" Certains poèmes nous conduisent en des lieux que nuls mots n'atteignent, nulle pensée, ils vous guident jusqu'à l'essence même, la vie s'immobilise l'espace d'un instant et devient belle, limpide de regrets ou de bonheur. Il est des poèmes qui changent votre journée, votre nuit, votre vie. Il en est qui vous mènent à l'oubli, vous oubliez votre tristesse, votre désespoir, votre vareuse, le froid s'approche de vous : touché ! dit-il et vous voilà mort. Celui qui meurt se transforme immédiatement en passé.”
(Entre terre et ciel. Jón Kalman Stefánsson)
“Algunos poemas nos arrastran a lugares donde no llegan las palabras, ni el pensamiento, te conducen hasta el núcleo, la vida se detiene durante un instante y se vuelve hermosa, manifiesta la alegría y los lamentos. Algunos poemas te hacen olvidar, se olvida la tristeza, la desesperanza, te olvidas del impermeable y la escarcha te alcanza, dice, te tengo, y estás muerto."
(Entre cielo y tierra Jón Kalman Stefánsson)
Nous revoilà, une autre année poétique, Espérons que certaines publications
vous mènent " à l'essence mème de la vie"!
Bonne chance
Joan Margarit
Chance à celui qui aime ce silence
du mot écrit, et qui a une amie
aux yeux couleur du bois,
pour vieillir ensemble.
Seule un vague crainte pour cette fille
qui ne sortira jamais de l’enfance,
trésor et ruine
de ce marbre de votre jeunesse.
La fumée du bûcher est dans tes yeux;
Chance à celui qui aime ce silence
du mot écrit, et qui a une amie
aux yeux couleur du bois,
pour vieillir ensemble.
(Trad: Colo)
Bureau de Charles Dickens
Buena suerte
Joan Margarit
Suerte tenga quien ame este silencio
de la palabra escrita, y tenga una amiga
con los ojos color de la madera,
para envejecer juntos.
Sólo un vago temor por esta hija
que no saldrá jamás de su niñez,
tesoro y ruina
de aquel mármol de vuestra juventud.
El humo de la pira está en tus ojos:
Suerte tenga quien ame este silencio
de la palabra escrita, y tenga una amiga
con los ojos color de la madera,
para envejecer juntos.