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17 juil. 2024

Une alouette sur ton coeur / Una alondra en tu pecho

 Cesaria Evora, Cap vert, 1941-2011



                                           Temps et silence


Une maison dans le ciel
Un jardin dans la mer
Une alouette sur ton cœur
Un nouveau départ

Un désir d'étoiles
Un soupir* de moineau
Une île dans ton lit
Un coucher de soleil

Temps et silence
Cris et chants
Cieux et baisers
Voix et chagrin

 Naître dans ton rire
 Grandir dans tes larmes
Vivre sur tes épaules
Mourir dans tes bras

(trad:Colo )

* le mot exact est "battement", mais...






Tiempo y silencio 

(Pour toi, MA)


Una casa en el cielo
Un jardín en el mar
Una alondra en tu pecho
Un volver a empezar

Un deseo de estrellas
Un latir de gorrión
Una isla en tu cama
Una puesta de sol

Tiempo y silencio
Gritos y cantos
Cielos y besos
Voz y quebranto

Nacer en tu risa
Crecer en tu llanto
Vivir en tu espalda
Morir en tus brazos


6 avr. 2024

Tête en l'air

 

C’est vraiment par hasard que ce matin à l’aube j’ai vu que le 6 avril est le jour où est décédé Jacques Higelin. En 2018.

Homme aux multiples talents, souvent décalé, j’ai retenu, je le trouve très inspiré,  ce poème qu’il a mis en musique et chante. Vous connaissez peut-être la chanson si vous êtes de ma génération...





Tête en l'air


Texte / Chanson de Jacques Higelin


Sur la terre des damnés, tête en l'air,
Étranger aux vérités premières énoncées par des cons,
Jamais touché le fond de la misère
Et je pleure, et je crie et je ris au pied d'une fleur des champs,
Égaré, insouciant dans l'âme du printemps, cœur battant,
Cœur serré par la colère, par l'éphémère beauté de la vie.


Sur la terre, face aux dieux, tête en l'air,
Amoureux d'une émotion légère comme un soleil radieux
Dans le ciel de ma fenêtre ouverte
Et je chante, et je lance un appel aux archanges de l'Amour.
Quelle chance un vautour, d'un coup d'aile d'un coup de bec
Me rend aveugle et sourd à la colère à la détresse de la vie.


Sur la terre, tête en l'air, amoureux,
Y'a des allumettes au fond de tes yeux,
Des pianos à queue dans la boîte aux lettres,
Des pots de yaourt dans la vinaigrette
Et des oubliettes au fond de la cour…


Comme un vol d'hirondelles échappé de la poubelle du ciel...


6 mars 2024

Parlons des soupirs / hablemos de suspiros

 A part les doux appels de la pluie, tout était silencieux; elle lisait, le chien, couché 

sur le canapé interdit, dormait, paisible.

Soudain un long soupir.

Qui?

Oubliant l’obligation de passer inaperçu et d'ainsi pouvoir prolonger son confortable

 somme, ce souffle lui avait échappé.

Bien-être ? Ennui ?

Elle écarta, peut-être à tort, l’idée d’un mal d’amour.


Les soupirs seront eégalement l'objet du prochain billet...nous rendons-nous toujours compte de

 quand  et pourquoi nous soupirons ?


Excepto las dulces llamadas de la lluvia, todo estaba en silencio; ella leía, el perro, tumbado en el sofá prohibido, dormía, apacible.

De repente un largo suspiro.

¿Quién?

Olvidándose de la obligación de pasar desapercibido y poder así prolongar su confortable sueño, ese soplo le había escapado.

¿Bienestar? ¿Aburrimiento?

Descartó, tal vez sin razón, la idea de un mal de amores.

 

 À pied vont mes soupirs. 

 

CLARA MONTES - A PIÉ VAN MIS SUSPIROS poème d’Antonio Gala



A pié van mis suspiros
camino de mi bien.

Antes de que ellos lleguen
yo llegaré.

Abierta ten la puerta
y abierta el alma ten.

Antes de que ellos lleguen
yo llegaré.

Mi corazón con alas
mis suspiros a pié...
mis suspiros
mis suspiros a pié. (..)

À pied vont mes soupirs

chemin de mon bien


Avant qu’ils n’arrivent

J’arriverai.


Tiens la porte ouverte

et ouverte l’âme aussi.


Avant qu’ils n’arrivent

J’arriverai.


Mon cœur avec des ailes

Mes soupirs à pied…

Mes soupirs

Mes soupirs à pied. (...)



30 mai 2023

Nommer /Nombrar

Ce dimanche chez Aifelle, il y avait cette belle vidéo et une chanson dont elle ne comprend pas les paroles…voici ce que j’ai pu faire.(quelques mots sont inaudibles)

Silvia Pérez Cruz, une chanteuse originale, naturelle, talentueuse, qui aborde volontiers des genres musicaux. très différents

L’introduction de cette chanson, sous forme de poème, est due au dramaturge Pablo Messiez.

J’ai voulu faire une chanson qui parle des avantages et des limites des mots” dit-elle.

Une belle composition, embellie par la participation de musiciens cubains, ses amis, de flûte et chœurs, et d’une joyeuse vidéo tournée à La Havane. 

 


 NOMMER EST IMPOSSIBLE

Nommer est impossible.

Et il peut être beau

de tenter l’impossible.

Mais chaque fois que nous parlons

quelque chose reste en dehors des noms.

Chaque mot omet

l’unique partie unique

de ce qu’il veut dire.

Nommer est oublier.

Et aujourd’hui je veux me rappeler.

Je veux me rappeler

Qu’il n’y a ni bien ni mal

Qu’il n’y a ni blanc ni noir

Ni haut ni bas

Ni côtés ni flancs

Ni vide ni profond

Ni limites ni centre

Ni genre possible

Qui touche un peu du monde.


Pas besoin de la parole pour te dire “non”

Mais bien pour te mentir

Je veux le mot pour mettre mes idées en place, pour m’accrocher,

pour partager, pour soigner, pour ne pas m’oublier.


Je voudrais chanter pour me retrouver.

Je voudrais chanter pour me guérir.

Je voudrais chanter pour nous sentir vivants

et ainsi, après, on meurt.

Lalalalala…

 

N’use pas le mot pour m’enfoncer, pour me gronder,

mais bien pour aider, pour dénoncer, pour pardonner, pour me définir.

Je veux revendiquer une si belle imperfection

la fin de l’illusion qui définissent mon évolution

Pas lent laisse des traces, poétique révolution

me crie mon intuition.


Lalala, ça fait mal, tellement mal. Comme des mots, ça fait mal...(??) un jour ça fait mal.

 

Je recherche l’équilibre entre humilité et dignité,

je balance ma personne, ma chanson, ma volonté.

Ça n’arrête pas.


Elle respire et se palpe tout le visage

elle se trouve et s’inspire.


Je voudrais chanter pour ….?(inaudible)

Je voudrais chanter comme tu sais le faire

Je voudrais chanter pour nous sentir vivants

et ainsi, après, on meurt.



Nommer est impossible

Et il peut être beau

de tenter l’impossible.

Mais chaque fois que nous parlons

quelque chose reste en dehors des noms.

Chaque mot omet

l’unique partie unique

de ce qu’il veut dire.


Nommer est oublier.

Et aujourd’hui je veux me rappeler

me rappeler

que nommer est impossible,


Nommer est impossible.


Nombrar es imposible (algunas partes son difíciles de oír, hice lo mejor que pude)

Y puede ser bello

intentar lo imposible.

Pero cada vez que hablamos

Algo queda fuera de los nombres.

Cada palabra omite

la única parte única

de aquello que quiere decir.

Nombrar es olvidar.

Y hoy quiero recordar.

Quiero recordar

Que no hay ni bien ni mal

Ni blanco ni negro

Ni arriba ni abajo

Ni lados ni costados

Ni hueco ni profundo

Ni límites ni centro

Ni género posible

Que toque algo del mundo.


No se necesita la palabra para decirte “no”

Se necesita la palabra para mentirte

Yo quiero la palabra pa’ ordenarme, pa’ agarrarme,

Pa’ compartir, para sanar, para no olvidarme.


Yo quisiera cantar para reencontrarme.

Yo quisiera cantar para curarme.

Yo quisiera cantar para sentirnos vivos

y así luego nos morimos.


Lalalala…

 

No uses la palabra para hundirme, pa’reñirme,

sí para ayudar, pa’ denunciar, pa perdonar, pa definirme.

Quiero revindicar tal imperfección tan bella

definen mi evolución

Paso lento deja huella, poética revolución

está gritando mi intuición


Lalala, duele, tanto duele. Como palabras, duele… (…??) un día duele.

 

Buscando el equilibrio entre humildad y seguridad

columpio mi persona, mi canción, mi voluntad.

Y no se para.

Respira y se palpa toda la cara,

se ubica y se inspira.

Yo quisiera cantar pa’ mi ….(inaudible)

Yo quisiera cantar así como tú sabes

Yo quisiera cantar pa’ sentirnos vivos

y así luego nos morimos-


Lalala ….

Nombrar es imposible

y puede ser bello intentar lo imposible

pero cada vez que hablamos

algo queda fuera de los nombres

cada palabra omite

la única parte única única

de aquello que quiere decir


Nombrar es olvidar….

Y hoy quiero recordar,

quiero recordar

que nombrar es imposible.


Nombrar es imposible.





 



29 nov. 2022

Palma retro en chanson....

 Une chanson des années '60, des photos de Mallorca ces années-là. Je n'y vivais pas encore mais en '77 oui, et pas mal d'endroits étaient encore ainsi.

Gracias à Dani qui me l'a envoyée:-)) en regrettant que ce ne soit pas Dalida qui l'ait chantée.


 

Je la dédie à Aifelle aujourd'hui.

20 août 2021

J'escalade ton souvenir / Trepo por tu recuerdo

 

Joaquín Sabina, est un auteur, compositeur, poète contemporain, de 72 ans maintenant. Un rebelle talentueux extrêmement connu ici en Espagne.

Ses poèmes-chansons racontent des histoires de vies, certaines contiennent énormément de références à la vie sociale, politique, aux révoltes, à la vie à Madrid qui vous auraient peut-être échappées, alors j’en ai choisi un, vraiment très connu, plus universel.




Rue Mélancolie

Comme qui voyage à dos d’une jument sombre

Dans la ville je marche, ne me demandez pas vers où,

Je cherche peut-être une rencontre qui illuminera ma journée

Mais je ne trouve que des portes qui refusent ce qu’elles cachent.


Les cheminées déversent leur vomi de fumée

Sur un ciel de plus en plus lointain et haut,

Des murs ocres se répand le jus

D’un fruit de sang cultivé sur l’asphalte.


La campagne est déjà verte, ce doit être le printemps,

Un train sans fin croise mon regard

Le quartier où j’habite n’est pas vraiment une prairie

Paysage désolé d’antennes et de câbles.


J’habite au numéro 7, rue Mélancolie

Depuis longtemps je veux déménager dans le quartier de la joie

Mais chaque fois que j’essaye le tram est déjà parti,

Sur les escaliers je m’assieds et siffle ma mélodie.


Comme qui voyage à bord d’un bateau devenu fou

Qui vient de la nuit et va nulle part,

Ainsi mes pieds descendent la pente de l’oubli

Fatigués de tant marcher sans te trouver.


De retour chez moi, j’allume une cigarette,

Je range mes papiers, résous un mot croisé,

Me fâche avec les ombres qui peuplent les couloirs

J’embrasse l’absence que tu laisses dans mon lit.


J’escalade ton souvenir comme une plante grimpante

Qui ne trouve pas de fenêtre où s’accrocher. Je suis

Cette absurde épidémie dont souffrent les trottoirs

Si tu veux me trouver, tu sais où je suis.


J’habite au numéro 7, rue Mélancolie

Depuis longtemps je veux déménager dans le quartier de la joie

Mais chaque fois que j’essaye le tram est déjà parti,

Sur les escaliers je m’assieds et siffle ma mélodie.

(Trad: Colo)


 

Calle Melancolía

Joaquín Sabina

Como quien viaja a lomos de una yegua sombría
Por la ciudad camino, no preguntéis adónde
Busco acaso un encuentro que me ilumine el día
Y no hallo más que puertas que niegan lo que esconden.


Las chimeneas vierten su vómito de humo
A un cielo cada vez más lejano y más alto
Por las paredes ocres se desparrama el zumo
De una fruta de sangre crecida en el asfalto.


Ya el campo estará verde, debe ser primavera
Cruza por mi mirada un tren interminable
El barrio donde habito no es ninguna pradera
Desolado paisaje de antenas y de cables.


Vivo en el número siete, calle Melancolía
Quiero mudarme hace años al barrio de la alegría
Pero siempre que lo intento ha salido ya el tranvía
En la escalera me siento a silbar mi melodía.


Como quien viaja a bordo de un barco enloquecido
Que viene de la noche y va a ninguna parte
Así mis pies descienden la cuesta del olvido
Fatigados de tanto andar sin encontrarte.


Luego, de vuelta a casa enciendo un cigarrillo
Ordeno mis papeles, resuelvo un crucigrama
Me enfado con las sombras que pueblan los pasillos
Y me abrazo a la ausencia que dejas en mi cama.


Trepo por tu recuerdo como una enredadera
Que no encuentra ventanas donde agarrarse, soy
Esa absurda epidemia que sufren las aceras
Si quieres encontrarme ya sabes dónde estoy.


Vivo en el número siete, calle Melancolía
Quiero mudarme hace años al barrio de la alegría
Pero siempre que lo intento ha salido ya el tranvía
En la escalera me siento a silbar mi melodía

 

27 oct. 2020

Croquer un soupir / Dibujar un suspiro

 A part les doux appels de la pluie, tout était silencieux; elle lisait, le chien, couché sur le canapé interdit, dormait, paisible.

Soudain un long soupir.

Qui?

Oubliant l’obligation de passer inaperçu et pouvoir ainsi prolonger son confortable somme, ce souffle lui avait échappé.

Bien-être ? Ennui ?

Elle écarta, peut-être à tort, l’idée d’un mal d’amour ou de mélancolie.


Musique de la pluie ; notes, silences, soupirs.


Le soupir entendu semblait plutôt léger….

Tant de soupirs, exaspérés ou satisfaits. Quand, pourquoi soupirons-nous ? Y faisons-nous attention, parfois ?

 

                                                      Distorsión de un suspiro Cristobal Delgado- España

 

Excepto las dulces llamadas de la lluvia, todo estaba en silencio; ella leía, el perro, tumbado en el sofá prohibido, dormía, apacible.

De repente un largo suspiro.

¿Quién?

Olvidándose de la obligación de pasar desapercibido y poder así prolongar su confortable sueño, ese soplo le había escapado.

¿Bienestar? ¿Aburrimiento?

Descartó, tal vez sin razón, la idea de un mal de amores o de melancolía.

Música de la lluvia; notas, silencios, suspiros.

El suspiro parecía mas bien ligero…. 

 

 

 

 


Poème d'Antonio Gala chanté par Clara Montés

                                

A pied vont mes soupirs

chemin de mon bien

 

Avant qu’ils n’arrivent

j’arriverai


Mon coeur  avec des ailes

mes soupirs à pied


Tiens la porte ouverte

et ouverte l’âme aussi.


Avant qu’ils n’arrivent

j’arriverai


Mon coeur a des ailes

mes soupirs vont à pied

(Trad:Colo) 

 

 

A PIÉ VAN MIS SUSPIROS poème d’Antonio Gala

 

 A pié van mis suspiros

camino de mi bien.

Antes de que ellos lleguen
yo llegaré.

Mi corazón con alas
mis suspiros a pié.

Abierta ten la puerta
y abierta el alma ten.

Antes de que ellos lleguen
yo llegaré.

Mi corazón con alas
mis suspiros a pié.



Tantos suspiros, exasperados o satisfechos. ¿Cuándo, por qué suspiramos? ¿A veces les prestamos atención a esos suspiros?

 

Cette note a été en partie publiée ici il y a des années.

2 nov. 2015

Temps et silence / Tiempo y silencio





Cesaria Evora

 



Une maison dans le ciel
Un jardin dans la mer
Une alouette sur ton cœur
Un nouveau départ

Un désir d'étoiles
Un soupir* de moineau
Une île dans ton lit
Un coucher de soleil

Temps et silence
Cris et chants
Cieux et baisers
Voix et chagrin

 Naître dans ton rire
 Grandir dans tes larmes
Vivre sur tes épaules
Mourir dans tes bras

(trad:Colo)

Una casa en el cielo
Un jardín en el mar
Una alondra en tu pecho
Un volver a empezar

Un deseo de estrellas
Un latir de gorrión
Una isla en tu cama
Una puesta de sol

Tiempo y silencio
Gritos y cantos
Cielos y besos
Voz y quebranto

Nacer en tu risa
Crecer en tu llanto
Vivir en tu espalda
Morir en tus brazos

* le mot exact est "battement", mais...