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9 févr. 2021

Ah, si...

 

Le nom de Gabriela Mistral vous dit sans doute quelque chose, sinon je vous raconterai la semaine prochaine qui était cette femme extraordinaire, cette poète chilienne qui reçut, avant Pablo Neruda et Vicente Huidobro, le prix Nobel de littérature en 1945.

Mais aujourd’hui, un « apéritif » poétique.


Sin duda conocéis, por lo menos el nombre, a Gabriela Mistral. La próxima semana os contaré en detalle quién era esa mujer extraordinaria quien recibió, antes que P. Neruda o V. Huidobro, el premio Nobel de literatura en 1945.

Pero hoy un « aperitivo » poético. 

                          

   

                      Brumes Chili

 Correction importante: j'avais trouvé ce poème sur un site de G. Mistral mais le poème ci-dessous est de F. Garcia Lorca. Désolée, j'aurais dû mieux vérifier !!!!

La semaine prochaine donc, sans faute ni erreur, G. Mistral !

Si mes mains pouvaient effeuiller...

F. Garcia Lorca


Je prononce ton nom
au cœur des nuits obscures
lorsque viennent les astres
boire dans la lune
et que dorment les feuilles
des ramures occultes.

Et je me sens plein
de passion, de musique.
Folle horloge qui chante
les heures mortes de jadis.


Je prononce ton nom
en cette nuit obscure
et je l'entends sonner
plus lointain que jamais.
Plus lointain que toutes les étoiles,
et plus douloureux que la paisible pluie.


Pourrai-je un jour t'aimer
comme autrefois ?
Mon cœur, quelle est la faute?
Si le brouillard s'estompe,
Quelle autre passion m’attend?

Sera-t-elle tranquille et pure ?
Ah, si mes doigts pouvaient
effeuiller la lune!

(Trad. Colo)


                  Brumes- Chili
 

SI MIS MANOS PUDIERAN DESHOJAR...

F. Garcia Lorca

Yo pronuncio tu nombre
en las noches oscuras,
cuando vienen los astros
a beber en la luna
y duermen los ramajes
de las frondas ocultas.
Y yo me siento hueco
de pasión y de música.
Loco reloj que canta
muertas horas antiguas. 

Yo pronuncio tu nombre,
en esta noche oscura,
y tu nombre me suena
más lejano que nunca.
Más lejano que todas las estrellas
y más doliente que la mansa lluvia. 

¿Te querré como entonces
alguna vez? ¿Qué culpa
tiene mi corazón?
Si la niebla se esfuma,
¿qué otra pasión me espera?
¿Será tranquila y pura?
¡¡Si mis dedos pudieran
deshojar a la luna!!