31 mars 2016

Un souffle / Un soplo



Souffle
(La fanfare sauvage)

Pressée par le temps,
à chaque instant je donne son rythme.
Comme je ne suis qu'un souffle
dans le présent des jours,
je ne recherche plus un seul chemin.
Marcher, sauter, ou courir,
m'est indifférent.
Parfois je m'arrête.
Je peux savoir, je peux ignorer.
Parfois je doute.
Certitudes et obscurités,
passent comme moi,
comme un souffle
de vie et de sens.
Mais je ne me rends pas.
(Trad: Colo)
 
Agatha Belaya, A Puff, un soplo, un souffle


SOPLO 
 
(La fanfarria salvaje) 

Asediada por el tiempo,
a cada momento le doy su ritmo.
Como soy nada más que un soplo
en el ahora de los días,
ya no busco un solo camino.
Caminar, o saltar, o correr,
me da lo mismo.
A veces me detengo.
Puedo saber, puedo ignorar.
A veces dudo.
Certezas y  oscuridades,
transcurren como yo,
como un soplo
de vida y de sentido.
Pero no me rindo
 

*Jacinta Lanusse nació en Buenos Aires, ciudad en la que reside. Es cantante lírica profesional y pertenece al Coro Estable del Teatro Colón. Su temprana inclinación por las letras la llevó a realizar estudios en la Facultad de Filosofía y Letras de la UBA, además de estudios de francés e inglés.

Jacinta Lanusse est née à Buenos Aires, ville où elle vit. Elle est cantatrice lyrique professionnelle et appartient au Choeur Permanent du Théâtre Colón.
Son attrait pour les Lettres lui fit réaliser des études à la Faculté de Philosophie et Lettres; de plus elle a étudia le français et l'anglais.
 

32 commentaires:

  1. nous ne sommes qu'un souffle :-)

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    1. De là l'importance de savoir bien respirer!

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  2. marcher sauter courir : mais c'est fait pour moi !!!! enfin virtuellement je précise :-))))
    Trêve de plaisanterie j'ai fait un copier coller vers mon carnet de poésie

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    1. Ha, ha, des sauts virtuels, je t'accompagne!
      Contente que tu aies aimé.

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  3. Tout est dans le souffle ! J'aime l'idée de ne pas se rendre, en tout cas dans le sens où je l'entends ici. Je suis allée voir davantage de tableaux d'Agatha Belaya, j'aime beaucoup.

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    1. Se rendre, rendirse, s'avouer vaincu(e)...ce même sens en espagnol. â éviter si possible, bien sûr!

      Une peintre découverte il y a peu, ses tableaux me plaisent beaucoup, nous voilà d'accord Aifelle.

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  4. Un souffle, être de passage, une philosophie de vie...

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  5. Très beau poème, émouvant aussi - merci pour ta traduction, Colo. Il rejoint un peu "Mon âge" de Fabienne Jacob, non ?
    Tant qu'on n'a pas de problème de souffle, on ignore sa part dans le rythme de notre vie. Au sens propre et au sens figuré. (L'illustration rappelle un peu Balthus.)

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    1. Oui, en un certain sens, il s'en rapproche.
      J'aime beaucoup quand notre prof de yoga insiste sur le souffle: seule communication vivante entre votre intérieur et le monde...

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  6. Beaucoup de billets en retard de lecture... Mais je me rattraperai !!!
    Respirer l'ai pur, de plus en plus difficile dans nos contrées... Tout est dans la respiration pour suivre son chemin ! Clin d’œil !
    Bonne soirée Colo ! Bises

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    1. Bonjour Enitram, ici nous avons de la chance, peu de pollution, air pur donc!
      À très bientôt, lente moi aussi ces derniers mois...un beso.

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  7. Quel rythme !

    Mais je ne me rends pas.
    C'est bien là que nous devons nous rendre
    ;-)

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    1. Un point d'arrivée incertain mais sûr, tu as raison!

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  8. Nous ne sommes qu'un souffle, une paille, une brindille mais notre force peut elle faire des miracles. C'est aussi l'idée du" chêne et du roseau" et de son célèbre "Je plie, et ne romps pas".
    Beau poème, concis qui dit bien des vérités: nos vérités!
    Je t'embrasse, Colo.

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    1. Souffle de vie et de sens...courage à toi aussi, je t'embrasse bien fort.

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  9. Très beau poème. Il ne faut jamais se rendre, c'est vrai.
    Je vous embrasse. Bon dimanche.

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    1. Merci Bonheur, bonne semaine à vous.
      Bien amicalement.

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  10. Je rejoins complètement K : Quel rythme !

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    1. En effet, je l'ai si bien senti en traduisant!

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  11. Bonjour Colo, prendre le temps de souffler, de respirer est un bienfait car de nos jours, la vie nous presse souvent.
    Merci de ce très beau poème et je te souhaite un bon dimanche.
    Bisous.

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    1. Parfois s'arrêter, douter, poursuivre!
      Bonne semaine chère Denise, un beso.

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  12. Une devise, MA devise, : ne jamais baisser les bras et avancer toujours et encore dans la bonne humeur, l'idée positive et la joie.

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    1. Bravo!
      merci d'être passée Chinou!

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  13. Une belle vitalité dans ce poème ! Un rythme endiablé :-) si joliment assorti au tableau où l'on image...la suite des mouvements.
    Bonne semaine, Colo !!

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    1. Tu as bien perçu l'ensemble chère Fifi, merci.
      Bonne semaine à toi aussi, pluies ici, comme le dit le proverbe espagnol, "en abril, aguas mil"...tu comprends sûrement!

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  14. Quel rythme dans ce poème !
    Le souffle du temps a un parfum de destinée, de même il fleure bon la liberté, celle de se laisser porter sur les sentiers de la vie. Certitudes et obscurité forment un tout pour vivre pleinement le présent et le plus important : Ne jamais renoncer !

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    1. Ce souffle qui entre par la porte ouverte et nous permet de faire notre route.
      Merci Serge, poursuivons en lâchant le moins possible.

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  15. Eh bien voici une poésie qui parle ma langue... je l'aime beaucoup... cette notion d'infiniment petit et important malgré tout... c'est si... discret et affirmé à la fois!

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    1. Trouver le rythme du temps, le sien propre...Bonne semaine Edmée.

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  16. Au-delà du texte, je me tourne cette fois vers la peinture d'Agatha dont l'univers en lumière voilée et en symboles, me parle. Les toiles de cette peintre sont de vraies nouvelles.
    Et vous avez bien choisi l'illustration.

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    1. Merci Christian! Je suis bien contente que vous "lisiez" comme moi ces peintures. Chacune me semble un court roman, ou une nouvelle. Pleines de symboles, oui!
      Agatha Belaya illustrera égalment mon prochain billet.
      Bonne journée.

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