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3 sept. 2025

Montagne en fête / Montaña de fiesta

Tout s’est passé si rapidement; le temps de lui tourner le dos quelques minutes, de

 faire quelques pas sur le chemin devant la maison. Et voilà !

Le Galatzó* avait organisé une courte fête avec guirlande. Éblouissant. 

*Une des montagnes de l'île


Todo ocurrió tan rápidamente; el tiempo de darle al espalda unos minutos, de dar unos pasos en el camino delante de casa.


Y el Galatzó había organizado une fiesta. Une fiesta tan corta como deslumbrante.

17 mai 2025

L'azur si pur de ce jour ensoleillé / El azul tan nítido de ese día soleado

 


Un poème du Majorquin Jaume Mesquida, né à Palma de Mallorca (1948) mais qui a 

toujours vécu à Manacor (patrie de Rafael Nadal aussi). 

 
 Il raconte bien l'immense amour des majorquins pour la nature, le vent, la mer, leur île.


Dans le recueil, “Majorque, l'île aux poètes”, il se trouve en Catalan, mais aussi traduit en 

Espagnol et en Français.

Je n'ai pas résisté à l'envie d'en faire une traduction très personnelle;-))

 



Obole de silence I


La nuit battit en retraite et laissa intacte la couleur
rouge des cerises.
L'ombre resta prisonnière dans la jarre de terre.
Le vent cacha le murmure odorant de la forêt dans la flûte
que soutenaient, alanguies, des mains blanches.

Mille petits éclats de lune étaient restés accrochés aux branches odorantes
du citronnier.


Dans les branches de l'oranger, devant le porche de bois,

se prirent les mille grains vermeils du soleil
qui approcha timidement les lèvres au bord ébréché
de la cruche, pour boire à satiété.
Les yeux des maisons s'étaient ouverts et regardaient surpris
l'azur si pur de ce jour ensoleillé.

De bon matin les vieilles se sont installées devant la mer
tissant un souvenir sur le métier rougi de leur sang,
tandis que le jour, d'un fil de lumière doré, cousait un tablier
d'écume à la brise des hautes falaises.
Là le vent du sel soufflait dans leurs cheveux gris,
longs et lisses
et les petites fleurs jaunes insulaires de camomille
réunies en bouquets sauvages et odorants
par les poings âpres des rochers.

Chacune trouvait très facilement son aiguille de douleur
dans le pailler de la tristesse.


(Trad Colo)







Traducción al español por el mismo Jaume Mesquida.







Source/ Fuente: Majorque l'île aux poètes. Anthologie trilingue, édition Llador. 



7 avr. 2025

Vert printemps / Verde primavera

 

Occupée à explorer les espaces, souvent lointains,  j'en perds parfois  de vue les instants sur ce blog.

Ocupada en la exploración de los espacios, a menudo lejanos, a veces pierdo de vista los instantes en este blog.


Mes instants sont verts en ce moment.
Mis instantes en este momento son verdes.


Un panier et un sécateur à la main, je décide une après-midi de faire la récolte du sauvage et du cultivé sur notre terrain.

Una cesta y unas tijeras de podar en las manos, decido, una tarde, cosechar lo salvaje y lo cultivado en nuestro terreno.


Après le potager, je suis en charge de la cuisine, des conserves.
Después de la huerta, me encargo de la cocina, de las conservas.



L'hiver est pépère, voyons ce qu'il y a en ce début de printemps: d'abord, je le sais car tous les majorquins en cueillent le long des routes, les minces asperges vertes sauvages dont le feuillage pique fort, puis les jeunes artichauts remplis de fourmis...que font-elles là? Mais oui, il y a des pucerons...
Je me dirige ensuite vers le champ de fèves des marais: en ce moment elles sont fines et la cosse parsemée de petits grains pas encore très développés est délicieuse. On mange le tout.
Ne pas oublier au passage quelques oignons frais, l'ail est encore vert, celui de l'an dernier fera l'affaire...des brins de romarin, du laurier frais, de la sauge et puis un sac de bettes.

Quelques fleurs et retour en cuisine.


  


El invierno es tranquilo; veamos que nos aporta este principio de primavera: para empezar – lo sé ya que los mallorquines los colectan a lo largo de las carreteras y de los caminos – los delgados espárragos trigueros salvajes verdes con su follaje picante, luego las alcachofas llenas de hormigas...¿qué hacen ahí?

Me dirijo ahora hacia el campo de habas: en este momento son finas y las vainas salpicadas de granos poco desarrollados son deliciosas. Se come todo.

Sin olvidarse al pasar de las cebollas tiernas, algunas briznas de romero, laurel fresco, un poco de salvia y una bolsa de acelgas.

Algunas flores y de vuelta en la cocina.




Dans une grande casserole en terre cuite, je fais revenir dans de l' huile d’olive oignons, ail, fèves et artichauts, des herbes, un petit poivrons piquant, du sel. Puis ce sera le tour des mini asperges.
Je recouvre le tout d'eau et ajouterai un pot de haricots blancs précuits.
Mijotons.

En una cazuela grande de barro, hago un sofrito con aceite de oliva, cebollas, ajo, habas y alcachofas, hierbas, una guindilla, sal. Luego habrá que añadir los espárragos trigueros. Recubro con agua y añado un bote de alubias precocinadas.

Cocer a fuego lento.

 

Avec le vert des bettes, j'ai fait des croquettes en écoutant un CD de Joan Manuel Serrat.."Sombras de la China"; chanter en les roulant dans la chapelure....

Con el verde de las acelgas hice unas croquetas mientras escuchaba un CD de Joan Manuel Serrat “Sombras de la China”; cantar al rebosarlas con pan rallado...


Avec le reste des asperges, une omelette.
Con el resto de los espárragos una tortilla.


Enfin les fleurs. A table!

Por fin las flores. ¡A comer!


14 mars 2023

Pause printemps

 Depuis une semaine le printemps est arrivé ici. C'est, pour vous qui me 

connaissez, le moment de préparer la terre pour les plantations d'été. Les semis de 

la serre poussent vite et les herbes/fleurs sauvages pullulent. 

 

Il faut que les muscles des jambes se réhabituent à cet exercice, les matins

 sont...pénibles pour le moment, mais  ça ira de mieux en mieux. 

Je reviendrai dès que tout sera planté. 

Bon printemps à vous!


Dans la serre




Il y a du boulot comme vous pouvez le constater:-))



26 févr. 2021

Asphodèles

 

Les asphodèles

font-ils

le printemps?


Et bien oui, ces plantes courantes en Méditerranée, surtout sur les sols calcaires, fleurissent maintenant. Déjà leur nom est joli.

Je me suis retrouvée nez à nez, moi à quatre pattes dans le potager, avec cette géante.

 

 

Mais parfois elles sont deux :


                                       Photo: http://garrigue-gourmande.fr


Verlaine, dans Les Amies (Parallèlement) :


Et toutes deux, avec des langueurs d'asphodèles,
Tandis qu'au ciel montait la lune molle et ronde,
Savouraient à longs traits l'émotion profonde
Du soir et le bonheur triste des cœurs fidèles.


Et parfois toute une étendue. Les moutons ne les mangent pas, elles n'ont pas d'odeur non plus ces élégantes. Mais on fait des paniers avec les tiges, et les abeilles en font un miel délicieux semble-t-il.


                           Photo: https://www.botanique-jardins-paysages.com/lasphodele-ciel-terre-depuis-nuit-temps/


À bientôt.

NB:Dans la mythologie grecque, le pré de l’Asphodèle ou prairie de l’Asphodèle est un lieu des Enfers. C’est l’endroit où séjournent la plupart des fantômes des morts, qui y mènent une existence in-substantielle et sans objet. Ce sont les âmes qui n'ont commis ni crime, ni action vertueuse qui y séjournent. Les âmes des défunts y séjournent éternellement sans but et patientent éternellement. 


Plante dont les tiges, assemblées en gerbes, et les racines, comparées à des testicules4, étaient consommées avec ses graines grillées en un plat raffiné qu'accommodent les figues, l'asphodèle a joué depuis l'Antiquité, peut-être parce que le bétail pâturant la néglige et qu'elle ne dégage pas de parfum, un rôle notoire dans la cuisine, la médecine, la magie, la mythologie, la poésie, (Wiki)

Voir aussi sur Terres de Femmes: 

https://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2004/12/lasphodle_plant.html

22 janv. 2017

Un enfant en août / Un niño en agosto


Le billet précédent terminait sur ces vers de José Carlos Llop:

Le temps est un
et il n'y a pas de paradis perdus,
seuls des regards
qui ont perdu leur éclat.”

Solstice se lit sans hâte, il n’y a aucune intrigue. Si les souvenirs d’enfance de l’auteur se situent à Majorque, sur la côte nord-est, il n’est pas besoin d’être d’ici pour se sentir bien dans ce récit. De fait il pourrait avoir été écrit dans n’importe quel pays ou île méditerranéens.




Vous ne trouverez aucune nostalgie ni réflexion sur la situation politique du moment (dernière époque de la dictature de Franco), car l’auteur a décidé, et c’est vraiment réussi, de ne nous raconter que ce que lui, très jeune garçon, voyait.
L’auteur rejette l’idée qu’il s’agisse d’une œuvre de stricte mémoire “car je ne suis même pas la piste d’une forme de littérature autobiographique: l’enfant n’est pas l’axe du récit, il est le regard sur le paysage du récit; ceci arrive car le narrateur n’a pas encore de voix littéraire, il ne fait que regarder”.
Il s’agit d’un regard inaugural, qui découvre les chose pour la première fois et, confesse-t-il, c’est le début “de quelques chose de très important dans la naissance d’un écrivain, apprendre à les nommer, qui est l’équivalent de les posséder.””*

Chaque mois d’août une Simca couleur cerise venait chercher la famille du lieutenant colonel Llop pour l’amener à Betlem (Bethléem en majorquin), à 85km de Palma: un vrai voyage! Et arriver à une zone militaire protégée où la famille s’installait dans une maison rustique au confort spartiate.
Le paysage aux alentours, sec, aride, était comme un désert africain dit-il. 
 
Ce mois d’août est pour le gamin comme un séjour au paradis. La vie y est ordonnée, rituelle; comme le bain de mer avant le déjeuner où, sur le chemin du retour, sa mère lui versait de l’eau fraîche sur la tête pour lui éviter l’insolation. Son père, homme autoritaire dont il fait un très beau portrait, a une façon particulière de marcher avec sa cane, en mouvements décomposés, qui le fascine.

Le plaisir de ce roman se trouve dans de simples histoires d’odeurs, d’arbustes, de lumières, d’un mulet fou, de poissons pêchés à l’aube avec son frère, d’oiseaux qu’il observe, de jeux de société, d’une mère délicate, d’un monde fait uniquement de sa famille, des quelques soldats qui y vivent...


La entrada anterior terminaba con estos versos de José Carlos Llop:

El tiempo es uno
y no hay paraísos perdidos,
sólo miradas
que han perdido el brillo.”

Solstice se lee sin prisa, no hay ninguna intriga. Si los recuerdos de infancia del autor se sitúan en Mallorca, en la costa noreste, no hace falta ser de aquí para encontrarse bien en este relato. De hecho podría haber sido escrito en cualquier país o isla del Mediterráneo.
No encontraréis ninguna nostalgia ni reflexión sobre la situación política del momento (última etapa dela dictadura de Franco), ya que el autor ha decidido, con gran acierto, contarnos solo lo que él, un jovencito, veía. 

 

Rechaza el autor que se trate de una obra estrictamente memorística, "pues ni siquiera voy de la mano de una forma de literatura autobiográfica: el niño no es el eje del relato, sino que es la mirada sobre el paisaje del relato, y eso sucede porque el narrador no tiene aún voz literaria, sólo mira".
Se trata de una mirada inaugural, que descubre las cosas por vez primera y, confiesa, es el inicio "de algo muy importante en el origen del escritor, que es aprender a nombrarlas, el equivalente a poseerlas".*

Cada mes de agosto un Simca color cereza venía a buscar la familia del teniente coronel Llop para llevarla a Betlem a unos 85 km de Palma, un verdadero viaje! Y llegar a una zona militar protegida donde la familia se instalaba en una casa rústica de confort espartano. El paisaje alrededor, árido y seco, era como el desierto africano, dice.
Ese mes de agosto es para el chico como una estancia en el paraíso. La vida es ordenada, ritual; como el baño de mar antes de comer donde, en el camino de vuelta, su madre le echaba agua fresca en la cabeza para evitarle una insolación. Su padre, un hombre autoritario del cual hace un bonito retrato, tiene una forma particular de mover su bastón al andar, en movimientos descompuestos, que le fascina.
El placer de esta novela se encuentra en simples historias de olores, de arbustos, de luces, de un burro loco, de peces pescados al alba con su hermano, de pájaros que observa, de juegos, de una madre atenta y delicada, de un mundo hecho de su sola familia, de unos pocos soldados y del calor.

17 janv. 2017

L'éclat des regards / El brillo de las miradas



Comme annoncé,  José Carlos Llop . Cet écrivain et poète Majorquin contemporain dont des amies françaises et belges m’ont parlé! Je devrais sans doute passer plus de temps dans les librairies de Palma...
J’ai lu “Le rapport Stein” en Français car il n’est plus édité en espagnol. Puis on m’a offert “Solstice” (en français aussi) et, enchantée, j’ai acheté un livre de ses poèmes intitulé “La Dádiva”. (L’offrande). J’ignore s’ils sont traduits en français, mais je me suis lancée à en traduire un.
Loin d’être choisi au hasard, il introduit parfaitement les thèmes de ce bijou qu’est le roman Solstice dont nous parlerons prochainement.


Cómo anunciado, José Carlos Llop. Este escritor y poeta Mallorquín contemporáneo del cual amigas francesas y belgas me hablaron! Debería sin duda pasar más tiempo en las librerías de Palma…
Leí “El informe Stein” en francés pues está descatalogado en español. Luego me regalaron “Solsticio” (también en francés) y, encantada, compré uno de sus libros de poesía”La Dádiva”. Ignoro si los poemas están traducidos al francés, pero me lancé y traduje uno.
Lejos de ser elegido al azar, introduce perfectamente los temas de esa joya que es la novela Solsticio de la cual os hablaré muy pronto.

Lalique, femme libellule




Carte postale cubiste

L'odeur des algues est un baume
amené d'Alexandrie
par un navire romain
vu de moi seul. Une libellule
est un Lalique et un crabe qui avance,
l'ombre que trace la douleur
dans la vie des hommes.
C'est dans ces eaux que se mirèrent les dieux
comme dans les thermes de l'Olympe.

Les chèvres surveillent
le passage des bateaux, l'argent de l'horizon
là où finit le monde.
Les pins sont des émeraudes
dans la mine bleue de l'air.
Le temps est un
et il n'y a pas de paradis perdus,
seuls des regards
qui ont perdu leur éclat.

(traduction Colo)



Postal cubista

El olor de las algas es un bálsamo
traído de Alejandría
por una nave romana
que sólo yo veo. Una libélula
es un Lalique y un cangrejo que avanza,
la sombra que el dolor traza
en la vida de los hombres.
En estas aguas se miraron los dioses
como en las termas del Olimpo.

Las cabras vigilan
el paso de los buques, la plata del horizonte
donde el mundo se acaba.
Los pinos son esmeraldas
en la mina azul del aire.
El tiempo es uno
y no hay paraísos perdidos,
sólo miradas
que han perdido el brillo.

La Dádiva, p.40. Colección Calle Del Aire Sevilla Renacimiento.

10 avr. 2015

Les mains au vert / Las manos en lo verde

Occupée à explorer les espaces, souvent lointains,  j'en perds parfois  de vue les instants sur ce blog.
Ocupada en la exploración de los espacios, a menudo lejanos, a veces pierdo de vista los instantes en este blog.

Mes instants sont verts en ce moment.

Mis instantes en este momento son verdes.

Un panier et un sécateur à la main, je décide une après-midi de faire la récolte du sauvage et cultivé sur notre terrain.
Una cesta y unas tijeras de podar en las manos, decido, una tarde, cosechar lo salvaje y lo cultivado en nuestro terreno.

Si señor Colo s'occupe du potager, je suis en charge de la cuisine, des conserves.

Si el señor Colo se ocupa de la huerta, yo me encargo de la cocina, de las conservas.

esparragos verdes mallorca

L'hiver est pépère, voyons ce qu'il y a en ce début de printemps: d'abord, je le sais car tous les majorquins en cueillent le long des routes, les minces asperges vertes sauvages dont le feuillage pique fort, puis les jeunes artichauts remplis de fourmis...que font-elles là?
Je me dirige ensuite vers le champ de fèves des marais: en ce moment elles sont fines et la cosse parsemée de petits grains pas encore très développés est délicieuse. On mange le tout.
Ne pas oublier au passage quelques oignons frais, l'ail est encore vert, celui de l'an dernier fera l'affaire...des brins de romarin, du laurier frais, de la sauge et puis un sac de bettes.
Quelques fleurs et retour en cuisine.

verduras primavera mallorca 

El invierno es tranquilo; veamos que nos aporta este principio de primavera: para empezar – lo sé ya que los mallorquines los colectan a lo largo de las carreteras y de los caminos – los delgados espárragos trigueros salvajes verdes con su follaje picante, luego las alcachofas llenas de hormigas...¿qué hacen ahí?
Me dirijo ahora hacia el campo de habas: en este momento son finas y las vainas salpicadas de granos poco desarrollados son deliciosas. Se come todo.
Sin olvidarse al pasar de las cebollas tiernas, algunas briznas de romero, laurel fresco, un poco de salvia y una bolsa de acelgas.
Algunas flores y de vuelta en la cocina.


Ambiance: mettre de la musique. France inter, toujours en grève, fera l'affaire le temps de nettoyer tous ces légumes " Mon pire ennemi, celui que je vois dans la glace.." chante Alain Chamfort. Le mien en ce moment sont les limaçons logés dans les feuilles de bettes!
Suivi de "Ton baiser mousse...Plus je t'embrasse, plus j'aime t'embrasser..." Mmmm

potaje verduras Colo


Dans une grande casserole en terre cuite, je fais revenir dans de l' huile d’olive oignons, ail, fèves et artichauts, des herbes, un petit poivrons piquant, du sel. Puis ce sera le tour des mini asperges.
Je recouvre le tout d'eau et ajoute un pot de haricots blancs précuits.
Mijotons.

En una cazuela grande de barro, hago un sofrito con aceite de oliva, cebollas, ajo, habas y alcachofas, hierbas, una guindilla, sal. Luego habrá que añadir los espárragos trigueros. Recubro con agua y añado un bote de habas precocinadas.
Cocer a fuego lento.
 croquettes feuilles de bettes
Avec le vert des bettes, j'ai fait des croquettes en écoutant un CD de Joan Manuel Serrat.."Sombras de la China"; chanter en les roulant dans la chapelure....
Con el verde de las acelgas hice unas croquetas mientras escuchaba un CD de Joan Manuel Serrat “Sombras de la China”; cantar al rebozarlas con pan rallado...

Avec le reste des asperges, une omelette.

Con el resto de los espárragos una tortilla.

Enfin les fleurs. A table!

Por fin las flores. ¡A comer!


9 janv. 2015

Pause



Voici quelques mots d'Antoni Xumet extraits du beau volume "Majorque, l'île aux poètes" Édition Illador, trilingue, majorquin, espagnol et français.

 "Dans le livre de nos destinées, on devine des fautes d'orthographe"(p.11)*

Ce blog restera entre parenthèses pour un temps, le temps pour des "blouses vertes et blanches" comme les appelait le très cher JEA, de repartir à la pêche d'un truc de nature inconnue.

Portez-vous bien et à bientôt.

 
Rafel Joan, pintor mallorquín


 "En el libro de nuestro destino, se intuyen faltas de ortografía" (p11)*


Unas palabras de Antoni Xumet sacadas del precioso libro “Majorque, l'île aux poètes”, Edición Illador, trilingüe, mallorquín, castellano, francés.

Este blog permanecerá entre paréntesis durante algún tiempo, el tiempo para que unas batas verdes y blancas realicen la pesca de un chisme de origen desconocido.

Pasadlo bien y hasta pronto.


*trad. française Margarida Llabrés et Bernard Pons
 Trad. español Antoni Xumet




12 août 2014

Matinale / Matutina

(clic et c'est encore mieux!)


Un chemin derrière mon village, il est 7h10 du matin. Je marche.

Lentement le jour se lève, le caroubier, le sol se colorent. Ombres.

Est-ce la paresse de se lever tôt qui rend l'aube moins populaire chez les photographes que le coucher du soleil?

Ne jamais rater le début d'un jour, j'y tiens fort; que serait une journée mi-commencée?

Un camino detrás de mi pueblo, son las 7h10. Ando.

Lentamente se levanta el día, el algarrobo, el suelo se colorean. Sombras.

¿Será la pereza de madrugar lo que hace que, entre los fotógrafos, el alba sea menos popular que la puesta del sol?


Me parece muy importante no pasar por alto el principio del día; ¿que sería de un día medio-empezado?


Sable du temps, grand merci, m'envoie cette aube sur l'île d'Oléron



Sur le magnifique site de Serge http://breizhshot.blogspot.com.es/2012/10/aurore-lac-bratan-et-pura-ulun-danu.html, des aubes....Merci beaucoup.


La traversée du lac Bratan au départ de Bedugul

8 déc. 2012

Tous à la fois / Todos a la vez

Tourbillons et bourrasques, hurlements et envols. 
Poussières aux yeux, oreilles gelées.
Depuis trois jours il souffle. Il semble venir de partout à la fois.
Balade le long de la côte.

Torbellinos y borrascas, chillidos y vuelos.
Polvo en los ojos, orejas heladas.
Desde hace tres días sopla. Parece venir de todos los lados a la vez.
Paseo por la costa.


 
 

Poème


"Marin, toi qui te vantes
d'être poète, d'avoir une tête bien faite:
Me ferais-tu une chanson
qui nomme tous les vents?

Levantin, siroco et midi,
suroît, ponant et mistral,
tramontane et grégou (de Grèce)
voici les huit vents du monde."
(Trad: Colo) 




Rose des vents sur la Méditerranée1
1Cette rose des vents était utilisée par les marins sur la Méditerranée pour se repérer. La direction, le nom et les effets de chacun de ces vents peuvent varier suivant les régions (en particulier, les directions du Mistral et de la Tramontane sont permutées dans la région du Languedoc).
(source wiki) Merci Tania!


  Seules les mouettes font face....

                                                                                      

                                                                                  

15 juil. 2011

La maison d'Alfabia / La casa de Alfabia




Voici la porte d'entrée, plaquée de bronze, au dessus de laquelle se trouve un chef d’œuvre: un plafond à caissons réalisé par des artisans almohades vers 1170, une pièce unique en bois de pin et de chêne orné d'incrustations d'écussons appartenant aux familles maures qui y ont résidé et une frise où on peut lire:" Allah est grand! Le pouvoir appartient à Allah. Il n'est d'autre Dieu que Allah"
Aquí la puerta de entrada, forrada de bronce, sobre la cual se encuentra una obra maestra: un artesonado realizado por artesanos almohades hacia 1170, una pieza única de pino y roble decorada de incrustaciones de escudos pertenecientes a las familias moras que residieron allí y una friso donde se puede leer:” ¡Alá es grande! El poder pertenece a Alá. No hay más Dios que Alá.”

(Clic pour agrandir. La photo n'est pas excellente mais vous donne une idée...non?)

Le patio central est pavé selon la tradition majorquine et décoré d'une fontaine et d'un non moins traditionnel platane, gigantesque comme vous pouvez voir. Ces habitations, appelées "possessions" étaient auto-suffisantes; on y trouve donc des étables, une cave où on pressait l'huile, une chapelle...
El patio central está adoquinado según la tradición mallorquina y decorado de una fuente y de un no menos tradicional platero, gigantesco como pueden ver. Esas casa, llamadas “posesiones” eran autosuficientes; por eso tenían establos, un sótano donde prensaban aceitunas, una capilla…



Gravissons les quelques marches du perron à la balustrade Renaissance et voici le vestibule qui donne, au fond, sur le jardin. La décoration de ce lieu, les bancs, les dalles, même les plantes, je les ai vus très souvent dans de vieilles maisons majorquines.
Subamos unos escalones de la escalinata con su barandilla Renacimiento et he aquí el vestíbulo que da, al fondo, al jardín. La decoración de ese lugar, los bancos, el pavimento, incluso las plantas, los he visto muy a menudo en casas mallorquinas antiguas.



Sur un côté se trouve la bibliothèque qui abrite différents incunables et des sculptures du XVIº provenant des Pays-Bas.
A un lado se encuentra la biblioteca que alberga diferentes incunables y esculturas del XVIº procedentes de los Países Bajos.




Je ne vais pas vous ennuyer avec plus de détails de la maison, nous ne nous y sommes pas attardées car il n'était que 10h30 mais il y faisait déjà étouffant; nous voilà donc au bout du vestibule, côté jardin.

No pienso aburriros con más detalles de la casa donde no nos quedamos mucho ya que, a pesar de ser sólo las 10h30, el calor reinante era sofocante, y nos encontramos al final del vestíbulo, del lado jardín.





Dans cette maison sont réunis des éléments de styles fort différents: arabe, gothique, renaissance, baroque...Le charme de l'endroit réside dans l'harmonie entre les différents passés, la nature, le maintien de l'exploitation agricole (orangers, citronniers, oliviers...) et de l'élevage: porcs, brebis... Nous avons ainsi fait la connaissance d'adorables chevreaux.

En esta casa están reunidos elementos de estilos muy distintos: árabe, gótico, renacimiento, barroco…El encanto del lugar reside en la armonía entre los diferentes pasados, la naturaleza, la permanencia de la explotación agrícola (naranjos, limoneros, olivos…) y de ganadería: cerdos, ovejas…Es así que llegamos a conocer unos encantadores cabritos.




C'est à regret que j'ai quitté cet endroit, non sans dire adios aux lions immobiles au pied de l'escalier qui mène au jardin.
Es muy a mi pesar que me marché de allí, no sin despedirme de los leones inmóviles al pie de la escalera que lleva al jardín.






Hoy, domingo, este artículo en El País: VAMOS... A MALLORCA

Una isla que te cambia la vida.

Hum, os dejo decidir…