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9 janv. 2026

Herbier et poèmes / Herbario y poemas

 

Un autre beau cadeau ce livre à la fois herbier et poèmes choisis d'Emily Dickinson, en

 anglais et espagnol, avec des illustrations de fleurs et plantes. Gracias, Carmen.

 

 



J’y ai ajouté, bien sûr, une traduction en français...


Who robbed the woods,
The trusting woods?
The unsuspecting trees.
Brought out their burrs and mosses,
His fantasy to please.
He scanned their trinkets, curious,
He grasped, he bore away.
What will the solemn hemlock,
What will the fir-tree say?



Qui a volé les bois,
Les bois confiants ?
Les arbres peu méfiants.
Ils sortirent leurs écorces et leurs mousses,
Pour satisfaire leur fantasme.
Il examina leurs trophées, curieux,
Il s’en saisit, les emporta.
Que dira le cèdre solennel,
Que dira le sapin ?



¿Quién robó los bosques,

Los bosques confiados?

Los negligentes árboles

Sacaron sus cortezas y sus musgos

Para complacer su fantasía.

Observó curioso sus adornos,

Se los arrebató, huyó.

¿Qué dirá el solemne pino,

El abeto, qué dirá ?

24 févr. 2022

Les rêves de l'autre / Los sueños del otro

 Parfois une réaction sur un blog-ami a une suite inattendue, celle-ci m’a remplie

 de gourmandise poétique: le facteur vient de m’apporter un recueil,  “Les 

planches courbes” de Yves Bonnefoy. Merci beaucoup.

Le poème entier se trouve ici, il est superbe; j’en ai gardé et traduit la dernière partie.

Nous regardâmes les arbres toute une heure.
Le soleil attendait, parmi les pierres,
 
Puis il eut compassion, il étendit
Vers eux, en contrebas dans le ravin,
Nos ombres qui parurent les atteindre
Comme, avançant le bras, on peut toucher
Parfois, dans la distance entre deux êtres,
Un instant du rêve de l’autre, qui va sans fin.”

 

 

https://www.hotellesbrases.com/la-route-des-fers-a-cheval-de-sort-a-peramea-gerri-et-sort


 



Miramos los árboles una hora entera,

El sol nos esperaba, entre las piedras,


Luego sintió compasión, extendió

Hacia ellos, más abajo en el barranco,

Nuestras sombras que parecieron alcanzarlos

Como, sacando el brazo, se puede tocar

A veces, en la distancia entre dos seres,

Un instante del sueño del otro, que va sin fin.”


(Trad: Colo)

23 mars 2019

À chacun ses couleurs / Cada cual con sus colores


Chez nous, ce matin. N'hésitez pas à les agrandir :-)

En casa, esta mañana.

Noisetier /Avellano

Figuier / Higuera

Grenadier / Granado




1 févr. 2012

Silences et bruits d'arbres / Silencios y ruidos de árboles

Une vieille photo retrouvée, quelques arbres qui entouraient la maison de grand-mère.

Tous les étés, les jeux de ma jeunesse.
Des lieux, des arbres, des moments de vie.

Una vieja foto encontrada, unos árboles que rodeaban la casa de la abuela.


Cada verano, los juegos de mi juventud.

Lugares, árboles, momentos de vida.


Deux rangées de marronniers devant ma maison natale en Flandres ; là c’était se rouler et donner gaiment des coups de pied dans les couches humides et colorées des feuilles tombées, et ouvrir les coques dures des fruits en se blessant les mains, et admirer les pyramides de fleurs blanches qui annonçaient les vacances.


Dos filas de castaños ante mi casa natal en Flandes; allí era revolcarse y dar alegres patadas a las capas húmedas y coloradas de hojas caídas, y abrir las duras cápsulas de los frutos hiriéndose las manos, y admirar las pirámides de flores blancas que anunciaban las vacaciones.

L'arbre

L'arbre attendait.
Puis il fit sombre.

Il restait là-bas.
L'enfant le regardait.

Il dit : il fait nuit.
Et cela dit il rentra

On dîna. On veilla.
Et l'arbre ? dit-il.

Se demanda l'enfant
Sous le clair de lampe

L'enfant à qui l'arbre
Vint fermer les yeux.

Mohammed Dib


El árbol


El árbol esperaba.
Después oscureció.

Se quedaba allí.
El niño lo miraba.

Dijo: hace de noche.
Y dicho esto entró en casa.

Cenamos. Velamos.
¡Y el árbol? dijo.

Se preguntó el niño
Bajo la luz de la lámpara.

El niño a quien el árbol
Vino a cerrar los ojos.

Mohammed Dib

(Trad. Colo y MH)

Dans mes souvenirs diffus de la première année passée en Espagne, aux îles Canaries, ce sont les gigantesques avocatiers chargés de fruits; puis ce fut la découverte sur une autre île, Ibiza, des amandiers et oliviers qui me suivront ici à Majorque.

En mis difusos recuerdos del primer año pasado en España, en las islas Canarias, son los gigantescos aguacates cargados de frutos; luego fue el descubrimiento en otra isla, Ibiza, de los almendros y olivos que me seguirán hasta aquí, Mallorca.


Ici …hésitation. Et puis non, pourquoi choisir? Les palmiers et les pins, tous deux habitent mon paysage quotidien.

Solitaire, le palmier aux gestes lents se suffit à lui seul, il est le décor. Tandis que ce sont les forêts de pins qui donnent la couleur générale; odeurs et bruits dans le vent.

Aquí....hesitación. Pero no,¿por qué elegir? Las palmeras y los pinos, ambos habitan mi paisaje cotidiano.

Solitaria, la palmera de gestos lentos se basta a si misma, ella es el decorado. Mientras que son los bosques de pinos que dan el color general; olores y ruidos en el viento.

Pins

Pins qui restez debout à crier, malhabiles,
Sur l'étendue des landes

Où rien ne vous entend que l'espace en vous-mêmes
Et peut-être un oiseau qui fait la même chose

Lorsque vous avez l'air d'être ailleurs, occupés,
Livrés à tous les ciels qui sont livrés aux vents,

C'est pour mieux retenir le silence et le temps,
Et vous continuez à ne pas abdiquer,

Et vous êtes pareils
Aux hommes dans la ville.

Eugène Guillevic

Gallimard, 1966

Pinos

Pinos que os quedáis de pie gritando, torpes,
Sobre las extensas landas

Donde nada os oye salvo el espacio en vosotros mismos
Y quizás un ave que hace lo mismo

Cuando aparecéis como idos, ocupados
Entregados a todos los cielos que son abandonados al viento,

Es para retener mejor el silencio y el tiempo,
Y seguís sin abdicar,

Y os parecéis
A los hombres en la ciudad.
Eugène Guillevic
(Trad: Colo y MH)

Merci Hélder



Une chanson de Jean Ferrat, merci Gérard