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17 juil. 2011

Vagues de sable / Olas de arena


« L’homme écrit sur le sable
Moi ça me convient bien ainsi
L’effacement ne me contrarie pas,
A marée descendante je recommence »
Jean Dubuffet.

“El hombre escribe en la arena
A mi me conviene así
Su borrado no me contraría
A marea baja vuelvo a empezar”
Jean Dubuffet.


« Sable du temps » auteure du blog Voix de l’oubli et Colo se sont unies cette semaine pour mitonner ce billet sur le sable.

Des moments d’échanges passionnants, à distance, nous ne nous sommes jamais vues ; si loin, si proches.

Magie des mots


Sables mouvants Jacques Prévert

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.

ARENAS MOVEDIZAS Jacques Prévert

Demonios y maravillas
Vientos y mareas

A lo lejos ya el mar se ha retirado

Y tú

Como un alga dulcemente acariciada por el viento

En las arenas del lecho te agitas entre sueños

Demonios y maravillas

Vientos y mareas

A lo lejos ya el mar se ha retirado

Pero en tus ojos entreabiertos

Dos pequeñas olas se han quedado

Demonios y maravillas

Vientos y mareas

Dos pequeñas olas para ahogarme. (trad.Colo)




De sable et d'eau

Le Vent de la mer m'a soufflé
j’ai mille ans
mais je n’ai pas le temps.
Château de sable
lève l'ancre !
l'océan se retire
et t'emporte
vers d' autres rivages,
là où la vague
n'atteindra jamais la dune
là où s'enlisent les rêves
frangés d'écume.
Glisse à travers les reflets
de brume grise,
caresse les mots,
fils d'or et d'argent entrelacés,
révèle nos serments oubliés
et disparais
dans l'émouvance des sables
du temps.
(texte : Sable du temps)

Ajout un peu surréaliste d’un ami doué :
Le vent de la mer m’a soufflé
silence !
des mots, un colosse
majestueux, si lent,
ici, Victor Hugo Boss.

De arena y agua

El Viento del mar
me ha susurrado

tengo mil años

pero no tengo tiempo.

Castillo de arena

¡levanta el ancla!

El océano se retira

Y te lleva

Hacia otras orillas

allá donde la ola

jamás alcanzará la duna

allá donde se hunden

los sueños festoneados

de espuma.

Resbala entre los reflejos

de bruma gris,

acaricia las palabras,
hilos de oro y plata
entrelazados,

desvela nuestros juramentos olvidado
y desaparece
en las arenas

movedizas del tiempo
Texto: Sable du temps.

Añadido un poco surrealista de un amigo talentoso:

El viento del mar me ha susurrado

¡silencio!

de las palabras, un coloso

majestuoso, tan lento,

aquí Víctor Hugo Boss.

Vague de sable,

de dunes en châteaux, joue sur le vent, emplis les seaux multicolores des enfants sur la grève, et quand viendra le soir, effleure de mille grains nos yeux endormis. (S.duT.)

Ola de arena,

de dunas en castillos, juega en el viento, llena los cubos multicolores de los niños en la playa, y cuando venga la noche, roza de mil granitos nuestros ojos dormidos.


Photos 1 et 2, Sable du temps, photo 3 prise au Sénégal par I. Pampín, ¡gracias!

Traductions en español, Colo