettait de tisser la paille avec de la soie ; elle devint ainsi la grande précurseur de l’industrie du chapeau.

Buscar, inventar, las mujeres lo han hecho desde siempre, pero sólo en 1790 pudieron patentar legalmente a su nombre en Estados Unidos, y eso no en todos los Estados. Era entonces bajo el nombre de sus padres, hermanos, maridos…que aparecían sus inventos.

El 15 de mayo es una gran fecha: Mary Dixon Kies es la primera americana (Connecticut) en obtener una patente a su nombre por un proceso que permitía tejer la paja con la seda; fue así la gran precursora de la industria del sombrero.


Nous sommes à New York vers 1913. Mary Phelps Jacob vient de s’acheter une robe du soir pour aller à une fête. À cette époque le seul sous-vêtement existant était un corset rigide fait d’os et de bois (super confortable, n’est-ce pas ?). Mary se rend compte que cette armature est par trop voyante sous sa fine robe de soie et elle confectionne, avec deux mouchoirs de soie et un ruban, ce qui est l’ancêtre de nos soutiens-gorge modernes.

Estamos en Nueva York hacia el año 1913. Mary Phelps Jacob acaba de comprarse un vestido de noche para ir a una fiesta. En aquella época la única ropa interior existente era un corsé rígido hecho de hueso y de madera (súper confortable ¿verdad?). Mary se da cuenta que esta armadura es demasiado visible debajo de su fino vestido de seda y confecciona, con dos pañuelos de seda y un lazo, lo que es el ancestro de nuestros sujetadores.

Vous avez parfois un « bouton de fièvre » (herpès) et vous appliquez de la crème appelée Zovirax ? Vous la devez à Gertrude Elion (1918-1999). Cette chimiste décida, après le décès de son père, dû à un cancer, de se consacrer à la recherche. En 1944 elle travailla dans un laboratoire pharmaceutique sur la purine sans avoir aucune idée de ses applications médicales et ce fut….le premier médicament contre la leucémie.

Gertrude déposa en tout plus de 45 brevets et obtint le prix Nobel de médecine avec George Hitchings et Sir James Black.

¿Tiene a veces un herpes labial y se aplica la crema llamada Zovirac? Se la debéis a Gertrude Elion (1918-1999). Esa química decidió dedicarse a la investigación después de su padre muriera de cáncer,. En 1944 trabajó en un laboratorio farmacéutico en la purina sin tener la menor idea de su aplicación médica y fue…la primera medicina contra la leucemia.

Se cuentan más de 45 patentes de Gertrude y obtuvo el premio Nóbel de medicina junto con George Hitchings y Sir James Black.

La super crac des inventions, - elle en réalisa 110 dont 49 furent brevetées - fut Beulah Henry, Memphis, Tennessee.

Voici quelques unes de ses inventions :

- le congélateur de glace sous vide (1912)

- la première machine à coudre sans bobine (1940)

- la « protographie », une machine à écrire manuelle qui réalisait 4 copies d’un même document. (1932)

- « l’éponge savonneuse » pour enfants (1929)

La súper crac de los inventos, -realizó 110 de los cuales 49 fueron patentados – fue Beulah Henry, Memphis, Tennessee.

Aquí unos de sus inventos:

- el congelador de hielo al vacío (1912)

- la primera máquina de coser sin bobina.(1940)

- la “protografía”, una máquina de escribir manual que realizaba 4 copias del mismo documento. (1932)

- “La esponja jabonosa” para niños (1929)

Melitta, ça vous dit, ça vous dit…. mais oui, les filtres à café. Nous les devons à une allemande, Melitta Benz. Sa machine fut brevetée en 1908.

Et le Typp-ex ?

Bette Nesmith, secrétaire et artiste, n’avait jamais pensé être inventrice et se contentait d’essayer de résoudre les problèmes de mécanographie et tachygraphie qui se présentaient…ici les fautes de frappe ! Elle « fabriqua » donc cette substance liquide et blanche qui sèche rapidement. Merci Bette, fort pratique !

Melitta, os suena…sí, sí, los filtros de café. Se lo debemos a una alemana, Melitta Benz. Su máquina fue patentada en 1908.

¿Y el Typp-ex?

Bette Nesmith, secretaria y artista, nunca había pensado en ser inventora y se limitaba a intentar resolver los problemas de mecanografía y tipografía que se presentaban…aquí las faltas de mecanografía. “Fabricó” pues esa sustancia líquida y blanca que seca rápidamente. Gracias Bette, ¡Muy útil!



Comme j’aimerais toutes les nommer, vous raconter leur histoire, comme celle de Mary Anderson, qui inventa l’essuie-glace en 1903, ou celle de Tabitha Babbit qui breveta la scie circulaire en 1812….la liste est, fort heureusement, longue !

¡Cómo me gustaría nombrarlas todas, contaros su historia, como la de Mary Anderson que inventó el limpia-parabrisas en 1903, o la de Tabitha Babbit que patentó la sierra circular en 1812…la lista es, por suerte, muy larga!

Envoyé par Hélder, muchas gracias!