Affichage des articles dont le libellé est incendies. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est incendies. Afficher tous les articles

4 avr. 2018

Il y a cinq ans... / Hace cinco años

Il y a cinq ans donc, je publiais ce poème et j'y ai pensé en allant revoir la côte nord de l'île qui, à cette époque, avait brûlé. Calcinés les pins, les plantes, un spectacle désolant.
Et cinq ans plus tard... 
Hace cinco años pues, publicaba este poema y volví a pensar en él yendo a ver la costa norte de la isla que, en aquella época,se había quemado. Calcinados los pinos, la plantas, un espectáculo desolador.
Y cinco años más tarde...
 
2013   (clic pour agrandir)                                                    2018
                                                 

 
 

 









 (poème déjà publié ici, mais vous l'avez peut-être oublié:-)))
 
On dit que les plantes ne parlent pas

Rosalía de Castro 

 

On dit que ni les plantes, ni les sources, ni les oiseaux ne parlent,
Non plus la vague et ses grondements, ni les astres et leur brillance,
On le dit, mais c'est faux, car toujours quand je passe,
Ils murmurent et s'exclament:
- Voilà la folle rêvant
De l'éternel printemps de la vie et des champs,
Et déjà bien vite, bien vite, elle aura les cheveux blancs,
Et tremblante, gelée, elle voit que le givre couvre le champ.
- Il y a des cheveux blancs sur ma tête, et du givre dans les champs,

Mais je continue à rêver, pauvre, incurable somnambule,
À l'éternel printemps de la vie qui s'éteint
Et à la persistante fraîcheur des champs et des âmes,
Bien que les uns se fanent et les autres s'embrasent.

Astres et sources et fleurs, ne médisez pas de mes rêves,
Sans eux, comment vous admirer et comment vivre sans eux?
(Trad: Colo) 

Dicen que no hablan las plantas

Rosalía de Castro



Dicen que no hablan las plantas, ni las fuentes, ni los pájaros,
Ni el onda con sus rumores, ni con su brillo los astros,
Lo dicen, pero no es cierto, pues siempre cuando yo paso,
De mí murmuran y exclaman:
—Ahí va la loca soñando
Con la eterna primavera de la vida y de los campos,
Y ya bien pronto, bien pronto, tendrá los cabellos canos,
Y ve temblando, aterida, que cubre la escarcha el prado.

—Hay canas en mi cabeza, hay en los prados escarcha,
Mas yo prosigo soñando, pobre, incurable sonámbula,
Con la eterna primavera de la vida que se apaga
Y la perenne frescura de los campos y las almas,
Aunque los unos se agostan y aunque las otras se abrasan.

Astros y fuentes y flores, no murmuréis de mis sueños,
Sin ellos, ¿cómo admiraros ni cómo vivir sin ellos?

1 sept. 2012

Coupes et files / Cortes e hileras


Ciel jaune-pluie / Cielo amarillo-lluvia

 Excellente nouvelle: il a plu et il pleuvine.
Hier, après des mois bleus, chauds et secs, il a tonné et « diluvié ». Coupures de courant.
Excelente noticia : ha llovido y llovizna.
Ayer, después de meses azules, cálidos y secos, ha tronado y diluviado. Cortes de luz.
Incendies : c'était à La Gomera, à Madrid, en Galice, aujourd'hui autour de Malaga. Ne pourrait-on procéder, pour un jour, à une immersion ibérique ?
Les orages passés, aujourd'hui nous disons un adieu soulagé aux feux, plus de cent sur l'île cet été.
Et un bonjour mitigé à la rentrée...celle des fourmis pour l'instant. Ces délicates détestent se mouiller les pattes, c'est sûr; il suffit d'une aile de papillon ou de mouche traînant quelque part pour qu'une colonne noire fort et agitée apparaisse. Couper les files.

Incendie Bendinat, Mallorca (Noticias Terra)

Incendios : fue en La Gomera, en Madrid, en Galicia, hoy alrededor de Málaga. ¿No se podría proceder, por un día, a una inmersión ibérica ?
Tras las tormentas, hoy decimos un adiós aliviado a los fuegos, más de cien en la isla este verano.
Y un buenos días mitigado al retorno.... de las hormigas en este momento. Esas delicadas odian mojarse las patas, está claro ; basta con un ala de mariposilla o de mosca escondida en alguna parte para que una columna negra y agitada aparezca. Cortar hileras.

Les premiers orages sont un signal pour les jeunes du village: ils abandonnent la piscine municipale et commencent à détester l'idée de l'école.
Préparatifs.
Je le vois bien, on ne recouvre plus ici les livres de papier bleu, mais les étiquettes restent obligatoires. Le nom de l'élève partout: souvenirs du plumier, costume de gymnastique, boîte à tartines...bref on finissait pas haïr son propre nom.
Une fleur, un insecte, un nuage ne pourraient-ils pas me représenter?
Tu rêves encore ma fille...”
Ma mère n'était pas du genre fantaisiste et la directrice encore moins.
Las primeras tormentas son una señal para los jóvenes del pueblo : abandonan la piscina municipal y empiezan a odiar la idea de escuela.
Preparativos.
Lo veo bien, ya no se forran los libros con papel azul, pero las etiquetas siguen siendo obligatorias. El nombre del alumno omnipresente: recuerdos de estuches, traje de gimnasia, tarteras...una acababa por detestar su propio nombre.
¿Una flor, un insecto, una nube podrían representarme ?
« Otra vez soñando hija mía... »
A mi madre no se le daba bien la fantasía y a la directora menos.


Mais revenons à notre ciel moutonné de gris, si beau après ce bleu permanent.
Aucune tristesse à l'idée d'un week-end pluvieux : un lourd cadeau m'est arrivé par la poste, « L'ordre libertaire » de Michel Onfray. Plus de 500 pages. De quoi voir filer les jours, l'automne.
Pero volvamos a nuestro cielo aborregado, tan bonito después de ese azul permanente.
Ninguna tristeza a la idea de pasar un fin de semana lluvioso : un regalo de peso me llegó por correos, “El orden libertario” de Michel Onfray, un análisis de la filosofía, de la vida de A. Camus. Más de 500 páginas. Materia para pasar los días, el otoño.