Certains d’entre vous le connaissaient, d’autres l'ont découvert la semaine dernière, voici un autre poème de ce poète Mexicain que j’apprécie, Octavio Paz.
Intérieur Octavio Paz
Pensées
en guerre
veulent briser mon front
Par
des chemins d’oiseaux
avance l’écriture
La
main pense à voix haute
le mot en appelle un autre
Sur
la feuille où j’écris
vont et viennent les êtres que je
vois
Le
livre et le cahier
replient les ailes et reposent
On
a déjà allumé les lampes
tel un lit, l’heure s’ouvre et
se ferme
Les
bas rouges et le visage clair
vous entrez toi et la nuit
(Trad.Colo)
«Interior»
Pensamientos
en guerra
quieren romper mi frente
Por
caminos de pájaros
avanza la escritura
La
mano piensa en voz alta
una palabra llama a otra
En
la hoja en que escribo
van y vienen los seres que veo
El
libro y el cuaderno
repliegan las alas y reposan
Ya
encendieron las lámparas
la hora se abre y cierra como un lecho
Con
medias rojas y cara pálida
entran tú y la noche
Octavio Paz

l'idée d'une main qui pense me déduit absolument
RépondreSupprimerN'est-ce pas ?
SupprimerJe pensais aussi à l’un de ces poèmes sur l’éphémère de la vie” Hermandad ”. Merci pour ce rappel.
RépondreSupprimerCarmen
Ah oui, merci, il est parfait pour compléter celui-ci. Je vais essayer de le traduire.
SupprimerUne pépite ! Merci, Colo, comme cela nous parle...
RépondreSupprimerMerci de tant l'apprécier !
SupprimerCoucou. C’est un texte très fluide, où l’écriture apparaît à la fois comme une expérience intérieure et comme un passage vers l’apaisement, grâce à la poésie, au soir et à l’autre. Très beau. Décidément, tu nous livres des pépites. Bises alpines.
RépondreSupprimerUn poème apaisant, comme tu l'écris, oui. Merci de l'apprécier Dédé, un beso
SupprimerC'est sûrement chez toi que j'ai vraiment découvert ce poète si prenant. "Sur la feuille où j’écris
RépondreSupprimervont et viennent les êtres que je vois". On la voit très bien nous aussi la scène et c'est réconfortant. Bonne journée Colo, bises.
C'est ça, oui, les personnages sur la feuille, puis Elle qui arrive, le soir...Bonne journée à toi aussi chère Aifelle.
SupprimerMerci pour la traduction de ce poème. Ses mots me parlent ce matin, j'aime l'idée de sa main qui "pense à voix haute" et que le livre et le cahier "replient leurs ailes" ce sont de très belles images je trouve...Belle semaine !
RépondreSupprimerBonne semaine, Manou, les images sont belles, je trouve aussi!
SupprimerMerci ! Encore une belle découverte ! J'ai réservé les oeuvres poétiques de Paz à la médiathèque mais quand j'y suis allée tout à l'heure, le livre n'avait pas encore été récupéré dans le magasin des ouvrages très peu empruntés, situé à plusieurs kilomètres de la médiathèque.
RépondreSupprimerPourvu qu'ils ne tardent pas trop à mettre la main dessus, alors.
SupprimerIls l'ont trouvé mais maintenant la médiathèque est fermée le temps du long pont de l'Ascension plus le lundi comme d'habitude... Je patiente.
SupprimerC'est tellement vrai, la main devance parfois la pensée, elle écrit et la pensée suit... En peinture c'est aussi très vrai, la main sait poser les couleurs, dessiner les contours... Merci pour ce poème... "Par des chemins d’oiseaux
RépondreSupprimeravance l’écriture"
C'est intéressant ce rôle essentiel de la main, oui Marie. Merci.
SupprimerMerci pour le "doublé" de ce cher Octavio. Je te fias passer celui-ci, qui est un de mes ultimes favoris de lui !
RépondreSupprimerSur sa tige de chaleur se balance
La saison indécise
Là-bas
Un grand désir de voyage agite
Les entrailles glacées du lac
Des reflets chassent là-haut
La rive offre des gants de mousse à ta blancheur
La lumière boit la lumière dans ta bouche
Ton corps s'ouvre comme un regard
Comme une fleur au soleil d'un regard
Tu t'ouvres
Beauté sans appui
Un clignement
Tout se précipite dans un oeil sans fond
Un clignement
Tout reparaît dans le même oeil
Le monde brille
Tu resplendis à la limite de l'eau et de la lumière
Tu es le beau masque du jour.
Octavio Paz, extrait de Liberté sur parole
Magnifique, je partage ton choix ! Merci K.
SupprimerMerci pour la découverte de ce poème très bien écrit. Les pensées foisonnent et la main s'exécute pour livrer ces pensées. Bonne journée, bises.
RépondreSupprimerMerci Élisabeth, et bon week-end, lectures car il fait froid et venteux ici !
SupprimerJ'aime beaucoup cette mise en mots de la pensée poétique, ses méandres, ses aléas, cette libre association qui se fait presque à l'insu du poéte, les mots s'alignent...la langue des "oiseaux"...
RépondreSupprimer"vous entrez toi et la nuit", fini les "pensées en guerre : "la paix s'installe" :-)
Belle après-midi, Colo !
Bises pluvieuses
Un réflexion ailée sur l'écriture, c'est bien ça, et la nuit ramène la sérénité.
SupprimerBon week-end Fifi, ici vents forts et froids.
Besos
"Par des chemins d'oiseaux
RépondreSupprimerAvance l'écriture "
Je m'envole immédiatement avec ses mots !
Bon vol, Enitram !
SupprimerJ'aime Octavio Paz, alors merci !
RépondreSupprimerAh chouette, tu le connais et l'aimes !
Supprimerun titre bien origin
RépondreSupprimerdésolée pour le presque doublon, le commentaire est parti trop tôt -
RépondreSupprimerje voulais dire que le titre, comme le poème, est original - je ne connaissais pas du tout cet auteur - merci colo
Merci de ta visite Niki. L'été approche, moment de lire des polars, j'irai te rendre visite donc !
RépondreSupprimerLe processus de l'écriture, l'arrêt comme un oiseau qui replie ses ailes et la brusque interruption de la vie, avec le contraste du noir et des bas rouges ! C'est beau !
RépondreSupprimerLe poème semble simple, facile à lire et est plein d'images, de couleurs, merci de ta visite !
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