Occupée
à explorer les espaces, souvent lointains, j'en perds parfois
de vue les instants sur ce blog.
Ocupada
en la exploración de los espacios, a menudo lejanos, a veces pierdo
de vista los instantes en este blog.
Mes
instants sont verts en ce moment.
Mis
instantes en este momento son verdes.
Un
panier et un sécateur à la main, je décide une après-midi de
faire la récolte du sauvage et cultivé sur notre terrain.
Una
cesta y unas tijeras de podar en las manos, decido, una tarde,
cosechar lo salvaje y lo cultivado en nuestro terreno.
Si
señor Colo s'occupe du potager, je suis en charge de la cuisine, des
conserves.
Si el señor Colo se ocupa de la
huerta, yo me encargo de la cocina, de las conservas.
L'hiver
est pépère, voyons ce qu'il y a en ce début de printemps: d'abord,
je le sais car tous les majorquins en cueillent le long des routes,
les minces asperges vertes sauvages dont le feuillage pique fort,
puis les jeunes artichauts remplis de fourmis...que font-elles là?
Je
me dirige ensuite vers le champ de fèves des marais: en ce moment
elles sont fines et la cosse parsemée de petits grains pas encore
très développés est délicieuse. On mange le tout.
Ne pas
oublier au passage quelques oignons frais, l'ail est encore vert, celui de l'an dernier fera
l'affaire...des brins de romarin, du laurier frais, de la sauge
et puis un sac de bettes.
Quelques fleurs et retour en cuisine.
El
invierno es tranquilo; veamos que nos aporta este principio de
primavera: para empezar – lo sé ya que los mallorquines los
colectan a lo largo de las carreteras y de los caminos – los
delgados espárragos trigueros salvajes verdes con su follaje
picante, luego las alcachofas llenas de hormigas...¿qué hacen ahí?
Me
dirijo ahora hacia el campo de habas: en este momento son finas y las
vainas salpicadas de granos poco desarrollados son deliciosas. Se
come todo.
Sin
olvidarse al pasar de las cebollas tiernas, algunas briznas de
romero, laurel fresco, un poco de salvia y una bolsa de acelgas.
Algunas
flores y de vuelta en la cocina.
Ambiance:
mettre de la musique. France inter, toujours en grève, fera
l'affaire le temps de nettoyer tous ces légumes " Mon pire
ennemi, celui que je vois dans la glace.." chante Alain
Chamfort. Le mien en ce moment sont les limaçons logés dans les
feuilles de bettes!
Suivi de "Ton baiser mousse...Plus je
t'embrasse, plus j'aime t'embrasser..." Mmmm
Dans une
grande casserole en terre cuite, je fais revenir dans de l' huile
d’olive oignons, ail, fèves et artichauts, des herbes, un petit
poivrons piquant, du sel. Puis ce sera le tour des mini asperges.
Je
recouvre le tout d'eau et ajoute un pot de haricots blancs
précuits.
Mijotons.
En una cazuela
grande de barro, hago un sofrito con aceite de oliva, cebollas, ajo,
habas y alcachofas, hierbas, una guindilla, sal. Luego habrá que
añadir los espárragos trigueros. Recubro con agua y añado un bote
de habas precocinadas.
Cocer
a fuego lento.
Avec le vert des bettes, j'ai fait
des croquettes en écoutant un CD de Joan Manuel Serrat.."Sombras
de la China"; chanter en les roulant dans la chapelure....
Con
el verde de las acelgas hice unas croquetas mientras escuchaba un CD
de Joan Manuel Serrat “Sombras de la China”; cantar al rebozarlas
con pan rallado...
Avec
le reste des asperges, une omelette.
Con el
resto de los espárragos una tortilla.
Enfin
les fleurs. A table!
Por fin las flores. ¡A
comer!