24 août 2014

Silvina Ocampo (2)


C'est chez la soeur de Silvina Ocampo, Victoria, une femme hors du commun, qu' Adolfo Bioy Casares (vous connaissez peut-être L'invention de Morel ) rencontra Borges. Il devinrent rapidement amis, complices d'écriture, et, avec Silvina (qui épousa Adolfo), formèrent un trio d'écrivains “fantastiques”.
 
Gracias a la hermana de Silvina Ocampo, Victoria, Adolfo Bioy Casares (tal vez habéis leido La invención de Morel ) conoció a Borges. Se hicieron rápidamente amigos, cómplices de escritura y junto a Silvina (que se casó con Adolfo), formaron un trío de escritores “fantásticos”.



Sur Silvina ces quelques mots: 
Son œuvre est connue principalement pour son inépuisable imagination et son intérêt pour les nuances d'un langage cultivé qui sert de support à ses inventions biscornues. “Silvina déguise son écriture avec l'innocence d'un enfant pour nommer, avec surprise ou indifférence, la rupture dans le quotidien qu'installe la majorité de ses récits dans le territoire du fantastique.(trad Colo, wiki esp.)

La obra de Silvina Ocampo es reconocida principalmente por su inagotable imaginación y su aguda atención por las inflexiones del lenguaje. Dueña de un lenguaje cultivado que sirve de soporte a sus retorcidas invenciones, Silvina disfraza su escritura con la inocencia de un niño para nombrar, ya sea con sorpresa o con indiferencia, la ruptura en lo cotidiano que instala la mayoría de sus relatos en el territorio de lo fantástico.” (Wiki)



         Borges, à droite, à gauche Bioy Casares, puis Josefina Dorado, Silvina




Silvina Ocampo a écrit de nombreux contes que Borges appréciait énormément, j'en publierai, mais aujourd'hui j'ai traduit deux poèmes “fantastiques”.

Silvina Ocampo escribió numerosos cuentos que Borges apreciaba muchísimo, publicaré algunos, pero hoy estos poemas “fantásticos”.

La Vision

Nous marchions loin de la nuit,
citant des vers au hasard,
non loin de la mer.
Nous rencontrions parfois une voiture.

Il y avait un eucalyptus, un pin sombre
et les traces d'une charrette
là où le ciment devenait boue.
Nous rencontrions parfois un mur.

Nous n'allions nulle part, c'est vrai,
et nous étions perdus: aucune importance.
La rue nous portait
près d'un cheval noir quasi mort.

Il faisait nuit - ce sera faux.
Peut-être, mais c'est vrai dans mes vers -.
Une divinité secrète
presque toujours nocturne qui nous regardait

vit que nous nous arrêtions et le jour
suspendit ses honneurs fanatiques,
clôtura ses couleurs
car le cheval lui aussi nous voyait.

Ne dis pas que ce n'est pas vrai: il nous regardait.
Avec la pierre stupéfaite de ses yeux,
sous les astres rouges,
il nous vit comme les dieux qu'il attendait.
 (trad: Colo)

La visión

Caminábamos lejos de la noche,
citando versos al azar,
no muy lejos del mar.
Cruzábamos de vez en cuando un coche.

Había un eucalipto, un pino oscuro
y las huellas de un carro
donde el cemento se volvía barro.
Cruzábamos de vez en cuando un muro.

Íbamos a ninguna parte, es cierto,
y estábamos perdidos: no importaba.
La calle nos llevaba
junto a un caballo negro casi muerto.

Era de noche -esto será mentira.
Tal vez, pero en mis versos es verdad-.
Una arcana deidad
casi siempre nocturna que nos mira

vio que nos deteníamos y el día
suspendió sus fanáticos honores,
clausuró sus colores
pues también el caballo nos veía.
No digas que no es cierto: nos miraba.
Con la atónita piedra de sus ojos,
bajo los astros rojos,
nos vio como los dioses que esperaba.


              Le rêve récurrent



J'arrive comme j'arrivai, solitaire, effrayée,
à la porte de rue de bois ciré.


J'ouvre la porte et j'entre, silencieuse, parmi des tapis.
Les murs et les meubles m'effrayent de leurs ombres.


Je monte les marches de marbre jaune,
aux reflets rosés. J'entre dans un couloir.


Il n'y a personne, mais quelqu'un est caché dans les portes.
Les volets sombres sont tous ouverts.


Les hauts faux plafonds paraissent, de jour,
un ciel rempli d'étoiles éteintes grandissantes.


Le souvenir conserve une ancienne rhétorique,
s'élève comme un arbre ou une colonne dorique,


il dort habituellement dans nos rêves
et nous sommes en secret ses maîtres exclusifs.
(trad: Colo)


         El sueño recurrente

Llego como llegué, solitaria, asustada,
a la puerta de calle de madera encerada.

Abro la puerta y entro, silenciosa, entre alfombras.
Los muros y los muebles me asustan con sus sombras.

Subo los escalones de mármol amarillo,
con reflejos rosados. Penetro en un pasillo.

No hay nadie, pero hay alguien escondido en las puertas.
Las persianas oscuras están todas abiertas.

Los cielos rasos altos en el día parecen
un cielo con estrellas apagadas que crecen.

El recuerdo conserva una antigua retórica,
se eleva como un árbol o una columna dórica,

habitualmente duerme dentro de nuestros sueños
y somos en secreto sus exclusivos dueños.







18 août 2014

Chagrin d'amour, l'oubli. / Mal de amor, el olvido.


De Silvina Ocampo, Silvia Baron Supervielle, traductrice du présent recueil, (...) écrit en préface : « Elle possédait une intelligence céleste, dont elle faisait usage en silence pour observer la nature qu’elle vénérait, comprendre les animaux, les êtres qui lui étaient chers. »
Source et vie de Silvina ici

De Silvina Ocampo, Silvia Baron Supervielle, traductora de este libro (…) escribe en el prólogo: “Poseía una inteligencia celeste, que utilizaba en silencio para observar la naturaleza que veneraba, para entender a los animales y a sus seres queridos.”
(trad: Colo)

Un premier poème sur ce thème inépuisable qu'est l'oubli amoureux.
Un primer poema sobre ese tema inagotable como es el olvido amoroso.

L'oubli

Silvina Ocampo 

Amour désespéré, tu cherches l'oubli
comme les papillons recherchent la lumière
dans la fulguration du feu mélancolique.
Je sens que ta souffrance en moi se pose
comme sur ces chétifs jardins
où chante la voix d'une tourterelle
perdue sur la corniche d'une maison
abîmée de la ville, entre jasmins.

Silvina Ocampo, Poèmes d’amour désespéré, édition bilingue, préface et traduction de Silvia Baron Supervielle, José Corti 1997.






                              "J'ai tant de mal à t'oublier..."



El olvido

Silvina Ocampo


Desesperado amor, buscas olvido
como buscan la luz las mariposas
en el fulgor del fuego entristecido.
Yo siento que al sufrir en mí te posas
como en esos escuálidos jardines
donde canta la voz de una torcaza
perdida en la cornisa de una casa
doliente, en la ciudad, entre jazmines.




12 août 2014

Matinale / Matutina

(clic et c'est encore mieux!)


Un chemin derrière mon village, il est 7h10 du matin. Je marche.

Lentement le jour se lève, le caroubier, le sol se colorent. Ombres.

Est-ce la paresse de se lever tôt qui rend l'aube moins populaire chez les photographes que le coucher du soleil?

Ne jamais rater le début d'un jour, j'y tiens fort; que serait une journée mi-commencée?

Un camino detrás de mi pueblo, son las 7h10. Ando.

Lentamente se levanta el día, el algarrobo, el suelo se colorean. Sombras.

¿Será la pereza de madrugar lo que hace que, entre los fotógrafos, el alba sea menos popular que la puesta del sol?


Me parece muy importante no pasar por alto el principio del día; ¿que sería de un día medio-empezado?


Sable du temps, grand merci, m'envoie cette aube sur l'île d'Oléron



Sur le magnifique site de Serge http://breizhshot.blogspot.com.es/2012/10/aurore-lac-bratan-et-pura-ulun-danu.html, des aubes....Merci beaucoup.


La traversée du lac Bratan au départ de Bedugul

7 août 2014

Vie et lumière, Sorolla / Vida y luz, Sorolla


(Clic pour agrandir les photos)




 Joaquín Sorolla con su mujer y sus hijos, 1901. (Foto: Antonio García).
Cette photo a été prise par un des photographes valenciens les plus connus à l'époque, Antonio García (1863-1923), qui devint le beau-père de Sorolla.
Vous connaissez déjà le tableau qu'en a peint J. Sorolla.
Dans les archives du musée Sorolla se trouvent une trentaine de photos que le peintre a utilisées.


La familia, 1901. Joaquín Sorolla. Museo de la Ciudad, Ayuntamiento, Valencia.
Copyright © 2011 FUNDACIÓN ZULOAGA.

Esta fotografía fue tomada por uno de los fotógrafos más conocidos en la época, Antonio García (1863-1923), que más tarde se convirtió en el suegro de Sorolla. Ya conocéis el cuadro que pintó Sorolla. En los archivos del museo Sorolla se encuentran une trentena de fotos que el pintor utilizó.


Joaquín Sorolla et sa sœur perdirent leurs parents quand le petit garçon n'avait que 2 ans et ils furent recueillis par la sœur de leur mère et son mari. Ce dernier était serrurier et c'est en vain qu'il essaya quelques années plus tard d'enseigner la technique des clés et serrures à Joaquín: le garçon avait décidé que sa vocation était la peinture.
Joaquín Sorolla y su hermana quedaron huérfanos cuando el pintor no tenia más que dos años y fueron recogidos por su tía materna y su marido. Este último era cerrajero y años más tarde trató, en vano, que Joaquín aprendiera la técnica de las llaves y las cerraduras: el chico había decidido que su vocación era la pintura.

Son oncle l'inscrivit dans une école d'Art puis à 15 ans dans l'Académie des Beaux-Arts mais il se trouva bientôt dans l'impossibilité de continuer à payer les études de son neveu.
Su tío le inscribió en una escuela de arte y a los 15 años en la Academia de Bellas Artes pero pronto se encontró ante la imposibilidad de pagar los estudios de su sobrino.
Que fit ce dernier? Il se mit à peindre et à essayer de vendre ses toiles. Un jour il vendit une nature morte à un antiquaire et un photographe, Antonio García, qui passait par là s'émerveilla de la technique du jeune garçon, s'intéressa à lui et le prit sous son aile. Une vraie aubaine qui changea toute sa vie!
A pesar de eso, Joaquín siguió pintando y trató de vender sus telas. Un día vendió una naturaleza muerta a un anticuario y un fotógrafo, Antonio García, se maravilló de la técnica del joven, se interesó por él y le tomó bajo su protección. ¡Una verdadera suerte que cambió su vida!


Marina 1880

Les soucis d'argent envolés, et Sorolla poursuivit ses études et entra comme apprenti dans l'atelier du photographe où il apprit la technique de la photographie (qui se devine dans sa peinture) et coloriait les photos (l'usage de la couleur n'était pas encore très répandu).
Desaparecidos los problemas de dinero, Sorolla continuó sus estudios y al mismo tiempo entra como aprendiz en el taller del fotógrafo donde aprendió la técnica fotográfica (lo que se adivina en su pintura) y coloreaba las fotos (el uso del color no era todavía muy frecuente).

Le photographe avait une fille....oui, Clotilde! Un amour durable s'installa entre les adolescents et “Clotilde fut tout pour Sorolla: son épouse, sa muse, son modèle préféré, la mère de ses trois enfants et même une comptable minutieuse (il l'appelait “mon ministre des finances”). Avec elle il trouva la paix et la stabilité que son esprit cherchait.”
El fotógrafo tenía una hija...¡Clotilde! Un amor duradero se instala entre los adolescentes y “ Clotilde lo fue todo para el pintor: su esposa, su musa, su modelo favorita, la madre de sus tres hijos y hasta su minuciosa contable (Sorolla le llamaba "mi ministro de hacienda"). Con ella encontró la paz y la estabilidad que su ánimo necesitaba”. 
Clotilde

Sa formation terminée, il se présenta, sans aucun succès, à différents concours, expositions: la peinture en vogue, officielle, était faite de scènes historiques et dramatiques. Puis, en 1881, il visita le Musée du Prado et fut fasciné par la peinture de Velázquez, du Greco et de Ribera. C'est son “étape réaliste”
Terminada su formación participó, sin éxito, a diferentes concursos y exposiciones. En 1881 visitó el Museo del Prado y quedó fascinado e influenciado por la pintura de Velázquez, El Greco y Ribera. Es su “época realista”

En 1883 et 1884 il obtient enfin des médailles, au niveau régional et national avec des peintures qui ne le comblent pas car, comme il le confia à un ami: “Ici, pour se faire connaître et gagner des médailles, il faut peindre des morts”.

En 1883 y 1884 obtiene, por fin, medallas a nivel regional y nacional con cuadros que no le satisfacen pues, como le dice a un amigo: “ Aquí para hacerse conocer y ganar medallas hay que pintar muertos”.


Defensa del Parque de Artillería de Monteleón

En 1885 il va à Paris et découvre les impressionnistes qui lui firent une immense ...impression, oui! À Rome, où il vécut plus d'un an avec sa femme, il connut John Singer Sargent, Giovanni Boldini y Anders Leonard Zorn.
En 1885 va a París y descubre los impresionistas que le causaron una enorme...¡impresión! En Roma, donde vivió más de un año con su mujer, conoció a John Singer Sargent, Giovanni Boldini y Anders Leonard Zorn.
Les Tableaux qui suivent font partie de la période qu'on appelle"Réalisme social", ce sont de loin ceux que je préfère.
Los cuadros siguientes forman parte del periodo llamado “Realismo social” que son mis preferidos.
Otra Margarita 1892

Las redes / Les filets 1892


Pelando patatas 1896

Toros en el mar 1903

Installé définitivement à Madrid, il fit encore un voyage en à Paris en 1894. Dès lors il adoptera le style appelé “Luministe” qu'il gardera jusqu'à sa mort inopinée, en 1920, alors qu'il peignait le “Portrait de la señora Pérez de Ayala” et qu'il souffrit d'une crise d'hémiplégie.

Señora Perez de Ayala, 1920

Instalado definitivamente en Madrid hizo un ultimo viaje a París en 1894 y adopta, desde entonces el estilo llamado “Luminista”. Muere repentinamente en 1920 de un ataque hemipléjico mientras pintaba el “Retrato de la señora Pérez de Ayala".


Ajout le 10 août. Lou revient de Madrid; au musée Sorolla elle est tombée en admiration devant " Traite des blanches". Je l'ajoute donc.

Trata de blancas 1894


1 août 2014

Portraits / Retratos




 J. Sorolla autorretrato 1904

 Autoportrait 1912


Ce visage ne vous est sans doute pas familier, ce n'est pourtant pas faute de portraits ni, surtout d'autoportraits du peintre valencien Joaquín Sorolla Bastida, (1883) ; nous allons parler de lui et découvrir ses œuvres si cela vous intéresse. Dans le prochain billet je vous présenterai en parallèle sa vie et son œuvre, ses évolutions mais aujourd'hui, et parce qu'elle a été un des thèmes les plus importants de sa peinture, voici sa famille.

Tal vez esta cara nos os es familiar, pero no es por falta de retratos ni sobre todo de autorretratos del pintor valenciano Joaquín Sorolla Bastida, (1883) ; vamos a hablar de él y descubrir sus obras si os interesa. En la próxima nota os presentaré en paralelo su vida y sus obras, su evolución, pero hoy, y porque fue uno de los temas principales de su pintura, aquí está su familia.

Commençons par sa femme, Clotilde, qu'il a peinte tant et tant de fois /Empezemos con su mujer, Clotilde, que pintó tantas veces.



1894






Clotilde en la playa 1904              


 
 
Madre e hijo 1904

                                       
Mi mujer y mis hijos 1897/1898 (ma femme et mes enfants)






Mi familia 1901


Ce peintre a son musée à Madrid, visitez-le ici: http://museosorolla.mcu.es/, visite virtuelle ici: http://museosorolla.mcu.es/visita_virtual/visita_virtual.html

Ese pintor tiene su museo en Madrid, visitadlo aquí: http://museosorolla.mcu.es/, visita virtual aquí: http://museosorolla.mcu.es/visita_virtual/visita_virtual.html

 Pus de portraits de Clotilde / Mas retratos de Clotilde,

27 juil. 2014

La plage / La playa



Manuel Altolaguirre (Málaga1905 - Burgos1959)

La poésie, comme toute manifestation amoureuse, est un désir et une création, et le poète, comme tout amoureux, doit regarder d'un oeil bienveillant la vie, qui est la meilleure muse et avec qui il réalisera son oeuvre.” Fin d'un amour 1949
"La poesía puede ser, como toda manifestación amorosa, un deseo y una creación, y el poeta, como todo enamorado tiene que mirar con buenos ojos a la vida, que es la mejor musa y con la que, al fin y al cabo, realizará su obra." 
 

A Federico García Lorca

PLAGE

Deux par deux les barques
comme sandales du vent
mises à sécher au soleil.

Moi et mon ombre, angle droit.
Moi et mon ombre, livre ouvert.

Couché sur le sable
comme une dépouille de la mer
un enfant endormi.

Moi et mon ombre, angle droit.
Moi et mon ombre, livre ouvert.

Et plus loin, des pêcheurs
tirant des amarres
jaunes et saumâtres.

Moi et mon ombre, angle droit.
Moi et mon ombre, livre ouvert.
(Trad: Colo)

Sorolla 1863-1923


A Federico García Lorca

PLAYA

Las barcas de dos en dos,
como sandalias del viento
puestas a secar al sol.

Yo y mi sombra, ángulo recto.
Yo y mi sombra, libro abierto.

Sobre la arena tendido
como despojo del mar
se encuentra un niño dormido.

Yo y mi sombra, ángulo recto.
Yo y mi sombra, libro abierto.


Y más allá, pescadores
tirando de las maromas
amarillas y salobres.

Yo y mi sombra, ángulo recto.
Yo y mi sombra, libro abierto.


PS: Le peintre Valencien Sorolla sera le sujet du prochain billet. 

24 juil. 2014

Ondes poétiques / Ondas poéticas


Le premier juillet, souvenez-vous, un court poème de Silvia Baron Supervielle sur ce blog...je l'avais traduit en espagnol. Une amie-blog, Adrienne, a eu l'idée de le traduire en néerlandais...tâche ardue car sans ponctuation il nous faut interpréter, mais elle le publie aujourd'hui sur son blog et m'a donné l'autorisation, muchas gracias, de le reproduire ici.
Suite à son idée, j'ai fait appel à Danielle, poète et spécialiste de la langue wallonne, puis à ma fille pour qu'elle le traduise en catalan. Toutes deux acceptèrent le défi, mille mercis.
El día 1 de julio, acordaos, un corto poema de Silvia Baron Supervielle en este blog...lo había traducido al español. Una amiga-blog, Adrienne, tuvo la idea de traducirlo al neerlandés...tarea ardua debido a la falta de puntuación que obliga a interpretar, pero lo publica hoy en su blog y me dio la autorización, muchas gracias, de ponerlo aquí.
Siguiendo su idea, contacté a Danielle, poeta y especialista de la lengua valona, luego a mi hija para que lo traduzca al catalán. Las dos aceptaron, mil gracias.

Si l'envie vous prenait de le traduire en italien, breton ou portugais ou …?, ce serait fantastique!
Si tuvierais ganas de traducirlo al italiano, portugués, gallego o...? ¡sería fantástico!
  1. Texte original en français (rappel)
Silvia Baron Supervielle

dans La distance de sable


dans les tiroirs de l’armoire
la valise vide les coins inanimés
sur l’étagère dans les miroirs
enchaînés l’escalier l’étalage
de la rue permanente pressée
au fond du jour du sac des poches
d’où viennent toutes ces clefs
le fleuve les arbres les coupoles
qui coulent avec le vent le virage
depuis longtemps contre le lit
le mur revenir sur ses pas demander
mais les gens ne sont pas d’ici
j’ai perdu quelque chose au large
de l’espace la mer le désert
au seuil d’une ombre disparue 

2) Traduction espagnole (Colo) (rappel)


 
en La distancia de arena


en los cajones del armario
la maleta vacía los rincones inanimados
en el estante en los espejos
encadenados la escalera el escaparate
de la calle permanente apresurada
en le fondo del día del bolso de los bolsillos
de dónde salen toda esas llaves
el río los árboles las cúpulas
que fluyen con el viento la curva
desde hace tiempo contra la cama
la pared volver sobre sus pasos preguntar
pero la gente no es de aquí
he perdido algo en la lejanía
del espacio el mar el desierto
en el umbral de una sombra desaparecida

(Trad: Colo)



3) Traduction en Wallon . Danielle (http://albumvenitien.blogspot.com.es/)


dins lès ridants d' l'ârmwêre
èl valîje vûde lès cwins bôyant ô lôdje
su l’ bâr dins lès murwès
atchin.nès lès montéyes, èl mousse
dèl rûwe toufêr a dalâdje
ô pèrfond du djoû du satch dès poches
d'ayu vèn.neut-èles toutes lès clés
èl fleûve lès-ârbes lès ronds twèts
qui coul'neut avè l'vint èl toûrnant
dispûs lontins asto du lit
èl mur èrvèni su sès pas d'mandér
mins lès djins n’ sont nin dè d'ci
dj'é pièrdu 'ne saqwè ô lon
d’ l’èstindûwe èl mér´ èl désêrt
su l'soû d'ène ombe dèsfacéye


4) Traducción al catalán . Anaïs

a La distància de sorra

als calaixos de l’armari
la maleta buida els racons inanimats
al prestatge als miralls
encadenats l’escala l’aparador
del carrer permanent afanyat
al fons del dia de la bossa de les butxaques
d’allà on surten totes aquestes claus
el riu els arbres les cúpules
que flueixen amb el vent el viratge,
d’un temps ençà contra el llit
la paret tornar enrere demanar
però la gent no és d’aquí
he perdut quelcom a la llunyania
de l’espai la mar el desert
al llindar d’una ombra desapareguda







De afstand van zand



in de laden van de kast

de lege koffer de levenloze hoeken

op het rek in de spiegels

vastgeketend de trap het uitstalraam

van de straat steeds gehaast

in het diepste van de dag de tas de zakken

vanwaar al die sleutels komen

de stroom de bomen de koepels

die verglijden met de wind de bocht

al lang tegen het bed

de muur op zijn stappen terugkeren vragen

maar de mensen zijn niet van hier

ik ben iets kwijt in de verte

van de ruimte de volle zee de woestijn

op de drempel van een verdwenen schaduw



traduction de l'Adrienne



Tableaux / Cuadros