Suite au billet sur l’enfance de G.García Lorca et les peupliers, une amie m’a demandé un complément sur la relation entre ce poète et cet arbre. J’espère que vous le trouverez aussi beau et profond qu’elle et moi !
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| Lorca et ses sœurs en Andalousie |
Les peupliers d'argent
F. García Lorca
Les
peupliers d’argent
Qui s’inclinent sur l’eau
Savent
tout, mais ne parleront jamais.
Le lys de la fontaine
Tait
sa tristesse.
Tout est plus digne que l’humanité!
Face
au ciel étoilé, la science du silence
Appartient à la fleur
tout autant qu’à l’insecte.
La science du chant pour le
chant
Habite les bois murmurants
Et les flots de la mer.
Le
silence profond de la terre qui vit,
C’est la rose qui nous
l’enseigne
Au rosier épanouie.
Il
faut répandre le parfum
Que nos âmes enclosent!
Il faut
être musique,
Tout lumière et bonté.
Il faut s’ouvrir
entier
A l’obscur de la nuit
Pour nous emplir
d’immortelle rosée!
Il
faut coucher le corps
Dans notre âme inquiète!
Aveugler
nos regards du jour de l’au-delà.
Nous devons nous
pencher
Sur l’ombre de nos coeurs
Et jeter à Satan
l’astre qu’il nous tendit.
Il
faut imiter l’arbre
Constamment en prière
Et l’eau de
la rivière
Fixe en l’éternité!
Il
faut blesser son âme aux griffes des douleurs
Pour qu’y
entrent les flammes
De l’horizon astral!
Alors
dans l’ombre de l’amour défait
Jaillirait une
aurore
Tranquille et maternelle.
Des cités dans le vent
disparaîtraient
Et sur un nuage Dieu même
Viendrait nous
visiter.
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| Étang du parc F. García Lorca (Granada) |
Los álamos de plata
Federico García Lorca
Los
álamos de plata El
lirio de la fuente La
ciencia del silencio frente al cielo estrellado, El
silencio profundo de la vida en la tierra, ¡Hay
que dar el perfume ¡Hay
que acostar al cuerpo ¡Hay
que ser como el árbol ¡Hay
que arañarse el alma con garras de tristeza Brotaría
en la sombra del amor carcomido |


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