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31 mars 2024

Les rites du temps / Los ritos del tiempo

 

                                                     

Dan Miravalles Pendás, Arriondas, Asturias, 1985.

Marine

 

 Renée Ferrer, Paraguay 1944-


Marcher

sur les sables de ta pensée

voyager en clandestin dans les cales de l’espoir,

et céder

-en cette attente de toi,

de ton désir survivant d’un cataclysme d’écumes.


L’horizon se loge en moi

s’appuyant

de l’autre côté de mon front.

La mer s’en tient aux rites du temps

et réitère un secret désiré.


Ne me dis pas que j’ai à nouveau rêvé,

qu’il fait déjà jour.


Trad:Colo


Et, si vous fêtez Pâques, bon dimanche! 



Marina 

 

  Renée Ferrer ,Paraguay 1944-


Caminar

por las arenas de tu pensamiento,

viajar de polizón en las bodegas de la espera,

y ceder

-a esa espera de ti,

de tu deseo sobreviviente de un cataclismo de espumas.


El horizonte se aposenta en mí

recostándose

del otro lado de mi frente.

El mar se atiene a los ritos del tiempo

reiterando un llamado secreto.


No me digas que he soñado otra vez,

que ya es de día. 

 


22 déc. 2022

Harpe pour finir l'Année / Arpa para terminar el Año

 

Pour cette fin d’Année, j’ai choisi la harpe, instrument national du Paraguay où tout

 le monde ou presque semble en jouer, c’est joyeux.


Alfredo Rolando Ortiz est un des plus célèbres harpiste, voici sa Milonga para amar. 


 

Et si vous vous avez l’esprit plus festif, tourbillonnant, ici c’est gai, un peu 

folklorique...

 

Bonne fin d'Année donc !

26 août 2022

Pour toujours ? / ¿Para siempre?

 Fin des vacances, des amours d'été peut-être. 

Sur les îles les bateaux sont bondés de passagers qui rentrent chez eux, ou pour les habitants, reviennent, souvent avec leur voiture, d'un tour en Espagne, en France. Plus loin parfois.

 Départs et arrivées, sourires et larmes. 


                              Ignacio Iturria, en casa



Départ     Renée Ferrer (Paraguay 1944)



Te voir

loin

pour toujours,

pour toujours dans le soupir des prés

que la brise agenouille.


Te voir partir

par le vrombissement du bourdon

devant le soleil dilapidé,

ton ombre pleine de lucioles

flottant dans l'incandescence vibrante.


Mon corps couché sur l’haleine de la terre,

obscurci par cette lumière qui s’éloigne

- papillon de lunes innombrables-

te regardant décroître

par le corridor de l’absence.


(…)

(Trad: Colo)

                                              Raphaël Collin, le départ


Partida Renée Ferrer (Paraguay-1944)

Verte
lejano
para siempre,
para siempre en el suspiro de los pastos
que la brisa arrodilla.

Verte partir
por el zumbido del abejorro
ante un sol dilapidado,
tu sombra llena de luciérnagas
flotando en la temblorosa incandescencia.

Mi cuerpo tendido sobre el aliento de la tierra,
ensombrecido por esa luz que se distancia
-mariposa de incontables lunas-,
mirándote decrecer
por el corredor de la ausencia.

(…)

2 sept. 2020

Il y a des moments comme ça.../ Hay momentos así...

 

Il est des fois...Roque Vallejos Paraguay 1943-2006

   para Augusto Roa Bastos


Il est des fois où personne

ne se rappelle

que nous existons ;

où la vie se rétrécit

et nous serre,

où il est difficile d’éveiller

chaque matin

le sang dans nos veines.



Des jours à conserver

le squelette, courbés vers l’intérieur,

à pleurer dans l’obscurité

sur ces mêmes os,

à employer notre propre peau

comme linceul, et dire

à la vie que nous n’y sommes pas

et qu’elle revienne un autre jour.


(Trad:Colo)

                                        

                                  Pintura de David Padilla

(Trouver une peinture d'un homme au lit qui n'est ni mort ni accompagné n'a pas été aisé:-)) Par contre des femmes, je vous dis pas....curieux n'est-ce pas?)

HAY VECES… Roque Vallejos

 

         para Augusto Roa Bastos

 

Hay veces en que nadie

recuerda

que existimos;

que La vida se encoge

y nos aprieta,

y que es difícil despertar

cada mañana

la sangre en nuestras venas.

 

Días de conservar

el esqueleto, doblados hacia adentro,

y de llorar a oscuras

sobre estos mismos huesos,

de usar la propia piel

como mortaja, y decirle

a la vida que no estamos

y que vuelva otro día.