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5 juil. 2014

Ah ces mouches! / Ah ¡esas moscas!



Aujourd'hui deux fables qui n'en font qu'une; comme presque toutes les fables, elles se sont inspirées d'Esope. L'une en vers par le grand fabuliste espagnol Samaniego, l'autre en prose par Phèdre ( « Caius Iulius Phaedrus », auteur Latin né autour de 14 avant J.-C. et mort vers 50 après J.-C.)

Hoy dos fábulas que sólo son una; como casi todas la fábulas están inspiradas por Esopo. Una en versos del gran fabulista español Samaniego, la otra en prosa por Phèdre ( « Caius Iulius Phaedrus » fue una autor latino nacido alrededor de 14 AC y muerto hacia el año 50 DC).



Le chauve et la mouche Samaniego

Une Mouche insolente
Piquait impertinente
La spatieuse calvitie d'un Ancien.
Il voulut la tuer, leva la main,
Frappa un coup, mais elle s'en fut, sauve,
Blessant le coup la ronde calvitie.
Avec un rire démesuré
La Mouche cria: “Chauve maudit,
Si m'ôter la vie
Tu essayas pour un léger délit,
À quelle peine condamnes-tu ton bras,
Barbare exécuteur d'un tel coup?”
“À celui qui oeuvre avec malice,
Lui répondit l'homme prudemment,
Une justice rigoureuse
Doit appliquer le juste châtiment
Et il est bon d'exercer la clémence
Pour celui qui pèche par inadvertance.
Vous savez, Mouche scélérate,
Que la condition humaine 
mesure l'offense reçue
Selon la main d'où elle est venue”.

L'offense grandit d'autant plus
Que celui qui offense est vil
(Trad: Colo)

El calvo y la mosca Samaniego

Picaba impertinente
En la espaciosa calva de un Anciano 
Una Mosca insolente.
Quiso matarla, levantó la mano, 
Tiró un cachete, pero fuese salva, 
Hiriendo el golpe la redonda calva. 
Con risa desmedida
La Mosca prorrumpió: «Calvo maldito, 
Si quitarme la vida
Intentaste por un leve delito,
¿A qué pena condenas a tu brazo, 
Bárbaro ejecutor de tal porrazo?» 
«Al que obra con malicia,
Le respondió el varón prudentemente, 
Rigurosa justicia
Debe dar el castigo conveniente, 
Y es bien ejercitarse la clemencia 
En el que peca por inadvertencia. 
Sabe, Mosca villana,
Que coteja el agravio recibido 
La condición humana,
Según la mano de donde ha venido»; 

 
Que el grado de la ofensa tanto asciende 
Cuanto sea más vil aquel que ofende.
 
 
LE CHAUVE ET LA MOUCHE Phèdre

Liber IV, Fabula XXXICALVUS ET MUSCA

Une Mouche piqua la tête d'un Homme chauve; celui-ci, cherchant à l'écraser, se donna une forte tape. « Tu voulais te venger d'une légère piqûre par la mort d'un petit être ailé, lui dit la Mouche en se moquant; comment te puniras-tu du mal et de l'affront que tu t'es faits? » L'Homme répondit: « Je ferai promptement la paix avec moi-même, parce que je sais que je n'avais pas l'intention de m'offenser. Quant à toi, vil et méchant animal, qui te plais à sucer le sang humain, je voudrais te tuer, dût-il m'en coûter plus encore. »


Cet exemple nous apprend qu'il faut pardonner une faute involontaire; mais celui qui cherche sciemment à nuire, je le juge digne de tout châtiment.

Voici le texte en latin!

Calvi momordit musca nudatum caput ; quam opprimere captans alapam sibi duxit gravem. Tunc illa inridens : « Punctum volucris parvulae voluisti morte ulcisci ; quid facies tibi, injuriae qui addideris contumeliam ? » Respondit : « Mecum facile redeo in gratiam, quia non fuisse mentem laedendi scio. Sed te contempti generis animal improbum, quae delectaris bibere humanum sanguinem, optem necare vel majore incommodo. »

Hoc argumento veniam dari docet qui casu peccat quam qui consilio est nocens, illum esse quamvis dignum poena judico.


Una Mosca picó la cabeza de un Hombre calvo; este, intentando aplastarla, se dio un fuerte golpe en la cabeza. “Querías vengarte de una ligera picadura con la muerte de un diminuto ser alado, le dijo la Mosca burlándose; ¿cómo te castigarás del daño y de la afrenta que te hiciste?”
El Hombre contestó:”Pronto haré las paces conmigo mismo, porque sé que no tenía intención de ofenderme. En cuánto a ti, vil y malévolo animal, que te complaces en chupar la sangre humana, me gustaría matarte, aunque me cueste mucho más aún.”

Ese ejemplo nos enseña que hay que perdonar una ofensa involuntaria; pero el que busca perjudicar a sabiendas, le juzgo digno de todo castigo.
(Trad. Colo)


10 mai 2012

De fables et de Poules / De fábulas y de Gallinas

 
Où il s'avère que les poules sont loin d'être sottes...
Donde se prueba que las gallinas están lejos de ser tontitas...

Deux fables; l'une du grand maître Ésope, et l'autre du fabuliste espagnol Tomás de Iriarte (XVIII) . Ce dernier est moins connu que son contemporain et ennemi juré Samaniego, (je vous en reparlerai), et tous deux suivent la ligne d'Ésope et de La Fontaine.
Dos fábulas; una del gran maestro Esopo, la otra del fabulista español Tomás de Iriarte (XVIII). Este último es menos conocido que su contemporáneo y enemigo del alma Samaniego (volveré a hablar de ello), y ambos siguen la linea de Esopo y La Fontaine.



Du faucon et d'une Poule, Ésope

Un Faucon disait à une Poule :
- Vous êtes une ingrate.
- Quelle ingratitude avez-vous remarquée en moi ?
répondit la Poule.
- En est-il une plus grande, reprit le Faucon, que celle que vous faites voir à l'égard des Hommes ?
Ils ont un extrême soin de vous.
Le jour, ils cherchent de tous côtés de quoi vous nourrir et vous engraisser, et la nuit, ils vous préparent un lieu pour dormir.
Ils ont bien soin de tout fermer, de peur que votre repos ne soit interrompu par quelque autre animal, et cependant, lorsqu'ils veulent vous prendre, vous fuyez, ce que je ne fais pas, moi qui suis un Oiseau sauvage.
À la moindre caresse qu'ils me font, je m'apprivoise, je me laisse prendre et je ne mange que dans leurs mains.
- Cela est vrai, répliqua la Poule, mais vous ne savez pas la cause de ma fuite :
c'est que vous n'avez jamais vu de Faucon à la broche et j'ai vu des poules à toutes sortes de sauces.

J'ai rapporté cette fable pour montrer que ceux qui veulent s'attacher à la cour n'en connaissent pas les désagréments.

-Del Halcón y de una Gallina,  Esopo

Un Halcón le decía a una Gallina
- Es usted una ingrata.
- ¿Qué ingratitud notó usted en mí? Contestó la Gallina.
 - ¿Existe acaso una más grande que la que muestra hacia los Hombres? Dijo el Halcón.
 La cuidan con suma atención.
 De día buscan por todas partes alimentos para engordarla y, de noche, le preparan un cobijo para dormir.
Cierran todo a cal y canto por miedo que vuestro descanso esté interrumpido por cualquier otro animal y, sin embargo, cuando quieren cogerla, usted huye, lo que no hago yo que soy un Pájaro salvaje.
A la mínima caricia que me hacen, me domestico, me dejo coger y sólo como en sus manos.
- Es cierto, replicó la gallina, pero usted desconoce el motivo de mi huida: es que jamás ha visto un Halcón ensartado y yo he visto gallinas cocinadas a cualquier salsa.  
Relaté esta fábula para mostrar que aquellos que quieren hacerse cortesanos no conocen los inconvenientes (Trad: Colo)

 
La poule et la grenouille, Tomás de Iriarte

De la mare où elle vivait, une grenouille babillarde entendit caqueter une poule.
Je n'aurais pas cru ma chère, lui dit-elle, que vous fussiez une voisine si incommode. À quoi bon tant de bruit? Qu'y a-t-il de nouveau?

Rien, dit la poule, j'annonçais seulement que je ponds un oeuf.
Quoi! Pour un oeuf vous dérangez autant?

Oui madame la grenouille, pour un oeuf je fais tant de bruit. Cela vous surprend tandis que moi je ne m'étonne point de vous entrendre croasser jour et nuit.
 Moi, comme je suis utile, je le célèbre; toi qui ne sers à rien, tais-toi.

On accepte le bruit de celui qui travaille; celui qui ne fait rien, qu'il se taise. (Trad: Colo)


 
    La rana y la gallina Tomas de Iriarte

    Desde su charco una parlera rana oyó cacarear a una gallina.

    La rana entonces dijo:

    ¡Vaya! No creyera, hermana, que fueras tan incómoda vecina. Y con toda esa bulla, ¿Qué hay de nuevo?

    La gallina le respondió:
    Nada, sino anunciar que pongo un huevo.

    La rana le dijo:
    ¿Un huevo solo y alborotas tanto?

    Nuevamente respondió la gallina:
    Un huevo solo; si, señora mía. ¿Te espantas de eso cuando no me espanto de oírte como graznas noche y día? Yo, porque sirvo de algo, lo público; tú que de nada sirves, calla el pico.

    Al que trabaja algo, puede disimulársele sin que pregone; el que nada hace debe callar.