Après Lagrimas Negras, nous restons à Cuba (pour un bon moment je crois) . Aujourd’hui deux courts poèmes.
Roberto Branly (La Havane 1930-1980)
Réponse
(14 mars 1970)
À un jeune écrivain,
exclusivement agnostique ?
La mémoire, simplement,
dans l’obscurité,
peut être le fil d’une épée,
le nœud dans une corde, le chaos,
la propre voix comme un marteau
dans le silence;
ou, au contraire,
une étoile jeune
brillant, étonnamment,
sur le fond de la nuit.
(Trad: Colo)
ROBERTO BRANLY (La
Havane 1930-1980)
RESPUESTA
(14
de marzo de 1970)
A
un joven escritor,
¿exclusivamente
agnóstico?
La
memoria, simplemente,
dentro de la oscuridad,
puede ser el
filo de una espada,
el nudo en una cuerda, el caos,
la
propia voz como un martillo
en el silencio;
o, por el
contrario,
una estrella joven
brillando,
inesperadamente,
sobre el fondo de la noche.
Memoria Carlos Alonso (Argentina)
Manuel Diaz Rodriguez (Cuba 1936-)
Mauvais temps
Dehors il pleut trop, mais
par moments la tempête se calme,
et alors continue de ruisseler, partout
une mélancolie obstinée.
On pronostique pour les prochaines heures
des silences torrentiels
et en fin de journée
un mutisme en forme de neige.
Les précautions seraient inutiles
pour éviter les ravages du mauvais temps
nous communique le météorologue E.M. Cioran.
(Trad: Colo)
Lluvia /Pluie , Elio Fidel Villate Lam (Cuba)
Mal tiempo
Afuera llueve demasiado, pero
por momentos amaina el temporal,
y entonces queda goteando sobre todo
una pertinaz melancolía.
Pronostican para las próximas horas
silencios torrenciales
y al final de la jornada
una mudez en forma de nieve.
Serán inútiles las precauciones
para evitar los estragos del mal tiempo,
nos comunica el meteorólogo E. M. Cioran.

