Oui, oui, il existe une poésie cubiste.
Ce poème ressemble un peu à mon mois d’août, composé d’éléments a priori disparates, le seul lien étant l’humain qui le vit, le voit.
Chaleurs extrêmes, un concours de tomates au village, un suicide, de magnifiques documentaires sur des peintres, pluies exagérées, l’aquagym rieur avec les dames du 3º âge, une tarte aux figues....
Chanson cubiste
José María Eguren (Lima, Pérou, 1874-1942)
Peupleraie de rectangles bleus.
La tour joyeuse
du dandy.
Volent
papillons photos.
Dans le gratte-ciel
un coq noir en papier
salue la nuit.
Au-delà de hollywood,
dans de distants ténèbres
la ville lumineuse,
des obélisques
de nacre.
Dans le brouillard
la garçonne
étrangle un fantôme.
(Trad:Colo)
Peupleraie, inondations, source:Merci Marie, c'est superbe
Canción cubista
de José María Eguren (Lima, Perú 1874-1942)
Alameda
de rectángulos azules.
La torre alegre
del
dandy.
Vuelan
mariposas fotos.
En el
rascacielos
un gallo negro de papel
saluda la noche.
Más
allá de hollywood,
en tiniebla distante
la ciudad
luminosa,
de los obeliscos
de nácar.
En la
niebla
la garzona
estrangula un fantasma.


