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Los sinsombrero. |
Les sanschapeau
Tiens, me suis-je dit en lisant une référence à ces personnes, de quoi s’agit-il ?
Un jour, dans le Madrid des années 1920, Margarita Manso, Maruja Mallo, Federico García Lorca et Salvador Dalí se promenèrent sur la Puerta del Sol en retirant leur chapeau en public. Ce geste provocateur visait à rompre avec la norme et à libérer les idées et les préoccupations. Jorge Luis Borges l’a évoqué dans son article « Les intellectuels sont opposés à l’habitude de porter un chapeau ».
L’une de ces femmes qui fut protagoniste de l’anecdote, Maruja Mallo, l’explique de la manière suivante :
« Un jour, Federico, Dalí, Margarita Manso et moi avons eu l’idée d’enlever nos chapeaux parce que nous disions qu’il semblait que nous étions en train de congestionner nos idées, et en traversant la Puerta del Sol on nous a jeté des pierres en nous insultant de toutes sortes de noms. »
En pleine dictature de Miguel Primo de Rivera, ce geste — enlever son chapeau — les transforma en rebelles, en particulier les femmes. Se passer du chapeau signifiait ne pas se conformer au rôle que la femme occupait à ce moment-là.
Ces informations me mènent à deux constatations: il y a donc seulement 100 ans, aller tête nue en ville était puni en Espagne dictatoriale.
Et aujourd’hui c’est une autre culture qui est punie si elle se la couvre…
Ensuite,-on n’est pas vraiment étonnés n’est-ce pas?-, les deux femmes, Margarita Manso et Maruja Mallo, deux artistes, sont peu ou pas connues.
Alors les deux billets suivants leur seront consacrés. M.Mallo a eu droit récemment a quelques expositions, M.Manso pas, à ce que je sache.
Los sinsombrero
Un día, en el Madrid de los años 20, Margarita Manso, Maruja Mallo, Federico García Lorca y Salvador Dalí, pasearon por la Puerta del Sol quitándose el sombrero en público. Esta actitud transgresora pretendía romper la norma y liberar las ideas y las inquietudes. El mismo Jorge Luis Borges lo evocó en su artículo “Los intelectuales son contrarios a la costumbre de usar sombrero”.
Una de estas mujeres que protagonizó la anécdota, Maruja Mallo, la explica de la siguiente manera:
“Un día se nos ocurrió a Federico, a Dalí, a Margarita Manso y a mí quitarnos el sombrero porque decíamos que parecía que estábamos congestionando las ideas, y atravesando la Puerta del Sol nos apedrearon llamándonos de todo”.
En plena dictadura de Miguel Primo de Rivera, este gesto, quitarse el sombrero, los convirtió en rebeldes, especialmente a las mujeres. Prescindir del sombrero implicaba no conformarse con el papel que tenía la mujer en ese momento.
Estas informaciones me llevan a dos conclusiones: hace solo 100 años, ir con la cabeza descubierta en la ciudad estaba castigado en la España dictatorial. Y hoy en día es otra cultura la que es castigada si se la cubre…
Después, no nos sorprende realmente, ¿verdad? Las dos mujeres, Margarita Manso y Maruja Mallo, son poco o nada conocidas.
Así que las dos siguientes publicaciones estarán dedicadas a ellas. M. Mallo ha tenido recientemente algunas exposiciones; M. Manso, que yo sepa, no.


Je me pose maintenant une question existentielle... "est-ce qu'un couvre-chef permet de ne pas perdre la tête?" Tu as 4 heures pour cette dissertation... ;-) Bises alpines.
RépondreSupprimerTrès drôle...c'est le corollaire contraire du couvre-chef qui congestionne les idées..Merci pour ce rire, un beso Mediterraneo
SupprimerQuelle idée de se focaliser sur la tête couverte ou pas, il y a des détails qui prennent des proportions. Ce n'est pas la liberté que d'imposer aux autres de se couvrir la tête. Mes grands mères et grands pères portaient des chapeaux pour aller à la messe le dimanche. Les autres jours non. Sauf bien sûr les enterrements. Quand il fait très chaud, il vaut mieux laisser son crâne respirer. Bon après midi. Bises.
RépondreSupprimerOui, ces modes-ou croyances religieuses-qui font et défont les normes...surtout pour les femmes.
SupprimerIci, à la campagne, en été, tout le monde se couvre la tête.
Bonne journée, Élisabeth.
Selon l'époque où l'on arrive au monde, les choses peuvent s'inverser en effet, mais derrière il y a toujours une contrainte sans trop de justification. Enfant, j'ai encore connu l'époque où il n'était pas question d'entrer dans l'église sans avoir la tête couverte, même si on n'était pas croyant. Et c'est bien sûr particulièrement vrai pour les femmes ... Bises Colo.
RépondreSupprimerComme tu dis, sans trop de justifications...les différents dieux ont-ils peur des cheveux ? Bon, je rigole, mais...
SupprimerBonne journée chère Aifelle, un beso
L'inverse aussi est vrai : aujourd’hui, ailleurs qu'en Europe, c’est une autre culture - ou plutôt un autre pouvoir - où la femme est punie si elle ne se la couvre pas… Chouette anecdote en tout cas, je suis curieuse de découvrir ces déchapeautées.
RépondreSupprimerTu verras que Maruja Mallo est tout un caractère en plus d'artiste et féministe avant-gardiste.
SupprimerBonne journée, Tania
Je m'en faisais la remarque il y a peu ! J'ai vu ma grand-mère se coiffer d'un chapeau dès qu'elle sortait ! Jeune, ma mère mettait un chapeau aussi, puis un foulard. Une femme "en cheveux", c'était très mal vu...
RépondreSupprimerC’est en effet comme tu dis, mais pourquoi était ce mal vu? Je vais chercher
SupprimerJe ne connais pas ces deux artistes et je les trouve bien courageuses d'avoir ôté leur chapeau en pleine dictature. Mais quel symbole que ce geste libératoire ! Dans ma famille d'origine très modeste, personne ne mettait un chapeau pour sortir, ni mes grands-mères ni ma mère d'ailleurs ne l'ont fait, cela ne se voyait qu'en ville et dans les milieux "bourgeois" et sinon le dimanche pour aller à la messe mais comme chez nous personne n'y allait...je n'ai hérité d'aucun chapeau ! C'est incroyable ce qu'une société peut imposer aux femmes, en particulier, cela ne cessera jamais...Merci pour cette article car je ne savais rien sur ces "sans chapeau" rebelles.
RépondreSupprimerPour travailler en été dans le potager je prote un chapeau, pour les insectes surtout !
SupprimerSinon, tu as raison, les sociétés, les religions imposent surtout aux femme, une quantité de contraintes..
Merci pour ton commentaire, et salt, sans chapeau
"Salut" je voulais dire !
SupprimerAh pas mal. On attend la suite !
RépondreSupprimerVoilà, voilà, elle est publiée:-))
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