13 avr. 2026

La contemplation des choses / La contemplación de las cosas

       Cette plante, une crassula capitella, toute chétive l’an dernier, s’est étoffée ce 

printemps.

Assise sur la terrasse je m’attarde à admirer sa perfection géométrique. 






 

Et de là, à mesurer notre imperfection.

Ce qui me fait penser aux statues grecques, si parfaites. Et à cet essai de Fernando Pessoa, j’ignore s’il est traduit en français, “Sur la littérature et l’art”, dont voici un extrait.



"El fin del arte es imitar perfectamente la Naturaleza. Este principio elemental es justo si no olvidamos que imitar a la Naturaleza no quiere decir copiarla, pero sí imitar sus procesos. Así, la obra de arte debe tener las características de un ser natural, de un animal; debe ser perfecta como son ―y cada vez lo vemos mejor según la ciencia progresa― los seres naturales; […] Así, notémoslo, la idea de perfección no es, como pensaba Platón, griego decadente, una idea venida del ideal; la idea de perfección nace de la contemplación de las cosas, de la Materia y de la perfección que la Naturaleza pone en los seres que produce..."

Fernando Pessoa
Sobre literatura y arte


"Le but de l’art est d’imiter parfaitement la Nature. Ce principe élémentaire est juste si nous n’oublions pas qu’imiter la Nature ne signifie pas la copier, mais imiter ses processus. Ainsi, l’œuvre d’art doit avoir les caractéristiques d’un être naturel, d’un animal ; elle doit être parfaite comme le sont — et nous le voyons de mieux en mieux à mesure que la science progresse — les êtres naturels ; […] Ainsi, remarquons-le, l’idée de perfection n’est pas, comme le pensait Platon, Grec décadent, une idée venue de l’idéal ; l’idée de perfection naît de la contemplation des choses, de la Matière et de la perfection que la Nature met dans les êtres qu’elle produit..." (Trad:Colo)

1 commentaire:

  1. cette plante grasse au nom étrange est en effet fascinante et vraiment très belle. Je suis toujours étonné par la capacité de régénérescence des plantes. L'année dernière j'étais à deux doigts de jeter un buis malade de la pyrale. Et la cette année il est tout fringant et de nouveau verdoyant.

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