Sans doute n’est-ce pas ce qu’on appelle “un grand poème” celui d’aujourd’hui, il lui manque du rythme je trouve.
Mais ce regard par la fenêtre, ces petites rencontres et ces mots quotidiens puis, inattendue, cette vue sur la Villa Hadrien qui nous transporte là-bas, loin de nos fenêtres à nous...
À la fenêtre J.R. Wilcock
De gris variés se compose le vent.
Schubert croyait en l’amitié:
un homme regarde au balcon entre deux draps
et un autre lui sourit du patio
assis à la fenêtre
un tournevis à la main.
“Il pleut?”, demande l’homme au balcon;
l’autre n’entend pas mais montre les nuages:
comment des voiles grises passent sur les toits
dans la pénombre d’un soir d’octobre,
mois de pluie, de lumières sales, de raisin.
Là, sous le mont, est Tívoli,
la villa d’Este avec ses fontaines,
la villa construite par Hadrien
sur les terres de sa femme,
et les différentes typographies romaines.
(Trad:Colo)
Villa Adriana Tivoli
En
la ventana J.
R
Wilcock
De grises varios se compone el
viento.
Schubert creía en la amistad:
un hombre se asoma
al balcón entre dos sábanas
y otro le sonríe desde el
patio
sentado en la ventana
con un destornillador en la
mano.
"¿Llueve?", pregunta el hombre del balcón;
el
otro no oye pero señala las nubes:
como velas grises pasan
sobre los techos
en la penumbra de un atardecer de octubre,
mes
de lluvias, de luces sucias, de uva.
Allá, bajo
aquel monte, está Tívoli,
la Villa d'Este con
sus fuentes,
la villa construida por Adriano
en las tierras de su mujer,
y las
diferentes tipografías romanas.

