Affichage des articles dont le libellé est exil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est exil. Afficher tous les articles

27 mars 2026

M.Malló, oeuvres diverses / Obras diversas

    Vingt cinq ans d’exil

Maruja Mallo a vécu à Buenos Aires pendant pratiquement tout son exil, qui a duré vingt-cinq ans. (Je vous rappelle que la dictature a duré 40 ans)

Installée en Argentine, Mallo s’est rapidement intégrée aux milieux intellectuels d’Amérique latine : elle a donné des conférences, organisé des expositions et collaboré à la revue d’avant-garde Sur, pour laquelle écrivait également Jorge Luis Borges.

Au cours de ces années, elle a voyagé à travers l’Argentine, le Chili et l’Uruguay, et a réalisé plusieurs expositions au Brésil, à Paris et à New York. Elle a exploré les plages du Chili, et été émerveillée par la nature exubérante des plages de Punta del Este et Punta Ballena.

En mars 1947, elle a voyagé à New York, où elle a rencontré et s’est liée d’amitié avec Andy Warhol, et en 1948, son œuvre Cabeza de Negra a remporté le premier prix pictural de la IIe Exposition new-yorkaise.

Je vous ai déjà raconté dans le billet précédent qu’à son retour en Espagne, on l’avait oubliée…

Voici un choix d’œuvres d’elle qui me plaisent. 

 

                                             1948

Instalada en Argentina, Mallo se integró rápidamente en los círculos intelectuales de América Latina: dio conferencias, organizó exposiciones y colaboró con la revista de vanguardia Sur, en la que también escribía Jorge Luis Borges.

Durante esos años, viajó por Argentina, Chile y Uruguay, y realizó varias exposiciones en Brasil, París y Nueva York. Exploró las playas de Chile y quedó maravillada por la naturaleza exuberante de las playas de Punta del Este y Punta Ballena.

En marzo de 1947, viajó a Nueva York, donde conoció y entabló amistad con Andy Warhol, y en 1948 su obra Cabeza de Negra obtuvo el primer premio de pintura en la II Exposición neoyorquina.

Ya les conté en la entrada anterior que, a su regreso a España, había sido olvidada…

Aquí tienen una selección de sus obras que me gustan







                                           Celle-ci m'enchante, harmonie dans le mouvement, musique !

 

 

Naturaleza Viva

 



 


Viajeros del éter

 

D'autres tableaux ici entre autres https://www.wikiart.org/es/maruja-mallo

 

 


 

 

 

8 févr. 2017

Additionner / Sumar


Ida Vitale* (poète, traductrice, essayiste, professeur et critique littéraire Uruguayenne), 93 ans, est née à Montevideo. Fuyant la dictature, elle partit au Mexique (1974) puis plus tard aux États Unis où elle réside encore.
L’exil peut être une expérience dramatique et terrible ou une chose merveilleuse. En ce qui me concerne j’ai beaucoup souffert de éloignement de mes proches, j’en ai bavé, mais au bout d’un petit moment je me suis sentie vraiment enrichie. Le Mexique m’a donné non seulement le confort d’un monde agréable, mais aussi l’occasion de me sentir utile par des traductions, des cours...et quelque chose pour laquelle je n’arrêterai jamais de remercier ce pays, qui est son énorme ouverture à celui qui venait du dehors.”(Trad: Colo)

Ida Vitale (poeta, traductora, ensayista, profesora y crítica literaria uruguaya) tiene 93 años y nació en Montevideo. Huyendo de la dictadura, se fue a México (1974) y más tarde a los Estados Unidos donde reside actualmente.

El exilio puede ser una experiencia dramática y terrible o una cosa maravillosa. En mi caso me dolió mucho alejarme de mi gente, lo pasé muy mal, pero al poco tiempo me sentí mucho más enriquecida. México me dio no solo la comodidad de un mundo agradable, sino la oportunidad de sentirme útil con traducciones, con clases… y eso es algo que jamás dejaré de agradecerle a ese país, su enorme apertura hacia el que venía de fuera”.


Additions
                                                          Cheval et cavalier sont déjà deux animaux
 
Un plus un, dit-on. Et on pense:
une pomme plus une pomme,
un verre plus un verre,
des choses toujours identiques.


Quel changement que
un plus un soit un puritain
plus un gamelan,
un jasmin plus un arabe,
une nonne et une falaise,
un chant et un masque,
encore une garnison et une damoiselle,
l’espérance de quelqu’un
plus le rêve de l’autre.
(Ne possédant pas ce livre, la traduction est de moi. Je suis sûre que Silvia Baron Supervielle a fait mieux!)
*Note: Ida Vitale a reçu en 2015 le prix Reina Sofía,  la plus haute distinction de la poésie ibéro-américaine qui consacre la poète uruguayenne comme une des voix les plus importantes de la poésie de langue espagnole.
 
Mural de Diego Rivera "La marcha de la humanidad"

Sumas
                                          caballo y caballero son ya dos animales

Uno más uno, decimos. Y pensamos:
una manzana más una manzana,
un vaso más un vaso,
siempre cosas iguales.

Qué cambio cuando
uno mas uno sea un puritano
más un gamelán,
un jazmín más un árabe,
una monja y un acantilado,
un canto y una máscara,
otra vez una guarnición y una doncella,
la esperanza de alguien
más el sueño de otro.

  De
"Reducción del infinito" 2002


7 déc. 2016

Le gant d'une voix / El guante de una voz



 Poursuivons/ Sigamos con/ avec Jorge Boccanera

"Quand la dictature a commencé j'étais très jeune. Pour quelqu'un qui est en train de se former, l'exil est différent que pour ceux qui doivent l'affronter à un âge mûr. Je suis parti par voie de terre en un voyage qui dura 7 mois pour arriver au Mexique. Ce voyage m'a beaucoup appris. A mesure que je parcourais le continent j'apprenais non seulement sa poésie, mais son histoire, ses gens. Les odeurs, la musique, la vie des gens m'atteignaient également."
Trad:Colo
 
Cuando comenzó la dictadura yo era muy joven. Para alguien que está en formación, el exilio es diferente al de aquellos que deben afrontarlo en una edad de madurez. Me fui por tierra en un viaje que duró siete meses hasta llegar a México. Ese viaje me enseñó mucho. A medida que recorría el continente iba aprendiendo no sólo su poesía, sino su historia, su gente. Me llegaban también los olores, la música, la vida de la gente.”
Extracto de una entrevista del 2009 http://www.confinesdigital.com/conf22/jorge-boccanera.html

Carlos Correa, Naturaleza en silencio, Colombia1941 Óleo sobre lienzo 1,90 x 1,90 cms -Fuente: Museo de Arte de Medellín Fco. Antonio Zea -Editor o Impresor: Banco Popular -Gestor: Jorge Cárdenas - Tulia Ramírez




Dictature, silence.

Effilochure

Le silence est-il le gant d'une voix?
Pourrait-on le toucher?
Nous souviendrions-nous le silence d'un jour quelconque
                         étant enfants?
Peut-être vole-t-il à ras du sol?
Le poète réduit au silence, accepte-t-il
                  volontairement ou est-ce le silence qui l'appelle?
Qui ne dit mot, consent-il?

Ce sont des réponses que je ne peux poser.*
Je n'ai pas peur du silence,
même quand il écrase ses ailes de poudre sur
                        ma fenêtre.
L'écouter ne fait pas peur.
J'ai peur de le voir.

Trad: Colo

* Ici jeu de mots entre poser(demander) une question et la réponse.

Hilachas

Es el silencio el guante de una voz?
¿Se podría tocar?
Recordaríamos el silencio de un día cualquiera
             cuando niños?
¿Acaso vuela al ras del suelo?
El poeta que se llama a silencio, ¿va
             voluntariamente o el silencio lo llama?
El que calla, ¿otorga?

Son respuestas que yo no puedo preguntar.
No le temo al silencio,
aun cuando se estrelle con sus alas de polvo en
              mi ventana.
No da miedo escucharlo.
Tengo miedo de verlo.


4 oct. 2012

Aux îles Canaries III / En las islas Canarias III


À la recherche d'un dernier poème canarien, je lis celui-ci.

Chants de beaucoup de ports

Hier j'ai quitté ma patrie, et rien ne fit trembler mes paupières.
Et l'âme resta tranquille, apaisée,
attendant, sereine, un horizon moins peuplé d'ombres...
Je considère mon puissant effort
comme celui de l'aigle royal qui fuirait
l'endroit où le chasseur le poursuivait
et va terminer son vol au loin sur un abrupt rocher
inconnu.

Et celui-là sera son nid, et c'est là qu'elle aura ses enfants,
et sur ce rocher hospitalier
elle créera ses amours et sa patrie...!
La patrie est une voix absurde des temps médiévaux.
C'est l'état d'âme des êtres qui dicte la patrie.
La patrie est celle qui tend la main au marcheur;
la patrie est ce sol où l'on trouve rédemption et courage;
la patrie est une terre, proche ou lointaine,
où l'on sèche des larmes brûlantes
et où elles se transforment en baisers ardents...!
La patrie”. 
(Trad: Colo)

Mercedes Pinto (Tenerife 1883-1976 Mexico)


 Buscando un último poema Canario, leo este:
 
Cantos de muchos puertos”

“Salí ayer de mi patria, y ni un temblor estremeció mi párpados.
Y el alma permaneció tranquila sosegada,
esperando, serena, un horizonte con menos sombras...
Yo considero mi potente esfuerzo
como el del águila caudal, que huyese
de donde el cazador le persiguiera
y va a parar su vuelo, en una roca abrupta en lejanía
que nunca conociera.


¡Y aquél será su nido, y allí tendrá sus hijos,
y sobre aquella roca hospitalaria
creará sus amores y su patria...!
La patria es voz absurda de tiempos medievales.
El estado del alma de los seres dice cuál es la patria.
¡La patria es la que tiende la mano al caminante;
la patria es aquel suelo donde se encuentra redención y aliento;
la patria es una tierra, cerca o lejana,
donde se enjugan lágrimas candentes
y se convierten en ardientes besos...!”
«La patria» 

Mercedes Pinto (Tenerife 1883-1976 Méjico)

Cristino de Vera (Tenerife 1931- )


Si ce poème n'est pas trop intéressant du point de vue littéraire, le sujet, lui, l'est.
En tout cas le démon de la curiosité me presse : que lui est-il arrivé? qui l'a exilée? qui était le chasseur...?
Une enquête s'impose.
Née à Tenerife dans une famille aisée, elle publie dès ses 14 ans des poèmes dans des journaux et revues locaux et est appelée “la poétesse canarienne”.
Une étape noire de sa vie commence en 1909: elle se marie et a trois enfants avec un homme atteint de paranoïa et qui a des comportements violents. Ceci amènera cela.
Elle réussit à le faire interner à Madrid où elle va habiter avec ses enfants. Après un temps il réussit à s'en échapper mais elle refuse de suivre à Tenerife cet “irresponsable”.
Mercedes s'introduit dans les cercles littéraires et intellectuels. C'est une républicaine à l'esprit progressiste qui a une conscience féministe: un jour elle fait une conférence intitulée “ Le divorce comme mesure hygiénique” un texte très osé dans le contexte d'alors.
Pensez que l'Espagne, très catholique, vit sous la dictature de Primo de Rivera. Inutile de vous dire que ce dernier n'a pas apprécié ses idées et il décide de l'exiler.
Prévenue par ses amis elle prend les devants et part d'elle même en Uruguay en 1924 . Elle y est bien accueillie et une nouvelle vie, très active, commence pour elle et sa famille.
Voilà donc l'explication du poème.
Mais je découvre autre chose.
En 1926 elle publie EL, histoire de Francisco, un psychotique paranoïaque que la jalousie obsessive pousse à harceler une femme.
Impossible de ne pas y deviner une partie de son vécu. Ce texte a fasciné Luís Buñuel qui en a fait un film du même nom. Il n'a pas eu de succès à l'époque mais est un de ses chefs-d’œuvre, le film que lui-même préférait aussi paraît-il.
J'arrête ici mais prenez le temps de regarder le film en entier...terrible. 
Parfait.


 

Este poema parece poco interesante desde un punto de vista literario, otra cosa es el asunto.
En cualquier caso el demonio de la curiosidad me empuja: ¿qué le ha pasado? ¿quién le ha exiliado? ¿quién era el cazador...?
Una pesquisa se hace necesaria.
Nacida en Tenerife en una familia acomodada, a partir de los 14 años publica poemas en periódicos y revistas locales y la llaman la “poetisa canaria”
Una etapa negra de su vida comienza en 1909: se casa y tiene tres hijos con un hombre que padece de paranoia y que tiene comportamientos violentos. Eso explica aquello.
Acaba por hacerlo internar en Madrid donde va a vivir con sus hijos. Al cabo de un tiempo su marido se escapa pero ella se niega a seguir a Tenerife a ese “irresponsable”.
Mercedes se introduce en los círculos literarios e intelectuales. Es una republicana con un espíritu progresista que tiene una conciencia feminista: un día da una conferencia titulada “El divorcio como medida higiénica” un texto muy atrevido en el contexto de la época. Hay que pensar que España, muy católica, vive bajo la dictadura de Primo de Rivera. No hace falta decir que este ultimo no apreció sus ideas y decide exilarla. Avisada por sus amigos toma la delantera y se marcha a Uruguay en 1924. Fue bien acogida y una nueva vida, muy activa, empieza para ella y su familia.
Esa es la explicación del poema.
Pero descubro otra cosa.
En 1926 publica EL, la historia de Francisco, un psicótico paranoico cuyos celos obsesivos le llevan a acosar a una mujer.
Imposible no adivinar una parte de sus vivencias. Ese texto fascinó a Luis Buñuel a partir del cual realizo una película con ese mismo nombre. No tuvo éxito en su tiempo pero es una de sus obras maestras y según parece, la película que él mismo prefería.
Aquí me paro pero tomad el tiempo de mirar la película entera...terrible. Perfecta.

Notes: Le texte "EL" suivi de "Le divorce comme mesure hygiénique" est traduit en français.
Foto: http://anuncios.ebay.es/otros-libros-revistas/vida-y-obra-de-cristino-de-vera-11840572.htm?vipv=fotos&vipn=5