Deux
courts poèmes d’Alejandra Pizarnik, cette poétesse Argentine si
vénérée là-bas, si peu connue de notre côté dont
je vous avais longuement parlé ici
Dos
poemas cortos de Alejandra Pizarnik, esa poetisa Argentina tan
venerada en su país de la cual os había hablado aquí.
INFANCIA
Hora
en que la yerba crece
en
la memoria del caballo.
El
viento pronuncia discursos ingenuos
en
honor de las lilas,
y
alguien entra en la muerte
con
los ojos abiertos
como
Alicia en el país de lo ya visto.
Enfance
Heure
où pousse l’herbe
dans
la mémoire du cheval.
Le
vent prononce des discours ingénus
en
honneur aux lilas,
et
quelqu’un entre dans la mort
les
yeux ouverts
comme
Alice dans le pays du déjà vu.
(Trad:Colo)
Sens
de son absence
si
j’ose
regarder
et dire
c’est
pour son ombre
si
doucement unie
à
mon nom
là
au loin
dans
la pluie
dans
ma mémoire.
Par
son visage
qui
brûlant dans mon poème
disperse
joliment
un
parfum
de
visage aimé disparu
(Trad:Colo)
SENTIDO
DE SU AUSENCIA
si
yo me atrevo
a
mirar y a decir
es
por su sombra
unida
tan suave
a
mi nombre
allá
lejos
en
la lluvia
en
mi memoria
por
su rostro
que
ardiendo en mi poema
dispersa
hermosamente
un
perfume
a
amado rostro desaparecido
