Il arrive, il m’arrive si souvent, de partir sur une piste puis d’en suivre une autre...
C’est ainsi qu’en cherchant des poètes-peintres, comme Rafael Albert du billet précédent, c’est Joan Miró qui s’est imposé: j’ai ainsi découvert qu’il s’était associé avec Jacques Prévert et avec Lise Deharme ( ou Lise Anne-Marie Hirtz, elle apparaît sous les deux noms). Une dame dont le nom m’était absolument inconnu, romancière et poétesse, une muse du surréalisme.
Elle a publié un recueil de poèmes (recueil surréaliste féminin) illustrés par J. Miró sous le titre “Il était une petite pie”
Mais
commençons par Prévert-Miró. (les lettres sont minuscules, je vous les écris)
À gauche:
Quand
le rêveur revient à la vie
la vie parfois lui sourit
Plus souvent
lui règle son compte
et
le congédie
À droite:
Toute
réflexion faite
par ces temps de malheur
le miroir s'est brisé
On ne se voit pas En argot dans le texte
dans Ève adorait le soleil
la mer et
le soleil a doré Eve
c'est pourquoi
dans la langue du plaisir
Reluire
veut dire jouir
et
le dit
Et voici un des poèmes du Lise Deharme, toujours illustré par J. Miró
Une petite pomme un jour d'été
s'en est allée
rouler-rouler
loin du verger
des dents cruelles
et loin des piqûres d'abeille
une grosse pierre
voulut l'arrêter
Elle s'est dépêchée de la manger
et dans le ciel s'est est allée.






