Interrogations hautement philophiques d'un dimanche matin...
Interrogaciones altamente filosóficas de un domingo por la mañana...
photo Colo
Qui fut le premier?
¿Quién fue primero?
"Voilà ce chêne solitaire Dont le rocher s'est couronné, Parlez à ce tronc séculaire, Demandez comment il est né."
Lamartine
Merci Enitram!
photo Colo
Je passe souvent devant cette maisonnette et surveille de près le toit et le cactus.
Que va-t-il arriver? A menudo paso delante de esta caseta. Vigilo de cerca el techo y el cactus. ¿Qué pasará?
Que
les fins de journées d’automne sont pénétrantes ! Ah !
pénétrantes jusqu’à la douleur ! car il est de certaines
sensations délicieuses dont le vague n’exclut pas l’intensité ;
et il n’est pas de pointe plus acérée que celle de l’Infini.
Grand
délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et
de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de
l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui
par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence,
mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou
je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se
perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais
musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes,
sans déductions.
Toutefois,
ces pensées, qu’elles sortent de moi ou s’élancent des choses,
deviennent bientôt trop intenses. L’énergie dans la volupté crée
un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne
donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.
Et
maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité
m’exaspère. L’insensibilité de la mer, l’immuabilité du
spectacle me révoltent… Ah ! faut-il éternellement souffrir,
ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans
pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de
tenter mes désirs et mon orgueil ! L’étude du beau est un
duel où l’artiste crie de frayeur avant d’être vaincu.
Foto Colo
Confiteor
del artista
Charles
Baudelaire
¡Qué
penetrante es el final de los días de otoño! ¡Ah, penetrante hasta
el dolor! Pues hay ciertas sensaciones deliciosas, cuya vaguedad no
excluye la intensidad; y no hay punta más acerada que la del
Infinito.
¡Gran
delicia la de ahogar la mirada en la inmensidad del cielo y del mar!
La soledad, el silencio, la incomparable castidad del azul, la
pequeña vela que se estremece en el horizonte, y que por su pequeñez
y su aislamiento imita mi irremediable existencia, la melodía
monótona del oleaje; todas esas cosas piensan por mí, o yo pienso
por ellas (¡pues en la grandeza de la meditación, el yo se
pierde rápido!); esas cosas piensan, digo, pero musical y
pintorescamente, sin argucias, sin silogismos, sin deducciones.
No
obstante, esas ideas, ya salgan de mí o broten de las cosas, se
toman bien pronto demasiado intensas. La energía dentro de la
voluptuosidad crea un malestar y un sufrimiento positivo. Mis nervios
demasiado tensos sólo producen ya vibraciones dolorosas y chillonas.
Y
ahora, la profundidad del cielo me consterna; me exaspera su nitidez.
Me sublevan la insensibilidad del mar, la inmutabilidad del
espectáculo ...
¿Habrá
que sufrir eternamente, o eternamente huir de lo bello? ¡Déjame,
Naturaleza, hechicera sin piedad, rival siempre victoriosa! ¡Cesa de
tentarme, en mis deseos y en mi orgullo! El estudio de la belleza es
un duelo en el que el artista grita de espanto antes de ser vencido.
Traducción
de Nydia Lamarque 1º edición, 1961, México, Editorial Aguilar.
Découverte
d'un peintre contemporain, originaire de Valencia, José Saborit.
L'art de peindre la mer. Pour en voir plus:
À
la recherche d'un dernier poème canarien, je lis celui-ci.
Chants
de beaucoup de ports
Hier
j'ai quitté ma patrie, et rien ne fit trembler mes paupières.
Et
l'âme resta tranquille, apaisée,
attendant,
sereine, un horizon moins peuplé d'ombres...
Je
considère mon puissant effort
comme
celui de l'aigle royal qui fuirait
l'endroit
où le chasseur le poursuivait
et
va terminer son vol au loin sur un abrupt rocher
inconnu.
Et
celui-là sera son nid, et c'est là qu'elle aura ses enfants,
et
sur ce rocher hospitalier
elle
créera ses amours et sa patrie...!
La
patrie est une voix absurde des temps médiévaux.
C'est
l'état d'âme des êtres qui dicte la patrie.
La
patrie est celle qui tend la main au marcheur;
la
patrie est ce sol où l'on trouve rédemption et courage;
la
patrie est une terre, proche ou lointaine,
où
l'on sèche des larmes brûlantes
et
où elles se transforment en baisers ardents...!
“La
patrie”.
(Trad: Colo)
Mercedes
Pinto (Tenerife 1883-1976 Mexico)
Buscando un último poema Canario, leo este:
“Cantos
de muchos puertos”
“Salí ayer de mi patria, y ni un
temblor estremeció mi párpados. Y el alma permaneció
tranquila sosegada, esperando, serena, un horizonte con
menos sombras...
Yo
considero mi potente esfuerzo como el del águila caudal, que
huyese de donde el cazador le persiguiera y va a parar su
vuelo, en una roca abrupta en lejanía que nunca conociera.
¡Y
aquél será su nido, y allí tendrá sus hijos, y sobre aquella
roca hospitalaria creará sus amores y su patria...! La
patria es voz absurda de tiempos medievales. El estado del alma
de los seres dice cuál es la patria. ¡La patria es la que
tiende la mano al caminante; la patria es aquel suelo donde se
encuentra redención y aliento; la patria es una tierra, cerca o
lejana, donde se enjugan lágrimas candentes y se convierten
en ardientes besos...!” «La patria»
Mercedes
Pinto (Tenerife 1883-1976 Méjico)
Cristino de Vera (Tenerife 1931- )
Si
ce poème n'est pas trop intéressant du point de vue littéraire, le
sujet, lui, l'est.
En
tout cas le démon de la curiosité me presse : que lui est-il
arrivé? qui l'a exilée? qui était le chasseur...?
Une
enquête s'impose.
Née
à Tenerife dans une famille aisée, elle publie dès ses 14 ans des poèmes dans
des journaux et revues locaux et est appelée “la poétesse
canarienne”.
Une
étape noire de sa vie commence en 1909: elle se marie et a trois
enfants avec un homme atteint de paranoïa et qui a des comportements
violents. Ceci amènera cela.
Elle
réussit à le faire interner à Madrid où elle va habiter avec ses
enfants. Après un temps il réussit à s'en échapper mais elle
refuse de suivre à Tenerife cet “irresponsable”.
Mercedes
s'introduit dans les cercles littéraires et intellectuels. C'est une
républicaine à l'esprit progressiste qui a une conscience
féministe: un jour elle fait une conférence intitulée “ Le
divorce comme mesure hygiénique” un texte très osé dans le
contexte d'alors.
Pensez
que l'Espagne, très catholique, vit sous la dictature de Primo de
Rivera. Inutile de vous dire que ce dernier n'a pas apprécié ses
idées et il décide de l'exiler.
Prévenue
par ses amis elle prend les devants et part d'elle même en Uruguay
en 1924 . Elle y est bien accueillie et une nouvelle vie, très
active, commence pour elle et sa famille.
Voilà
donc l'explication du poème.
Mais
je découvre autre chose.
En
1926 elle publie EL, histoire de Francisco, un psychotique paranoïaque
que la jalousie obsessive pousse à harceler une femme.
Impossible
de ne pas y deviner une partie de son vécu. Ce texte a fasciné
Luís Buñuel qui en a fait un film du même nom. Il n'a pas eu de
succès à l'époque mais est un de ses chefs-d’œuvre, le film que
lui-même préférait aussi paraît-il.
J'arrête
ici mais prenez le temps de regarder le film en entier...terrible.
Parfait.
Este
poema parece poco interesante desde un punto de vista literario, otra
cosa es el asunto.
En
cualquier caso el demonio de la curiosidad me empuja: ¿qué le ha
pasado? ¿quién le ha exiliado? ¿quién era el cazador...?
Una
pesquisa se hace necesaria.
Nacida en Tenerife
en una familia acomodada, a partir de los 14 años publica poemas en
periódicos y revistas locales y la llaman la “poetisa canaria”
Una
etapa negra de su vida comienza en 1909: se casa y tiene tres hijos
con un hombre que padece de paranoia y que tiene comportamientos
violentos. Eso explica aquello.
Acaba
por hacerlo internar en Madrid donde va a vivir con sus hijos. Al
cabo de un tiempo su marido se escapa pero ella se niega a seguir a
Tenerife a ese “irresponsable”.
Mercedes
se introduce en los círculos literarios e intelectuales. Es una
republicana con un espíritu progresista que tiene una conciencia
feminista: un día da una conferencia titulada “El divorcio como
medida higiénica” un texto muy atrevido en el contexto de la
época. Hay que pensar que España, muy católica, vive bajo la
dictadura de Primo de Rivera. No hace falta decir que este ultimo no
apreció sus ideas y decide exilarla. Avisada por sus amigos toma la
delantera y se marcha a Uruguay en 1924. Fue bien acogida y una nueva
vida, muy activa, empieza para ella y su familia.
Esa
es la explicación del poema.
Pero
descubro otra cosa.
En
1926 publica EL, la historia de Francisco, un psicótico paranoico
cuyos celos obsesivos le llevan a acosar a una mujer.
Imposible
no adivinar una parte de sus vivencias. Ese texto fascinó a Luis
Buñuel a partir del cual realizo una película con ese mismo nombre.
No tuvo éxito en su tiempo pero es una de sus obras maestras y según
parece, la película que él mismo prefería.
Aquí
me paro pero tomad el tiempo de mirar la película entera...terrible.
Perfecta.
Notes: Le texte "EL" suivi de "Le divorce comme mesure hygiénique" est traduit en français. Foto: http://anuncios.ebay.es/otros-libros-revistas/vida-y-obra-de-cristino-de-vera-11840572.htm?vipv=fotos&vipn=5
Sept
îles d'origine volcanique, les Canaries. Non, leur nom ne vient pas
de ces charmants plumés mais, apparemment,
de Cane, chien...une race de grands chiens autochtones, ici.
Avant le XVº,
elles étaient habitées par les guanches, d'origine berbère. Car
ces îles, spécialement Lanzarote, se trouvent à un jet de pierre
du sud du Maroc. J'y reviendrai dans mon prochain billet.
Carte sur tissu XVIº
Siete
islas de origen volcánico, las Canarias. No, su nombre no viene de
los encantadores plumados, sino, al parecer, de Cane, perro...una
raza autóctona de perros grandes. Para verlos, aquí.
Esas
islas no pertenecieron desde siempre, claro está, a España: antes
del siglo XV, estaban habitadas por los guanches, de origen berebere.
Esas islas, especialmente Lanzarote, se encuentran a tiro de piedra
del sur de Marruecos. Volveré a este tema la semana próxima.
La plupart des
touristes y recherchent les plages, les vagues pour le surf, la
douceur du climat, rarement trop chaud ou trop froid, je me souviens
de m' y être baignée dans l'océan un 25 décembre...mais, si le paysage
est aride et rocailleux au niveau de la mer, ces îles montagneuses
possèdent des trésors de végétation dans les hauteurs. Les très
nombreuses réserves naturelles disséminées sur les îles sont de
merveilleux endroits d'excursion. En cliquant ici, vous pourrez les
admirer.
La
mayor parte de los turistas buscan las playas, los olas para el surf,
el clima suave, raras veces demasiado cálido o frío, me acuerdo
haberme bañado en el océano un 25 de diciembre...pero, si el paisaje es
árido y rocoso al nivel del mar, esas islas montañosas poseen
tesoros de vegetación en las alturas. Las numerosas reservas naturales diseminadas en las islas son maravillosos lugares para el
excursionismo.
Parque natural de Tamabada Gran Canaria
Comme promis, une
poétesse locale, Victoria Bridoux 1835-1862 et un extrait de “Je
veux partir!”
Si moderne...
Como
prometido, una poetisa, Victoria Bridoux 1835-1862, y un fragmento de
“¡Quiero partir!
Tan moderno...
Je veux partir!
Je ressens un malaise
indéfinissable
l'air que je respire m'asphyxie...
Le cœur a
une corde sensible,
et à la sentir vibrer, je deviens folle!!
C'est un désir sans couleur, sans
nom: C'est la vaine inquiétude d'une
pensée; jamais l'homme ne pourra
comprendre toute l'angoisse qu'en moi
je ressens!
En contemplant la mer, qui doucement gémit,
je tends mes bras
avec profond chagrin,
et de peine s'évanouit l'âme à
chercher dans le monde cette chose perdue!
Je voudrais voler, voler légère laissant
derrière monts, Iles, vergers, et
découvrir de loin un autre rivage, tel
une douce corbeille d’œillets...
À l'aube d'un jour blanc /En el amanecer de un día blanco
Depuis
le temps que Espaces Instants existe, ici mais ailleurs auparavant, jamais nous n'avons débarqué sur les îles Canaries.
L'année que j'y ai passée, ma première en Espagne juste après la
mort de Franco, m'a laissé des souvenirs glissés dans le fond d'un
tiroir, un dossier consciemment « oublié ».
Pas
par la faute des îles ni de leurs habitants, mais par celle d'un dur
apprentissage de la langue, des coutumes et la découverte de ce qui
pour moi s'assimilait au tiers-monde. Je n'y étais pas préparée.
Alors
trois billets vont rétablir cette injustice. À chaque fois une
poétesse et un artiste.
Desde
que existe Espaces Instants, aquí pero en otros sitios antes,
nunca hemos desembarcado en las islas Canarias. El año que pasé
allí, para mi el primero en España, justo después de la muerte de
Franco, me dejó unos recuerdos metidos en el fondo de un cajón, un
expediente conscientemente «olvidado».
No
por culpa de las islas ni de sus habitantes, sino por la de un duro
aprendizaje de la lengua, de las costumbres y del descubrimiento de
lo que para mí se asimilaba al tercer mundo. No estaba preparada.
Tres
entradas van a reparar esa injusticia. Cada vez una poetisa y un
artista.
Toi du haut du balcon...
Josefina de la Torre (1907-202)
Toi du haut du balcon de ton silence
moi dans la barque sans cap de mon mal,
tous deux perdus sur le même chemin,
toi qui attends ma voix et moi qui attends.
Esclave toi de l'horizon inutile,
enchaînée moi à mon passé.
Pas une silhouette de navire dans ta pupille
ni boussole et timon pour mes bras.
Debout sur la haute balustrade marine
en vain tu attendrais ma venue.
Je devrais arriver sur l'écume
à l'aube d'un jour blanc.
Mais le haut balcon de ton silence
oublia le signal pour mon navire.
Et je me perdis dans le brouillard de ta rencontre
-comme un oiseau aveugle- pour toujours.
(Trad: Colo)
Andrés Delgado
Tú en el alto balcón...
Josefina de la Torre
Tú en
el alto balcón de tu silencio, yo en la barca sin rumbo de mi
daño, los dos perdidos por igual camino, tú esperando mi voz
y yo esperando.
Esclavo tú del horizonte inútil, encadenada
yo de mi pasado. Ni silueta de nave en tu pupila, ni brújula y
timón para mis brazos.
En pie en el alto barandal marino tú
aguardarías mi llegada en vano. yo habría de llegar sobre la
espuma en el amanecer de un día blanco.
Pero el alto
balcón de tu silencio olvidó la señal para mi barco. Y me
perdí en la niebla de tu encuentro –como un pájaro ciego–
por los años.
Lo que hoy las hormigas son, Eran los hombres antaño:De lo propio y de lo extraño Hacían su provisión. Júpiter, que tal pasión Notó de siglos atrás,No pudiendo aguantar más, En hormigas los transforma: Ellos mudaron de forma; ¿Y de costumbres? Jamás.
Mine
Kawakami, pianiste, compositrice, est une muscienne tout à fait
spéciale. Elle traverse, transporte la musique classique en
innovant. Quelques légères touches de jazz, des silences, un joué
minimaliste, intime.
Née
au Japon en 1969, elle a fait ses études de musique à Munich et
Madrid, enseigné un an à Cuba, et vit entre le Japon et Córdoba,
Espagne.
Je
l'ai découverte il y a peu dans une émission de radio: ici.
Elle
parle parfaitement l'espagnol et s'est prêtée au jeu de réaliser
des improvisations au piano; des idées, de sentiments mais
aussi...le vin de la Rioja par exemple, magique.
Mine
Kawakami, pianista y compositora es una artista muy especial.
Atraviesa, trasporta la música clásica, innovando. Algunos toques
de jazz, silencios, una manera de tocar minimalista, íntima.
Nacida
en Japón en 1969, estudió música en Munich y Madrid, enseñó un
año en Cuba, y vive entre Japón y Córdoba.
La
descubrí hace poco en una emisión de la cadena Ser: aquí.
Habla
perfectamente español y se prestó al juego de improvisar al piano
ideas, sentimientos, ¡hasta del vino Rioja! ¡Mágico!
Son
dernier CD s'appelle O Meu Camiño, un album composé de 10 pièces
pour piano seul inspiré du Chemin de Saint-Jacques jusqu'à arriver
à Compostelle. Il constitue comme un portrait, une description
musicale des beautés rencontrées.
“Le
piano peut exprimer une infinité de sons possibles, de rythmes et de
tons. Je désire que mes compositions et ma façon de jouer
transmettent l'émotion que peuvent provoquer les arbres dans la
jungle, le son du vent ou la voix de la terre” (Mine Kawakami)
Su
último CD se llama O Meu Camiño, un álbum compuesto de 10 piezas
para piano solo inspirado en el Camino hasta Santiago de Compostela.
Constituye como un retrato, una descripción musical de las bellezas
encontradas.
"El
piano puede expresar infinidad de posibles sonidos, ritmos y tonos.
Deseo que mis composiciones y mi forma de tocar transmitan lo
conmovedor que pueden resultar los arboles en la jungla, el sonido
del viento o la voz de la tierra" (Mine Kawakami).
Je
vous laisse l'écouter. D'abord ce morceau “Santiago de
Compostela”.
Primero
os dejo escuchar esta pieza.
Si
cela vous a plu, voici un site où vous pourrez en écouter d'autres.
J'aime beaucoup “Ave María Stella”.
Si
os ha gustado, podéis escuchar más piezas del CD aquí. Me gusta
mucho “Ave María Stella”
Danièle,
toi qui y seras peut-être, son prochain récital, et pour célébrer
les échanges culturels entre le Japon et l'Espagne, aura lieu dans
le temple Kiyomizu
Dera de Kyoto le 29 septembre
El
próximo 29 de septiembre dará un recital en el precioso templo
Kiyomizu
Dera (清水寺)
de Kyoto para conmemorar el intercambio cultural entre España y
Japón.