Terminons ce mois de chaleurs, de sueurs inhabituelles et si épuisantes physiquement et moralement par ce beau poème. En espérant que août sera plus aimable....
Près de la mer
Tout
est silence. Sous la treille
gît
le lévrier, terrassé par la chaleur.
L'abeille retourne à la
fleur, l'oiseau au nid,
et la cigale nous invite au sommeil.
Le
chèvrefeuille qui s'agrippe au balcon
répand un doux parfum
d'oubli ;
Et,
au loin, s'entend la plainte
d'une peine andalouse portée par
la guitare.
Sur
la mer des épis, dans les vagues d'or,
les coquelicots embrasés
figurent
des cœurs entourés de flammes...
Et
la sueur, de ses gouttes scintillantes,
ceint tes boucles,
dorées comme le soleil,
d'une royale couronne de diamants !
Trad: Colo

Sorolla
María en la playa de Zarauz, 1910

Sorolla
María en la playa de Zarauz, 1910
Junto al mar
Francisco Villaespesa
Todo
en silencio está. Bajo la parra
yace el lebrel por el calor
rendido.
Torna a la flor la abeja, el ave al nido,
y a
dormir nos invita la cigarra.
La
madreselva que al balcón se agarra,
vierte como un suave olor a
olvido;
y a lo lejos escúchase el quejido
de una pena
andaluza, en la guitarra.
Del
mar de espigas en las áureas olas
fingen las encendidas
amapolas
corazones de llamas rodeados…
¡Y
el sudor, con sus gotas crepitantes,
ciñe a tus bucles, como el
sol dorados,
una regia corona de diamantes!
Ce beau poème nous ferait presque aimer cette chaleur qui nous tenaille cet été...
RépondreSupprimerPresque seulement 😉
SupprimerC'est très beau, ta traduction est très belle et le choix du lumineux Sorolla est une cerise sur le gâteau... Il fait toujours chaud mais ce brin de poésie rafraîchit notre esprit, merci dame Colo, je t'embrasse. brigitte
RépondreSupprimerMerci Brigitte, un poète que je n’avais jamais traduit. Sinon oui, parfois il fait tellement chaud qu’on a l’impression d’avoir le cerveau en bouillie 😀.
RépondreSupprimerSe réfugier dans la poésie…
Bonne semaine malgré les feux partout, la chaleur, mais l’amitié !
Un beau sonnet qui résonne à l'unisson de ces jours trop chauds qui invitent au silence et à l'ombre. Merci, Colo.
RépondreSupprimerJe me joins à ton souhait, bien sûr.
Un poète andalou qui rend bien la vie dans la chaleur, oui !
SupprimerOmbre, lenteur…
Je suis moins sensible au poème qu'au tableau de Sorolla qui est un peintre que j'aime de plus en plus.
RépondreSupprimerOh moi aussi ! Dès qu’il y a une expo de lui, je me précipite !
SupprimerJe l'ai découvert à Aix en Provence : une exposition inoubliable pour moi.
SupprimerUn tableau magnifique et lumineux qui éclaire ces mots que je découvre avec plaisir tant ils symbolisent nos étés d'antan et ceux d'aujourd'hui...Belle journée
RépondreSupprimerIl est apparemment un poète connu mais j’ignorais son existence jusqu’à il y a peu !
SupprimerLes étés se ressemblent, oui, quoique celui-ci est particulièrement cruel.
Bonne fin de journée Manou
Un sonnet à l'image de ce mois de juillet épuisant, où chacun essaie de se protéger de la chaleur comme "le lévrier, l'abeille et l'oiseau"...De tout coeur avec toi, et nous tous, dans l'espoir d'un mois d'août tempéré
RépondreSupprimerMerci pour la découverte et pour ta traduction, Colo !
Bises
Oui, ce poème est vraiment de saison Fifi.
SupprimerMerci d’être quand même passée, je t'embrasse
Très beau tableau! et un poème que j'aime beaucoup!
RépondreSupprimerMerci, Marie. Sorolla avait une spécialité, les nuances de blanc et la luminosité .
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