22 mars 2026

Maruja Mallo

  

Libre, une femme libre, c’est ce que j’ai lu partout. Née en Galice en 1902, elle part à Madrid étudier à l’Académie Royale des Beaux Arts où elle se lie d’une grande amitié avec Salvador Dali, Académie qu’elle abandonnera car trop “·corsetée” pour son caractère.

Autoportrait avec un manteau d'algues


Mais elle était déjà connue et respectée dans le groupe de la Génération de ‘27 en tant que peintre.

Et connue pour ses nuits de fête et de poésie surréaliste avec Dali, Lorca (ils était très bons amis) ou Rafaël Albertí avec lequel elle eut une “romance”.

Buñuel par contre ne la supportait pas, “peut être pour sa défense de l’amour libre et de l’égalité entre les genres.”.

Libre jusqu’aux fesses, elle a toujours dormi avec qui elle voulut et comme elle le voulut. D´égal à égal, sans dépendances ni drames”. Elle semblait quand même avoir une préférence pour les poètes: Miguel Hernández et Pablo Neruda ont figuré au nombre de ses conquêtes.

D’autres comme Paul Éluard, Andy Warhol ou André Breton l’admiraient profondément.

Dans les années ‘20 Madrid avait encore des couleurs aimables. Elle peint des fêtes populaires, au delà du folklore, elle cherche une expression du monde, una autre authenticité. Et peint des femmes libres...

 http://reflexionesdemialterego.com/maruja-mallo-una-de-las-grandes-olvidadas/



Dans les années ‘30, Rafael Albertí était son amant, elle peint des œuvres sombres (pas à cause de lui je suppose...)


 


Maruja Mallo crée un surréalisme d’épis de blé, de petits chevaux, d’épouvantails, de formes humaine et géométriques.

Là, elle part à Paris où elle expose dans une galerie, Picasso et Miró viennent la voir et André Breton lui achète un tableau. Elle est au centre des choses de l’art, enchantée. Elle peint deux séries deux séries, fort différentes du reste: “Arquitecturas minerales y vegetales (1933) y Arquitecturas rurales (1933-35)

 




Mais arrive 1934, la Guerre civile, avant de s’exiler (vous pouvez imaginer qu’elle n’était appréciée par les dictateurs) elle réalise sa dernière œuvre de l’Espagne d’alors, une série de peintures “La religion du travail”, œuvre mythique. 



http://reflexionesdemialterego.com/maruja-mallo-una-de-las-grandes-olvidadas/


 

Fin de la première partie. 

Libre, una mujer libre: eso es lo que he leído en todas partes. Nacida en Galicia en 1902, se trasladó a Madrid para estudiar en la Real Academia de Bellas Artes, donde entabló una gran amistad con Salvador Dalí. Abandonaría la Academia por considerarla demasiado “encorsetada” para su carácter.

Pero ya era conocida y respetada dentro del grupo de la Generación del 27 como pintora.
Y también por sus noches de fiesta y de poesía surrealista con Dalí, Lorca (eran muy buenos amigos) o Rafael Alberti, con quien mantuvo un “romance”.

Buñuel, en cambio, no la soportaba, “quizá por su defensa del amor libre y de la igualdad entre los géneros”.
“Libre hasta las cachas, siempre durmió con quien quiso y como quiso. De igual a igual, sin dependencias ni dramas”. Aun así, parecía tener preferencia por los poetas: Miguel Hernández y Pablo Neruda figuraron entre sus conquistas.

Otros, como Paul Éluard, Andy Warhol o André Breton, la admiraban profundamente.

En los años 20, Madrid aún tenía colores amables. Pintaba fiestas populares; más allá del folclore, buscaba una expresión del mundo, otra autenticidad.
(cuadro)

En los años 30, Rafael Alberti era su amante; pintaba obras oscuras.
(cuadro cloacas)

Maruja Mallo crea un surrealismo de espigas de trigo, pequeños caballos, espantapájaros, formas humanas y geométricas.

Entonces viaja a París, donde expone en una galería; Picasso y Miró van a verla y André Breton le compra un cuadro. Está en el centro del mundo artístico, encantada. Pinta dos series muy diferentes del resto: “Arquitecturas minerales y vegetales” (1933) y “Arquitecturas rurales” (1933-35).
(cuadros)

Pero llega la Guerra Civil; antes de exiliarse (puedes imaginar que no era apreciada por los dictadores), realiza su última obra en la España de entonces: una serie de pinturas titulada “La religión del trabajo”, una obra mítica.

Fin de la primera parte.

 

17 mars 2026

Une question de couvre-tête / Una cuestión de sombreros

 

Los sinsombrero. 

https://cadenaser.com/nacional/2022/12/07/por-que-ya-no-hablan-de-nosotras-las-cartas-de-las-artistas-olvidadas-de-la-generacion-del-27-cadena-ser/ 


Les sanschapeau

Tiens, me suis-je dit en lisant une référence à ces personnes, de quoi s’agit-il ?

 Un jour, dans le Madrid des années 1920, Margarita Manso, Maruja Mallo, Federico García Lorca et Salvador Dalí se promenèrent sur la Puerta del Sol en retirant leur chapeau en public. Ce geste provocateur visait à rompre avec la norme et à libérer les idées et les préoccupations. Jorge Luis Borges l’a évoqué dans son article « Les intellectuels sont opposés à l’habitude de porter un chapeau ».

L’une de ces femmes qui fut protagoniste de l’anecdote, Maruja Mallo, l’explique de la manière suivante :

« Un jour, Federico, Dalí, Margarita Manso et moi avons eu l’idée d’enlever nos chapeaux parce que nous disions qu’il semblait que nous étions en train de congestionner nos idées, et en traversant la Puerta del Sol on nous a jeté des pierres en nous insultant de toutes sortes de noms. »

En pleine dictature de Miguel Primo de Rivera, ce geste — enlever son chapeau — les transforma en rebelles, en particulier les femmes. Se passer du chapeau signifiait ne pas se conformer au rôle que la femme occupait à ce moment-là.


 

Ces informations me mènent à deux constatations: il y a donc seulement 100 ans, aller tête nue en ville était puni en Espagne dictatoriale. 

Et aujourd’hui c’est une autre culture qui est punie si elle se la couvre…

Ensuite,-on n’est pas vraiment étonnés n’est-ce pas?-, les deux femmes, Margarita Manso et Maruja Mallo, deux artistes, sont peu ou pas connues.

Alors les deux billets suivants leur seront consacrés. M.Mallo a eu droit récemment a quelques expositions, M.Manso pas, à ce que je sache.



Los sinsombrero



Un día, en el Madrid de los años 20, Margarita Manso, Maruja Mallo, Federico García Lorca y Salvador Dalí, pasearon por la Puerta del Sol quitándose el sombrero en público. Esta actitud transgresora pretendía romper la norma y liberar las ideas y las inquietudes. El mismo Jorge Luis Borges lo evocó en su artículo “Los intelectuales son contrarios a la costumbre de usar sombrero”.

Una de estas mujeres que protagonizó la anécdota, Maruja Mallo, la explica de la siguiente manera:

Un día se nos ocurrió a Federico, a Dalí, a Margarita Manso y a mí quitarnos el sombrero porque decíamos que parecía que estábamos congestionando las ideas, y atravesando la Puerta del Sol nos apedrearon llamándonos de todo”.

En plena dictadura de Miguel Primo de Rivera, este gesto, quitarse el sombrero, los convirtió en rebeldes, especialmente a las mujeres. Prescindir del sombrero implicaba no conformarse con el papel que tenía la mujer en ese momento.

Estas informaciones me llevan a dos conclusiones: hace solo 100 años, ir con la cabeza descubierta en la ciudad estaba castigado en la España dictatorial. Y hoy en día es otra cultura la que es castigada si se la cubre…

Después, no nos sorprende realmente, ¿verdad? Las dos mujeres, Margarita Manso y Maruja Mallo, son poco o nada conocidas.

Así que las dos siguientes publicaciones estarán dedicadas a ellas. M. Mallo ha tenido recientemente algunas exposiciones; M. Manso, que yo sepa, no.





6 mars 2026

Dis-lui que je suis venue / Dile que he venido

Elena Poniatowska (Mexique-France, une femme révolutionnaire, sa biographie est intéressante )

J'ai traduit un de ses courts récits.

Le style d'Elena est simple et je n'ai pas cherché à le modifier. Dans ce récit sous forme de lettre, les souvenirs sont très présents et on y trouve quelques éléments de son pays d'origine, le Mexique: la pauvreté et la délinquance, les femmes habituées, résignées à attendre l'homme tout-puissant, soumises ( problème soulevé par de nombreuses écrivaines sud-américaines ).

Là « elle » sait que cet amour est fini, ou n'a jamais existé, mais...elle attend

Bonne lecture. 



Os dejo aquí un relato suyo.

El estilo de Elena es simple y en este relato, en forma de carta, los recuerdos están muy presentes y se encuentran algunos elementos de su país de orígen, Mexico : la pobreza y la delincuencia, las mujeres acostumbradas, resignadas a esperar al hombre todo poderoso, sumisas (problema que abordan varias mujeres escritoras sur americanas)

La « ella » sabe que este amor ha terminado, o no ha existido nunca, pero....espera.

Buena lectura.



LA COMMISSION



Je suis venue Martín, et tu n'es pas là. Je me suis assise sur le seuil de ta maison, appuyée contre ta porte et je pense qu'en un endroit de la ville, par une onde qui traverse l'air, tu dois deviner que je suis ici. Voici ton petit bout de jardin; ton mimosa s'incline vers la rue et en passant les enfants lui arrachent les branches les plus accessibles...En terre, semées autour d'un mur, très rectilignes et sérieuses, je vois des fleurs qui ont des feuilles comme des épées. Elles sont bleu marine, elles ressemblent à des soldats. Elles sont très graves, très honnêtes. Toi aussi tu es un soldat. Tu marches dans la vie, un, deux, un, deux...Ton jardin entier est solide, il est comme toi, il a une force qui inspire confiance.



Me voici contre le mur de ta maison, telle que je suis parfois contre le mur de ton dos. Le soleil donne aussi contre la vitre de tes fenêtres et peu à peu il faiblit car il est tard. Le ciel rougissant a chauffé ton chèvrefeuille et son odeur se fait de plus en plus pénétrante. C'est la tombée du jour. Le jour va décliner. Ta voisine passe. Je ne sais si elle m'aura vue. Elle va arroser son bout de jardin. Je me souviens qu'elle t'apporte une soupe quand tu es malade et que sa fille te fait des piqûres...Je pense à toi très lentement, comme si je te dessinais en moi et que tu restais gravé là. Je voudrais avoir la certitude que je vais te voir demain et après-demain et toujours dans une chaîne ininterrompue de jours; que je pourrai te regarder lentement bien que je connaisse chaque petit recoin de ton visage; rien entre nous n'a été provisoire ni un accident.



Je suis penchée sur une feuille de papier et je t'écris tout ça et je pense que maintenant, dans un quelconque quartier où tu marches, pressé, décidé comme tu en as l'habitude, dans une de ces rues où je t'imagine toujours: Donceles et Cinco de Febrero ou Venustiano Carranza, sur une de ces banquettes grises et monocordes brisées par la foule de gens qui va prendre le camion, tu dois savoir au fond de toi que je t'attends. Je suis simplement venue te dire que je t'aime et comme tu n'es pas là je te l'écris. Je ne peux presque plus écrire parce que le soleil est déjà parti et je ne sais pas bien ce que je te mets. Dehors passent encore des enfants, en courant. Et une dame avec une casserole prévient, irritée: “ Ne me secoue pas la main, je vais renverser le lait...” Et je laisse ce crayon, Martín, et je laisse la feuille à lignes et je laisse mes bras pendre inutilement le long de mon corps et je t'attends. Je pense que j'aurais aimé t'étreindre. Parfois j'aimerais être plus vieille parce que la jeunesse porte en elle, l'impérieux, l'implacable besoin de tout relier à l'amour.

Un chien aboie; il aboie agressivement. Je crois qu'il est temps de partir. Sous peu viendra la voisine pour allumer la lumière de ta maison; elle a la clef et elle allumera l'ampoule de la chambre qui donne vers l'extérieur parce que dans cette colonie on assaille beaucoup, on vole beaucoup. On vole beaucoup aux pauvres; les pauvres se volent entre eux...Tu sais, depuis mon enfance je me suis assise ainsi à attendre, j'ai toujours été docile, parce que je t'attendais. Je sais que toutes les femmes attendent. Elles attendent la vie future, toutes ces images forgées dans la solitude, toute cette forêt qui marche vers elles: toute cette immense promesse qu'est l'homme; une grenade qui s’ouvre soudain et montre ses grains rouges, brillants; une grenade comme une bouche pulpeuse de mille grains. Plus tard ces heures vécues en imagination, devenues heures réelles, devront prendre poids et taille et dureté. Tous nous sommes – ô mon amour – si pleins de portraits intérieurs, si pleins de paysages non vécus.

La nuit est tombée et je ne vois presque plus ce que je suis en train de griffonner sur le papier ligné. Je ne distingue plus les lettres. Là où tu ne comprends pas, dans les espaces, dans les vides, mets: “Je t'aime...” Je ne sais si je vais glisser cette feuille sous la porte, je ne sais. Tu m'as donné un tel respect de toi-même....Peut-être que maintenant je vais partir, je ne suis passée que pour demander à une voisine qu'elle te fasse la commission: qu'elle te dise que je suis venue.

Trad : Colo



Picasso, mujer sentada - femme assise



Elena Poniatowska, El Recado

Vine Martín, y no estás. Me he sentado en el peldaño de tu casa, recargada en tu puerta y pienso que en algún lugar de la ciudad, por una onda que cruza el aire, debes intuir que aquí estoy. Es este tu pedacito de jardín; tu mimosa se inclina hacia afuera y los niños al pasar le arrancan las ramas más accesibles... En la tierra, sembradas alrededor del muro, muy rectilíneas y serias veo unas flores que tienen hojas como espadas. Son azul marino, parecen soldados. Son muy graves, muy honestas. Tú también eres un soldado. Marchas por la vida, uno, dos, uno, dos... Todo tu jardín es sólido, es como tú, tiene una reciedumbre que inspira confianza.

Aquí estoy contra el muro de tu casa, así como estoy a veces contra el muro de tu espalda. El sol da también contra el vidrio de tus ventanas y poco a poco se debilita porque ya es tarde. El cielo enrojecido ha calentado tu madreselva y su olor se vuelve aún más penetrante. Es el atardecer. El día va a decaer. Tu vecina pasa. No sé si me habrá visto. Va a regar su pedazo de jardín. Recuerdo que ella te trae una sopa cuando estás enfermo y que su hija te pone inyecciones... Pienso en ti muy despacio, como si te dibujara dentro de mí y quedaras allí grabado. Quisiera tener la certeza de que te voy a ver mañana y pasado mañana y siempre en una cadena ininterrumpida de días; que podré mirarte lentamente aunque ya me sé cada rinconcito de tu rostro; que nada entre nosotros ha sido provisional o un accidente.

Estoy inclinada ante una hoja de papel y te escribo todo esto y pienso que ahora, en alguna cuadra donde camines apresurado, decidido como sueles hacerlo, en alguna de esas calles por donde te imagino siempre: Donceles y Cinco de Febrero o Venustiano Carranza, en alguna de esas banquetas grises y monocordes rotas sólo por el remolino de gente que va a tomar el camión, has de saber dentro de tí que te espero. Vine nada más a decirte que te quiero y como no estás te lo escribo. Ya casi no puedo escribir porque ya se fue el sol y no sé bien a bien lo que te pongo. Afuera pasan más niños, corriendo. Y una señora con una olla advierte irritada: "No me sacudas la mano porque voy a tirar la leche..." Y dejo este lápiz, Martín, y dejo la hoja rayada y dejo que mis brazos cuelguen inútilmente a lo largo de mi cuerpo y te espero. Pienso que te hubiera querido abrazar. A veces quisiera ser más vieja porque la juventud lleva en sí, la imperiosa, la implacable necesidad de relacionarlo todo con el amor.
Ladra un perro; ladra agresivamente. Creo que es hora de irme. Dentro de poco vendrá la vecina a prender la luz de tu casa; ella tiene llave y encenderá el foco de la recámara que da hacia afuera porque en esta colonia asaltan mucho, roban mucho. A los pobres les roban mucho; los pobres se roban entre sí... Sabes, desde mi infancia me he sentado así a esperar, siempre fui dócil, porque te esperaba. Sé que todas las mujeres aguardan. Aguardan la vida futura, todas esas imágenes forjadas en la soledad, todo ese bosque que camina hacia ellas; toda esa inmensa promesa que es el hombre; una granada que de pronto se abre y muestra sus granos rojos, lustrosos; una granada como una boca pulposa de mil gajos. Más tarde esas horas vividas en la imaginación, hechas horas reales, tendrán que cobrar peso y tamaño y crudeza. Todos estamos —oh mi amor— tan llenos de retratos interiores, tan llenos de paisajes no vividos.
Ha caído la noche y ya y casi no veo lo que estoy borroneando en la hoja rayada. Ya no percibo las letras. Allí donde no le entiendas en los espacios blancos, en los huecos, pon: "Te quiero..." No sé si voy a echar esta hoja debajo de la puerta, no sé. Me has dado un tal respeto de ti mismo...Quizá ahora que me vaya, sólo pase a pedirle a la vecina que te dé el recado: que te diga que vine.


 


Un bonito cuento para niños escrito por ella, con ilustraciones preciosas aquí:



  



1 mars 2026

Un peu de douceur


 En général, un fois par an, je vous montre notre terrain en juillet-août, fière de nos 

tomates et poivrons. 

Ce matin, 1 mars, un tour minutieux et très plaisant m'a fait photographier ce que je

 voyais.

 Quoi de mieux que la nature tandis que des bombes tombent, et que des fous dangereux

 agissent sans aucune limite ?

  Ici fleurs, plantes aromatiques et légumes sont mélangés, les résultats

sont  très satisfaisants. 


Giroflées

Citronnier chargé


La bourrache qui parfume nos salades





Les fèves                                                                                        et les choux

La lavande en pleine floraison

Ici, regardez bien le mini artichaut qui pousse au centre-droit



Le romarin fleurit aussi en ce moment


Les petits pois et mange-tout, hop dans l'assiette

Les avocats en pleine forme

 

 

Et toutes sortes de laitues

Brocolis 



Bonne semaine !