14 oct. 2012

Imbriqués / Imbricados

Interrogations hautement philophiques d'un dimanche matin...

Interrogaciones altamente filosóficas de un domingo por la mañana...

 

 photo Colo
 Qui fut le premier?
¿Quién fue primero?

"Voilà ce chêne solitaire
Dont le rocher s'est couronné,
Parlez à ce tronc séculaire,
Demandez comment il est né."
Lamartine 

Merci Enitram!



                                    photo Colo

Je passe souvent devant cette maisonnette et surveille de près le toit et le cactus.
Que va-t-il arriver?
A menudo paso delante de esta caseta. Vigilo de cerca el techo y el cactus.
¿Qué pasará?

10 oct. 2012

Baudelaire en automne / Baudelaire en otoño

Lire et relire.
L'automne revient, ponctuel, la mer est inchangée.
Varie avec l'âge le cheminement de nos pensées.
Ce texte de Baudelaire me semble si différent aujourd'hui,  a si peu à voir avec la lecture d'antan.

Leer y releer
Vuelve el otoño, puntual, el mar está igual.
Varía con la edad el recorrido de nuestros pensamientos.
Este texto de Baudelaire me parece tan distinto hoy, poco que ver con la lectura de antaño.

José Saborit , pintor y poeta/escritor Valenciano
 

Confiteor de l’artiste  Charles Baudelaire

   Que les fins de journées d’automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu’à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n’exclut pas l’intensité ; et il n’est pas de pointe plus acérée que celle de l’Infini.
   Grand délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.
   Toutefois, ces pensées, qu’elles sortent de moi ou s’élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L’énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.
  Et maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité m’exaspère. L’insensibilité de la mer, l’immuabilité du spectacle me révoltent… Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L’étude du beau est un duel où l’artiste crie de frayeur avant d’être vaincu.


Foto Colo

 
Confiteor del artista
 Charles Baudelaire

    ¡Qué penetrante es el final de los días de otoño! ¡Ah, penetrante hasta el dolor! Pues hay ciertas sensaciones deliciosas, cuya vaguedad no excluye la intensidad; y no hay punta más acerada que la del Infinito.
    ¡Gran delicia la de ahogar la mirada en la inmensidad del cielo y del mar! La soledad, el silencio, la incomparable castidad del azul, la pequeña vela que se estremece en el horizonte, y que por su pequeñez y su aislamiento imita mi irremediable existencia, la melodía monótona del oleaje; todas esas cosas piensan por mí, o yo pienso por ellas (¡pues en la grandeza de la meditación, el yo se pierde rápido!); esas cosas piensan, digo, pero musical y pintorescamente, sin argucias, sin silogismos, sin deducciones.
    No obstante, esas ideas, ya salgan de mí o broten de las cosas, se toman bien pronto demasiado intensas. La energía dentro de la voluptuosidad crea un malestar y un sufrimiento positivo. Mis nervios demasiado tensos sólo producen ya vibraciones dolorosas y chillonas.
    Y ahora, la profundidad del cielo me consterna; me exaspera su nitidez. Me sublevan la insensibilidad del mar, la inmutabilidad del espectáculo ...
    ¿Habrá que sufrir eternamente, o eternamente huir de lo bello? ¡Déjame, Naturaleza, hechicera sin piedad, rival siempre victoriosa! ¡Cesa de tentarme, en mis deseos y en mi orgullo! El estudio de la belleza es un duelo en el que el artista grita de espanto antes de ser vencido. 
 
Traducción de Nydia Lamarque 1º edición, 1961, México, Editorial Aguilar.


Découverte d'un peintre contemporain, originaire de Valencia, José Saborit. L'art de peindre la mer. Pour en voir plus:


Descubrimiento de un pintor contemporáneo, Valenciano, José Saborit. El arte de pintar el mar.


4 oct. 2012

Aux îles Canaries III / En las islas Canarias III


À la recherche d'un dernier poème canarien, je lis celui-ci.

Chants de beaucoup de ports

Hier j'ai quitté ma patrie, et rien ne fit trembler mes paupières.
Et l'âme resta tranquille, apaisée,
attendant, sereine, un horizon moins peuplé d'ombres...
Je considère mon puissant effort
comme celui de l'aigle royal qui fuirait
l'endroit où le chasseur le poursuivait
et va terminer son vol au loin sur un abrupt rocher
inconnu.

Et celui-là sera son nid, et c'est là qu'elle aura ses enfants,
et sur ce rocher hospitalier
elle créera ses amours et sa patrie...!
La patrie est une voix absurde des temps médiévaux.
C'est l'état d'âme des êtres qui dicte la patrie.
La patrie est celle qui tend la main au marcheur;
la patrie est ce sol où l'on trouve rédemption et courage;
la patrie est une terre, proche ou lointaine,
où l'on sèche des larmes brûlantes
et où elles se transforment en baisers ardents...!
“La patrie”. 
(Trad: Colo)

Mercedes Pinto (Tenerife 1883-1976 Mexico)


 Buscando un último poema Canario, leo este:
 
“Cantos de muchos puertos”

“Salí ayer de mi patria, y ni un temblor estremeció mi párpados.
Y el alma permaneció tranquila sosegada,
esperando, serena, un horizonte con menos sombras...
Yo considero mi potente esfuerzo
como el del águila caudal, que huyese
de donde el cazador le persiguiera
y va a parar su vuelo, en una roca abrupta en lejanía
que nunca conociera.


¡Y aquél será su nido, y allí tendrá sus hijos,
y sobre aquella roca hospitalaria
creará sus amores y su patria...!
La patria es voz absurda de tiempos medievales.
El estado del alma de los seres dice cuál es la patria.
¡La patria es la que tiende la mano al caminante;
la patria es aquel suelo donde se encuentra redención y aliento;
la patria es una tierra, cerca o lejana,
donde se enjugan lágrimas candentes
y se convierten en ardientes besos...!”
«La patria» 

Mercedes Pinto (Tenerife 1883-1976 Méjico)

Cristino de Vera (Tenerife 1931- )


Si ce poème n'est pas trop intéressant du point de vue littéraire, le sujet, lui, l'est.
En tout cas le démon de la curiosité me presse : que lui est-il arrivé? qui l'a exilée? qui était le chasseur...?
Une enquête s'impose.
Née à Tenerife dans une famille aisée, elle publie dès ses 14 ans des poèmes dans des journaux et revues locaux et est appelée “la poétesse canarienne”.
Une étape noire de sa vie commence en 1909: elle se marie et a trois enfants avec un homme atteint de paranoïa et qui a des comportements violents. Ceci amènera cela.
Elle réussit à le faire interner à Madrid où elle va habiter avec ses enfants. Après un temps il réussit à s'en échapper mais elle refuse de suivre à Tenerife cet “irresponsable”.
Mercedes s'introduit dans les cercles littéraires et intellectuels. C'est une républicaine à l'esprit progressiste qui a une conscience féministe: un jour elle fait une conférence intitulée “ Le divorce comme mesure hygiénique” un texte très osé dans le contexte d'alors.
Pensez que l'Espagne, très catholique, vit sous la dictature de Primo de Rivera. Inutile de vous dire que ce dernier n'a pas apprécié ses idées et il décide de l'exiler.
Prévenue par ses amis elle prend les devants et part d'elle même en Uruguay en 1924 . Elle y est bien accueillie et une nouvelle vie, très active, commence pour elle et sa famille.
Voilà donc l'explication du poème.
Mais je découvre autre chose.
En 1926 elle publie EL, histoire de Francisco, un psychotique paranoïaque que la jalousie obsessive pousse à harceler une femme.
Impossible de ne pas y deviner une partie de son vécu. Ce texte a fasciné Luís Buñuel qui en a fait un film du même nom. Il n'a pas eu de succès à l'époque mais est un de ses chefs-d’œuvre, le film que lui-même préférait aussi paraît-il.
J'arrête ici mais prenez le temps de regarder le film en entier...terrible. 
Parfait.


 

Este poema parece poco interesante desde un punto de vista literario, otra cosa es el asunto.
En cualquier caso el demonio de la curiosidad me empuja: ¿qué le ha pasado? ¿quién le ha exiliado? ¿quién era el cazador...?
Una pesquisa se hace necesaria.
Nacida en Tenerife en una familia acomodada, a partir de los 14 años publica poemas en periódicos y revistas locales y la llaman la “poetisa canaria”
Una etapa negra de su vida comienza en 1909: se casa y tiene tres hijos con un hombre que padece de paranoia y que tiene comportamientos violentos. Eso explica aquello.
Acaba por hacerlo internar en Madrid donde va a vivir con sus hijos. Al cabo de un tiempo su marido se escapa pero ella se niega a seguir a Tenerife a ese “irresponsable”.
Mercedes se introduce en los círculos literarios e intelectuales. Es una republicana con un espíritu progresista que tiene una conciencia feminista: un día da una conferencia titulada “El divorcio como medida higiénica” un texto muy atrevido en el contexto de la época. Hay que pensar que España, muy católica, vive bajo la dictadura de Primo de Rivera. No hace falta decir que este ultimo no apreció sus ideas y decide exilarla. Avisada por sus amigos toma la delantera y se marcha a Uruguay en 1924. Fue bien acogida y una nueva vida, muy activa, empieza para ella y su familia.
Esa es la explicación del poema.
Pero descubro otra cosa.
En 1926 publica EL, la historia de Francisco, un psicótico paranoico cuyos celos obsesivos le llevan a acosar a una mujer.
Imposible no adivinar una parte de sus vivencias. Ese texto fascinó a Luis Buñuel a partir del cual realizo una película con ese mismo nombre. No tuvo éxito en su tiempo pero es una de sus obras maestras y según parece, la película que él mismo prefería.
Aquí me paro pero tomad el tiempo de mirar la película entera...terrible. Perfecta.

Notes: Le texte "EL" suivi de "Le divorce comme mesure hygiénique" est traduit en français.
Foto: http://anuncios.ebay.es/otros-libros-revistas/vida-y-obra-de-cristino-de-vera-11840572.htm?vipv=fotos&vipn=5

30 sept. 2012

Mesure / Medida

Foto: Colo                                                                                                     


Caracol; mínima cinta métrica con que mide el campo Dios.

Escargot; minime mètre ruban avec quoi Dieu mesure la campagne

José Carrera Andrade. Poète équatorien 1903-1978



 

26 sept. 2012

Aux îles Canaries II / En las islas Canarias II


 
Sept îles d'origine volcanique, les Canaries. Non, leur nom ne vient pas de ces charmants plumés mais, apparemment, de Cane, chien...une race de grands chiens autochtones, ici.
Ces îles n'ont bien entendu pas toujours appartenu aux Espagnols. (si le coeur vous en dit lisez toute leur histoire :http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Canaries)
Avant le XVº, elles étaient habitées par les guanches, d'origine berbère. Car ces îles, spécialement Lanzarote, se trouvent à un jet de pierre du sud du Maroc. J'y reviendrai dans mon prochain billet.

                                        
Carte sur tissu XVIº
Siete islas de origen volcánico, las Canarias. No, su nombre no viene de los encantadores plumados, sino, al parecer, de Cane, perro...una raza autóctona de perros grandes. Para verlos, aquí.
Esas islas no pertenecieron desde siempre, claro está, a España: antes del siglo XV, estaban habitadas por los guanches, de origen berebere. Esas islas, especialmente Lanzarote, se encuentran a tiro de piedra del sur de Marruecos. Volveré a este tema la semana próxima.
La plupart des touristes y recherchent les plages, les vagues pour le surf, la douceur du climat, rarement trop chaud ou trop froid, je me souviens de m' y être baignée dans l'océan un 25 décembre...mais, si le paysage est aride et rocailleux au niveau de la mer, ces îles montagneuses possèdent des trésors de végétation dans les hauteurs. Les très nombreuses réserves naturelles disséminées sur les îles sont de merveilleux endroits d'excursion. En cliquant ici, vous pourrez les admirer.
La mayor parte de los turistas buscan las playas, los olas para el surf, el clima suave, raras veces demasiado cálido o frío, me acuerdo haberme bañado en el océano un 25 de diciembre...pero, si el paisaje es árido y rocoso al nivel del mar, esas islas montañosas poseen tesoros de vegetación en las alturas. Las numerosas reservas naturales diseminadas en las islas son maravillosos lugares para el excursionismo. 
 
Parque natural de Tamabada Gran Canaria

Comme promis, une poétesse locale, Victoria Bridoux 1835-1862 et un extrait de “Je veux partir!”
Si moderne...
Como prometido, una poetisa, Victoria Bridoux 1835-1862, y un fragmento de “¡Quiero partir!

Tan moderno...
Je veux partir!

  Je ressens un malaise indéfinissable
l'air que je respire m'asphyxie...
Le cœur a une corde sensible,
et à la sentir vibrer, je deviens folle!!

  C'est un désir sans couleur, sans nom:
C'est la vaine inquiétude d'une pensée;
jamais l'homme ne pourra comprendre
toute l'angoisse qu'en moi je ressens!


  En contemplant la mer, qui doucement gémit,
je tends mes bras avec profond chagrin,
et de peine s'évanouit l'âme
à chercher dans le monde cette chose perdue!


  Je voudrais voler, voler légère
laissant derrière monts, Iles, vergers,
et découvrir de loin un autre rivage,
tel une douce corbeille d’œillets...
(trad: Colo) 

Manolo Millares - Puerto de la luz 1952 


                                    (source: http://www.absolutmalaga.com/espacios-intimos-coleccion-ramirez-navarro/)   

 ¡Quiero partir!

 


  Yo siento un malestar indefinible

el aire que respiro me sofoca..

Hay una cuerda al corazón sensible

¡¡y al sentirla vibrar, me vuelvo loca!!

   Es un anhelo sin color, sin nombre:
Es la vana inquietud de un pensamiento;
¡mas comprender jamás pudiera el hombre
toda la angustia que en mi pecho siento!

   Al contemplar el mar, que gime en calma,
tiendo mis brazos con dolor profundo,
¡y se desmaya de pesar el alma
por buscar algo que perdió en el mundo!


   Yo quisiera volar, volar ligera
dejar montes atrás,Islas,vergeles,
y divisar lejana otra ribera,
cual blando canastillo de claveles...




23 sept. 2012

Coup de coeur / Flechazo



(Clic pour agrandir)

 Une quincaillerie à Alaró, Mallorca          Una ferretería en Alaró.


18 sept. 2012

Aux îles Canaries 1 / En las islas Canarias

À l'aube d'un jour blanc / En el amanecer de un día blanco


Depuis le temps que Espaces Instants existe, ici mais ailleurs auparavant, jamais nous n'avons débarqué sur les îles Canaries. L'année que j'y ai passée, ma première en Espagne juste après la mort de Franco, m'a laissé des souvenirs glissés dans le fond d'un tiroir, un dossier consciemment « oublié ».
Pas par la faute des îles ni de leurs habitants, mais par celle d'un dur apprentissage de la langue, des coutumes et la découverte de ce qui pour moi s'assimilait au tiers-monde. Je n'y étais pas préparée.
Alors trois billets vont rétablir cette injustice. À chaque fois une poétesse et un artiste.
Desde que existe Espaces Instants, aquí pero en otros sitios antes, nunca hemos desembarcado en las islas Canarias. El año que pasé allí, para mi el primero en España, justo después de la muerte de Franco, me dejó unos recuerdos metidos en el fondo de un cajón, un expediente conscientemente «olvidado».
No por culpa de las islas ni de sus habitantes, sino por la de un duro aprendizaje de la lengua, de las costumbres y del descubrimiento de lo que para mí se asimilaba al tercer mundo. No estaba preparada.
Tres entradas van a reparar esa injusticia. Cada vez una poetisa y un artista.



Toi du haut du balcon... Josefina de la Torre (1907-202)

Toi du haut du balcon de ton silence
moi dans la barque sans cap de mon mal,
tous deux perdus sur le même chemin,
toi qui attends ma voix et moi qui attends.

Esclave toi de l'horizon inutile,
enchaînée moi à mon passé.
Pas une silhouette de navire dans ta pupille
ni boussole et timon pour mes bras.

Debout sur la haute balustrade marine
en vain tu attendrais ma venue.
Je devrais arriver sur l'écume
à l'aube d'un jour blanc.

Mais le haut balcon de ton silence
oublia le signal pour mon navire.
Et je me perdis dans le brouillard de ta rencontre
-comme un oiseau aveugle- pour toujours.
(Trad: Colo)

Andrés Delgado


Tú en el alto balcón... Josefina de la Torre

Tú en el alto balcón de tu silencio,
yo en la barca sin rumbo de mi daño,
los dos perdidos por igual camino,
tú esperando mi voz y yo esperando.

Esclavo tú del horizonte inútil,
encadenada yo de mi pasado.
Ni silueta de nave en tu pupila,
ni brújula y timón para mis brazos.

En pie en el alto barandal marino
tú aguardarías mi llegada en vano.
yo habría de llegar sobre la espuma
en el amanecer de un día blanco.

Pero el alto balcón de tu silencio
olvidó la señal para mi barco.
Y me perdí en la niebla de tu encuentro
–como un pájaro ciego– por los años.



11 sept. 2012

Transformation

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Fable de Samaniego (1745-1801)
Les fourmis

Ce qu'aujourd'hui sont les fourmis,
Étaient les hommes d'antan:
De leurs biens propres et de ceux d'autrui
Ils faisaient leur provision.
Jupiter, qui depuis des siècles
Observait cette passion,
N'en pouvant plus,
En fourmis les transforma:
Ils changèrent de forme;
Et d'habitudes? Jamais.(Trad: Colo)

Photo, Colo

Las hormigas 
Lo que hoy las hormigas son, 
Eran los hombres antaño:
De lo propio y de lo extraño 
Hacían su provisión. 
Júpiter, que tal pasión 
Notó de siglos atrás,
No pudiendo aguantar más, 
En hormigas los transforma: 
Ellos mudaron de forma; 
¿Y de costumbres? Jamás.
Fábulas, Samaniego



7 sept. 2012

Un pied, léger, au Japon / Un pie, lígero, en Japón

 


Mine Kawakami, pianiste, compositrice, est une muscienne tout à fait spéciale. Elle traverse, transporte la musique classique en innovant. Quelques légères touches de jazz, des silences, un joué minimaliste, intime.
Née au Japon en 1969, elle a fait ses études de musique à Munich et Madrid, enseigné un an à Cuba, et vit entre le Japon et Córdoba, Espagne.
Je l'ai découverte il y a peu dans une émission de radio: ici.

Elle parle parfaitement l'espagnol et s'est prêtée au jeu de réaliser des improvisations au piano; des idées, de sentiments mais aussi...le vin de la Rioja par exemple, magique.



Mine Kawakami, pianista y compositora es una artista muy especial. Atraviesa, trasporta la música clásica, innovando. Algunos toques de jazz, silencios, una manera de tocar minimalista, íntima.
Nacida en Japón en 1969, estudió música en Munich y Madrid, enseñó un año en Cuba, y vive entre Japón y Córdoba.
La descubrí hace poco en una emisión de la cadena Ser: aquí.
Habla perfectamente español y se prestó al juego de improvisar al piano ideas, sentimientos, ¡hasta del vino Rioja! ¡Mágico!


Son dernier CD s'appelle O Meu Camiño, un album composé de 10 pièces pour piano seul inspiré du Chemin de Saint-Jacques jusqu'à arriver à Compostelle. Il constitue comme un portrait, une description musicale des beautés rencontrées.
“Le piano peut exprimer une infinité de sons possibles, de rythmes et de tons. Je désire que mes compositions et ma façon de jouer transmettent l'émotion que peuvent provoquer les arbres dans la jungle, le son du vent ou la voix de la terre” (Mine Kawakami)
Su último CD se llama O Meu Camiño, un álbum compuesto de 10 piezas para piano solo inspirado en el Camino hasta Santiago de Compostela. Constituye como un retrato, una descripción musical de las bellezas encontradas.
"El piano puede expresar infinidad de posibles sonidos, ritmos y tonos. Deseo que mis composiciones y mi forma de tocar transmitan lo conmovedor que pueden resultar los arboles en la jungla, el sonido del viento o la voz de la tierra" (Mine Kawakami).

Je vous laisse l'écouter. D'abord ce morceau “Santiago de Compostela”.
Primero os dejo escuchar esta pieza.


 

Si cela vous a plu, voici un site où vous pourrez en écouter d'autres. J'aime beaucoup “Ave María Stella”.
Si os ha gustado, podéis escuchar más piezas del CD aquí. Me gusta mucho “Ave María Stella”


Danièle, toi qui y seras peut-être, son prochain récital, et pour célébrer les échanges culturels entre le Japon et l'Espagne, aura lieu dans le temple Kiyomizu Dera de Kyoto le 29 septembre
El próximo 29 de septiembre dará un recital en el precioso templo Kiyomizu Dera (清水寺) de Kyoto para conmemorar el intercambio cultural entre España y Japón.


 

4 sept. 2012

Douceur / Dulzura


Dimanche matin, tôt. Il pleuvine.
Que font les habitants, près de la mer?
Une grande douceur, une mer calme.
Et trois hommes, trois âges.

Domingo por la mañana, pronto. Llovizna.
¿Qué hacen los habitantes, cerca del mar?
Una gan dulzura, un mar en calma.
Y tres hombres, tres edades.






¿Qué es en definitiva el mar?
¿por qué seduce? ¿por qué tienta?
suele invadirnos como un dogma
y nos obliga a ser orilla.
El mar Mario Benedetti

Qu'est finalement la mer?
Pourquoi séduit-elle, tente-t-elle?
Elle nous envahit comme un dogme
et nous oblige à être rivage. (trad Colo)
La mer Mario Benedetti




Ahora,
tiempo, te enrollo,
te deposito en mi
caja silvestre
y me voy a pescar
con tu hilo largo
los peces de la aurora!
Oda a la edad Pablo Neruda

Maintenant
temps, je t'enroule,
te dépose dans ma
boîte sylvestre
et je m'en vais pêcher
avec ton long fil
les poissons de l'aurore. (trad Colo)

Ode à l'âge Pablo Neruda






“Le vieillard ne regarde plus que les bateaux prenant le large et qui ne le rendront pas...” JEA
Grand merci à vous.
“El anciano ya no mira mas que los barcos alejándose sin esperanza de retorno...”

Aujourd'hui 4 septembre vous trouverez également, et par hasard, de la douceur:
- Ici  http://lesilesindigo.hautetfort.com/
- Ici http://interferences2.blogspot.com.es/
- Ici aussi: http://www.obni.net/dotclear2/?