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2 juin 2026

La vie et les formules / La vida y las fórmulas

 Cette courte biographie d'Oscar Campos vous aidera à comprendre le poème, je crois. 

 

Oscar Campos est né à Valparaíso en 1955 et est fils de pêcheur. Durant ses années universitaires, le pays a traversé des ruptures, des changements complexes et des traumatismes. Dans ce contexte, il a choisi de brûler sa bibliothèque naissante ainsi que ses premiers écrits. Il a étudié l’ingénierie commerciale et a exercé professionnellement en tant qu’auditeur-comptable. Il est titulaire d’un Master en administration. Son parcours ressemble à l’itinéraire d’un train : de temps à autre, il descend dans une gare, comme tout le monde, à ceci près qu’il écrit, respire et évite la claustrophobie…

 

Une feuille verte 

Oscar Campos 

 

Une feuille verte

tombe sur un livre,

la branche ne l’a pas lâchée,

mais l’habitant

a oublié d’écouter les saisons.

Le livre ouvert,

ne la reconnaît pas,

il ne parle que de formules.

 

Ce n’est pas l’automne, sa chute,

elle semble être l’erreur d’un code

qui ne comprenait pas les arbres.

 

La pensée cherche les codes exacts,

saute entre des formules.

Sa frénésie l’éloigne de la chair.

.      

Peut-être la feuille

était-elle plus proche de la réalité

que cette architecture parfaite. 

(...)

 Ainsi la pensée,

qui ne touche pas l’âme

se convertit en un piège,

et arrête simplement de fleurir.

 

Une feuille verte,

cherche la vie,

tombe sur un livre de poésie...

 (Trad: Colo)

 


 

Oscar Campos nace en Valparaíso y es hijo de pescador. En su época de universitario el país experimenta quiebres, cambios complejos y traumas, y en este contexto, opta por quemar su incipiente biblioteca y escritos. Estudió ingeniería comercial y en su vida profesional se desempeña como contador auditor. Posee un Master en administración. Su camino se parece al itinerario de un tren, de vez en cuando desciende en alguna estación, como todos, solo que escribe, respira, y evita la claustrofobia....

 

   

Una Hoja verde

Oscar Campos

 

Una hoja verde

cae sobre un libro,

 no porque la rama la soltara,

sino porque el habitante

olvidó escuchar las estaciones.

El libro abierto,

no la reconoce,

habla solo de fórmulas.

 

No es otoño, su caída,

parece un error de un código

que no entendía de árboles.

 

El pensamiento busca los códigos exactos,

salta entre formulas.

Su frenesí lo aleja de la carne.

 

Quizás, la hoja

estaba mas cerca de la realidad

que esa arquitectura perfecta.

 

 (...)

Así el pensamiento,

que no toca el alma

se convierte en una trampa,

simplemente deja de florecer.

 

Una hoja verde,

busca la vida,

cae en un libro de poesía…

 

 

 

 

27 juil. 2014

La plage / La playa



Manuel Altolaguirre (Málaga1905 - Burgos1959)

La poésie, comme toute manifestation amoureuse, est un désir et une création, et le poète, comme tout amoureux, doit regarder d'un oeil bienveillant la vie, qui est la meilleure muse et avec qui il réalisera son oeuvre.” Fin d'un amour 1949
"La poesía puede ser, como toda manifestación amorosa, un deseo y una creación, y el poeta, como todo enamorado tiene que mirar con buenos ojos a la vida, que es la mejor musa y con la que, al fin y al cabo, realizará su obra." 
 

A Federico García Lorca

PLAGE

Deux par deux les barques
comme sandales du vent
mises à sécher au soleil.

Moi et mon ombre, angle droit.
Moi et mon ombre, livre ouvert.

Couché sur le sable
comme une dépouille de la mer
un enfant endormi.

Moi et mon ombre, angle droit.
Moi et mon ombre, livre ouvert.

Et plus loin, des pêcheurs
tirant des amarres
jaunes et saumâtres.

Moi et mon ombre, angle droit.
Moi et mon ombre, livre ouvert.
(Trad: Colo)

Sorolla 1863-1923


A Federico García Lorca

PLAYA

Las barcas de dos en dos,
como sandalias del viento
puestas a secar al sol.

Yo y mi sombra, ángulo recto.
Yo y mi sombra, libro abierto.

Sobre la arena tendido
como despojo del mar
se encuentra un niño dormido.

Yo y mi sombra, ángulo recto.
Yo y mi sombra, libro abierto.


Y más allá, pescadores
tirando de las maromas
amarillas y salobres.

Yo y mi sombra, ángulo recto.
Yo y mi sombra, libro abierto.


PS: Le peintre Valencien Sorolla sera le sujet du prochain billet. 

23 avr. 2013

Roses et livres en fête / Rosas y libros de fiesta



Le 23 avril a été choisi par L'Unesco en 1995 comme jour du livre et de la défense des droits d' auteurs et fut célébré pour la première fois en 1996. Ce jour correspond au jour de la mort de Cervantes, de Shakespeare et d'autres écrivains. C'est aussi la fête de saint Jorge (Sant Jordi), patron de la Catalogne.
La coutume (qui s'est étendue aux Baléares) veut qu'on offre à ses proches et amis un livre et une rose, rouge de préférence.
Partout dans les villes, villages, des stands de livres, des auteurs qui les signent, les dédicacent.
Un beau jour! Je reviens de la ville, déjà des amateurs, des écoliers à 10h30. Un rayon de soleil.


J'ai acheté, pour l'offrir car je l'ai déjà, le dernier livre de Rosa Montero, “La ridícula idea de no volver a verte.” (L'idée ridicule de ne plus te revoir). La vie de Marie Curie mais pas que...je vous en parlerai quand il sera traduit en français. 
Et puis des livres d'occasion, de poésie et du/de la parfait(e) cultivateur/trice bien sûr.
Tania en avait parlé en 2011, ici: http://textespretextes.blogs.lalibre.be/tag/sant+jordi



El 23 de abril fue elegido por la Unesco en 1995 como día del libro y de la defensa del derecho de autor y fue celebrado por primera vez en 1996. Este día corresponde al día de la muerte de Cervantes, Shakespeare y otros escritores. También es la San Jorge (Sant Jordi), patrón de Cataluña.
La costumbre (que se extendió a las Baleares) es ofrecer un libro y una rosa (si roja, mejor) a sus amigos, su familia. Vuelvo de la ciudad,
compré “La ridícula idea de no volver a verte.” de Rosa Montero, unos libros de poesía y del perfecto horticultor. ¿Y vosotros?



Voici que s'invite un Sao Jorge da Capadócia, dans une Bossa Nova pas triste! Merci Carole.