Aujourd'hui le
billet de Kwarkito intitulé “L’huître
et le néant” m’a fait rire !
Aujourd’hui aussi une épitaphe, très poétique, de Juan Gelman.
Épitaphe Juan Gelman
Un oiseau vivait en moi
Une fleur voyageait dans mon sang
Mon cœur était un violon.
J'ai aimé ou pas. Mais parfois
on m'a aimé. Moi aussi
je me réjouissais : du printemps
des mains jointes, de ce qui rend heureux.
Je dis que l'homme se doit de l'être.
(Ci-gît un oiseau.
Une fleur.
Un violon)
(Traduction trouvée sans nom du traducteur, hélas)
Epitafio
Un pájaro vivía en mí.
Una flor viajaba en mi sangre.
Mi corazón era un violín.
Quise o no quise. Pero a veces
me quisieron. También a mí
me alegraban: la primavera,
las manos juntas, lo feliz.
¡Digo que el hombre debe serlo!
(Aquí yace un pájaro.
Una flor.
Un violín).
