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24 sept. 2023

P(l)ages , poésie de la mer, du sable....

 

Tout est original, joliment présenté dans ce recueil de poésie.

D’abord son format agréable à manier, à lire car il y a des “respirations”, des blancs, quelques photos. Ensuite il a été réalisé par 4 poètes : Brigitte Bardou,Viviane Fournier, Marion Le Braz et Alcyon. mais on ne sait pas qui a écrit quoi: les poèmes ne sont pas signés quoique quelques pistes...

Voici la couverture de P(l)ages


Sur la page de garde on lit ceci:

"À celles et ceux qui nous ont fait découvrir nos premières plages.

À celles et ceux à qui nous avons eu la joie de les faire découvrir à notre tour".


Tous les poèmes, parfois très courts ou d’autres racontant une histoire, ont trait à la plage, la mer, l’eau. Aux couleurs, aux mouvements des vagues, au sable...Aux personnes, beaucoup d’enfants, mais aussi aux migrants, aux amours, aux souvenirs. 





Parfois, en bas du poème, en bas de page, un mot qui fait écho.

 



Pour que vous vous en fassiez une idée, j’ai préféré photographier quelques pages plutôt que de recopier les mots.

 


Publié par Lisières, un joli cadeau à vous faire, à offrir aussi.

16 déc. 2020

Kinépoèmes

 

Il y a un temps, Deylan Caylon (pseudo) m’a contactée après avoir parcouru mon

blog car il voulait faire une section “kinépoèmes “ sur le thème Péninsules.


Un Kinépoème, m’a-t-il expliqué, ce sont quelques lignes d’un poème que je mets

 en mouvement, images et musique. !Muy bien!


Depuis lors, et sur son site Lisière , il a ajouté une autre section Latinos et nous 

échangeons des poèmes, puis je découvre avec grand plaisir ce qu’il en a fait.


Aujourd’hui, et pour vous souhaiter des jours agréables, en voici deux.


Alfonsina Storni




Le second ne vient pas de chez moi bien sûr, mais comment résister à cet appel de la poésie ?







27 déc. 2019

La lisère des mots / La linde de las palabras



LISIÈRES
(extrait)


Quand trop de voix familières
jonchaient le bas-côté des jours
j’écrivais
pour détourner le temps
prendre le pouls de la mémoire
dans le ravissement d’un arrêt sur image.

Mais déjà le chemin s’effaçait
à la lisière des mots

et l’on n’entendait plus que des voix
indistinctes
rudes comme la rouille
des faux abandonnées

et l’image n’était plus
qu’un obscur reflet
qui à tout moment
pouvait blesser la lumière.

 Irène Dubœuf, « Lisières » in Effacement des seuils, éditions Unicité, 2019, page 45. 

Poème et références trouvés sur le blog Terres de Femmes:
https://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2019/12/ir%C3%A8ne-dub%C5%93uf-lisi%C3%A8res.html 

Vicente Verdú




Orillas
(Extracto)

Cuando demasiadas voces familiares
cubrían el arcén de los días
escribía
para desviar el tiempo
para tomar el pulso de la memoria
en el encanto de un estudio minucioso.

Pero el camino ya se borraba
en la linde de la palabras

y ya sólo se oían voces
indistintas
rugoso como el óxido
de las hoces abandonadas

y la imagen ya no era más
que un oscuro reflejo
que en cualquier momento
podía herir la luz.
 
(Traducción Colo)