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12 avr. 2011

Le plaisir de l'orchidée / El placer de la orquídea

Une balade autour de chez moi, des herbes et fleurs folles, et surtout la découverte d’orchidées-abeille sauvages. (comme promis Isa.)

Un paseo alrededor de mi casa, hierbas y flores “al natural” y sobretodo el descubrimiento de orquídeas-abeja salvajes.

“Nous sommes des architectes de la pensée. Nous vivons dans de grandes transes. Et nous sommes souvent devenus animal. Nous avons déjà parlé aux brins d’herbe et aux grands arbres. Nous sommes dans l’éclosion du printemps. Nous suivons le rythme des saisons. Nous savons reprendre des forces. Et nous savons répandre notre énergie. Nous sommes dans la palpitation des corps et des choses. »

(Extrait de La Vie de Fabrice Caravaca découvert grâce à Dominique)

(cliquez pour agrandir les photos)



« Somos arquitectos del pensamiento. Vivimos en grande trances. Y a menudo nos hemos vuelto animales. Ya hemos hablado a las briznas de hierba y a los árboles grandes. Estamos en la eclosión de la primavera. Seguimos el ritmo de las estaciones. Sabemos recobrar fuerzas. Y sabemos difundir nuestra energía. Estamos en la palpitación de los cuerpos y de las cosas.” (Extracto de La Vie de Fabrice Caravaca. Trad. Colo)


Música

En la selva se oye la música de la barca subiendo

por el río.

A una orquídea le da por gritar de placer.

Muchos árboles están furiosos. No duermen bien

sus hojas,

sacuden con rabia las raíces y le gritan a la barca

de la música.

A mi madre la Anaconda no le importa.

Ella vive muy ocupada dándole vueltas a la tierra,

cargando en su barriga los árboles, los animales y
la gente.

Poema de Juan Carlos Galeano encontrado aquí.




Musique J.C. Galeano

Dans la jungle on entend la musique de la barque qui remonte

le fleuve.

Une orchidée se met à crier de plaisir.

Beaucoup d’arbres sont furieux. Leurs feuilles

ne dorment pas bien,

elles secouent les racines avec rage et engueulent la barque

de la musique.

Ma mère l’Anaconda ne s’en fait pas.

Elle vit fort occupée à faire des tours de la terre

et charge dans son ventre les arbres, les animaux et

les gens.

(Trad : Colo)


Juan Carlos Galeano (Caquetá, Colombia, 1958). Poeta, traductor y profesor universitario. Miembro fundador de la revista de poesía Ulrika. Ha publicado: Baraja inicial (Poesía, 1986), El pollo sin cabeza de Charles Simic (traducción, 1999), Los muertos y los vivos de Sharon Olds (traducción, 2001), Polen y escopetas (ensayo, 1997) y Amazonia (poesía, 2003).