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17 mars 2026

Une question de couvre-tête / Una cuestión de sombreros

 

Los sinsombrero. 

https://cadenaser.com/nacional/2022/12/07/por-que-ya-no-hablan-de-nosotras-las-cartas-de-las-artistas-olvidadas-de-la-generacion-del-27-cadena-ser/ 


Les sanschapeau

Tiens, me suis-je dit en lisant une référence à ces personnes, de quoi s’agit-il ?

 Un jour, dans le Madrid des années 1920, Margarita Manso, Maruja Mallo, Federico García Lorca et Salvador Dalí se promenèrent sur la Puerta del Sol en retirant leur chapeau en public. Ce geste provocateur visait à rompre avec la norme et à libérer les idées et les préoccupations. Jorge Luis Borges l’a évoqué dans son article « Les intellectuels sont opposés à l’habitude de porter un chapeau ».

L’une de ces femmes qui fut protagoniste de l’anecdote, Maruja Mallo, l’explique de la manière suivante :

« Un jour, Federico, Dalí, Margarita Manso et moi avons eu l’idée d’enlever nos chapeaux parce que nous disions qu’il semblait que nous étions en train de congestionner nos idées, et en traversant la Puerta del Sol on nous a jeté des pierres en nous insultant de toutes sortes de noms. »

En pleine dictature de Miguel Primo de Rivera, ce geste — enlever son chapeau — les transforma en rebelles, en particulier les femmes. Se passer du chapeau signifiait ne pas se conformer au rôle que la femme occupait à ce moment-là.


 

Ces informations me mènent à deux constatations: il y a donc seulement 100 ans, aller tête nue en ville était puni en Espagne dictatoriale. 

Et aujourd’hui c’est une autre culture qui est punie si elle se la couvre…

Ensuite,-on n’est pas vraiment étonnés n’est-ce pas?-, les deux femmes, Margarita Manso et Maruja Mallo, deux artistes, sont peu ou pas connues.

Alors les deux billets suivants leur seront consacrés. M.Mallo a eu droit récemment a quelques expositions, M.Manso pas, à ce que je sache.



Los sinsombrero



Un día, en el Madrid de los años 20, Margarita Manso, Maruja Mallo, Federico García Lorca y Salvador Dalí, pasearon por la Puerta del Sol quitándose el sombrero en público. Esta actitud transgresora pretendía romper la norma y liberar las ideas y las inquietudes. El mismo Jorge Luis Borges lo evocó en su artículo “Los intelectuales son contrarios a la costumbre de usar sombrero”.

Una de estas mujeres que protagonizó la anécdota, Maruja Mallo, la explica de la siguiente manera:

Un día se nos ocurrió a Federico, a Dalí, a Margarita Manso y a mí quitarnos el sombrero porque decíamos que parecía que estábamos congestionando las ideas, y atravesando la Puerta del Sol nos apedrearon llamándonos de todo”.

En plena dictadura de Miguel Primo de Rivera, este gesto, quitarse el sombrero, los convirtió en rebeldes, especialmente a las mujeres. Prescindir del sombrero implicaba no conformarse con el papel que tenía la mujer en ese momento.

Estas informaciones me llevan a dos conclusiones: hace solo 100 años, ir con la cabeza descubierta en la ciudad estaba castigado en la España dictatorial. Y hoy en día es otra cultura la que es castigada si se la cubre…

Después, no nos sorprende realmente, ¿verdad? Las dos mujeres, Margarita Manso y Maruja Mallo, son poco o nada conocidas.

Así que las dos siguientes publicaciones estarán dedicadas a ellas. M. Mallo ha tenido recientemente algunas exposiciones; M. Manso, que yo sepa, no.





10 nov. 2025

Madrid, une visite / Madrid, una visita

Comme un peu partout, à Madrid il y a de “grands musées”, Le Prado, Reina Sofía et Thyssen, puis ceux que les guides touristiques appellent “petits”.

Ce dimanche-là nous sommes allés visiter l’un de ces musées à taille humaine, je veux dire où on peut tout voir sans en sortir épuisé ou frustré. C’est le Musée Lázaro Galdiano.

Pas besoin de réserver, d’acheter un ticket auparavant, il y a peu de monde.





Le bâtiment est un “Palacete” (hôtel particulier), appelé Parque Florido en honneur à sa femme, Paula Florido y Toledo, Argentine, trois fois veuve, héritière d’une fortune considérable. Elle était  amatrice et collectionneuse d’art.

Son mari, le quatrième donc, Lázaro Galdiano, Espagnol, (1862-1947), était financier, homme d’affaires, avocat, collectionneur d’objets d’art et bibliophile. À deux ils parcoururent le monde et réunirent le tout dans le Palacete. À la mort de Paula, n’ayant pas d’héritiers, il légua maison et collections à l’État Espagnol.


Alors, cette visite très agréable est aussi fort intéressante.

Parmi les œuvres connues il y a ce tableau de Jérôme Bosch, "El Bosco", ici méditation de Saint Jean Baptiste.

 



Et les sorcières de Goya. 

 

Les plafonds, le mobilier, les nombreux objets, certains tableaux ou statues, magnifiques. La collection d'armes ne m'a pas intéressée, ni les très nombreux tableaux de la Vierge, de qualités variables. 

 Je vous mets quelques photos, et, si vous allez un jour à Madrid, essayez de vous y rendre.


 

 











Hortense de Beauharnais, Bronze, Atelier François Bosio 1768-1845    

 

 

Et des coffres exceptionnels comme celui-ci, qui date de 1577, en bois de chêne et ébène, 

garnis d'ivoire et d'argent.



 Si vous voulez en voir plus, ici

 

Enfin, une vidéo (en espagnol mais vous y verrez des tas d'autre œuvres).


 

30 oct. 2024

Lever les yeux / Alzar los ojos

 

Un court séjour à Madrid, une balade dans le Jardin Botanique qui se trouve en face du Prado. 

Celui de Mario Benedetti est à Montevideo, mais les sensations sont pareilles, qu’on se trouve à Bruxelles ou à Paris...


À gauche du chêne

(Le jardin botanique de Montevideo)

                                                     

                                                    

Mario Benedetti



Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé

mais le Jardin Botanique est un parc endormi

dans lequel on peut se sentir arbre ou un autre

à une condition préalable.

Que la ville existe tranquillement au loin. 





Le secret est de s'appuyer disons sur un tronc

et d'écouter à travers l'air qui accueille des bruits morts

comment galopent les tramways sur Millan et Reyes.


No sé si alguna vez les ha pasado a ustedes
pero el Jardín Botánico es un parque dormido
en el que uno puede sentirse árbol o prójimo
siempre y cuando se cumpla un requisito previo.
Que la ciudad exista tranquilamente lejos.

El secreto es apoyarse digamos en un tronco
Y oír a través del aire que admite ruidos muertos
como en Millán y Reyes galopan los tranvías.

Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé

mais le Jardin Botanique a toujours eu

une agréable propension aux rêves

aux insectes qui montent sur les jambes

et à la mélancolie qui descend dans les bras

jusqu'à ce qu'on ferme les poings et l'attrape.

 


Après tout le secret est de regarder vers le haut

et de voir comment les nuages se disputent les cimes des arbres

et de voir comment les bruits se disputent les oiseaux.

(...)

No sé si alguna vez les ha pasado a ustedes
pero el Jardín Botánico siempre ha tenido
una agradable propensión a los sueños
a que los insectos suban por las piernas
y la melancolía baje por los brazos
hasta que uno cierra los puños y la atrapa.

Después de todo el secreto es mirar hacia arriba
y ver como las nubes se disputan las copas
y ver como los ruidos se disputan los pájaros.

(…) leer el poema entero: https://jardinbotanico.montevideo.gub.uy/node/10/coleccion/cuentos-y-leyendas-de-nuestra-flora-nativa/poema-la-izquierda-del-roble


Superbe collection de courges du Botánico

20 févr. 2024

Une coupole, un miracle (Goya ll) / Una cúpula, un milagro (Goya ll)

 

 C'est un ermitage, d'une architecture simple et sobre; l'extérieur quoique joli n'est 

pas vraiment singulier.


Goya était jeune, plein de fougue et de projets quand on lui commanda la décoration murale, des fresques narrant la vie de Saint Antoine et surtout de la coupole de cette église appelée “Saint Antoine de la Floride”. (Madrid)

La coupole, de 6 mètres de diamètre, représente un des miracle de saint Antoine de Padoue dont l'histoire est la suivante....(je vous la raconte parce que j'aime les histoires et la magie!).

 

(Clic pour agrandir, ça vaut la peine, oui, oui)


Un défunt, transporté par les anges à Lisbonne, par la grâce divine, répond aux questions du juge et confirme l'innocence du père du saint qui avait été accusé de meurtre.

La figure du défunt, les parents du saint et le saint lui-même sur un rocher sont représentés dans la coupole. On y voit aussi le paysage, ce qui donne une illusion de ciel ouvert. Les madrilènes, le peuple observent le miracle...une forte impression de réalisme non?


 
Goya réalisa le travail en six mois, de août à décembre 1798.




Es una ermita, con una arquitectura simple y sobria, el exterioraunque bonito, no llama mucho la atención.
Goya era joven, lleno de fogosidad y de proyectos cuando le encomendaron la decoración mural, frescos narrando la vida de San Antonio y sobre todo la cúpula de esa iglesia llamada “San Antonio de la Florida” (Madrid)

La cúpula, de seis metros de diámetro, representa uno de los milagros de San Antonio de Padua. La historia es la siguiente (os la cuento porque me gustan las historias y la magia!)
 
Un difunto, trasportado por los ángeles a Lisboa, por la gracia divina, responde a las preguntas del juez y confirma la inocencia del padre del santo que había sido acusado de crimen.
La figura del difunto, los padres del santo y del mismo santo subido a una roca están representados en la cúpula. También se ve el paisaje, lo que da la ilusión de cielo abierto. Los madrileños, el pueblo observan el milagro...une fuerte impresión de realismo, ¿no?

Goya realizó el trabajo en seis meses, de agosto a diciembre de 1798.

12 oct. 2022

Au plus haut de nous-mêmes / En lo más alto de nosotros mismos

  C'est certain, nos rêves varient selon les époques de notre vie, et deviennent moins ambitieux en vieillissant. Mais, si on y arrive, cultiver une passion, désirer, faire ou aller ou aimer aident tant à vivre. 

Ainsi, on peut en rire et moi la première, je rêve encore (en secret) de devenir chanteuse d'opéra;-)) J'y travaille...

 


Voici un poème qui me semble exprimer ce que parfois nous ressentons.

                                      


 

DULCE CHACÓN (Madrid 1954-2003)

 

 
La construction d’un rêve
 
On a toujours le temps pour un rêve.
 
Il est toujours temps de se laisser emporter
par une passion qui nous entraîne vers le désir.
 
Il est toujours possible de trouver la force
nécessaire pour prendre son envol et se diriger vers
le haut.
 
Et c’est là, là seulement sur les hauteurs, que
nous pouvons déployer nos ailes de toute leur
extension.
 
Là seulement, au plus haut de nous-mêmes,
au plus profond de nos inquiétudes,
que nous pourrons écarter les bras, et voler.
 
(Trad: Colo)
 
 

 
 

 
 
 

LA CONSTRUCCIÓN DE UN SUEÑO

Siempre hay tiempo para un sueño.

Siempre es tiempo de dejarse llevar
por una pasión que nos arrastre hacia el deseo.

Siempre es posible encontrar la fuerza
necesaria para alzar el vuelo y dirigirse hacia
lo alto.

Y es allí, y solo allí, en la altura, donde
podemos desplegar nuestras alas en toda su
extensión.

Solo allí, en lo más alto de nosotros mismos,
en lo más profundo de nuestras inquietudes,
podremos separar los brazos, y volar.

 




9 janv. 2021

Peurs et courages / Miedos y valentías

   Courageux

GRACIA IGLESIAS LODARES (Madrid 1977)

 Il avait peur des pas
des portes entrouvertes
des rideaux
des pieds des sphinx
de la langue des chats

Il était effrayé par les rires des vieux
et par les photos d'enfants en cravate
par les ours en peluche
par les mouettes au cinéma
des années soixante

Il craignait surtout de
voir pleurer son père
de parcourir un couloir
de se couper avec du papier
et de mourir chaque nuit

Mais il était si courageux
qu'il regardait dans les yeux
et qu'il épanchait son âme
et disait je t'aime
et c'était vrai.

(Trad: Colo)


Valiente  
       

GRACIA IGLESIAS LODARES
(Madrid 1977)
 
Le daban miedo las pisadas
las puertas entreabiertas
las cortinas
los pies de las esfinges
la lengua de los gatos.

Le asustaban la risa de los viejos
y las fotos de niños con corbata
los osos de peluche
las gaviotas de cine
de los años sesenta.

Temía sobre todo
ver llorar a su padre
recorrer un pasillo
cortarse con papel
y morir cada noche.

Pero era tan valiente
que miraba a los ojos
y derramaba el alma
y decía te amo
y era cierto.

29 mai 2018

Une belle vie, adios Señora.


María Dolores Pradera, 93 ans vient de disparaître. Une toute grande dame de la chanson et de la scène de théâtre espagnoles. Une dame à l'esprit fin et rempli d'humour et à la voix grave, qui laisse un énorme répertoire de chanson espagnole et de musiques sud-américaines. Des sujets d'hier et de toujours, des fados, coplas, rancheras, balades et boléros.
Quelle chanson choisir? Je les aime toutes.



Acaba de desaparecer, a sus 93 años, maría Dolores Pradera, la gran dama de la canción española y del teatro. Une dame fina, inteligente, llena de humor. Su voz grave nos deja un repertorio enorme, temas de ayer y de siempre, fados, coplas, rancheras, baladas y boleros.
¿Qué canción elegir? Me gustan todas.







12 août 2015

Une âme douloureuse / Un alma dolorosa



Alimento - Aliment




Pilar Adón (Madrid 1971 -    )
(Son site officiel: pilaradon.co)



Yo… Lo sé. Tengo ese miserable aspecto
del que va demandando cariño por las puertas.
“Quiéreme un poco. Quiéreme un poco…”
Los ojos nostálgicos hacia el coche que se aleja
y la espalda estrecha que se detiene por última vez para decir adiós.

Moi... Je le sais. J'ai cet aspect misérable
de celui qui mendie de l'affection aux portes.
Aime-moi un peu. Aime-moi un peu...”
Les yeux nostalgiques vers la voiture qui s'éloigne
et le dos étroit qui s'arrête une dernière fois pour dire adieu.

Yo… Lo sé. Persigo la mirada comprensiva de todas las madres
y a veces las manos grandes de cada padre.
El susurro al teléfono que me diga: “todo está bien”
mientras la niña del pañuelo negro gira y gira
esperando la llegada del sosiego.
El apaciguamiento de la marea oscura que sube.
Y sube a la boca desde el alma que se creía ya aliviada
pero que no. Porque el alma, aunque se suponga el éxito sobre ella,
cuando es dolorosa y cuando tiene la tez de la angustia,
sobrevive.
Moi...Je le sais. Je poursuis le regard compréhensif de toutes les mères
et parfois les grandes mains de chaque père.
Le murmure au téléphone qui me dise: “tout va bien”
tandis que la fillette au foulard noir tourne et tourne
attendant l'arrivée du calme.
L'apaisement de la marée montante et sombre.
Et monte à la bouche depuis l'âme qui se croyait déjà soulagée
mais non. Parce que l'âme, même si on croit la ployer,
quand elle est douloureuse et quand elle a le teint de l'angoisse,
survit.
P.A Renoir, jeune fille sur un banc

Yo… Lo sé. Me estoy ahogando y no entiendo nada.
Dejé que tomara mi mano y me arrastrara hasta la orilla.
“Vas a ver un milagro”, me dijo.
Y la niña de los zapatos negros con lacito
me miraba a la cara y me mostraba sus dientes de conejito.
“Perdón. Perdón. Perdón.” Parecía suplicar. “Yo no fui. No fui yo…”
Yo… Ahora cuento las varillas azules que se insertan
en aquel jarrón transparente y me pregunto:
(uno, dos tres…)
¿Por qué lo haces?
(cuatro…)
Moi...je le sais. Je me noie et ne comprends rien.
J'ai permis qu'on me prenne la main et me traîne jusqu'au rivage.
Tu vas voir un miracle” m'a-t-il dit.
Et la fillette aux souliers noirs à bouffette
me regardait en face et me montrait ses dents de petit lapin.
Pardon. Pardon. Pardon.” Elle semblait supplier. “Ce n'était pas moi. Pas moi...”

Moi...Maintenant je compte les pailles bleues qu'on insère
dans ce vase transparent et je me demande:
(un, deux trois...)
Pourquoi le fais-tu?
(quatre...)

(Trad: Colo) 
source / fuente http://www.pilaradon.com/?p=163

12 déc. 2014

Sur les pas de Goya II / Siguiendo los pasos de Goya II


C'est un ermitage, d'une architecture simple et sobre; l'extérieur quoique joli n'est pas vraiment singulier.
Clic pour agrandir les photos...as always!
Goya était jeune, plein de fougue et de projets quand on lui commanda la décoration murale, des fresques narrant la vie de Saint Antoine et surtout de la coupole de cette église appelée “Saint Antoine de la Floride”. (Madrid)
Auto portrait 1773

La coupole, de 6 mètres de diamètre, représente un des miracle de saint Antoine de Padoue dont l'histoire est la suivante....(je vous la raconte parce que j'aime les histoires et la magie!).

Un défunt, transporté par les anges à Lisbonne, par la grâce divine, répond aux questions du juge et confirme l'innocence du père du saint qui avait été accusé de meurtre.
La figure du défunt, les parents du saint et le saint lui-même sur un rocher sont représentés dans la coupole. On y voit aussi le paysage, ce qui donne une illusion de ciel ouvert. Les madrilènes, le peuple observent le miracle...une forte impression de réalisme non?

 
Goya réalisa le travail en six mois, de août à décembre 1798.




Es una ermita, con una arquitectura simple y sobria, el exterioraunque bonito, no llama mucho la atención.
Goya era joven, lleno de fogosidad y de proyectos cuando le encomendaron la decoración mural, frescos narrando la vida de San Antonio y sobre todo la cúpula de esa iglesia llamada “San Antonio de la Florida” (Madrid)

La cúpula, de seis metros de diámetro, representa uno de los milagros de San Antonio de Padua. La historia es la siguiente (os la cuento porque me gustan las historias y la magia!)
Un difunto, trasportado por los ángeles a Lisboa, por la gracia divina, responde a las preguntas del juez y confirma la inocencia del padre del santo que había sido acusado de crimen.
La figura del difunto, los padres del santo y del mismo santo subido a una roca están representados en la cúpula. También se ve el paisaje, lo que da la ilusión de cielo abierto. Los madrileños, el pueblo observan el milagro...une fuerte impresión de realismo, ¿no?

Goya realizó el trabajo en seis meses, de agosto a diciembre de 1798.


6 déc. 2014

Sur les pas de Goya / Siguiendo los pasos de Goya


Loin de moi l'idée de faire un cours sur Goya (Saragosse 1746-Bordeaux, France, 1828) et son oeuvre, si multiple et variée.
Selon les époques de sa vie, à la cour, pendant la guerre ou l' exil, ses peintures ont pris des tons différents, parfois doux et champêtres, puis sarcastiques, violents et cruels lors du soulèvement à Madrid contre l'armée française. Plusieurs billets sont donc prévus.
Nous commencerons en douceur.
En ce moment Le Prado présente une expo, qui a l'air superbe, Goya en Madrid” , surtout des “cartons pour tapis” qui l'ont rendu célèbre.
Joie, enfants, jeux et fêtes...

 
A orillas del Manzanares


El pelele
Lejos de mí la idea de dar una clase sobre Goya (Fuendetodos, provincia de Zaragoza, 30 de marzo de 1746-Burdeos, Francia, 16 de abril de 1828) y su obra, tan múltiple y variada.
Según las épocas de su vida, en la corte, durante la guerra, en el exilio, sus obras han tomado diferentes tonos, a veces dulces y campestres, luego sarcásticos o violentos y crueles cuando el levantamiento de Madrid contra el ejercito francés. Empezaremos suavemente.
En este momento El Prado presenta una exposición que parece maravillosa, “Goya en Madrid”, sobre todo cartones para tapices que le han hecho celebre.
Alegría, niños, juegos y fiestas ...

Las lavanderas

Muchachos jugando a soldados

Los Jugadores de naipes


PS. cliquez sur Goya en Madrid pour en voir plus, tout savoir!!!

11 mars 2011

Expo "Heroínas" en Madrid


L’exposition « Heroínas » qui a lieu en ce moment et jusqu’au 5 juin au musée Thyssen-Bornemizsa de Madrid tient son nom de la sculpture colossale « L’Héroïne » de Gaston Lachaise (1932) et présente 120 œuvres venant du monde entier.

Comme je ne l’ai pas (encore) vue mais que j’aimerais que soyez tentés d’y aller, ce sont le commissaire de l’exposition Guillermo Solana et une journaliste qui vont vous la présenter.

La exposición « Heroínas » que tiene lugar en este momento y hasta el 5 de junio en el museo Thyssen-Bornemizsa de Madrid saca su nombre de la colosal escultura “La Heroína” de Gaston Lachaise (1932) y presenta 120 obras procedentes del mundo entero.

Como no la he visto (todavía) pero que me gustaría que os apeteciera acudir, son el comisario de la exposición, Guillermo Solana y una periodista quienes os la van a presentar.

À propos de cette sculpture emblématique, Luz Sánchez-Mellado écrit dans un article publié dans El País 27-02-2011 : « …elle impose distance et admiration, oui, mais surtout du respect. (…) Elle est nue, ses seins, sa taille, ses hanches et ses cuisses imposent, mais ce n’est pas ce qui impressionne le plus. Ce qui paralyse est son regard. Un mélange d’élégance, d’arrogance et d’assurance qui hypnotise. Elle ne semble vouloir plaire à personne. Elle n’offre ni ne demande rien. Elle se suffit à elle-même. Les bronzes ne parlent pas, de plus elle a la bouche fermée, mais elle semble dire : Je suis ici, regardez-moi. Et elle est là, en effet, et on ne peut détourner son regard d’elle. »

De esta escultura emblemática escribe Luz Sánchez-Mellado en un artículo publicado en El País 27-02-2011: “…impone distancia y admiración, sí, pero sobre todo respeto. (…) Está desnuda, y sus pechos, su cintura, sus caderas y sus muslos apabullan lo suyo, pero no es eso lo que más impresiona. Lo que paraliza es su mirada. Una mezcla de arrogancia y seguridad en sí misma que hipnotiza. No parece querer agradar a nadie. No ofrece ni pide nada. Se basta y se sobra sola. Los bronces no hablan, y además, ella tiene la boca cerrada, pero parece estar diciendo: Aquí estoy yo, miradme. Y aquí está, en efecto, y no se puede dejar de mirarla.”

« La représentation de la femme dans l’art occidental s’est principalement limitée à deux stéréotypes: mères et séductrices. La maternité et l’objet érotique. Des femmes presque toujours au service de l’homme, soumises, vaincues, complaisantes. Mais le sujet de notre exposition sont les femmes fortes : actives, indépendantes, provocantes, inspirées, créatrices, dominatrices, triomphantes ». Guillermo Solana.

« La representación de la mujer en el arte occidental se ha limitado mayoritariamente a dos estereotipos: madres y seductoras: la maternidad y el objeto del deseo erótico. Mujeres casi siempre al servicio del hombre, sumisas, vencidas, complacientes. Pero el objeto de nuestra exposición son las figuras de mujeres fuertes: activas, independientes, desafiantes, inspiradas, creadoras, dominantes, triunfantes”. Guillermo Solana

« Voir cet éblouissant défilé d’amazones et magiciennes, d’athlètes et de ménades, de lectrices et travailleuses, de sorcières et de saintes, de bonnes et mauvaises filles donne envie de leur organiser une fête. Elles ont vécu ou furent créées à des siècles, même des millénaires, différents. Mais sûr qu’elles se seraient bien entendues (…) » (même article de El País)

« Viendo este deslumbrante desfile de amazonas y magas, atletas y ménades, lectoras y trabajadoras, brujas y santas, buenas chicas y chicas malas, dan ganas de montarles una fiesta. Vivieron o fueron creadas en siglos, incluso milenios, diferentes. Pero seguro que se hubieran caído bien. (…)” (mismo artículo de El País)

Intéressant me direz-vous peut-être, mais y a-t-il également, à côté des œuvres réalisées par leurs collègues masculins aussi célèbres que Rubens, Rembrandt, Goya, Delacroix, Hopper… des créations réalisées par des femmes ?

Mai oui, mais oui ! Marina Abramovic, Sarah Jones, Mona Hatoum, Julia Fullerton-Battem, Pipilotti Rist, Frida Kahlo, Berthe Morisot, Nancy Spero... y sont présentes.


Interesante me diréis tal vez, pero ¿también hay, al lado de las obras realizadas por sus colegas masculinos tan celebres como Rubens, Rembrandt, Goya, Delacroix, Hopper… creaciones realizadas por mujeres?

¡Claro que sí! Marina Abramovic, Sarah Jones, Mona Hatoum, Julia Fullerton-Battem, Pipilotti Rist, Frida Kahlo, Berthe Morisot, Nancy Spero... están allí presentes.


Voici l’adresse officielle du musée.

Tous les détails pratique ici .

Et une vidéo de l’expo ici

Vous pouvez cliquer sur toutes les photos pour les agrandir….comme toujours !

Podéis hacer clic en todas las fotos para verlas más grandes…. ¡como siempre!

Fotos.

1) Héroïne - Gaston Lachaise

2) Homenaje a Santa Teresa - Marina Abramovic

3) Amazone blessée - Franz von Stuck

4) Camila - Sarah Jones

5) El heroe II- Marina Abramovic

6) Prêtresses - Emil Nolde