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7 avr. 2026

Chanter / Cantar

     Federico García Lorca - "Clamor" “Clameur”

 

Dans les tours

jaunes

sonnent les cloches.


Sur les vents

jaunes

s’égrènent les coups de cloches.


Sur un chemin va

la mort, couronnée

de fleurs d’oranger fanées.


Chante et chante

une chanson

sur sa vihuela blanche,

et chante et chante et chante.


Dans les tours jaunes

cessent les cloches.


Le vent avec la poussière

fait des arcs d’argent. 

Trad:Colo 


Vihuela: Instrument de musique espagnol à cordes pincées ou frottées, de la même famille que le luth et la guitare, et comportant une caisse plate de taille variable et échancrée, souvent percée de plusieurs petites rosaces.

 

 
 
" Sandra Hurtado-Ros chante au piano accompagnée par Claire Masson au violoncelle, Mathilde Sérié à la trompette et Gildas Becquet à la contrebasse.
 

En las torres
amarillas
doblan las campanas.

Sobre los vientos
amarillos
se abren las campanadas.

Por un camino va
la muerte, coronada
de azahares marchitos.

Canta y canta
una canción
en su vihuela blanca,
y canta y canta y canta.

 En las torres amarillas
cesan las campanas.

El viento con el polvo
hace proras de plata.






 

3 févr. 2026

Silence, lumière et vers / Silencio, luz y versos

 

Le silence rond de la nuit

Federico García Lorca

Le silence rond de la nuit
Sur la portée musicale
De l'infini.
Moi je sors nu en rue,

Ivre de vers
Perdus.
Le noir, criblé
Par le chant du grillon,

Retient ce feu follet
Mort,
Du son.
Cette lumière musicale
Que perçoit
L'esprit.
Les squelettes de mille papillons
Dorment dans mon enceinte.


Passe une jeunesse de brises folles
Sur la rivière.


(Trad: Colo) 

  


 


 

 

El silencio redondo de la noche
Federico García Lorca
    El silencio redondo de la noche
    Sobre el pentagrama
    Del infinito.
    Yo me salgo desnudo a la calle,
    Maduro de versos
    Perdidos.
    Lo negro, acribillado
    Por el canto del grillo,
    Tiene ese fuego fatuo,
    Muerto,
    Del sonido.
    Esa luz musical
    Que percibe
    El espíritu.
    Los esqueletos de mil mariposas
    Duermen en mi recinto.

    Hay una juventud de brisas locas
    Sobre el río.

 

8 mai 2025

Ivre de vers perdus / Maduro de versos perdidos

 

Le silence rond de la nuit
 



Federico García Lorca


 
Le silence rond de la nuit
Sur la portée musicale
De l'infini.

Moi je sors nu en rue,
                                            Ivre de vers                                                  
Perdus.

Le noir,
criblé
Par le chant du grillon,
Retient ce feu follet
Mort,
Du son.

Cette lumière musicale
Que perçoit
L'esprit.
Les squelettes de mille papillons
Dorment dans mon enceinte.

Passe une jeunesse de brises folles
Sur la rivière.

(Trad: Colo) 

 
 
El silencio redondo de la noche
Federico García Lorca
    El silencio redondo de la noche
    Sobre el pentagrama
    Del infinito.

    Yo me salgo desnudo a la calle,
    Maduro de versos
    Perdidos.

    Lo negro, acribillado
    Por el canto del grillo,
    Tiene ese fuego fatuo,

    Muerto,
    Del sonido.
    Esa luz musical
    Que percibe
    El espíritu.

    Los esqueletos de mil mariposas
    Duermen en mi recinto.

    Hay una juventud de brisas locas
    Sobre el río.

17 déc. 2015

Une lumière musicale / Una luz musical



Le silence rond de la nuit

Federico García Lorca


Le silence rond de la nuit
Sur la portée musicale
De l'infini.
Moi je sors nu en rue,
Ivre de vers
Perdus.
Le noir,
criblé
Par le chant du grillon,
Retient ce feu follet
Mort,
Du son.
Cette lumière musicale
Que perçoit
L'esprit.
Les squelettes de mille papillons
Dorment dans mon enceinte.

Passe une jeunesse de brises folles
Sur la rivière.

(Trad: Colo) 

Feux follets / Fuegos fatuos





El silencio redondo de la noche
Federico García Lorca
    El silencio redondo de la noche
    Sobre el pentagrama
    Del infinito.
    Yo me salgo desnudo a la calle,
    Maduro de versos
    Perdidos.
    Lo negro, acribillado
    Por el canto del grillo,
    Tiene ese fuego fatuo,
    Muerto,
    Del sonido.
    Esa luz musical
    Que percibe
    El espíritu.
    Los esqueletos de mil mariposas
    Duermen en mi recinto.

    Hay una juventud de brisas locas
    Sobre el río.



18 févr. 2013

Au fond de l'eau.../ En el hondo del agua...

 
Dans la série de poèmes de F. García Lorca, miroirs et reflets, et parce qu'il faut bien s'arrêter un jour, voici ce dernier poème.
De nombreux problèmes de traduction cette fois aussi, notamment pour "niño" et "muchacho".
Il apostrophe le jeune, donc "enfant" pour "niño" ne convenait pas, j'ai choisi "petit".
Mais voilà que plus loin, il emploie "muchacho", garçon. Même problème. "jeune homme" n'est pas vraiment satisfaisant, si vous avez une suggestion...


En la serie de poemas de F. García Lorca, espejos y reflejos, y porque hay que parar un día, he aquí un último poema.
Traducirlo fue muy arduo...



Narcisse F. García Lorca

Petit.
Tu vas tomber dans le ruisseau!
Au fond il y a une rose
et dans la rose un autre ruisseau.
 
Regarde cet oiseau! Regarde
cet oiseau jaune!

Mes yeux sont tombés
dans l'eau.

Mon Dieu!
Il glisse! Muchacho!
 

...et dans la rose je suis, moi.

Quand il se perdit dans l'eau
je compris. Pourquoi expliquer.

(trad: Colo)

Narciso Arturo Martini

Narciso F. García Lorca
Niño.
¡Que te vas a caer al río!
En lo hondo hay una rosa
y en la rosa hay otro río.

¡Mira aquel pájaro! ¡Mira
aquel pájaro amarillo!
Se me han caído los ojos
dentro del agua.

¡Dios mío!
¡Que se resbala! ¡Muchacho! 

 
... y en la rosa estoy yo mismo.

Cuando se perdió en el agua
comprendí. Pero no explico.



vi interminables ojos inmediatos escrutándose en mí como en un espejo, vi todos los espejos del planeta y ninguno me reflejó” Borges, Aleph.


« je vis des yeux tout proches, interminables, qui s'observaient en moi comme dans des miroirs, je vis tous les miroirs de la planète et aucun ne me refléta” » JLB in l'Aleph
(Merci K)

Tania nous en envoie un autre, merci!


Le narcisse et la jonquille


Es-tu narcisse ou jonquille ?
Es-tu garçon, es-tu fille ?
Je suis lui et je suis elle,
Je suis narcisse et jonquille,
Je suis fleur et je suis belle
Fille.


Robert Desnos, Chantefleurs Chantefables