L'été
c'est aussi les touristes, plan à la main, perdus quand même. Et les
questions, mal posées et mal comprises, et les réponses plus souvent
mimées que dites.
J'ai
repêché et traduit un extrait d'une chronique d'Elvira Lindo;
j'aime son style simple, son ton mordant et l'apparente banalité de
ses propos.
Et
puis j'ai souvenir de tant et tant de malentendus...
El
verano es también los turistas, plano en mano pero pedidos. Y las
preguntas, mal hechas y mal comprendidas, y las respuestas más a
menudo mimadas que dichas.
Conseguí
encontrar este artículo de Elvira Lindo del cual me acordaba bien;
me gusta su estilo simple, su tono mordaz y la aparente banalidad de
sus propósitos.
También
tengo recuerdos de tantos malentendidos...
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| Eastern Han Dynasty / Gentlemen in conversation |
« Le
bonheur d'une langue étrangère le ressentent ceux qui n'en savent
que quatre phrases, basiques: combien ça coûte, où se trouve cela,
quelle heure est-il, je viens d'Espagne (ou je suis catalan, basque
ou galicien, si on considère qu'être espagnol est vexatoire).
J'ai
connu beaucoup de touristes heureux. Moi-même, à un moment, je le
fus. Je vis maintenant dans le malheur de celui qui sait un peu plus.
Savoir un peu plus consiste à connaître la magnitude de tout ce
qu'on ne sait pas. Comprendre et être compris, que c'est difficile.
C'est la vie, une vallée de malentendus. On dit que ce qui est le
plus intraduisible est la poésie et le sens de l'humour. La poésie
ne se trouve pas seulement dans les vers, mais dans la musicalité de
la langue dans laquelle tu as été élevé, qui te fait remarquer
les subtilités et remarquer quand on essaye de te tromper.
Les
étrangers nous sommes toujours bêtes. Lents à l'heure de percevoir
une ironie, lents à l'heure de la dire nous-mêmes. Les gens lents
n'ont aucune grâce. John Huston le disait déjà : « Il
ne faut pas se fier des gens qui parlent lentement ».
J'achète : les gens qui parlent lentement, comme en se
délectant, cachent généralement sous ce manteau de solennité un
esprit pauvre en idées ; cette lenteur à dire ce qu'ils ont à
dire, qui est généralement une bêtise, est un genre d'égoïsme,
un égoïsme que je tiens pour délictueux. : ce sont des gens
qui te volent ton temps.
Mais
ce n'est pas le cas du pauvre étranger, cet étranger qui parle
lentement car pendant qu'il parle il pourchasse dans sa tête les
mots qu'il va employer dans la phrase suivante et parce qu'il se sent
souvent idiot et incompris.
Le
moment le plus satisfaisant dans une langue est celui où tu
comprends une blague et tu ris au même moment que tous les autres.
(...) »
Elvira
Lindo El País, 30 Septembre 2007 , Extrait. (Trad: Colo)
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| Juan Muñoz - Conversación |
“LA
FELICIDAD de una lengua extranjera la tienen los que sólo se saben
cuatro frases, las básicas: cuánto cuesta esto, dónde está lo
otro, qué hora es, soy de España (o soy catalán, vasco o gallego,
si es que se considera el ser español algo vejatorio).
He conocido a
muchos turistas felices. Yo, en su momento, también lo fui. Ahora
vivo en la infelicidad del que sabe algo más. Saber algo más
consiste en conocer la magnitud de todo aquello que no se sabe.
Entender y ser entendido, qué difícil. Eso es la vida, un valle de
malentendidos. Dicen que lo más intraducible es la poesía y el
sentido del humor. La poesía no sólo está en los versos, sino en
la musicalidad de la lengua en la que te criaste, que te hace
advertir sutilezas y advertir cuándo te la están colando.
Los
extranjeros siempre somos tontos. Lentos a la hora de percibir una
ironía, lentos a la hora de decirla nosotros. La gente lenta no
tiene ninguna gracia. Ya lo dijo John Huston: "No hay que
fiarse de la gente que habla lento". Se lo compro: las personas
que hablan lento, como recreándose, suelen esconder bajo ese manto
de solemnidad una mente escasa de ideas; ese tardar tanto en decir lo
que tienen que decir, que normalmente es una tontería, es un tipo de
egoísmo, un egoísmo que tengo por delictivo: son personas que te
roban el tiempo.
Pero no es el caso del pobrecito extranjero, ese
extranjero que habla lento porque mientras habla anda cazando en su
mente las palabras que usará en la siguiente frase y porque a menudo
se siente un idiota y un incomprendido. El momento más satisfactorio
que se tiene en una lengua es aquel en el que pillas un chiste y te
ríes en el mismo momento en el que se ríe todo el mundo.”
Carabanchel Alto y Carabanchel Bajo (Extracto)
Elvira
Lindo 30 SEP 2007
El País.

