17 avr. 2015

Loin de la peur / Lejos del miedo


Eduardo Galeano (Uruguay), décédé la semaine dernière, était non seulement un grand poète et narrateur, mais aussi un analyste, plutôt lucide, qui nous a expliqué dans “Les veines ouvertes de l'Amérique Latine” comment s'imbriquent le pouvoir et l'Histoire. Il y raconte le passé d'un continent, c'était en 1971, une époque où Cuba n'était pas encore suspecte, ou du moins on pouvait encore croire et penser que de l'île allait venir un monde meilleur. Pas mal d'artistes, dont le poète Benedetti, l’auteur-compositeur-interpète Viglietti et Galeano reprirent le message du Che et d'autres, mais en lui ajoutant une touche plus, - comment dire?, humaine, hédoniste, romantique. Ni uniformes ni louanges à l'Union Soviétique. On aimait le vin, l'amour et...le football.
Galeano était un grand fan de foot, et quand on le lui reprochait, il répondait “Pour les intellectuels de gauche, le football empêche le peuple de penser. Pour ceux de droite, il prouve qu'il pense avec les pieds. C'est un business? Le sexe n'en est-il pas un? Et ceux qui savent m'ont dit que le sexe n'est pas mal”.
Il transforma le foot en une affaire politique.
Le général Videla le condamna à mort (il vécut en exil) et les “caudillos” de gauche se laissèrent aduler par lui. Toujours il offrit son renom pour appuyer toutes les causes justes, présentes et futures.
Peut-être lit-on certains de ses écrits avec un brin de raillerie de nos jours, peut-être s'est il parfois trompé, mais qui pas?



Eduardo Galeano, fallecido la semana pasada, era no solo un gran poeta y narrador, sino también un analista, mas bien lúcido, que nos explicó en “Las venas abiertas de América Latina” cómo se imbrican el poder y la Historia. Nos cuenta el pasado de un continente, era en 1971, una época en la que Cuba todavía no era sospechosa, o por lo menos se podía creer y pensar que de la isla iba a salir un mundo mejor. Muchos artistas, entre los cuales el poeta Benedetti, el autor y interprete Viglietti y Galeano recogieron el mensaje del Che y de otros, pero añadiéndole un toque, - ¿cómo decirlo?, más humano, hedonista, romántico. Ni uniformes ni alabanzas a la Unión Soviética. Gustaba el vino, l'amour, y...el fútbol.
Galeano era un gran fan de fútbol, y cuando se le reprochaba, respondía: «Para los intelectuales de izquierdas, el fútbol impide que el pueblo piense. Para los de derechas, prueba que piensa con los pies. ¿Que es un negocio? ¿El sexo no lo es? Y los que saben me han dicho que el sexo no está mal».
Trasformó el deporte en un asunto político.
El General Videla le condenó a muerte (vivió en el exilio) y los caudillos de izquierda se dejaron adular por él. Siempre ofreció son renombre para apoyar todas las causas justas, presentes y futuras.
Tal vez leamos algunos de sus escritos con algo de mofa hoy en día, tal vez se haya equivocado a veces, pero ¿quién no?

Sources /Fuentes:
El País :http://cultura.elpais.com/cultura/2015/04/13/actualidad/1428951264_473655.html
La voz de Galicia : http://www.lavozdegalicia.es/noticia/opinion/2015/04/15/galeano-hombre-palabra/0003_201504G15P15994.htm
El Mundo: http://www.elmundo.es/cultura/2015/04/13/552bbabbe2704e5f158b457a.html

Signos y constelaciones enamorados / Miró /Signes et constellations amoureux.


Voici trois courts textes extraits du “Livre des étreintes” (déjà publié ici l'histoire du petit garçon et de la montre)
Aquí tres textos cortos extraídos de “El libro de los abrazos” (ya publiqué aquí la historia del niño y des reloj)




El arte y el tiempo

¿Quiénes son mis contemporáneos? -se pregunta Juan Gelman.
Juan dice que a veces se cruza con hombres que huelen a miedo, en Buenos Aires, París o donde sea, y siente que esos hombres no son sus contemporáneos.
Pero hay un chino que hace miles de años escribió un poema,
acerca de un pastor de cabras que está lejísimos de la mujer amada y sin embargo puede escuchar, en medio de la noche, en medio de la nieve, el rumor del peine en su pelo: y leyendo ese remoto poema, Juan comprueba
que sí, que ellos sí, que ese poeta, ese pastor y esa mujer son sus contemporáneos.
 
L'art et le temps
Qui sont mes contemporains? -se demandait Juan Gelman.
Juan dit que parfois il croise des hommes qui ont une odeur de peur, à Buenos Aires, à Paris ou n'importe où, et qu'il sent que ces hommes ne sont pas ses contemporains.
Mais il y a un chinois qui, il y a des milliers d'années, écrivit un poème sur un berger de chèvres qui se trouve très loin de la femme aimée et qui pourtant peut entendre, au milieu de la nuit, au milieu de la neige, le bruit du peigne dans ses cheveux: et en lisant ce lointain poème, Juan constate que oui, que eux oui, que ce poète, ce berger et cette femme sont ses contemporains.






La función del arte /1

Diego no conocía la mar. El padre, Santiago Kovadloff, lo llevó a descubrirla.
Viajaron al sur.
Ella, la mar, estaba mas allá de los altos médanos, esperando.
Cuando el niño y su padre alcanzaron por fin aquellas dunas de arena, después de mucho caminar, la mar estalló ante sus ojos. Y fue tanta la inmensidad de la mar, y tanto su fulgor que el niño quedó mudo de hermosura.
Y cuando por fin consiguió hablar, temblando, tartamudeando, pidió a su padre;
- ¡Ayúdame a mirar!


La fonction de l'art / 1

Diego ne connaissait pas la mer. Le père, Santiago Kovadloff l'emmena la découvrir.
Ils voyagèrent cap vers le sud.
Elle, la mer, se trouvait au-delà de hautes dunes; elle attendait.
Quand enfin l'enfant et son père atteignirent ces dunes de sable, après une longue marche, la mer explosa devant leurs yeux. Et l'immensité de la mer fut telle, tel son éclat que l'enfant resta muet de beauté.
Et quand, enfin, il réussit à parler, tremblant, bégayant, il demanda à son père:
- Aide-moi à regarder!





La desmemoria /2

El miedo seca la boca, moja las manos y mutila. El miedo de saber nos condena a la ignorancia; el miedo de hacer, nos reduce a la impotencia. La dictadura militar, miedo de escuchar, miedo de decir, nos convirtió en sordomudos.
Ahora la democracia, que tiene miedo de recordar, nos enferma de amnesia: pero no se necesita ser Sigmund Freud para saber que no hay alfombra que no
pueda ocultar la basura de la memoria.

Le manque de mémoire / 2

La peur sèche la bouche, mouille les mains et mutile. La peur de savoir nous condamne à l'ignorance; la peur de faire nous réduit à l'impuissance. La dictature militaire, peur d'écouter, peur de dire, nous transforma en sourds-muets.
Maintenant la démocratie, qui a peur de se souvenir, nous rend malades d'amnésie: mais il n'est pas besoin d'être Sigmund Freud pour savoir qu'il n'existe aucun tapis qui ne peut cacher la poubelle de la mémoire.



Traductions: Colo



43 commentaires:

  1. Je vais revenir lire tous ces textes, en prenant le temps.
    Ce que je peux dire c'est que je ne veux pas me préparer à la peur. Je ne veux pas anticiper la peur. Elle viendra au bon moment, lorsqu'il le faudra je la connaîtrai.
    Certains ont peur de tout et à tout moment. Pour autant, l'imprudence n'est pas de mise.
    Au Museo de la Reina Sofia, j'ai été surprise d'autant apprécier les toiles de Mirò. La couleur, les motifs, ce n'est pas ce j'apprécie habituellement, mais là si pur et si optimiste, me semblait-il !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Reviens quand tu veux Lou.
      Vivre dans une dictature est synonyme de peur pour tout qui ose dire ou faire...mais tu soulèves une question intéressante: peut-on se préparer à la peur?
      Bonne journée, un beso

      Supprimer
    2. Bien sûr, il faut moduler mon affirmation. Sous une dictature, l'angle de pression est tout à fait différent. Mais dans notre société, dans notre quotidien confortable, le sentiment de peur doit être contrôlé, me semble-t-il.

      Supprimer
  2. Coup de coeur tout particulier pour Diego et son père et la supplique de l'enfant :"Aide-moi à regarder!" On ne peut imaginer plus parlante demande de mots pour affronter le monde et la beauté trop grande. Coup de coeur aussi pour l'image que tu as choisie pour l'illustrer !
    Merci Colo pour ce beau moment !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est celle que je préfère moi aussi Fifi. Une métaphore très réussie, regarder est si loin d'être simple.
      Merci d'être passée, d'apprécier. Bon week-end.

      Supprimer
  3. Merci pour cet éclairage sur cet homme qui vient de disparaître. Les deux derniers textes ont ma préférance, chacun dans leur genre. Bon week-end Colo.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le livre des étreintes est un peu irrégulier dans la qualité des très nombreuses courtes histoires; toutes d'une (apparente) grande simplicité, chargées de poésie et de messages souvent suggérés.
      Je me réjouis de te deviner plus en forme.

      Supprimer
  4. Aide-moi à regarder pourrait bien faire l'unanimité.
    ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui!
      Pour regarder il faut éloigner la peur de voir dit-il.
      Bonne journée K.

      Supprimer
  5. Aidons-nous toutes et tous ... à regarder.
    Je t'embrasse fort.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Sable, on a bien sûr besoin des autres pour savoir regarder, tout à fait d’accord avec toi!
      Une beso grande

      Supprimer
  6. Après une petite absence je reviens illico faire un tour sur votre blog et je découvre avec admiration ces magnifiques poèmes de Galeano. Comme tout le monde apparemment "Aide_moi à regarder" m'a tout de suite attiré mais je suis également très sensible au "tapis" qui peut cacher "la poubelle de la mémoire".
    Vaste sujet qui va certainement tourner dans ma tête toute la journée. très belle toile de Miro.
    Bonheur de vous retrouver Colo!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Exact Gérard, le tapis en poils de Freud est bien vu.
      ;-)

      Supprimer
    2. Bien contente moi aussi de vous retrouver Gérard.
      Regarder sous le tapis, indispensable mais si souvent escamoté, partout.
      J'espère que vous n'allez pas re-dispaître de sitôt dans les brumes de vos belles terres.
      Bien amicalement.

      Supprimer
  7. je lis le commentaire de Gérard et j'écris: idem, à 100%!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je prends note Adrienne :-))
      Bon week-end relax, good night.

      Supprimer
  8. j'ai vu l'annonce de sa mort dans la presse, j'ignorais cette condamnation à mort
    Dommage qu'il ne puisse voir l'ouverture complète de cuba qui ne devrait pas tarder

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une ouverture en douceur mais inéluctable. Espérons qu'elle apporte tout le bien souhaité, mais...

      Supprimer
  9. Je ne connaissais pas ce grand poète et je te remercie de ce billet. Le passage "Aide-moi à regarder" est superbe ainsi que l'image que tu as choisie.
    Merci chère Colo, je découvre beaucoup grâce à toi.
    Bon week-end, bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Denise, si les produits de consommation passent agilement les frontières, la culture reste souvent cloisonnée, c'est si dommage!
      Alors, une fois que ma connaissance de l'espagnol a été assez bonne pour lui faire faire un saut par dessus les Pyrénées...
      Excellent week-end à toi, un beso.

      Supprimer
  10. Maïté me signale que quand elle veut valider son Com, de la pub apparaît et pas moyen de le publier!
    Oh là, là...il y a eu pas mal de problèmes sur les blogs dernièrement.

    Voici ses mots:

    "Bonjour Colo
    tu explores aussi bien les instants de la vie quotidienne que les terres lointaines de la poésie.
    Ce sont de bien beaux moments de ce poète, pleins de sagesse et de philosophie.
    Quant au choix des photos, reproduction...c'est très beau aussi.
    Je te souhaite un bon dimanche et je t'embrasse."

    Merci à toi, je vais voir ce que je peux faire...muchos besos

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Peut-être Maïté pourrait-elle essayer d'installer un "anti-spam" ou un anti-pub ":
      http://www.logitheque.com/logiciels/windows/antivirus_securite/anti_pub/
      J'avais le même problème et je l'ai résolu avec "popup killer" (gratuit).
      Bonne journée Colo. Ici, on ne reconnaît plus notre Bretagne. La semaine dernière il faisait 27°C et aujourd'hui c'est grand soleil! Les nuages bretons ne sont plus ce qu'ils étaient :)

      Supprimer
    2. Grand merci Gérard, je vais lui écrire illico!

      Vos nuages, ils sont ici! Z'avaient envie de voir du pays eux aussi!
      Ceci nous arrange parfaitement pour les plantations de tomates et autres, pas trop chaud!

      Excellents soleil et journée à vous.

      Supprimer
  11. C'est très émouvant cet enfant subjugué par la beauté de la mer ...
    quand j'étais petite j'ai moi aussi été fascinée quand j'ai découvert la beauté infinie de la mer et à chaque fois c'est le même émerveillement lors de nos rendez-vous !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Des rendez-vous fascinants, même pour nous sur notre île!
      Merci Marcelle, de bine jolis souvenirs.

      Supprimer
  12. Voilà qui me permet de mieux rencontrer Galeano. Merci beaucoup. Qu'il se soit parfois trompé n'enlève rien à sa sincérité qui importe le plus.
    Faut-il le souligner ? c'est ici que je comble mes lacunes en matière de lecture hispanique, particulièrement sud-américaine. J'ai tenté Bolaño (entre-parenthèses) et ses textes font référence à une foule d'auteurs, de personnalités du Chili et d'ailleurs que je ne connais pas du tout mis à part de grands noms. M'y consacrer demanderait un investissement temps, énergie (donc l'envie) dont je ne dispose pas pour le moment. Je suis donc heureux que vous nous fassiez découvrir petit à petit des talents littéraires de là-bas...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous confirmez l'importance des blogs, des échanges, si précieux et instructifs, où chacun fait sa part du chemin...
      Je découvre avec tant de plaisir des lectures et réflexions sur le vôtre et sur quelques autres.
      Bonne semaine Christian.

      Supprimer
  13. Ces textes sont magnifiques et tellement contemporains. Je ne connaissais pas. Merci Colo pour cette belle découverte. ça fait toujours du bien de te lire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Obni, tes mots m'encouragent à poursuivre donc!
      Bonne semaine, un beso

      Supprimer
  14. La politique ne devrait pas imbiber l'art car cela fausse la vision, l'état d'âme, les émotions et de l'artiste et de ceux qui le lisent, le regardent ou l'écoutent. Merci pour ton gentil com. Chinou

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Chinou, je ne sais que te répondre.
      Des Voltaire, F. Goya, J. Ferrat ou Camus, ou tant et tant d'autres, je pense aux dessinateurs pour la Paix par exemple, tous engagés d'une façon ou d'une autre, devraient-ils se taire? Non bien sûr.

      Merci d'être passée, je suis tes voyages en aquarelles avec un plaisir immense.

      Supprimer
  15. Si tu n'es pas allée déjà le voir, je te conseille le film "Taxi Téhéran" de Jafar Panahi. Je l'ai vu hier soir. Impressionnant, de voir la vie d'une ville, en tant que "voyeur". Puisque film non autorisé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Lou, il n'est pas encore arrivé ici mais je le verrai sûrement. J'ai vu la bande annonce à la télé il y a quelques jours et j'ai pensé, justement, à la peur et au courage!
      Bonne journée, un beso

      Supprimer
  16. Tous ces morceaux choisis sont superbes, ils laissent passer des messages qui s'adressent à tout un chacun. Au delà de la poésie ils font échos avec le vécu personnel et l'histoire des peuples. Ainsi pour le petit enfant muet devant la mer qui ne trouve pas les mots pour décrire ce spectacle inattendu, submergé par l'immensité des éléments et certainement cette capacité de rêve qui sommeille en chaque être. Bien vu pour la peur aussi. La peur n'enlève pas le péril pire, elle apporte des réponse non optimales. Quant à la peur de se souvenir, il y a de nombreux cas de pays qui sont amnésiques devant la réalité de l'histoire mais " il n'existe aucun tapis qui ne peut cacher la poubelle de la mémoire" : La vérité libère les consciences, la négation l'opprime.

    RépondreSupprimer
  17. Me revoilà. J'ai retrouvé le chemin de ton blog et j'aime ces trois courts textes, chacun avec son esprit, sa véracité.Le premier et le dernier incitant à la réflexion.
    Je te fais de gros bisous.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Plus de pub? Chouette!
      Contente que tu aies aimé ces textes, je t'embrasse

      Supprimer
  18. Merci, Colo, de nous faire découvrir ce poète. Les trois extraits sont particulièrement beaux. Je te souhaite une très belle fin de semaine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Danièle, excellent week-end à toi aussi

      Supprimer
  19. J'ai aimé chaque ligne de cet article, voici un homme dont l'âme vibre dans la lumière, qui parle simplement et noblement, qui parle la vérité toute nue. Que c''est beau...J'ai particulièrement aimé le premier petit texte sur le Chinois... mon père aimait la poésie chinoise ancienne, je me souviens d'un poème où une femme attendait, sachant qu'il ne reviendrait jamais, un amant qui n'avait vu en elle qu'une femme comme une autre, une aventure...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ce superbe commentaire; je suis ravie que tu aies aimé ces courts textes poétiques.

      Supprimer
  20. Je rattrape enfin mon retard sur les blogs-amis !
    Des textes qui me parlent au coeur, emplis de poésie ! Je ne connaissais pas cet auteur jusqu'à aujourd'hui, tu me donnes envie de noter ! Merci Colo !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Enitram, j'ai tant de retard moi aussi que je mets mon blog en "pause". Le potager, énorme, requiert tant d'énergie en ce moment!
      Un poète-prose tout à fait intéressant!
      Bon week-end à toi

      Supprimer