Voici
le quatrième billet fait d'expressions espagnoles traduites
littéralement en français...sur le même ton que les précédents
que vous pouvez lire ici, ici et ici
Ce
fut une sale affaire.
Toujours
à l'affût d'un bon, ou d'un mauvais coup, les deux amis emmenaient
souvent le chat à l'eau (llevar el gato al agua).
Mais
cette fois Juan en était sorti grenouille (salir rana),
Manolo était le plus habile des deux, et c'était encore lui, Juan,
qui avait payé le canard (pagar el pato).
La
señora Catalina était pourtant gentille et plus d'une fois elle
avait rapproché son épaule pour les sortir du pétrin
(arrimar el hombro). Mais ce jour-là ils étaient à deux bougies
(estar a dos velas) et avaient décidé de lui chiper son vélomoteur
pour le revendre.
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| Ponerse las botas |
-Toc,
toc, hola señora, on peut entrer?
-
Hola les jeunes, je viens de préparer un bon gâteau aux amandes,
vous en voulez? Les deux comparses qui étaient des vive la Vierge
(Ser un viva la Virgen) sans vergogne, acceptèrent. Délicieux
le gâteau, ils se mirent les bottes (ponerse las botas).
En
quittant la señora, qu'ils remercièrent, ils filèrent vers son
garage, mirent en marche le vélomoteur ...mais à ce moment elle
apparut, furieuse.
Ni
une ni deux, Manolo sauta sur la selle et disparut.
Et
ce fut Juan qui mangea le marron (comerse el marrón).
Vous
avez deviné le sens de ces expressions imagées? Je vous aide un
peu?
Llevar
el gato al agua: l'emporter, être vainqueur
Salir
rana: échouer, rater
Pagar
el pato: payer les pots cassés
Arrimar
le hombre: donner un coup de main
Estar
a dos velas: être fauché (ici)
Ser
un viva la Virgen: être un bon vivant...! et/ou insouciant
Ponerse
las botas: s'en mettre plein la panse, ou les poches!
Comerse
el marrón: trinquer, écoper.
