L'Heure des oiseaux
LUZ
MARY GIRALDO (Colombienne)
Insaisissable
couseuse
la parole
tisse d'une toile trompeuse
la
blessure de la nuit:
joue à être libre
ou rêve
d'aventure.
Telle l'éternelle Pénélope
elle tisse la tunique de tous
défaufile le secret
de l'attente
jusqu'à inventer un nouveau visage
ou un
miroir sans nom.
Insaisissable couseuse
elle entend passer
le vent
fatigué par les oiseaux.
(Trad: Colo)
LA HORA DE LOS PÁJAROS
LUZ MARY GIRALDO (Colombiana)
Inasible
y costurera
la
palabra
teje con tela engañosa
la herida de la
noche:
juega a la libertad
o sueña la ventura.
Como
eterna Penélope
teje la túnica de todos
deshilvana el
secreto de la espera
hasta inventar un nuevo rostro
o un
espejo sin nombre.
Inasible y costurera
oye pasar el
viento
fatigado por los pájaros.

Tisseuse, joueuse, rêveuse, couseuse, la parole est fille de l'air, comme les oiseaux. Bonne après-midi, Colo.
RépondreSupprimerTout ça à la fois, oui ‼️
SupprimerMerci 🙏
La parole tisse sa toile, la "détisse"...et ses broderies de mots s'en vont au quatre vents vivre d'autres aventures
RépondreSupprimerC’est ainsi, comme les mots de tes poèmes, Marie
SupprimerBeau poème, extraordinaire photo !
RépondreSupprimerMerci, bonne journée Nikole
SupprimerLa parole, les mots toujours recommencés. Tisser, ratisser, métisser, et ne pas rapetisser. ;-)
RépondreSupprimerLes métissages sont toujours sources de richesses, oui. Rien de petit là dedans, surtout pas !
SupprimerMerci K.
La parole est une couseuse c'est une jolie expression pour définir ses envolées, ses retours en arrière et sa liberté. C'est beau de la comparer aux oiseaux dans ce poème et je n'avais jamais pensé que la parole jouait à être une autre :) Joli choix de poème. Merci Colo pour cette traduction. Je ne connaissais pas cette poétesse colombienne.
RépondreSupprimerMerci à toi, Manou, un poème très imagé, comme souvent les poèmes sud américains.
SupprimerCouseuse infatigable, comme le vent et comme les oiseaux.
RépondreSupprimerEnsemble, on y arrive...
SupprimerLe vent fatigué par les oiseaux : drôle d'idée. La parole tisse, en effet, une toile ou une tunique ou autre chose. Bon dimanche. Bises.
RépondreSupprimerElle tisse des liens, aucun doute, Élisabeth. Merci bonne journée à toi aussi.
SupprimerTout se mêle et s'entremêle,la parole, le vent, les oiseaux... Très bien choisi ce poème que je découvre grâce à toi !
RépondreSupprimerMerci, la vie est un grand mélo-mélo de vécus divers, oui, bonne journée !
SupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerC'est magnifiquement poétique, je demanderai à ma belle sœur colombienne si elle connaît cette poétesse, merci dame Colo, des bises et des pensées douces vers toi. brigitte
RépondreSupprimerOh, tu as une belle sœur Colombienne ! Tu me diras..je ne sais pas du tout si cette poétesse est très connue ou pas...
SupprimerBonne journée et merci, un beso
la parole est quelque chose que j'ai souvent utilisé à tort lorsque j'étais plus jeune - elle m'a fait commettre bien des erreurs - et certainement pas aussi poétique que ce beau texte - merci colo
RépondreSupprimerÇa nous arrive à tous je crois d’avoir trop ou mal dit.. l’âge rend plus prudent et circonspect heureusement 😅.
SupprimerMerci à toi Niki