Sans
doute, oui sans doute un billet sur nos 17 lapins nouveaux-nés
accompagné d’adorables photos aurait-il été plus approprié en
ces jours de Pâques.
Mais
non, c’est un poème surréaliste d’Octavio Paz qui m’a
étonnée, m'a fait sourire et me demander où il avait été chercher tant
de choses à dire sur...deux yeux.
Tal
vez, sí tal vez una entrada sobre nuestros 17 conejitos recién nacidos ,
acompañada de fotos muy monas hubiera sido más apropiado en estos
días de Pascua.
Pero
no, es un poema surrealista de Octavio Paz que me ha sorprendido,
hecho sonreír y preguntarme de dónde había sacado tantas cosas que
decir sobre...dos ojos.
Octavio
Paz ( Mexique
1914-1998)
Tes
yeux
Tes yeux sont la patrie
de l'éclair et de la larme,
silence disert,
tempêtes sans vent,
mer sans vagues,
oiseaux prisonniers, fauves
dorés endormis,
topazes impies comme la
vérité,
automne dans une
clairière
où la lumière chante sur
l’épaule
d'un arbre, et où toutes les
feuilles sont oiseaux,
plage que le matin trouve
constellé d'yeux,
panier de fruits de feu,
mensonge nourricier,
miroirs de ce monde, porte de
l'au delà,
pulsation tranquille de la
mer à midi
absolu
qui scintille,
désert.
traduction
Colo
(inspirée par
celle d’ E.
Dupas )
 |
Silvana Canetti (Uruguay)
"
Los ojos de Ariadna"
|
Tus
ojos O. Paz
Tus
ojos son la patria
del relámpago y de la lágrima,
silencio
que habla,
tempestades sin viento,
mar sin olas, pájaros
presos,
doradas fieras adormecidas,
topacios impíos como
la verdad,
otoño en un claro del bosque
en donde la luz
canta en el hombro
de un árbol y son pájaros todas las hojas,
playa que la mañana
encuentra constelada de ojos,
cesta
de frutos de fuego,
mentira que alimenta,
espejos de este
mundo,
puertas del más allá,
pulsación tranquila del
mar a mediodía,
absoluto que parpadea, páramo.