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16 mai 2018

Passion / Pasión


Fable de Samaniego (1745-1801)
Les fourmis


Ce qu'aujourd'hui sont les fourmis,
Étaient les hommes d'antan:
De leurs biens propres et de ceux d'autrui
Ils faisaient leur provision.
Jupiter, qui depuis des siècles
Observait cette passion,
N'en pouvant plus,
En fourmis les transforma:
Ils changèrent de forme;
Et d'habitudes? Jamais.
(Trad: Colo)


En quoi Jupiter nous transformerait-il aujourd'hui?
Photo Kwarkito, merci! "Eurogroupe fourmis"


Las hormigas 
Fábulas, Samaniego 
 Lo que hoy las hormigas son,
 Eran los hombres antaño:
 De lo propio y de lo extraño
 Hacían su provisión.
 Júpiter, que tal pasión
 Notó de siglos atrás,
 No pudiendo aguantar más,
 En hormigas los trasforma:
 Ellos mudaron de forma;
 ¿Y de costumbres? Jamás.

¿En qué nos trasformaría Jupiter hoy en día?

5 juin 2015

Qui le fera? / ¿Quién lo hará?



Les fabulistes, on le sait, étaient des "copieurs", ou du moins, pour être plus
délicate, il s'inspiraient largement de leurs prédécesseurs.
 
Ainsi Felix María de Samaniego s'est-il imprégné de Jean de La Fontaine, qui lui
a “bien lu” Esope et Abstémius,( humaniste italien du XVe siècle qui a publié
une centaine de fables latines dans un recueil appelé l’ « Hecatomythion ») 
entre autres. Voici donc une fable qui s'appelle “Conseil tenu par les rats” chez
La Fontaine et ”Congrès des souris” chez Samaniego.

Los fabulistas, bien se sabe, eran unos “copiones”, o por lo menos, para ser más
delicada, encontraban mucho inspiración en sus predecesores.
Así Felix María de Samaniego se impregnó de jean de la Fontaine quien
a su vez leyó atentamente a Esopo y Abstemius (humanista italiano del Xvº 
que publicó une centena de fábulas latinas en una recopliación llamada “
Hecatomythion”
Aquí va una fábula que en francés de La Fontaine se  llama “Concejo tenido
por las ratas”, y en español, con Samaniego “Congreso de ratones”

 


Congrès des souris / Samaniego
Depuis le grand Zapirón, le blanc et blond, 
Qui après les eaux du déluge 
Fut père universel de tout chat,
Ce fut Miauchat  
Qui de façon la plus sanglante Poursuivit la malheureuse gente souris. Ce qui est sûr c'est que, obligés par la persécution, les malheureux à Souripolis tinrent leur congrès. L'éloquent Rongefromage proposa Qu'on lui mette un grelot, et grâce au bruit de ce dernier ils échapperaient à la mort. Le projet ils approuvèrent un à un, Qui devra l'exécuter? Ça, personne. J'ai la vue courte. Moi, je suis très vieux. Moi j'ai la goutte”, disaient-ils. Le conseil Se termina comme beaucoup de par le monde. On propose un projet à brûle-pourpoint: On l'approuve: on en fait un deuxième. Quel prodige! Mais, l'exécution? Voilà le conte.
 
(Traduction: Colo)

Congrès des souris / Granville
Congreso de los ratones / Samaniego

Desde el gran Zapirón, el blanco y rubio, 
Que después de las aguas del diluvio
Fue padre universal de todo gato, 
Ha sido Miauragato
Quien más sangrientamente 
Persiguió a la infeliz ratona gente. 
Lo cierto es que, obligada
De su persecución la desdichada, 
En Ratópolis tuvo su congreso. 
Propuso el elocuente Roequeso 
Echarle un cascabel, y de esa suerte 
Al ruido escaparían de la muerte. 
El proyecto aprobaron uno a uno, 
¿Quién lo ha de ejecutar? eso ninguno. 
«Yo soy corto de vista. Yo muy viejo.
Yo gotoso», decían. El concejo
Se acabó como muchos en el mundo. 
Proponen un proyecto sin segundo: 
Lo aprueban: hacen otro. ¡Qué portento! 
Pero ¿la ejecución? Ahí está el cuento.
Voici, pour vous rafraîchir la mémoire, la fable de La Fontaine.
  
 
Conseil tenu par les rats La Fontaine
Un chat, nommé Rodilardus, Faisait de rats telle déconfiture Que l'on n'en voyait presque plus, Tant il en avait mis dedans la sépulture. Le peu qu'il en restait, n'osant quitter son trou Ne trouvait à manger que le quart de son soû, Et Rodilard passait, chez la gent misérable, Non pour un chat, mais pour un diable. Or, un jour qu'au haut et au loin Le galand alla chercher femme, Pendant tout le sabbat qu'il fit avec sa dame, Le demeurant des rats tint chapitre en un coin Sur la nécessité présente. Dès l'abord, leur doyen, personne fort prudente, Opina qu'il fallait, et plus tôt que plus tard, Attacher un grelot au cou de Rodilard ; Qu'ainsi, quand il irait en guerre, De sa marche avertis, ils s'enfuiraient sous terre ; Qu'il n'y savait que ce moyen. Chacun fut de l'avis de Monsieur le Doyen : Chose ne leur parut à tous plus salutaire. La difficulté fut d'attacher le grelot. L'un dit : « Je n'y vas point, je ne suis pas si sot,» L'autre : « Je ne saurais. » Si bien que sans rien faire On se quitta. J'ai maints chapitres vus, Qui pour néant se sont ainsi tenus ; Chapitres, non de rats, mais chapitres de moines,
Voire chapitres de chanoines. Por si no conocéis la fábula de La Fontaine...



Un gato, llamado Rodilardo, causaba entre las ratas tal estrago y las diezmaba de tal manera que no osaban moverse de su cueva.  Así, con tal penuria iban viviendo que a nuestro gato, el gran Rodilardo, no por tal lo tenían, sino por diablo. Sucedió que un buen día en que Rodilardo por los tejados buscaba esposa, y mientras se entretenía con tales cosas, reuniéronse las ratas, deliberando qué remedio tendrían sus descalabros. Habló así la más vieja e inteligente: -Nuestra desgracia tiene un remedio: ¡atémosle al gato un cascabel al cuello! Podremos prevenirnos cuando se acerque, poniéndonos a salvo antes que llegue.  Cada cual aplaudió entusiasmada; esa era la solución ¡estaba clara! Mas poco a poco reaccionaron las ratas, pues ¿cuál iba a ser tan timorata? ¡Quién iba a atarle el cascabel al gato!  Así he visto suceder más de una vez -y no hablo ya de ratas, sino de humanos-: ¿a quién no lo han golpeado los desengaños? Tras deliberaciones, bellas palabras, grandes ideas... y, en limpio, nada. PS: désolée pour cette présentation chaotique, depuis hier le programme change les espaces, 
la taille des caractères, etc...et je ne sais que faire!!!

5 juil. 2014

Ah ces mouches! / Ah ¡esas moscas!



Aujourd'hui deux fables qui n'en font qu'une; comme presque toutes les fables, elles se sont inspirées d'Esope. L'une en vers par le grand fabuliste espagnol Samaniego, l'autre en prose par Phèdre ( « Caius Iulius Phaedrus », auteur Latin né autour de 14 avant J.-C. et mort vers 50 après J.-C.)

Hoy dos fábulas que sólo son una; como casi todas la fábulas están inspiradas por Esopo. Una en versos del gran fabulista español Samaniego, la otra en prosa por Phèdre ( « Caius Iulius Phaedrus » fue una autor latino nacido alrededor de 14 AC y muerto hacia el año 50 DC).



Le chauve et la mouche Samaniego

Une Mouche insolente
Piquait impertinente
La spatieuse calvitie d'un Ancien.
Il voulut la tuer, leva la main,
Frappa un coup, mais elle s'en fut, sauve,
Blessant le coup la ronde calvitie.
Avec un rire démesuré
La Mouche cria: “Chauve maudit,
Si m'ôter la vie
Tu essayas pour un léger délit,
À quelle peine condamnes-tu ton bras,
Barbare exécuteur d'un tel coup?”
“À celui qui oeuvre avec malice,
Lui répondit l'homme prudemment,
Une justice rigoureuse
Doit appliquer le juste châtiment
Et il est bon d'exercer la clémence
Pour celui qui pèche par inadvertance.
Vous savez, Mouche scélérate,
Que la condition humaine 
mesure l'offense reçue
Selon la main d'où elle est venue”.

L'offense grandit d'autant plus
Que celui qui offense est vil
(Trad: Colo)

El calvo y la mosca Samaniego

Picaba impertinente
En la espaciosa calva de un Anciano 
Una Mosca insolente.
Quiso matarla, levantó la mano, 
Tiró un cachete, pero fuese salva, 
Hiriendo el golpe la redonda calva. 
Con risa desmedida
La Mosca prorrumpió: «Calvo maldito, 
Si quitarme la vida
Intentaste por un leve delito,
¿A qué pena condenas a tu brazo, 
Bárbaro ejecutor de tal porrazo?» 
«Al que obra con malicia,
Le respondió el varón prudentemente, 
Rigurosa justicia
Debe dar el castigo conveniente, 
Y es bien ejercitarse la clemencia 
En el que peca por inadvertencia. 
Sabe, Mosca villana,
Que coteja el agravio recibido 
La condición humana,
Según la mano de donde ha venido»; 

 
Que el grado de la ofensa tanto asciende 
Cuanto sea más vil aquel que ofende.
 
 
LE CHAUVE ET LA MOUCHE Phèdre

Liber IV, Fabula XXXICALVUS ET MUSCA

Une Mouche piqua la tête d'un Homme chauve; celui-ci, cherchant à l'écraser, se donna une forte tape. « Tu voulais te venger d'une légère piqûre par la mort d'un petit être ailé, lui dit la Mouche en se moquant; comment te puniras-tu du mal et de l'affront que tu t'es faits? » L'Homme répondit: « Je ferai promptement la paix avec moi-même, parce que je sais que je n'avais pas l'intention de m'offenser. Quant à toi, vil et méchant animal, qui te plais à sucer le sang humain, je voudrais te tuer, dût-il m'en coûter plus encore. »


Cet exemple nous apprend qu'il faut pardonner une faute involontaire; mais celui qui cherche sciemment à nuire, je le juge digne de tout châtiment.

Voici le texte en latin!

Calvi momordit musca nudatum caput ; quam opprimere captans alapam sibi duxit gravem. Tunc illa inridens : « Punctum volucris parvulae voluisti morte ulcisci ; quid facies tibi, injuriae qui addideris contumeliam ? » Respondit : « Mecum facile redeo in gratiam, quia non fuisse mentem laedendi scio. Sed te contempti generis animal improbum, quae delectaris bibere humanum sanguinem, optem necare vel majore incommodo. »

Hoc argumento veniam dari docet qui casu peccat quam qui consilio est nocens, illum esse quamvis dignum poena judico.


Una Mosca picó la cabeza de un Hombre calvo; este, intentando aplastarla, se dio un fuerte golpe en la cabeza. “Querías vengarte de una ligera picadura con la muerte de un diminuto ser alado, le dijo la Mosca burlándose; ¿cómo te castigarás del daño y de la afrenta que te hiciste?”
El Hombre contestó:”Pronto haré las paces conmigo mismo, porque sé que no tenía intención de ofenderme. En cuánto a ti, vil y malévolo animal, que te complaces en chupar la sangre humana, me gustaría matarte, aunque me cueste mucho más aún.”

Ese ejemplo nos enseña que hay que perdonar una ofensa involuntaria; pero el que busca perjudicar a sabiendas, le juzgo digno de todo castigo.
(Trad. Colo)


11 juin 2013

Magnificence / Magnificencia


Félix María de Samaniego 1745-1801, fabuliste espagnol, était d'ascendance noble et argentée ce qui lui permit de faire des études en France où on peut supposer, sans trop se tromper, qu'il a pris connaissance des fables de La Fontaine.



Félix María de Samaniego 1745-1801, fabulista español, era de familia noble y adinerada lo que le permitió estudiar en Francia donde se puede suponer sin equivocarse mucho, que supo de las fábulas de Jean de La Fontaine.


Nous poursuivons avec la même fable: le ton est ici différent, le lion plus majestueux, magnanime, un peu pédant, le rat est devenu une souricette...


Seguimos con la misma fábula: el tono es aquí diferente, el león más majestuoso, un poco magnánimo y pedante, la rata se ha trasformado en un ratoncillo... 



Le Lion et la souris

Une petite souris était prisonnière
des griffes d'un lion ; la malheureuse
ne fut pas attrapée dans telle souricière
pour vol de lard ni de fromage,
mais parce qu'avec d'autres elle dérangeait
le lion, qui dans son antre se reposait.
Elle demande pardon, pleurant son insolence ;
à l'entendre implorer sa royale clémence,
le roi répond d'un ton majestueux :
- Titus ne dirait pas mieux -  “Je te pardonne”.
Un peu plus tard le lion chassant trébuche
sur un filet caché dans les taillis :
il veut en sortir, mais il reste prisonnier ;
il assourdit la jungle de rugissements féroces.
La souris, libre, qui l'entend,
arrive en courant : diligente elle ronge
les noeuds du filet de telle façon
qu'enfin elle rompt les liens de la bête sauvage.


Il convient au puissant
d'avoir pitié des malheureux ;
il se peut qu'il ait besoin
de l'aide d'un plus nécessiteux.

(trad. Colo, //Traduction ardue, vos suggestions seront bienvenues.)

 

EL LEÓN Y EL RATÓN



Estaba un ratoncillo aprisionado
en las garras de un león; el desdichado
en la tal ratonera no fue preso
por ladrón de tocino ni de queso,
sino porque con otros molestaba
al león, que en su retiro descansaba.
Pide perdón, llorando su insolencia;
al oír implorar la real clemencia,
responde el rey en majestuoso tono
—no dijera más Tito—: «Te perdono».
Poco después cazando el león tropieza
en una red oculta en la maleza:
quiere salir, mas queda prisionero;
atronando la selva ruge fiero.
El libre ratoncillo, que lo siente,
corriendo llega: roe diligente
los nudos de la red de tal manera,
que al fin rompió los grillos de la fiera.


Conviene al poderoso
para los infelices ser piadoso;
tal vez se puede ver necesitado
del auxilio de aquel más desdichado.




11 sept. 2012

Transformation

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?

Chantefables et chantefleurs (1970), La fourmi
Citations de Robert Desnos

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas?
Fable de Samaniego (1745-1801)
Les fourmis

Ce qu'aujourd'hui sont les fourmis,
Étaient les hommes d'antan:
De leurs biens propres et de ceux d'autrui
Ils faisaient leur provision.
Jupiter, qui depuis des siècles
Observait cette passion,
N'en pouvant plus,
En fourmis les transforma:
Ils changèrent de forme;
Et d'habitudes? Jamais.(Trad: Colo)

Photo, Colo

Las hormigas 
Lo que hoy las hormigas son, 
Eran los hombres antaño:
De lo propio y de lo extraño 
Hacían su provisión. 
Júpiter, que tal pasión 
Notó de siglos atrás,
No pudiendo aguantar más, 
En hormigas los transforma: 
Ellos mudaron de forma; 
¿Y de costumbres? Jamás.
Fábulas, Samaniego