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18 janv. 2013

Page blanche fort colorée / Página en blanco muy colorada

 
Peut-être vous sentez-vous d'humeur vagabonde et m'accompagnerez-vous au centre de l'île, dans le village de Sineu. Cette partie de l'île s'appelle « Es pla », vous avez compris, une zone plate, dédiée à l'agriculture.

Voiture, route bucolique, musique douce, du jazz - flamenco, le saxophoniste et flutiste Jorge Pardo qui vient de recevoir au Châtelet, Paris, le prix du meilleur jazzman européen.
Voici un morceau de flûte-jazz.

 
Tal vez os sentís de humor vagabundo y os apetece acompañarme al centro de la isla, en el pueblo de Sineu. Este parte de la isla se llama « Es pla », zona llana, dedicada a la agricultura.

Coche, ruta bucólica, música suave, jazz-flamenco, el saxofonista y flautista Jorge Pardo que acaba que recibir en el Châtelet, París, el premio del mejor jazzman europeo.



Déjà, c'est un peu tôt, les premières fleurs sur les amandiers ; partout des moutons, des agneaux encore malhabiles.

Ya, aunque es un poco pronto, las primeras flores de almendro; ovejas por doquier, corderitos todavía patosos.


 

Le mercredi est le jour du marché à Sineu, il occupe tout le centre du village, places et rues. Un marché qui date de 1306 et où les fermiers venaient acheter et vendre des animaux vivants ; il y en a moins maintenant mais on y trouve encore poules, canards, lapins, moutons, chèvres, porcs....Concentration d'enfants, excités, suppliant leurs parents de leur offrir un jeune animal, même un petit cochon leur ferait plaisir !


Ce marché a vraiment gardé un caractère rural et artisanal, est devenu cosmopolite aussi (beaucoup d'immigrés nord-africains travaillent dans les champs). L'ambiance y est souriante, amicale. Et tout est lent, comme la vie ici ; la lenteur fait partie du caractère des insulaires et, une fois qu'on s'y habitue, elle est fort relaxante.

El miércoles es día de mercado en Sineu, ocupa todo el centro del pueblo, plazas y calles. Un mercado que data de 1306 y donde los agricultores venían a vender y compara animales vivos ; hay menos animales ahora pero todavía se encuentran gallinas y gallos, patos, conejos, ovejas, cabras, cerdos....Concentración de niños, excitados, suplicando a sus padres el regalo de un animalito, el que sea, incluso un cerdito !

Este mercado ha guardado realmente un carácter rural y artesanal, se ha vuelto cosmopolita (muchos inmigrantes norteafricanos trabajan en el campo). El ambiente es sonriente, amistoso. Y todo es lento, al igual que la vida aquí; la lentitud forma parte del carácter insular y, una vez que uno se acostumbra a ello, es muy relajante.



J'achète quelques plats en terre cuite, tout mijote si bien dans ces casseroles , un foulard rouge à un africain couleur ébène qui se fait un plaisir de se le mettre autour du cou pour me le faire admirer, des bottes d'oignons à planter et je remplis mon panier de fruits et légumes ; un beau pain majorquin, sans sel ici le pain, et quelques parts de Coca de verduras ( pâte fine recouverte d'un mélange d'oignons frais émincés et de bettes/blettes coupées).

Compro algunas fuentes de barro, la comida se hace tan bien en esas ollas, un pañuelo rojo a un africano color ébano que, con mucha gracia, se lo pone al cuello para que lo admire, unos manojos de cebollas para plantar y lleno mi cesta de fruta y verdura ; un bonito pan mallorquín, aquí el pan es sin sal, y algunos trozos de coca de verdura.



Retour ; je vous laisse, comme souvent avec un étrange et délicieux poème.
Vuelta ; os dejo, como muchas veces, con un extraño y delicioso poema.


Page blanche   Mario Benedetti



Je suis descendu au marché
et j'ai rapporté
tomates journaux averses
endives et envies
gambas croupes et amen
farine monosyllabes jerez
instantanés éternuements riz
artichauts et cris
rarissimes silences


page blanche
voilà, je te laisse tout
fais-en ce que tu veux
débrouille-toi
ou du moins organise-toi


moi je ferai une sieste
pourvu que tu m’éveilles
avec une chose originale
et suggestive
afin que je la signe.
 (Trad: Colo)



Página en blanco   Mario Benedetti


Bajé al mercado
y traje
tomates diarios aguaceros
endivias y envidias
gambas grupas y amenes
harina monosílabos jerez
instantáneas estornudos arroz
alcachofas y gritos
rarísimos silencios


página en blanco
aquí te dejo todo
haz lo que quieras
espabílate
o por lo menos organízate


yo me echaré una siesta
ojalá me despiertes
con algo original
y sugestivo
para que yo lo firme







30 juin 2010

Sourires à l'ombre / Sonrisas en la sombra

Dernier dimanche de juin. Avant la grosse ruée touristique, excursion au sud-est de l’île dans le but de trouver une Cala (crique ou baie, selon la taille) sauvage. Certaines ne sont accessibles qu’en bateau, je n’en ai pas, alors j’en repère une, minuscule, sur la carte : Cala Nou, un chemin semble y mener, parfait.
Último domingo de junio. Antes de la gran invasión turística, excursión al sureste de la isla con la meta de encontrar una Cala salvaje. Algunas sólo se alcanzan en barco, y como no tengo ninguno, he localizado una, minúscula, en el mapa: Cala Nou, parece que un camino lleva allí, perfecto.

Des routes de plus en plus étroites, de belles propriétés cossues et des abris sommaires défilent et, deci delà, ces barrières-sommiers, modèles de récupération écologique qui me font rire et exaspèrent certains, vestiges de l’Espagne tiers-mondiste disent-ils.
L’entrée de la Cala, vue de haut, à l’ombre d’un pin, mérite l’effort de sauts de chèvre par 32º. Mais, dommage, la petite plage est « civilisée ». Bar, parasols et chaises longues, tickets...


Carreteras cada vez más estrechas, bonitas fincas adineradas y casuchas simples desfilan y, por aquí por allá, esas barreras-somieres, modelos de recuperación ecológica que me dan risa y exasperan a algunos, vestigios de la España tercermundista dicen.
La entrada de la Cala, vista desde arriba, a la sombra de un pino, merece el esfuerzo de saltos de cabra bajo 32º. Pero, qué lástima, la playita está “civilizada”. Bar, parasoles y hamacas, ticket...






Passage à Porto Colom, la partie ancienne est typique et paisible, l’autre...moins.
Paso por Porto Colom, la parte antigua es típica y apacible, la otra… menos.




Retour par le gros village de Felanitx où se tient le marché dominical. Il est 12h et, malgré la chaleur, il y a du monde. Comme toujours les habitués des pays chauds marchent à l’ombre…
Vuelta por el gran pueblo de Felanitx donde tiene lugar el mercado dominical. Son las 12h y, a pesar del calor, hay mucha gente. Cómo siempre los acostumbrados a los países cálidos andan por la sombra…

On entend parler majorquin et espagnol bien sûr, mais aussi arabe (il y a beaucoup de travailleurs magrébins dans l’agriculture) et allemand. Touristes-visiteurs appréciés ceux qui s’intéressent, sont à la recherche de produits locaux et font des efforts pour communiquer.
J’ai assisté à la scène suivante: le client, probablement allemand, le vendeur, africain et son jeune assistant maghrébin. La conversation est animée, le vendeur connaît quelques mots d’allemand, l’acheteur trois mots d’espagnol et le jeune garçon, qui pense faire avancer les négociations avec des « oui, oui, monsieur », en français. Magnifique!


Se oye hablar mallorquín y español, claro, pero también árabe (hay muchos trabajadores magrebíes en la agricultura) y alemán. Son turistas apreciados aquellos que visitan, se interesan, buscan los productos locales y hacen esfuerzos por comunicar.
Asistí a la escena siguiente: el cliente, probablemente alemán, el vendedor africano y su joven asistente magrebí. La conversación es animada, el vendedor conoce algunas palabras de alemán, el comprador tres palabras de español y el joven chico que piensa agilizar las negociaciones con unos “oui monsieur” franceses. ¡Magnífico!




Foot!
NB: Ce dimanche 4 j’irai me balader une semaine hors de mon île.
Este domingo 4 me iré a dar una vuelta de una semana fuera de mi isla.